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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Quelle
place pour les œuvres des voyantes et quel rôle pour elles ? |
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Le 24 septembre
(1944) Jésus dit : "Parmi les courants contraires qui prennent par le travers ma pauvre barque appelée Maria-Jean (Maria Valtorta), le porte-parole, je viens, moi, en divin timonier, prendre la barre pour corriger et redresser les diverses tendances. |
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"Un zèle
excessif peut tout gâcher" |
Toi, mon porte-parole,
tu es excessivement rétive à toute divulgation d’écrits, qu’il s’agisse des
tiens personnels ou de ceux qui proviennent de sources plus élevées. Je t’ai
déjà reproché cette avarice spirituelle [1]. Ce reproche a porté
du fruit en toi et tu as accepté chaque fois — en souffrant comme si l’on
t’arrachait un morceau de peau — de donner à d’autres ce qui t’appartenait,
puisque c’était né de ton esprit ou t’avait été donné par ton Dieu. Mais d’autres, bien
que je leur en aie déjà fait part à plusieurs reprises, ne se sont pas tenus
scrupuleusement à mes paroles. La raison qui les pousse à agir ainsi est
bonne. Mais il faudrait garder à l’esprit que, dans leur grande majorité, les
hommes - et en
particulier des consacrés - ne
sont pas bons. Il faudrait méditer
sur le fait qu’un zèle excessif peut tout gâcher, plus que ne pourrait le
faire un peu de lenteur à agir. Ce qui est forcé finit par se briser. Or
cette chose, sainte, utile, voulue par Dieu contre ton désir - je le dis parce que je le sais,
et je suis la Vérité - ne
doit pas être brisée. Mais ce ne doit pas être un torrent tourbillonnant
et impétueux qui passe, soumet, submerge, dévaste, mais ne fait que passer.
Ce doit être au contraire une onde légère qui coule doucement, un petit filet
d’eau qui irrigue et nourrit les racines sans abîmer la moindre plante. Un
filet, ai-je dit, livré avec beaucoup de prudence et de modération,
avec bonté et sans exclusivisme, mais en s’accompagnant de dignité. Or il
a été livré, au contraire, avec un excès de hâte, d’abondance, de rigidité,
d’exclusivisme. |
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"Si vous saviez
quel esclavage c’est que d’être instrument de Dieu" |
Toute manifestation
du surnaturel est "signe de contradiction" pour les
hommes (Luc 2,34). Les instruments de Dieu sont des signes de
contradiction. Mais les premiers à payer les conséquences de cette
contradiction, ce sont eux, les instruments. J’en suis moi-même un exemple. Ceux
qui sont chargés de leur protection doivent, avec une patience et une
prudence extrêmes, s’appliquer à ce que cette "contradiction" ne
revête pas des formes de violence susceptibles de détruire la mission de
l’instrument par des jugements et des ordres qui lient ses membres
spirituels, en minent l’esprit et la morale, en les situant entre Dieu qui
veut et l’homme qui ne veut pas l’œuvre. Mes instruments ont besoin de paix. Ils
ne peuvent, eux, s’occuper d’autre chose que de leur travail, celui que
Dieu leur fait accomplir. Vous, les hommes, si
vous saviez quel esclavage c’est que d’être instrument de Dieu ! Un saint
esclavage, mais absolu ! L’esclavage d’un galérien. Cela entraîne sommeil,
faim, souffrances, fatigues, envie de penser à autre chose, de lire des
écrits qui ne soient pas des paroles de source surnaturelle, de parler et
d’entendre des choses ordinaires, l’envie d’être et de vivre comme tout le
monde, ne serait-ce qu’un seul jour : tout cela, la brûlure inexorable de
la volonté de Dieu les empêche de l’avoir et de le réaliser. Sur tout
cela, la hargne des hommes dépose son sel et son acide, comme si le maître de
la galère mettait du sel et du vinaigre sur les brûlures de ses esclaves. Pourquoi, poussés par
un amour ou un ressentiment excessifs, martelez-vous mes serviteurs, déjà
martelés par l’exigence de ma volonté ? |
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Respecter |
J’avais dit [2] depuis le début que mon porte-parole devait
être laissé en paix, entouré des voiles du silence, qu’il ne faudrait
soulever qu’après sa mort. Quand les prières et les désirs d’une personne
que j’aime et que son intention toujours droite me rend agréable,
m'inclinèrent à faire preuve d’indulgence, j’établis des clauses et des
guides pour protéger mon instrument. Je dis : "Que l’on se
comporte comme on l’a fait à l’égard de sœur Benigna Consolata. [3]" Quand j’ai vu
que l’on exagérait et que l’on partait dans des domaines qu'une simple
prudence humaine voyait devoir être évités, j'ai cessé toute dictée
qui ait quelque rapport avec les temps, et j’ai indiqué que c’était une
punition pour ceux qui cherchaient à satisfaire une curiosité humaine et
transformaient une réalité grandiose, surnaturellement grandiose, en un jouet
susceptible d’enfants qui, pour faire la nique à leur rivaux, prétendent: "Moi,
je sais, je possède, toi tu ne sais pas et ne possèdes pas. Regarde ce que
j’ai, regarde, regarde, moi je sais, moi je sais... ". Mais ce n’est pas
là un jeu d’enfants. Il en va des intérêts de Dieu et de la paix d’un cœur.
Faites attention, vous tous les hommes! Vous qui êtes proches
de mon porte-parole, vous savez bien qu’elle s’oppose toujours à toute
violation de son secret, à tout exhibitionnisme, à toute publicité en sa
faveur et en son honneur Ce n'est pas une "violette" pour rien [4]. Je
sais pourquoi je lui ai donné ce nom. Elle a souffert de certaines intrusions
et d’éloges. Elle n'aime pas l’encens pour elle-même, elle désire qu’il soit
entièrement présenté à son Maître, Jésus. À un moment où une telle
croix allait déjà lui être posée sur les épaules par amour pour le monde,
qui doit être sauvé par la souffrance, vous, par votre imprudence, y avez
ajouté une autre torture : celle de savoir les paroles de Dieu répandues dans
toutes les directions, telles des fleurs précieuses confiées à un enfant,
jusque dans la main de ceux qui s’opposent aux voix surnaturelles, que cela
réponde à leur opinion personnelle ou à d’autres causes. Mon porte-parole
vous a appelés à la retenue, au nom de la parole de Dieu, ce qui était
humainement et surnaturellement juste d’observer. Vous avez alors voulu
remédier à cette situation, mais maladroitement: en attaquant les
contradicteurs, puis en refusant à toute une catégorie de personnes - qui, malgré leurs lacunes,
comptent aussi des lumières dans leurs rangs -, tout contact avec ce qui
était auparavant livré et divulgué à tous, sans sélection. Mes amis
et serviteurs - je vous donne
le nom le plus doux et le plus honorifique, puisque me servir, c’est régner
et être mon ami signifie être préféré -, je vous montre comment je traitais
le disciple qui représentait le clergé qui louvoie entre Dieu et la terre,
celui qui a élevé son profit au rang de roi, plus haut que l’intérêt de Dieu
et contre lui, alors que ce dernier aurait dû être le roi de son but de vie [5]. J’ai tenu
des propos graves, en Maître qui éduque et doit également rabrouer s’il voit
son élève se tromper, mais quand j’ai vu que l’autorité du Maître ne
suffisait pas, j'ai abandonné l’attitude sérieuse d’un Maître pour laisser
apparaître celle de l’Ami, dont le cœur déborde d’affection, d’indulgence, de
compréhension. Écoutez les mots que je lui adresse pour le mettre sur le
"chemin", pour le remettre sur la voie qui est la mienne. Rien
de plus doux, de plus attirant ne pouvait lui être dit. J’ai tout essayé pour
le sauver. Plus il tombait, plus je me rapprochais de lui. Je n’ai pas
atteint mon but ? C’est vrai. Vous non plus n’y arriverez pas avec tous. Du
moins la charité sera-t-elle sauve. |
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Douceur, prudence et
réserve |
Douceur, douceur, mes
amis et serviteurs, et puis prudence, prudence, prudence et réserve. Hier, je vous ai dit:
"Si, à l’avenir, vous réalisez un ouvrage ordonné." Je ne vous
ai pas dit: "Réalisez-le" ni: "Réalisez-le tout de
suite." Mais quand vous le ferez - inutile de vous dépêcher sous peine de nuire au lieu d’être
utiles -, respectez les règles que je vous donne et que je vous donnerai
encore. Soyez en même temps
respectueux de mes paroles depuis le commencement, et un peu aussi du désir
de mon porte-parole. Il a lui aussi part à cet événement. Qu’il soit écouté,
et non laissé de côté sans pitié, par excès d’affection pour son œuvre. Ne vous hâtez pas. La
vie du porte-parole est brève et le temps est long. Quand le secret de la
tombe protègera celle qui fut porte-parole, vous aurez encore bien le temps
d’agir. N’ayez aucune hâte humaine, même si elle se revêt de surnaturel. Les
choses de Dieu mûrissent lentement, et elles durent. Celles de
l’homme précocement, et elles disparaissent. |
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"Qu’est-ce qui a
gâché l’œuvre vraiment sainte de Maria de Agreda ?" |
Voyez-vous ? Certains
désirent en savoir plus sur l’énigme de Maria de Jesús de Agreda. Qu’est-ce
qui a gâché l’œuvre vraiment sainte de Maria de Agreda ? La hâte des
hommes. Elle a suscité l’attention et des rancœurs. Elle a contraint cette
femme illuminée à remanier la partie descriptive. En ce qui concerne la
partie instructive, l’Esprit a pourvu, et son enseignement reste identique. Or
quelles ont été les conséquences de ce remaniement ? Une grande souffrance,
de la fatigue et des troubles chez Maria de Agreda, ainsi que la corruption
de la magnifique œuvre primitive. Toute personne qui
décrit, tout prophète, est esclave de son temps. Au moment où il écrit et où
il voit (je parle de ceux qui écrivent de par la volonté de Dieu), il
le fait en décrivant parfaitement, même à l’encontre de sa propre façon de
voir, conforme à son époque. Il s’étonne, par exemple, de ne pas voir
ceci ou cela, ou bien de remarquer des objets et des formes de vie
différentes de celles de son temps, mais il les décrit telles qu’il les voit.
S’il lui faut en revanche répéter toute une série de visions en ne les ayant
plus sous les yeux, après un long intervalle de temps, il retombe sans cesse
dans sa propre personnalité et dans les habitudes de son époque. Ceux qui
viennent après s’effarent donc de certaines traces trop humaines dans la
description d’un tableau d’origine divine. C’est ainsi que, dans
sa partie descriptive, Maria de Agreda est tombée dans les fioritures de
l’humanisme espagnol, faisant de la sainte pauvreté de vie de ma Mère, de sa
sublime création sur la terre et de son règne au ciel un fatras d’éléments de
la pompe rutilante de la cour des Rois d’Espagne à l’époque la plus pompeuse
qu’elle ait jamais connue. Cette tendance d’Espagnole, et d’Espagnole de son
temps, ainsi que les suggestions d’autres personnes - qui, en bons Espagnols de cette époque, étaient portés à voir,
à rêver, à penser, à transposer dans l’éternité et dans le surnaturel
ce qui était temporel et humain - tout cela l’a poussée à entourer les
descriptions de fioritures clinquantes qui nuisent [à l’œuvre] sans honorer
[Dieu]. C’est une grande erreur
que d’imposer certains remaniements ! L’esprit humain ! À la fois parfait et
très imparfait, il ne peut rien répéter sans tomber dans l’erreur, et
en particulier un travail de ce genre et de cette ampleur. Ces erreurs sont
certes involontaires, mais elles gâchent ce qui était parfait parce
qu’illuminé par Dieu. Pourquoi est-ce que
je n’éclaire pas l’instrument une nouvelle fois ? Je le ferais bien pour
lui. Mais les incrédules méritent une punition. Je ne suis pas le serviteur
de l’homme, mais l’homme est le mien. Dieu vient, s’arrête, agit et passe.
Lorsque l’homme dit: "Je ne veux pas" et détruit l’œuvre de Dieu,
ou bien lorsque, sceptique et incrédule, il dit: "Je n’y crois pas"
et exige des preuves imprudentes, Dieu ne revient pas toujours. Et qui
est victime ? Dieu ? Non, l’homme. Il y a longtemps que
je voulais parler de Maria de Agreda, parce que certains le désiraient et que
je me plie aux justes désirs. Mais j’ai réservé ce sujet pour ce moment
précis, parce que c’était utile. Je sais attendre l’instant propice.
Apprenez-le de moi. |
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"Ce ne sont pas
seulement vos intérêts qui
sont en jeu ici, mais ceux de
Dieu" |
Je vous ai aussi livré
les pages sur la sainte enfance et adolescence de ma Mère. Vous allez dire:
"Alors pourquoi nous les as-tu données ?" Mais pourrais-je les
faire écrire par mon porte-parole lorsqu’elle sera morte ? Je le pourrais
certes, car rien n’est impossible à Dieu, mais je ne le ferai pas car même
ce miracle d’un mort qui écrit ne convertirait pas les incrédules. C’est
pourquoi je me sers d’elle tant qu’elle est vivante. Mais vous, n’ayez
aucune hâte. Soyez patients et attentifs, prudents et doux. Je
vous le dis encore une fois. Si je vous permets, à vous qui êtes les
plus proches, de puiser à pleines mains pour les besoins de votre
ministère et pour l’élévation des foules terrassées par la vie actuelle, vous
ne devez cependant jamais oublier que ce ne sont pas seulement vos intérêts
qui sont en jeu ici, mais ceux de Dieu, qui veut resplendir dans sa
créature avec sa puissance et sa sagesse." |
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Les diverses instructions pour la diffusion et
l'utilisation de l'œuvre |
Jésus dit plus tard:
"Recherche les passages des dictées qui traitent de ce sujet, et
recopie-les. Je te les indiquerai." Je me suis donc fait remettre ces
dictées par Paola, qui peut en témoigner, mais seulement maintenant que
j’ai fini de recevoir cette dictée-ci.
"En ce qui
concerne le Père Migliorini (confesseur de Maria Valtorta), je suis très,
très content qu’il se serve de mes paroles pour lui-même, pour son âme, pour
sa prédication, pour guider et consoler d’autres âmes, sacerdotales ou
autres. Mais il ne doit pas en révéler la source pour le moment,
etc."
"Allez répandre
ma Parole. Allez-y avec discernement et soin. Ne l’appliquez pas à tous de la
même façon... Mon conseil est que vous fassiez un choix dans ce que
j'ai dit. Il y a des passages qui, pour l’instant, ne doivent être qu’un
doux entretien entre nous. D’autres ne doivent être transmis qu’à des
personnes qui, en raison de leur rôle ou de leur âme, sont déjà en mesure
d’être admises à certaines connaissances. D’autres passages peuvent être
dits et diffusés aux âmes... Néanmoins, il faut du bon sens dans l’usage
de mon don. Agissez comme vous l’avez fait avec sœur Benigna. Non pas
une diffusion ouverte et retentissante, mais une lente expansion toujours
plus vaste, et qui reste sans nom. Et cela pour protéger ton âme que
l’orgueil pourrait troubler et ta personne qui n’a pas besoin d’autres
agitations. Quand ta main sera immobile dans la paix en attendant sa
résurrection dans la gloire, alors, et alors seulement, ton nom sera
mentionné... J’ai si peu d’amis et de si rares porte-parole que je ne
veux pas qu’ils soient dérangés ou détruits par la haine du monde."
"Que le Père
Migliorini utilise donc tout ce qu’il juge utile dans ce que je te dis. Ce
sont des perles que je lui donne gratuitement. Mais de toutes les perles,
j’en garde une, la perle maîtresse pour ainsi dire. Je te garde toi, dont je
suis jaloux et sur qui j’exerce un pouvoir absolu de possession. Tu
n’es pas Maria, et on ne doit pas te connaître en tant que Maria... Ta
personnalité est anéantie... Personne ne doit te connaître comme l’écrivain
de ma pensée, personne en dehors de deux ou trois personnes privilégiées, qui
le sont par ma volonté... Plus tard, lorsque je le voudrai et que personne ne
pourra te nuire, on connaîtra le nom de ma petite voix. Mais alors, tu seras
ailleurs, là où la mesquinerie humaine n'arrive pas et où la méchanceté ne
peut agir."
"Tes écrits
doivent être utilisés de la façon suivante. La partie qui est de toi aura
l’habituelle valeur informative pour la curiosité humaine qui veut toujours
sonder les secrets des âmes. La partie qui est de moi, et qui doit être
séparée de la tienne, aura une valeur formative, car il y a en elle la voix
évangélique, et cette voix évangélique possède toujours une valeur de
formation spirituelle..."
"Mon petit Jean,
je te confie ma Parole. Transmets-la aux maîtres afin qu’ils s’en
servent pour le bien des créatures."
"Quant aux passages
(des dictées) (Jésus dit bien passages, et non des pages et des
pages complètes), il est inutile de les donner en nourriture aux
serpents... J’ai déjà dit et je répète qu’il faut faire preuve de beaucoup
de prudence... Pourquoi voulez-vous satisfaire la curiosité des sots ? Je
ne dicte pas ce que je dicte pour votre amusement, ni pour me plier à votre
soif morbide de connaître l’avenir... Les esprits droits ont déjà bien assez
de ce qui est dit pour tous, sans avoir besoin de soulever le voile des
choses profondes... J’ai dit - et si je ne me fatigue pas de répéter ma
Doctrine, je me fatigue de répéter mes commandements relatifs au porte-parole
- que c’est seulement quand il ne sera plus de ce monde qu’on saura tout de
son labeur. Ne soyez pas impatients de faire des exposés généraux... Bien qu’il
en verse des larmes de sang, il vous permet encore d’utiliser des pages
"toutes à lui". Mais il ne veut rien d’autre, car moi, je ne veux
rien d’autre... Dans les dictées, vous avez des coffres avec assez de pierres
précieuses pour rendre le monde lumineux. Pourquoi voulez-vous aussi en
sortir les diamants que vous ne pourrez manier que dans quelques années sans
que les forces du mal se les approprient pour les détruire ?... Celui qui
écrit est guidé. Mais celui qui copie doit savoir comprendre ce qui ne doit
être tenu qu’à la disposition d’un seul... Retenez donc pour le moment que je
marquerai de mon signe tout le travail de mon porte-parole et donnez aux
pauvres de ce monde, selon leur condition, ce qui doit leur être donné. Et
priez pour ne pas vous laisser entraîner par votre humanité dans votre choix.
Pour les événements du jour, le Père Migliorini a déjà pu en constater la
concomitance, et il peut en témoigner. Pour le reste, je le répète, qu’il
agisse comme le fit le directeur spirituel de Benigna, qui vivait en des
temps meilleurs que ceux-ci et avait entre les mains une matière moins
explosive... Ne répétez pas les questions, car je ne répondrai pas. N’essayez
pas de sortir de la règle, parce que je ne vous bénirai pas. Prenez votre
travail et donnez-le à mon porte-parole. Il vous dira quels points ne doivent
pas être mis à la disposition des curieux et des méchants. Je le tiendrai par
la main lorsqu’il fera son choix..."
"Je ne parle pas
pour satisfaire une curiosité superstitieuse ou même simplement humaine. Je
ne suis pas un oracle païen et je ne veux pas que vous soyez des païens. Je
ne t’enlèverai donc pas la joie de ma Parole, mais je limiterai ma Parole à
des points qui touchent uniquement l’esprit, sans faire de parallèles entre
lui et les événements présents ou d’un avenir rapproché. Cette lacune restera
comme un avertissement pour beaucoup et durera aussi longtemps que je le
voudrai. Mais si on devait faire un usage non spirituel de ton travail, je
t’ordonnerai d’écrire pour toi seule et, au cas où tu n’obéirais pas, je
t’enlèverais la Parole." Jésus dit : "Cela suffit. En
voilà suffisamment. Les autres [passages] ne font que répéter ceux-ci. Sois
en paix et fais savoir ceci à qui de droit." |
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[1] L’écrivain insère ici la
date du 21-6-43 pour renvoyer à la dictée qui se trouve dans "Les cahiers
de 1943 "
[2] Dans la dictée du 23
août 1943, dans "Les cahiers de 1943"
[3] Dans la même dictée
rappelée à la note 336. Il s’agit de la servante de Dieu Benigna Consolata Ferrero,
sœur de la Visitation (1885-1916)
[4] Allusion à la vision du
22 avril 1943, dans "Les cahiers de 1943"
[5] Allusion à Judas de
Kérioth