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L'œuvre de Maria Valtorta
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Rôle et missions des "porte-parole".

 

Le texte ci-contre est extrait des "Cahiers" à la date du 24 septembre 1944.        

Il traite de la mission des voyantes (porte-parole) et des divers conseils pour la divulgation des œuvres qu'elles reçoivent.      

Ce texte éclaire non seulement l'œuvre de Maria Valtorta mais bien d'autres de ce type.

Une catéchèse spéciale est réservée à Marie d’Agréda qui fut la première à recevoir la vision de la vie complète de Marie.

Ce texte annonce aussi certaines tribulations que l’œuvre de Maria Valtorta allait connaître.

En fin de page, un extrait des "Quadernetti", inédits en français, expose le regard porté par Jésus sur les visions qu’Il avait confié à Anne-Catherine Emmerich.

 

Le 24 septembre (1944)        

Jésus dit :    

"Parmi les courants contraires qui prennent par le travers ma pauvre barque appelée Maria-Jean (Maria Valtorta), le porte-parole, je viens, moi, en divin timonier, prendre la barre pour corriger et redresser les diverses tendances.

 Un zèle excessif peut tout gâcher.          
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Toi, mon porte-parole, tu es excessivement rétive à toute divulgation d’écrits, qu’il s’agisse des tiens personnels ou de ceux qui proviennent de sources plus élevées. Je t’ai déjà reproché cette avarice spirituelle[1]. Ce reproche a porté du fruit en toi et tu as accepté chaque fois — en souffrant comme si l’on t’arrachait un morceau de peau — de donner à d’autres ce qui t’appartenait, puisque c’était né de ton esprit ou t’avait été donné par ton Dieu.   

Mais d’autres, bien que je leur en aie déjà fait part à plusieurs reprises, ne se sont pas tenus scrupuleusement à mes paroles. La raison qui les pousse à agir ainsi est bonne. Mais il faudrait garder à l’esprit que, dans leur grande majorité, les hommes - et en particulier des consacrés - ne sont pas bons.          

Il faudrait méditer sur le fait qu’un zèle excessif peut tout gâcher, plus que ne pourrait le faire un peu de lenteur à agir. Ce qui est forcé finit par se briser. Or cette chose, sainte, utile, voulue par Dieu contre ton désir - je le dis parce que je le sais, et je suis la Vérité - ne doit pas être brisée. Mais ce ne doit pas être un torrent tourbillonnant et impétueux qui passe, soumet, submerge, dévaste, mais ne fait que passer. Ce doit être au contraire une onde légère qui coule doucement, un petit filet d’eau qui irrigue et nourrit les racines sans abîmer la moindre plante. Un filet, ai-je dit, livré avec beaucoup de prudence et de modération, avec bonté et sans exclusivisme, mais en s’accompagnant de dignité. Or il a été livré, au contraire, avec un excès de hâte, d’abondance, de rigidité, d’exclusivisme.

 Si vous saviez quel esclavage c’est que d’être instrument de Dieu.       
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Toute manifestation du surnaturel est "signe de contradiction" pour les hommes (Luc 2,34). Les instruments de Dieu sont des signes de contradiction. Mais les premiers à payer les conséquences de cette contradiction, ce sont eux, les instruments. J’en suis moi-même un exemple. Ceux qui sont chargés de leur protection doivent, avec une patience et une prudence extrêmes, s’appliquer à ce que cette "contradiction" ne revête pas des formes de violence susceptibles de détruire la mission de l’instrument par des jugements et des ordres qui lient ses membres spirituels, en minent l’esprit et la morale, en les situant entre Dieu qui veut et l’homme qui ne veut pas l’œuvre. Mes instruments ont besoin de paix. Ils ne peuvent, eux, s’occuper d’autre chose que de leur travail, celui que Dieu leur fait accomplir.            

Vous, les hommes, si vous saviez quel esclavage c’est que d’être instrument de Dieu ! Un saint esclavage, mais absolu ! L’esclavage d’un galérien. Cela entraîne sommeil, faim, souffrances, fatigues, envie de penser à autre chose, de lire des écrits qui ne soient pas des paroles de source surnaturelle, de parler et d’entendre des choses ordinaires, l’envie d’être et de vivre comme tout le monde, ne serait-ce qu’un seul jour : tout cela, la brûlure inexorable de la volonté de Dieu les empêche de l’avoir et de le réaliser. Sur tout cela, la hargne des hommes dépose son sel et son acide, comme si le maître de la galère mettait du sel et du vinaigre sur les brûlures de ses esclaves.     

Pourquoi, poussés par un amour ou un ressentiment excessifs, martelez-vous mes serviteurs, déjà martelés par l’exigence de ma volonté ?

 Respecter le porte-parole.           
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J’avais dit [2] depuis le début que mon porte-parole devait être laissé en paix, entouré des voiles du silence, qu’il ne faudrait soulever qu’après sa mort. Quand les prières et les désirs d’une personne que j’aime et que son intention toujours droite me rend agréable, m'inclinèrent à faire preuve d’indulgence, j’établis des clauses et des guides pour protéger mon instrument. Je dis : "Que l’on se comporte comme on l’a fait à l’égard de sœur Benigna Consolata[3]". Quand j’ai vu que l’on exagérait et que l’on partait dans des domaines qu'une simple prudence humaine voyait devoir être évités, j'ai cessé toute dictée qui ait quelque rapport avec les temps, et j’ai indiqué que c’était une punition pour ceux qui cherchaient à satisfaire une curiosité humaine et transformaient une réalité grandiose, surnaturellement grandiose, en un jouet susceptible d’enfants qui, pour faire la nique à leur rivaux, prétendent: "Moi, je sais, je possède, toi tu ne sais pas et ne possèdes pas. Regarde ce que j’ai, regarde, regarde, moi je sais, moi je sais... ". Mais ce n’est pas là un jeu d’enfants. Il en va des intérêts de Dieu et de la paix d’un cœur. Faites attention, vous tous les hommes!          

Vous qui êtes proches de mon porte-parole, vous savez bien qu’elle s’oppose toujours à toute violation de son secret, à tout exhibitionnisme, à toute publicité en sa faveur et en son honneur Ce n'est pas une "violette" pour rien
[4]. Je sais pourquoi je lui ai donné ce nom. Elle a souffert de certaines intrusions et d’éloges. Elle n'aime pas l’encens pour elle-même, elle désire qu’il soit entièrement présenté à son Maître, Jésus.     

À un moment où une telle croix allait déjà lui être posée sur les épaules par amour pour le monde, qui doit être sauvé par la souffrance, vous, par votre imprudence, y avez ajouté une autre torture : celle de savoir les paroles de Dieu répandues dans toutes les directions, telles des fleurs précieuses confiées à un enfant, jusque dans la main de ceux qui s’opposent aux voix surnaturelles, que cela réponde à leur opinion personnelle ou à d’autres causes. Mon porte-parole vous a appelés à la retenue, au nom de la parole de Dieu, ce qui était humainement et surnaturellement juste d’observer. Vous avez alors voulu remédier à cette situation, mais maladroitement: en attaquant les contradicteurs, puis en refusant à toute une catégorie de personnes - qui, malgré leurs lacunes, comptent aussi des lumières dans leurs rangs -, tout contact avec ce qui était auparavant livré et divulgué à tous, sans sélection.      

Mes amis et serviteurs - je vous donne le nom le plus doux et le plus honorifique, puisque me servir, c’est régner et être mon ami signifie être préféré -, je vous montre comment je traitais le disciple qui représentait le clergé qui louvoie entre Dieu et la terre, celui qui a élevé son profit au rang de roi, plus haut que l’intérêt de Dieu et contre lui, alors que ce dernier aurait dû être le roi de son but de vie
[5]. J’ai tenu des propos graves, en Maître qui éduque et doit également rabrouer s’il voit son élève se tromper, mais quand j’ai vu que l’autorité du Maître ne suffisait pas, j'ai abandonné l’attitude sérieuse d’un Maître pour laisser apparaître celle de l’Ami, dont le cœur déborde d’affection, d’indulgence, de compréhension. Écoutez les mots que je lui adresse pour le mettre sur le "chemin", pour le remettre sur la voie qui est la mienne. Rien de plus doux, de plus attirant ne pouvait lui être dit. J’ai tout essayé pour le sauver. Plus il tombait, plus je me rapprochais de lui. Je n’ai pas atteint mon but ? C’est vrai. Vous non plus n’y arriverez pas avec tous. Du moins la charité sera-t-elle sauve.

 Douceur, prudence et réserve.    
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Douceur, douceur, mes amis et serviteurs, et puis prudence, prudence, prudence et réserve.

Hier, je vous ai dit: "Si, à l’avenir, vous réalisez un ouvrage ordonné." Je ne vous ai pas dit: "Réalisez-le" ni: "Réalisez-le tout de suite." Mais quand vous le ferez - inutile de vous dépêcher sous peine de nuire au lieu d’être utiles -, respectez les règles que je vous donne et que je vous donnerai encore.            

Soyez en même temps respectueux de mes paroles depuis le commencement, et un peu aussi du désir de mon porte-parole. Il a lui aussi part à cet événement. Qu’il soit écouté, et non laissé de côté sans pitié, par excès d’affection pour son œuvre.            

Ne vous hâtez pas. La vie du porte-parole est brève et le temps est long. Quand le secret de la tombe protègera celle qui fut porte-parole, vous aurez encore bien le temps d’agir. N’ayez aucune hâte humaine, même si elle se revêt de surnaturel. Les choses de Dieu mûrissent lentement, et elles durent. Celles de l’homme précocement, et elles disparaissent.

 Qu’est-ce qui a gâché l’œuvre vraiment sainte de Maria de Agréda ?     
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Voyez-vous ? Certains désirent en savoir plus sur l’énigme de Maria de Jesús de Agreda. Qu’est-ce qui a gâché l’œuvre vraiment sainte de Maria de Agreda ? La hâte des hommes. Elle a suscité l’attention et des rancœurs. Elle a contraint cette femme illuminée à remanier la partie descriptive. En ce qui concerne la partie instructive, l’Esprit a pourvu, et son enseignement reste identique. Or quelles ont été les conséquences de ce remaniement ? Une grande souffrance, de la fatigue et des troubles chez Maria de Agreda, ainsi que la corruption de la magnifique œuvre primitive.

Toute personne qui décrit, tout prophète, est esclave de son temps. Au moment où il écrit et où il voit (je parle de ceux qui écrivent de par la volonté de Dieu), il le fait en décrivant parfaitement, même à l’encontre de sa propre façon de voir, conforme à son époque. Il s’étonne, par exemple, de ne pas voir ceci ou cela, ou bien de remarquer des objets et des formes de vie différentes de celles de son temps, mais il les décrit telles qu’il les voit. S’il lui faut en revanche répéter toute une série de visions en ne les ayant plus sous les yeux, après un long intervalle de temps, il retombe sans cesse dans sa propre personnalité et dans les habitudes de son époque. Ceux qui viennent après s’effarent donc de certaines traces trop humaines dans la description d’un tableau d’origine divine.   

C’est ainsi que, dans sa partie descriptive, Maria de Agreda est tombée dans les fioritures de l’humanisme espagnol, faisant de la sainte pauvreté de vie de ma Mère, de sa sublime création sur la terre et de son règne au ciel un fatras d’éléments de la pompe rutilante de la cour des Rois d’Espagne à l’époque la plus pompeuse qu’elle ait jamais connue. Cette tendance d’Espagnole, et d’Espagnole de son temps, ainsi que les suggestions d’autres personnes - qui, en bons Espagnols de cette époque, étaient portés à voir, à rêver, à penser, à transposer dans l’éternité et dans le surnaturel ce qui était temporel et humain - tout cela l’a poussée à entourer les descriptions de fioritures clinquantes qui nuisent [à l’œuvre] sans honorer [Dieu].         

C’est une grande erreur que d’imposer certains remaniements ! L’esprit humain ! À la fois parfait et très imparfait, il ne peut rien répéter sans tomber dans l’erreur, et en particulier un travail de ce genre et de cette ampleur. Ces erreurs sont certes involontaires, mais elles gâchent ce qui était parfait parce qu’illuminé par Dieu.          

Pourquoi est-ce que je n’éclaire pas l’instrument une nouvelle fois ? Je le ferais bien pour lui. Mais les incrédules méritent une punition. Je ne suis pas le serviteur de l’homme, mais l’homme est le mien. Dieu vient, s’arrête, agit et passe. Lorsque l’homme dit: "Je ne veux pas" et détruit l’œuvre de Dieu, ou bien lorsque, sceptique et incrédule, il dit: "Je n’y crois pas" et exige des preuves imprudentes, Dieu ne revient pas toujours. Et qui est victime ? Dieu ? Non, l’homme.      

Il y a longtemps que je voulais parler de Maria de Agreda, parce que certains le désiraient et que je me plie aux justes désirs. Mais j’ai réservé ce sujet pour ce moment précis, parce que c’était utile. Je sais attendre l’instant propice. Apprenez-le de moi.

 Ce ne sont pas seulement vos intérêts qui sont en jeu ici, mais ceux de Dieu.  
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Je vous ai aussi livré les pages sur la sainte enfance et adolescence de ma Mère. Vous allez dire: "Alors pourquoi nous les as-tu données ?" Mais pourrais-je les faire écrire par mon porte-parole lorsqu’elle sera morte ? Je le pourrais certes, car rien n’est impossible à Dieu, mais je ne le ferai pas car même ce miracle d’un mort qui écrit ne convertirait pas les incrédules. C’est pourquoi je me sers d’elle tant qu’elle est vivante.   

Mais vous, n’ayez aucune hâte. Soyez patients et attentifs, prudents et doux. Je vous le dis encore une fois. Si je vous permets, à vous qui êtes les plus proches, de puiser à pleines mains pour les besoins de votre ministère et pour l’élévation des foules terrassées par la vie actuelle, vous ne devez cependant jamais oublier que ce ne sont pas seulement vos intérêts qui sont en jeu ici, mais ceux de Dieu, qui veut resplendir dans sa créature avec sa puissance et sa sagesse."

 Les diverses instructions pour la diffusion et l'utilisation de l'œuvre.    
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Jésus dit plus tard :  

"Recherche les passages des dictées qui traitent de ce sujet, et recopie-les. Je te les indiquerai." Je me suis donc fait remettre ces dictées par Paola (Belfanti, sa cousine), qui peut en témoigner, mais seulement maintenant que j’ai fini de recevoir cette dictée-ci.

 Dans une dictée du 18 juillet 1943, le Maître dit :   

"En ce qui concerne le Père Migliorini (confesseur de Maria Valtorta), je suis très, très content qu’il se serve de mes paroles pour lui-même, pour son âme, pour sa prédication, pour guider et consoler d’autres âmes, sacerdotales ou autres. Mais il ne doit pas en révéler la source pour le moment, etc."           

 Dictée du 23 août 1943.    

"Allez répandre ma Parole. Allez-y avec discernement et soin. Ne l’appliquez pas à tous de la même façon... Mon conseil est que vous fassiez un choix dans ce que j'ai dit. Il y a des passages qui, pour l’instant, ne doivent être qu’un doux entretien entre nous. D’autres ne doivent être transmis qu’à des personnes qui, en raison de leur rôle ou de leur âme, sont déjà en mesure d’être admises à certaines connaissances. D’autres passages peuvent être dits et diffusés aux âmes... Néanmoins, il faut du bon sens dans l’usage de mon don. Agissez comme vous l’avez fait avec sœur Benigna. Non pas une diffusion ouverte et retentissante, mais une lente expansion toujours plus vaste, et qui reste sans nom. Et cela pour protéger ton âme que l’orgueil pourrait troubler et ta personne qui n’a pas besoin d’autres agitations. Quand ta main sera immobile dans la paix en attendant sa résurrection dans la gloire, alors, et alors seulement, ton nom sera mentionné... J’ai si peu d’amis et de si rares porte-parole que je ne veux pas qu’ils soient dérangés ou détruits par la haine du monde."           

 Dictée du 13 août 1943.    

"Que le Père Migliorini utilise donc tout ce qu’il juge utile dans ce que je te dis. Ce sont des perles que je lui donne gratuitement. Mais de toutes les perles, j’en garde une, la perle maîtresse pour ainsi dire. Je te garde toi, dont je suis jaloux et sur qui j’exerce un pouvoir absolu de possession. Tu n’es pas Maria, et on ne doit pas te connaître en tant que Maria... Ta personnalité est anéantie... Personne ne doit te connaître comme l’écrivain de ma pensée, personne en dehors de deux ou trois personnes privilégiées, qui le sont par ma volonté... Plus tard, lorsque je le voudrai et que personne ne pourra te nuire, on connaîtra le nom de ma petite voix. Mais alors, tu seras ailleurs, là où la mesquinerie humaine n'arrive pas et où la méchanceté ne peut agir."    

 Dictée du 15 août (1943).  

"Tes écrits doivent être utilisés de la façon suivante. La partie qui est de toi aura l’habituelle valeur informative pour la curiosité humaine qui veut toujours sonder les secrets des âmes. La partie qui est de moi, et qui doit être séparée de la tienne, aura une valeur formative, car il y a en elle la voix évangélique, et cette voix évangélique possède toujours une valeur de formation spirituelle..."         

 Dictée du 10 septembre 1943.      

"Mon petit Jean, je te confie ma Parole. Transmets-la aux maîtres afin qu’ils s’en servent pour le bien des créatures."          

 Dictée du 9 décembre 1943.         

"Quant aux passages (des dictées) (Jésus dit bien passages, et non des pages et des pages complètes), il est inutile de les donner en nourriture aux serpents... J’ai déjà dit et je répète qu’il faut faire preuve de beaucoup de prudence... Pourquoi voulez-vous satisfaire la curiosité des sots ? Je ne dicte pas ce que je dicte pour votre amusement, ni pour me plier à votre soif morbide de connaître l’avenir... Les esprits droits ont déjà bien assez de ce qui est dit pour tous, sans avoir besoin de soulever le voile des choses profondes... J’ai dit - et si je ne me fatigue pas de répéter ma Doctrine, je me fatigue de répéter mes commandements relatifs au porte-parole - que c’est seulement quand il ne sera plus de ce monde qu’on saura tout de son labeur. Ne soyez pas impatients de faire des exposés généraux... Bien qu’il en verse des larmes de sang, il vous permet encore d’utiliser des pages "toutes à lui". Mais il ne veut rien d’autre, car moi, je ne veux rien d’autre... Dans les dictées, vous avez des coffres avec assez de pierres précieuses pour rendre le monde lumineux. Pourquoi voulez-vous aussi en sortir les diamants que vous ne pourrez manier que dans quelques années sans que les forces du mal se les approprient pour les détruire ?... Celui qui écrit est guidé. Mais celui qui copie doit savoir comprendre ce qui ne doit être tenu qu’à la disposition d’un seul... Retenez donc pour le moment que je marquerai de mon signe tout le travail de mon porte-parole et donnez aux pauvres de ce monde, selon leur condition, ce qui doit leur être donné. Et priez pour ne pas vous laisser entraîner par votre humanité dans votre choix. Pour les événements du jour, le Père Migliorini a déjà pu en constater la concomitance, et il peut en témoigner. Pour le reste, je le répète, qu’il agisse comme le fit le directeur spirituel de Benigna, qui vivait en des temps meilleurs que ceux-ci et avait entre les mains une matière moins explosive... Ne répétez pas les questions, car je ne répondrai pas. N’essayez pas de sortir de la règle, parce que je ne vous bénirai pas. Prenez votre travail et donnez-le à mon porte-parole. Il vous dira quels points ne doivent pas être mis à la disposition des curieux et des méchants. Je le tiendrai par la main lorsqu’il fera son choix...".   

 Dictée du 13 décembre (1943).     

"Je ne parle pas pour satisfaire une curiosité superstitieuse ou même simplement humaine. Je ne suis pas un oracle païen et je ne veux pas que vous soyez des païens. Je ne t’enlèverai donc pas la joie de ma Parole, mais je limiterai ma Parole à des points qui touchent uniquement l’esprit, sans faire de parallèles entre lui et les événements présents ou d’un avenir rapproché. Cette lacune restera comme un avertissement pour beaucoup et durera aussi longtemps que je le voudrai. Mais si on devait faire un usage non spirituel de ton travail, je t’ordonnerai d’écrire pour toi seule et, au cas où tu n’obéirais pas, je t’enlèverais la Parole."        

Jésus dit :    

"Cela suffit. En voilà suffisamment. Les autres [passages] ne font que répéter ceux-ci. Sois en paix et fais savoir ceci à qui de droit."

 Sur Anne-Catherine Emmerich.   
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Le texte ci-dessous est extrait des "Quadernetti", ouvrage inédit en français. 

"Ces pages (les révélations d'A.C. Emmerich), pour tout un ensemble de raisons, ne sont pas le reflet fidèle des choses vues. La poussière de ce qui est humain a corrompu la pureté de la vérité. Les hommes ont voulu ajouter à l'œuvre de Dieu et ils l'ont dénaturée. Comme toujours. Comme cela se serait passé aussi pour les visions que je t'ai donné, si toi ou d'autres avaient voulu ajouter ou modifier. Comme toi-même, si tu avais voulu embellir le récit, comme d'autres pensant le rendre plus parfait. Toi et les autres, vous auriez tout abîmé." (
Quadernetti, n° 49.2, catéchèse du 28 janvier 1949).

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fiche mise à jour le
16/02/2015

 



[1] Cf. La catéchèse du 21 juin 1943.

[2] Dans la catéchèse du 23 août 1943.

[3] Même catéchèse. Il s’agit de la servante de Dieu Benigna Consolata Ferrero, sœur de la Visitation (1885-1916)

[4] Allusion à la vision du 22 avril 1943.

[5] Allusion à Judas de Kérioth.