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"Les Visions" |
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Anna Katharina Emmerick
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Qui est
Anne-Catherine Emmerich Anne-Catherine
Emmerich (Anna Katharina Emmerick)
est une religieuse augustine. Elle naquit le 8 septembre 1774, dans la
communauté d'agriculteurs de Flamschen près de Coesfeld (Westphalie - Allemagne). C'est la cinquième
d'une famille de neuf frères et sœurs. Dès sa plus tendre enfance elle dut
aider aux travaux domestiques et agricoles. Elle ne fréquenta que quelques
temps l'école, mais elle possédait une bonne instruction dans le domaine
religieux. À l'âge de treize
ans, elle travaille pendant trois ans dans une grande ferme des environs, où
elle apprend la couture avant de retourner vivre chez ses parents. À seize ans,
ressentant l'appel à la vie religieuse, elle refuse le mariage, mais du fait
de l'opposition de ses parents et sans dot suffisante, elle ne pu entrer en
religion que douze ans plus tard. Elle demanda à être
admise dans divers monastères, sans succès. Toutefois, les Clarisses de
Münster l'acceptèrent à la condition qu'elle apprenne à jouer de l'orgue. Ses
parents l'autorisèrent alors à aller vivre dans la famille de l'organiste Söntgen de Coesfeld pour faire
son apprentissage; mais elle n'eut jamais la possibilité d'apprendre l'orgue,
car la pauvreté de la famille la poussa à travailler afin de les aider à
vivre. En 1802, elle réussit
finalement à entrer au monastère des augustines d'Agnetenberg,
près de Dülmen, avec son amie Klara
Söntgen. Elle prononça ses vœux l'année suivante,
participant à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les
travaux les plus durs que personne ne voulait faire. Mais, de 1802 à 1811,
elle tomba fréquemment malade et dut supporter de grandes douleurs. En 1811,
le monastère d'Agnetenberg fut sécularisé et fermé,
elle devint alors domestique chez l'Abbé Lambert, un prêtre, confesseur des
ducs de Croy, qui avait fui la Révolution française
et qui vivait à Dülmen. Mais elle tomba à nouveau
malade et, dès la fin de mars 1813, ne quitta plus son lit. Elle fit alors
venir sa plus jeune sœur qui, sous sa direction, s'occupait de la maison. C'est au cours de
cette période qu'elle reçut les stigmates. Ce fait ne pouvait pas rester
caché; le Docteur Franz Wesener l'examina et en
resta profondément impressionné, devenant son ami fidèle au cours des années
qui suivirent. Une caractéristique
de sa personnalité était l'amour qu'elle éprouvait pour son prochain. Elle
cherchait toujours à aider les autres, même sans pouvoir se lever de son lit,
où elle cousait des vêtements pour les enfants pauvres. De nombreuses
personnalités, qui participaient au mouvement de renouveau de l'Église au
début du XIX siècle, cherchèrent à la rencontrer. La rencontre avec Clemens
Brentano fut particulièrement significative. A partir de 1818, il lui rendit
visite chaque jour pendant cinq ans, dessinant ses visions qu'il publia
ensuite. Au cours de l'été 1823, la santé d'Anne-Catherine déclina et, la
mort approchant, elle décida d'unir sa souffrance à celle de Jésus, en
l'offrant pour la rédemption des hommes. Elle mourut le 9 février 1824 et ses
restes reposent dans la crypte de l'église Sainte-Croix à Dülmen. La vie
d'Anne-Catherine fut caractérisée par une profonde union avec le Christ; les
stigmates qu'elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une
profonde dévotion à l'égard de Marie. A travers la foi et l'amour elle servit
l'œuvre de la rédemption, disant à ce propos: "J'ai toujours considéré
le service au prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j'ai prié
Dieu afin qu'il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d'être
utile. A présent je sais qu'il a exaucé ma prière" Son procès de
béatification (différente de la canonisation) a été introduit à Rome en 1892,
mais fut suspendu en 1927, avant tout parce qu'il était difficile de juger
l'authenticité des textes de Brentano. Rouvert en 1973 il s'est terminé par
sa béatification prononcée le dimanche 3 octobre 2004 par le Pape Jean-Paul
II. Stigmates et autres
phénomènes
Dès 1799,
Anne-Catherine ressent les douleurs de la couronne d'épines; le sang coule
chaque vendredi, mais elle réussit à le dissimuler. En automne 1807,
commencent les douleurs des stigmates aux pieds et aux mains, sans écoulement
de sang ni marque extérieure. Le 25 novembre 1812, une croix se forme sur la
poitrine; cette croix, qui se doublait à Noël, saignait ordinairement le
mercredi. Les derniers jours de 1812, les stigmates des mains, des pieds et
du côté deviennent apparents; le sang coule. Aucune vision n'accompagne la
stigmatisation, comme A.C. Emmerich l'affirmera sous serment aux enquêteurs
ecclésiastiques. Par l'indiscrétion
d'une sœur, qui découvre les plaies des mains le 28 février 1813, ces
phénomènes arrivent à la connaissance de la ville. Le médecin de Dülmen, le Docteur Franz Wesener
(1782-1832), qui rendit visite à la malade en vue de la
"démasquer", fut l'objet (comme, après lui, le Dr Druffel et d'autres) d'une preuve impressionnante de sa cardiognosis. Le 25 mars, le
vicaire général Clemens Auguste von Droste-Vischering (1773-1845),
futur archevêque de Cologne, vint accompagné du Dr Druffel
et du supérieur du séminaire Bernard Overberg
(1754-1826). Le Dr Krauthausen ancien médecin du
couvent, tenta de traiter les blessures, mais sans succès; il fut également
chargé d'une surveillance médicale assidue.
Une surveillance
étroite pendant dix jours (10-19 juin) confirma l'écoulement du sang des
stigmates et le jeûne perpétuel. Depuis l'apparition des stigmates, en effet,
l'appétit avait disparu, sans que cela soit en rapport avec une maladie
quelconque; bientôt A.C. Emmerich ne consomma plus que de l'eau. Par la
suite, une enquête gouvernementale (5-29 août 1819) ne put apporter les
preuves d'aucune supercherie. Le Docteur Franz Wesener se chargea des soins médicaux. Son Journal,
rédigé consciencieusement de mars 1813 à novembre 1819, ainsi que l'Histoire
abrégée qu'il écrivit l'année de la mort d'Anne-Catherine pour une revue
médicale, constituent "une source rare pour l'étude
psychologico-religieuse et médicale de la stigmatisation et des phénomènes
analogues".
Docteur Franz Wesener, le premier, relate, chez A.C. Emmerich, de
nombreux cas de hiérognosie. Dès 1817, Christian
Brentano avait, en effet, découvert, comme s'en étaient déjà aperçus l'abbé
Lambert et le P. Limberg, l'extrême sensibilité de
la stigmatisée au sacré, surtout pendant ses extases, qu'il s'agisse
d'authentifier des reliques, de reconnaître des hosties consacrées ou d'obéir
aux ordres de l'autorité ecclésiastique. Clément Brentano, de son côté,
rendit le Docteur Franz Wesener attentif au fait
que la stigmatisée acceptait volontairement de prendre sur elle maladies et
souffrances d'autrui. Dans son Histoire
abrégée, le docteur s'en explique. "Ce n'est qu'au cours des deux
dernières années de sa vie que j'ai compris ses souffrances mystérieuses. La
plupart de ses maladies, en effet, étaient l'acceptation spontanée de
souffrances de ses amis, qui lui avaient confié leurs soucis et se
recommandaient à ses prières. Dans ses extases elle s'exprimait clairement
là-dessus, indiquant la plupart du temps le moment où son intervention se
terminerait". Une religieuse malade
d'une grave tuberculose des poumons et du larynx demanda à Anne-Catherine
Emmerich d'intercéder auprès de Dieu et se retrouva guérie d'une manière
inexplicable. D'autres cas de guérison subite et simultanée auraient été
attestés. Les visions et les
écrits de Clemens Brentano La plupart des
visions d'A.C. Emmerich lui ont été attribuées par Clemens Brentano. Ces
ouvrages racontent la vie et la passion du Christ et la vie de la Vierge
d'après le récit, quasi-journalier, d'A.C. Emmerich, fait à Brentano de 1818
à 1824. Non seulement elle a
vu la passion du Sauveur, mais pendant trois ans, elle l'a suivi dans tous
ses voyages à travers la Palestine et hors de la Palestine. La nature du sol,
les fleuves, les montagnes, les forêts, les habitants, leurs mœurs, tout a
passé sous ses regards dans des images claires et distinctes. En outre, elle
pouvait plonger son regard dans un passé bien plus éloigné (Adam et Ève) et
embrasser l'histoire entière. Le travail
considérable de Clemens Brentano, 16.000 feuillets de notes diverses, parut
en trois fois :
La polémique On ne peut négliger
de souligner la différence d'un titre à l'autre : "d'après les méditations" dit Clemens Brentano (''Nach den Betrachtungen
der gottselingen A.K. Emmerick'')
dans le premier ouvrage; "d'après
les visions" imprime K.E. Schmöger en tête
du dernier (''Nach den Gesichten der gottselingen A.K.
Emmerick…aufgeschrieben von C. Brentano''). Malheureusement, ses
"méditations" ou ses "visions" brodent considérablement
sur la trame et le texte des évangiles; elles ajoutent faits, discours et
attitudes qui semblent provenir d'apocryphes ou de légendes hagiographiques.
La part de Brentano, consciente ou non, semble importante. Comment démêler ce
qui relève de la "vision" et ce qui est rédaction personnelle de
l'écrivain ? Les aléas de leur
publication ne simplifie pas le discernement. "Une étude critique du texte reste encore à faire" concluait
d'ailleurs Joachim Bouflet, un des spécialistes
d'A.C. Emmerich, dans son avant-propos à la réédition récente de la "Vie
de la Vierge Marie" [1] L'appréciation
objective des visions d'A.C. Emmerich est délicate. Clemens Brentano et, à sa
suite, K.E. Schmöger, Th. Wegener, J. Niessen et d'autres, les considèrent sans hésiter comme
d'authentiques révélations surnaturelles privées, en raison même des
précisions topographiques qui semblaient alors ne pouvoir être connues
autrement. En revanche, d'autres [2] y ont signalé des
inexactitudes; mais cela ne préjuge en rien de l'authenticité des visions, discitntes de la façon dont elles sont rapportées. L'étude des sources a
permis de déceler de nombreux emprunts. Christian Brentano, le frère de
Clemens, a consigné le fait dans ses notes au Journal de son frère. Clemens a
avoué l'influence des écrits de Martin de Cochem
dans ''La douloureuse Passion''. Les travaux de L.
Stahl (1909), de H. Cardauns (1916) et de W. Hümpfner, ont montré ces infmuences
sans équivoque possible. Position de l'Église
catholique
En 1927, la
congrégation des Rites, prenant pour base les travaux de W. Hümpfner, renonçait à son tour à considérer les notes et
la rédaction de Brentano comme des écrits d'A.C. Emmerich et à l'en rendre
responsable. C'est cette position
que reprend le cardinal José Saraiva Martins,
préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints lors de la béatification
d'Anne-Catherine Emmerich en octobre 2004 par le Pape Jean-Paul II. "La
bienheureuse Anne-Catherine Emmerick, ne nous a
laissé que trois lettres dont l’authenticité soit sûre. Les autres écrits,
qui lui sont attribués par erreur, ont des origines diverses: les “visions”
de la Passion du Christ ont été annotées, réélaborées très librement et sans
contrôle par l’écrivain allemand Clemens Brentano et ont été publiées en 1833
sous le titre ''La douloureuse passion de Notre Seigneur Jésus-Christ''. […]
Les œuvres en discussion ne peuvent donc pas être considérées comme des
œuvres écrites ou dictées par Anne-Catherine Emmerick
ni comme des transcriptions fidèles de ses déclarations et de ses récits,
mais comme une œuvre littéraire de Brentano qui a procédé à de telles
amplifications et manipulations qu’il est impossible d’établir quel est le
véritable noyau attribuable à la bienheureuse" [3] . Cela n'empêche pas
le Pape Jean-Paul de citer, dans le décret officiel de béatification,
"La Douloureuse Passion"
La position de
l'Église catholique sur les révélations privées est rappelée dans les
articles 66, 67 et 514 du Catéchisme de l'Église Catholique (1992). Les deux premiers
rappellent qu'elles ne sont pas une alternative à l'Évangile : "Au
fil des siècles il y a eu des révélations dites "privées", dont
certaines ont été reconnues par l’autorité de l’Église. Elles n’appartiennent
cependant pas au dépôt de la foi. Leur rôle n’est pas "d’améliorer"
ou de "compléter" la Révélation définitive du Christ, mais d’aider
à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire". Le troisième en
souligne cependant tout l'intérêt : "Toute la vie du Christ est un
mystère et […] Beaucoup de choses qui intéressent la curiosité humaine au
sujet de Jésus ne figurent pas dans les Évangiles". Il ne fait ainsi
que reprendre ce que dit Jean à la fin de son évangile (Jean 20,30-31 et Jean 21,24-25). Anne-Catherine
Emmerich et les autres voyantes Les visions de scènes
de l'Évangile n'est pas un cas réservé à la seule Anne-Catherine Emmerich. De
grandes saintes en ont bénéficié comme sainte Hildegarde de Bingen
(1098-1179), sainte Angèle de Bohême (+ 1243), sainte Gertrude de Helfta (1256-1302), sainte Brigitte de Suède (1302-1373),
sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1568-1607),
et d'autres. Mais elles ne fournissent que des visions limitées sur divers
aspects de la vie de Jésus. Trois voyantes ont
reçu des visions complètes : la bienheureuse Marie d'Agréda (María Jesús de Ágreda;
1602-1665), la bienheureuse A.C. Emmerich et Maria Valtorta (1897-1961). Mais alors que les
visions de Marie d'Agréda ne concernent que la vie de la Vierge Marie (peu
décrite dans l'Évangile), celles d'A.C. Emmerich embrassent pour la première
fois aussi la vie de Jésus, sujet central de l'Évangile. Elles sont aussi les
premières à donner la prééminence à la narration historique sur les
commentaires spirituels, au début d'un siècle qui ne demandait que cela. Cela
explique sans doute l'immense succès de ces œuvres, mais aussi la polémique
qu'elles ont engendrée, comme d'ailleurs les œuvres des autres voyantes. Un extrait peut
permettre de juger de l'apport spécifique d'A.C. Emmerich : c'est celui de
l'agonie de Jésus au Mont des Oliviers [4]. Dans cet extrait, publié du vivant de C. Brentano, l'extrême sensibilité
d'A.C. Emmerich rend vivants et palpables l'angoisse de Jésus jusqu'à la
sueur de sang (Luc 22,44) et les assauts pervers de la Tentation. Bibliographie
"La Douloureuse
Passion de Jésus-Christ" – Anne-Catherine Emmerich / Clemens Brentano – éditions
F.X. de Guibert, Paris – 2004 ISBN 2-86839-942-8. Cette réédition récente,
qui correspond à la première œuvre publiée, la seule du vivant de C.
Brentano, a été adaptée par Lina Murr Nehmé "La
Passion" – Anne-Catherine Emmerick – Presses
de la Renaissance – 2004 – édition entièrement retraduite par Joachim Bouflet - ISBN 2-7509-0121-9. Elle correspond au même
ouvrage "La Vie de la
Vierge Marie" – Anne-Catherine Emmerick –
Presses de la Renaissance, Paris 2006. ISBN 2-7509-0239-8. Texte intégral. La
traduction originale et le la présentation sont de Joachim Bouflet et comporte deux chapitres supplémentaires
extraits des "Visions". "Visions
d'Anne-Catherine Emmerich – sur la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de
la Très saint Vierge Marie, la douloureuse Passion et l'établissement de
l'Église par les apôtres, coordonnée en un seul tout, selon l'ordre des
faits" – 3 volumes - Éditions Téqui, Paris
1995 – ISBN 2-7403-0320-3. Cette recension, de 1864, est du Fr. Joseph-Alvare Duley à partir de la traduction de M. Charles d'Éberling d'un texte original de Karl Erhard Schmöger. Cette dernière œuvre peut être consultée en
ligne.
"Dee Wiedergabe biblischer Ereignisse in den Gesichten der A. K.
Emmerich" L. Richen, collection Biblische Studien 21, fascicule 1, 1923 "Coup d'œil sur
les publications relatives à Anne-Catherine Emmerick"
- Winfried Hümpfner, RAM,
Tome 5, 1924 "Theologie und Glaube" Winfried Hümpfner, Tome 16, 1924 "Neuere Emmerick-Litteratur" Winfried Hümpfner, Tome 49, 1959 "Dictionnaire de
la spiritualité", encyclopédie parue aux éditions Beauchesne,
Paris 1960, notice de Winfried Hümpfner
"Vie d'Anne
Catherine Emmerich" - Carl-Erhard Shmoeger,
traduite par Edmond de Cazalès - éditions Téqui,
1981 ISBN 2-8524-4492-5. Karl-Erhard Schmöger est
l'auteur de la recension des notes de Clemens Brentano qui a donnée naissance
aux "Visions", la troisième œuvre. Edmond de Cazalès est le premier
traducteur en français. "Anne-Catherine Emmerick, celle qui partagea la Passion de Jésus" –
Joachim Bouflet – Presses de la Renaissance, 2004 -
ISBN 2-7509-0067-0 [1][1] ''La Vie de la Vierge Marie – texte intégral'' Presses de la Renaissance, Paris 2006, page 5 – ISBN 2-7509-0239-8 [2][2] P. P. Riegler L. Richen et M. Meinertz, et plus récemment Jean Aulagnier dans une annexe à ''"Maria Valtorta, qui es-tu?"'' - éditions Résiac 1992, pages 157 et suivantes [3][3] ''L’Osservatore Romano'' du 7 octobre 2004 [4][4] "La Douloureuse Passion de Jésus-Christ" – Anne-Catherine Emmerich / Clemens Brentano – éditions F.X. de Guibert, Paris – 2004 – Chapitre 2 "Fin de l'agonie de Jésus au Mont des Oliviers. Coût du Salut et visions de consolations", page 14 et suivantes. |
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