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Contient une
citation faisant référence à l’Évangile : Luc 1,52

Les conditions essentielles pour plaire à Dieu et le
recevoir : Foi – Charité – Humilité.
"Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs"

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[Commentaires de Marie : Je souffrais de la douleur de Joseph 158
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L'humilité à son extrême limite 158
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La sainteté de Joseph 158
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Les secrets du Roi] 159 |
1.43.
"Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs"
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158>
Marie
dit :
"Que
personne n'interprète d'une manière inexacte ma pâleur. Elle ne
provenait pas d'une crainte humaine. Humainement j'aurais dû m'attendre
à la lapidation. Mais ce n'était pas le motif de ma crainte. Je
souffrais de la douleur de Joseph. Même la pensée qu'il m'aurait
accusée ne me troublait pas en elle-même. Seulement il me déplaisait
qu'en s'arrêtant à la pensée de m'accuser il manquât à la charité.
Quand je le vis, mon sang ne fit qu'un bond à cause de cela. C'était le
moment où un juste aurait pu offenser la Justice en manquant à la
charité. Et qu'un juste y manquât, lui qui n'y manquait jamais, cela
m'aurait causé la plus extrême douleur.
Si
je n'avais pas porté l'humilité à son extrême limite comme je l'ai dit
à Joseph, je n'aurais pas mérité de porter en moi Celui qui, pour
effacer l'orgueil de la race humaine s'anéantissait, Lui, qui était
Dieu, jusqu'à devenir un homme. Je t'ai fait voir cette scène qu'aucun
évangile ne rapporte parce que je voulais attirer l'attention des hommes
trop étrangère aux conditions essentielles pour plaire à Dieu et
recevoir dans le cœur sa continuelle venue.
Foi. Joseph a cru
aveuglément à la parole du messager céleste. Il ne demandait qu'à
croire parce qu'il était sincèrement convaincu que Dieu est bon et qu'à
lui, qui avait espéré dans le Seigneur, le Seigneur n'aurait pas
réservé la douleur d'être trahi, 159>
trompé, bafoué par son prochain. Il ne demandait qu'à croire en moi,
parce que, honnête comme il l'était, il ne pouvait penser qu'avec
douleur que les autres ne le fussent pas. Il vivait la Loi, et la
Loi dit : "Aime ton prochain comme toi-même".
Nous nous aimons tellement que nous nous croyons parfaits même quand nous
ne le sommes pas. Pourquoi alors cesser d'aimer le prochain à la pensée
qu'il est imparfait ?
Charité absolue.
La charité qui sait pardonner, qui veut pardonner. Pardonner d'avance, en
excusant dans son cœur les défauts du prochain. Pardonner tout de suite
en accordant toutes les circonstances atténuantes au coupable.
Humilité absolue
comme la charité. Savoir reconnaître qu'on a manqué, même par une
simple pensée, et ne pas avoir l'orgueil, plus nuisible encore que la
faute qui précède, de se refuser à dire : "Je me suis
trompé", Dieu excepté, tout le monde se trompe. Quel est celui ou
celle qui peut dire : "Je ne me trompe jamais" ? Et
l'humilité encore plus difficile : celle qui sait tenir cachées les
merveilles de Dieu en nous, quand il n'est pas nécessaire de les faire
connaître pour Lui en donner la louange, pour ne pas déprécier le
prochain qui n'a pas reçu ces dons particuliers de Dieu. S'il le veut,
oh ! s'il le veut, Dieu se révèle Lui-même en son serviteur !
Élisabeth me "vit" telle que j'étais, mon époux me reconnut
pour ce que j'étais, quand ce fut l'heure pour lui de le savoir.
Laissez au
Seigneur le soin de vous
proclamer ses serviteurs. Il en est amoureusement pressé, car toute
créature qu'Il élève à une mission particulière, est une gloire
nouvelle qui s'ajoute à la sienne infinie, parce que c'est le témoignage
de ce qu'est l'homme tel que Dieu le voulait : une perfection mineure
qui reflète son Auteur. Restez dans l'ombre et dans le silence, ô
privilégiés de la Grâce, pour pouvoir entendre les uniques paroles
qui sont "vie", pour pouvoir mériter d'avoir au-dessus de vous
et en vous le Soleil qui éternellement resplendit.
Oh ! Lumière plus que bienheureuse, qui es
Dieu, qui es la joie de tes serviteurs, resplendis sur ces serviteurs qui
t'appartiennent, qu'ils en exultent en leur humilité en te louant, Toi
seul qui disperses les orgueilleux, mais qui élèves les humbles qui
t'aiment,[2]
jusqu'aux splendeurs de ton Royaume." |