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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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- [Commentaires de Jésus : Un modèle de famille 231 - Sérénité et altruisme dans la pauvreté et l'exil 232 - Esprit de prière, frugalité, amour du travail, humilité, ordre 233 - Méditez cette grande leçon] 235 |
1.61. |
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231> Jésus dit : "La leçon pour toi et pour tous les autres est donnée par les choses que tu vois. 232> Leçon d'humilité, de résignation, de parfaite entente, proposée à toutes les familles chrétiennes et particulièrement aux familles chrétiennes de ce moment particulier et douloureux. Tu as vu une pauvre maison, et ce qui est pénible, une pauvre maison dans un pays étranger.
Joseph
et Marie
me possédaient Moi, le vrai Dieu, comme leur fils.
Ils sont privés de ces meubles confortables et chers de "leur" maisonnette, de tant, tant de petites choses humbles et nécessaires mais qui ne le paraissaient pas là-bas, tandis qu'ici, avec ce dénuement qui les entoure, elles semblent pourtant si belles, comme ce superflu qui rend délicieuses les maisons des riches. Ils ont la nostalgie du pays et de la maison, leur pensée court à ces pauvres choses laissées là-bas, au petit jardin-potager, ou peut-être plus personne ne pourvoit, à la vigne, au figuier et aux autres plantes utiles. Ils sont dans la nécessité de pourvoir à la nourriture de tous les jours, aux vêtements, au feu, à Moi enfant, à qui on ne peut pas donner la nourriture permise à soi-même. Et avec ça, beaucoup de peine dans le cœur. Pour les nostalgies, pour ce qui les attend demain, pour la méfiance du monde qui est rétif surtout dans les premiers temps car on n'accueille pas facilement les offres de travail de deux inconnus. 233> Pourtant, tu l'as vu, dans cette demeure plane la sérénité, le sourire, la concorde, et d'un commun accord, on tâche de la rendre plus belle, jusqu'au pauvre potager, afin que tout soit pareil à la maison qui a été quittée, et plus confortable encore. Il n'y a qu'une pensée : celle qui pour Moi, saint, la terre hostile me soit rendue moins misérable, à Moi qui viens de Dieu. C'est un amour de croyants et de parents qui se manifeste avec mille soins; voilà une chevrette qui a coûté tant d'heures de travail en plus, les petits jouets sculptés sur les morceaux de bois restés, et les fruits achetés pour Moi seul, tandis qu'eux se privent même d'une bouchée de nourriture. Père chéri de la terre, comme tu as été aimé de Dieu, de Dieu le Père du haut des Cieux, de Dieu le Fils, devenu Sauveur sur la terre !
L'amour de ma Mère et de Joseph était parfait. Il portait à toute autre vertu et spécialement à la charité envers Dieu, béni à toute heure, même si sa sainte volonté était pénible pour la chair et pour le cœur; l'esprit chez ces deux saints était plus vivant et dominait tout. C'était cet esprit qui leur faisait magnifier le Seigneur en le remerciant de les avoir choisis comme gardiens de son Fils Éternel.
234> Tout est toujours "bon" qui vient du Dieu Bon. Même si ces biens sont pauvres et peu abondants, l'amour leur donne de la saveur et du prix, l'amour qui vous fait voir en l'Éternel Créateur le Père qui vous aime.
Dans cette maison on aime le travail. On l'aimerait même si l'argent abondait car, en travaillant l'homme obéit au commandement de Dieu et échappe au vice qui comme un lierre tenace enserre et étouffe les oisifs semblables à des masses inertes. La nourriture est bonne, agréable le repos, satisfait le cœur quand on a bien travaillé et on apprécie un moment de détente entre un travail et un autre. Dans la maison et dans l'esprit de qui aime le travail, le vice aux multiples visages n'y entre pas. Et comme il n'y pousse pas, il s'y développent l'affection, l'estime, le respect réciproques. Dans une atmosphère de pureté grandissent les tendres rejetons qui donneront naissance à de futures familles où fleurira la sainteté. Dans cette maison règne l'humilité. Quelle leçon d'humilité, pour vous orgueilleux ! Marie aurait eu, humainement parlant, mille et mille raisons de s'enorgueillir et de se faire adorer par son conjoint. Il y en a tant, parmi les femmes qui le font parce qu'elles ont une culture plus étendue, une naissance noble, une fortune supérieure à celle de leur mari. Marie est Épouse et Mère de Dieu et pourtant elle sert son conjoint, elle ne se fait pas servir et elle est toute affectueuse pour lui. Joseph est le chef de maison que Dieu a jugé digne, si digne d'être chef de famille, de recevoir de Dieu la garde du Verbe Incarné et de l'Épouse de l'Éternel Esprit, et pourtant il veille attentivement à alléger pour Marie fatigues et travaux. Il se charge des plus humbles occupations d'une maison pour épargner les fatigues à Marie et puis comme il peut, autant qu'il le peut lui fait plaisir, s'ingénie à rendre l'habitation plus pratique et d'égayer par les fleurs le petit jardin.
Tu n'as pas compris les paroles échangées dans le dialecte de Nazareth, ni les mots de la prière, mais le spectacle des choses a donné une grande leçon. Méditez-la vous qui avez tant à souffrir pour avoir manqué à Dieu en tant de choses et parmi elles aussi en celles où ne manquèrent jamais les saints Époux qui furent ma Mère et mon père. |
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Et toi, sois heureuse en te rappelant le petit Jésus. Souris en pensant à ses petits pas d'enfant. Sous peu tu le verras cheminer sous sa croix. Et ce sera une vision de larmes." |