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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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- [Commentaires de Jésus : Les deux plus grands saints 237 - J'ai eu besoin d'un maître 237 - Éloge de Joseph 238 - J'ai pleuré sur Joseph 238 - L'enfant a grand besoin de ses parents 239 - La famille désagrégée] 239 |
1.63. |
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237> Jésus
dit : "Je t'ai
consolée, mon âme, avec une vision de ma petite enfance heureuse dans sa
pauvreté, parce que entourée de l'affection de deux saints, les plus grands
que le monde ait possédé. On dit que Joseph
fut mon nourricier. Bien sûr, il n'a pas pu, puisqu'il était homme, me donner
le lait comme Marie qui m'en a nourri, mais il s'est fatigué au travail
pour me procurer le pain et des aliments fortifiants. Il a eu pour Moi la
tendresse d'une vraie mère. J'ai appris de lui - et jamais élève n'eut un
meilleur maître - tout ce qui d'un bambin fait un homme et un homme qui doit
gagner son pain. Si mon intelligence
de Fils de Dieu était parfaite, il faut réfléchir et croire que je n'ai pas
voulu m'affranchir bruyamment des règles de la croissance. Rabaissant donc la
perfection de mon intelligence divine au niveau de la compréhension humaine,
je me suis assujetti à avoir pour maître un homme et à avoir besoin d'un
maître. Que si par la suite j'ai appris rapidement, cela ne m'enlève pas le
mérite de m'être mis sous la dépendance d'un homme, ni à cet homme juste le
mérite d'avoir nourri ma petite intelligence des connaissances nécessaires à
la vie. 238> Les doux moments passés à côté de Joseph qui comme en jouant
m'amenait à être capable de travailler, je ne les oublierai pas, même
maintenant que je suis au Ciel. Et, quand je revois mon père putatif, et le
petit jardinet et l'atelier enfumé, il me semble voir apparaître la Maman
avec son sourire qui rendait le logis merveilleux et me comblait de joie.
Joseph était le chef.
Indiscutée et indiscutable son autorité dans la famille. Devant elle
s'inclinait respectueusement celle de l'Épouse et Mère de Dieu et le Fils de
Dieu s'y assujettissaient. Tout était bien fait, de ce que Joseph décidait de
faire, sans discussions, sans objections, sans résistances. Sa parole était
notre petite loi que nous suivions. Et, malgré cela, en lui quelle humilité !
Jamais un abus de pouvoir, jamais un vouloir déraisonnable venant du fait de
son autorité. L'épouse était sa douée conseillère et si dans son humilité
profonde elle se considérait comme la servante de son conjoint, lui tirait de
la sagesse de Celle qui était pleine de Grâce, la lumière qui le guidait en
toutes circonstances. Et Moi, je
grandissais comme une fleur protégée par deux arbres vigoureux, entre deux
amours qui s'entrelaçaient au-dessus de Moi, pour me protéger et m'aimer. Non, tant que ma
jeunesse me fit ignorer le monde, je ne regrettais pas le Paradis. Beaucoup s'imaginent
que je n'ai pas humainement souffert quand s'éteignit le regard de ce saint
qui veillait sur notre maison. Si j'étais Dieu et si je connaissais comme tel
le sort heureux de Joseph, et si, pour cette raison, je n'étais pas affligé
de son départ, qui après un court séjour aux Limbes lui devait ouvrir le
Ciel, comme Homme, j'ai pleuré dans la maison privée de son affectueuse
présence. 239> J'ai pleuré sur l'ami disparu. Et
n'aurais-je pas dû pleurer sur ce saint qui m'était si proche, sur le cœur
duquel j'avais dormi tout petit et qui pendant tant d'années m'avait entouré
de son amour ? Enfin je fais observer aux parents comment sans le secours d'une
formation pédagogique, Joseph sut faire de Moi un brave travailleur. À peine arrivé à l'âge où je pouvais manier les outils, il ne
me laissa pas moisir dans l'oisiveté, il me mit au travail,
et de mon amour pour Marie il se fit le premier auxiliaire pour m'encourager
au travail. Confectionner des objets utiles pour la Maman, c'est ainsi qu'il
inculquait le respect dû à la maman que tout fils devrait avoir. C'était sur
ce levier du respect et de l'amour qu'il s'appuyait pour former le futur
charpentier.
Ils sont les fils de tout le monde. Mais à vous ils ne vous appartiennent
pas, ô parents du XX° siècle. Ils sont beaucoup plus les fils
de la nourrice, de l'institutrice, ils appartiennent au collège, si vous êtes
riches. Aux compagnons, à la rue, à l'école, si vous êtes pauvres. Ils ne
sont plus à vous. Vous, les mères, vous les engendrez et c'est tout. Vous,
les pères, vous n'en avez pas davantage de souci. Mais un fils, n'est pas
seulement un être de chair. C'est une intelligence, un cœur, un esprit.
Croyez-le, donc, personne plus qu'un père et une mère n'a le droit et le
devoir de former cette intelligence, ce cœur, cet esprit. La famille existe et doit exister. Il n'y a pas de théorie ou
de progrès qui puisse s'opposer à cette vérité sans
provoquer la ruine. D'une famille qui se désagrège, ne peuvent venir dans l'avenir
que des hommes et des femmes toujours plus dépravés et qui causeront de plus
grandes ruines. 240> Et je vous dis en
vérité, qu'il vaudrait mieux qu'il n'y eût plus de mariages, ni d'enfants sur
la terre, plutôt que d'y avoir des familles moins unies tels que sont les
tribus de singes, des familles qui ne sont pas des écoles de vertu, de
travail, d'amour, de religion, mais un chaos où chacun vit pour soi comme des
engrenages mal assemblés qui finissent par se rompre. |
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Rompez,
désagrégez. Les fruits de cette désagrégation de la plus sainte des sociétés,
vous les voyez, vous les subissez. Continuez donc, si vous voulez. Mais ne
vous lamentez pas si cette terre devient toujours plus un enfer, repaire de
monstres qui dévorent familles et nations. Vous le voulez : qu'il en
soit ainsi." |
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