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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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jeudi 19 mai 27
- Discours (Soyez persévérants) 135 - La pêche miraculeuse 136 - Désormais, soyez mes compagnons 137 |
2.28. |
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135> La vision reprend sur ces paroles de Jésus : "Quand, au printemps tout est en fleurs, l'homme des champs dit, content : "il y aura beaucoup de fruits". Cet espoir met son cœur dans la jubilation. Mais, du printemps à l'automne, du mois des fleurs à celui des fruits, que de jours, que de vent, que de pluie et de soleil et de bourrasques doivent passer. Et puis, la guerre, ou la cruauté des puissants, les maladies des plantes, et puis les maladies de l'homme des champs. Alors les plantes ne sont plus déchaussées ou buttées, arrosées, tuteurisées, sarclées. Les arbres qui promettaient beaucoup de fruits se rabougrissent et meurent tout à fait ou perdent leur récolte !
Je vous en avertis, parce que je sais. Mais tout sera-t-il alors perdu, quand Moi, comme l'agriculteur malade, plus que malade : mort, je ne pourrai plus vous donner paroles et miracles ? Non. Je sème et cultive, tant que c'est mon temps, puis sur vous, ce sera la croissance et la maturation; si vous faites bonne garde. Regardez ce figuier de la maison de Simon de Jonas, celui qui l'a planté n'a pas trouvé la place juste et favorable. Planté près d'un mur humide au nord, il serait mort, si de lui-même, il n'avait pas voulu se protéger pour vivre. Et il a cherché le soleil et la lumière. Le voilà tout courbé, mais solide et fier qui, dès l'aurore boit le soleil et s'en fabrique un suc pour ses cent et cent et cent fruits si doux. Il s'est défendu tout seul. Il a dit : "Le Créateur m'a voulu pour donner à l'homme, joie et nourriture. Je veux qu'à son vouloir s'associe le mien !" Un figuier ! Une plante muette ! Sans âme ! Et vous, fils de Dieu, fils de l'homme serez-vous inférieurs à cet arbre ? Faites
bonne garde pour donner des fruits de vie éternelle. Je vous cultive, et
pour finir je vous donnerai un suc tel, qu'un plus puissant ne peut
exister. Ne faites pas en sorte, non, que Satan ricane sur les ruines de
mon travail, de mon sacrifice et de votre âme. Cherchez la lumière.
Cherchez le soleil. Cherchez la force. Cherchez la vie. Je suis la Vie, la
Force, le Soleil, la Lumière de celui qui aime. Je suis ici pour vous
conduire là d'où Je suis venu. Je parle ici pour vous appeler tous et
vous montrer la Loi des dix commandements qui donnent la vie éternelle.
Les gens s'éloignent, à regret, après la bénédiction de Jésus. Il n'y a pas de malades, ni de pauvres. Jésus dit à Simon : "Appelle les deux autres. Nous allons sur le lac jeter le filet." "Maître, j'ai les bras rompus d'avoir jeté et relevé le filet toute la nuit, et pour rien. Le poisson est au fond et qui sait où." 137> "Fais ce que je te dis, Pierre. Écoute toujours Celui qui t'aime." "Je ferai ce que tu dis par respect pour ta parole" et il appelle à haute voix les commis et aussi Jacques et Jean. "Nous allons la pêche. Le Maître le veut." Et pendant qu'ils s'éloignent, il dit Jésus : "Pourtant, Maître, je t'assure que ce n'est pas l'heure favorable. A cette heure les poissons, qui sait où ils sont à se reposer !..." Jésus assis à la proue sourit et se tait.
"Mais ce sont les poissons, Maître !" dit Pierre, les yeux écarquillés. Jésus sourit et se tait. "Hissez ! hissez !" ordonne Pierre aux commis. Mais la barque penche du côté du filet. "Ohé ! Jacques ! Jean ! Vite ! Venez ! Avec les rames ! Vite !" Ils accourent et les efforts des mariniers réussissent à hisser le filet sans abîmer la proie. Les barques accostent. Elles sont exactement l'une contre l'autre. Un panier, deux, cinq, dix. Ils sont tous remplis d'une proie stupéfiante et il y a encore tant de poissons qui frétillent dan le filet : argent et bronze vivants qui s'agitent pour échapper à la mort. Alors il n'y a plus qu'une solution: renverser dans le fond de la barque ce qui reste dans le filet. On le fait et alors c'est tout un frémissement de vies qui agonisent. Les pécheurs ont les pieds dans cette surabondance, jusqu'au dessus de la cheville et les barques s'enfoncent au delà de la ligne de flottaison à cause de la charge excessive. "A terre ! Virez ! Faites force de voiles ! Attention au fond ! Préparez les perches pour empêcher le heurt. Il y a trop de poids !"
Jésus le regarde et sourit. "Lève-toi ! Suis-moi ! Je ne te lâche plus. Désormais tu seras pêcheur d'hommes et avec toi, tes compagnons que voici. Ne craignez plus rien, je vous appelle. Venez !" |
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138> "Tout de suite, Seigneur. Vous autres, occupez-vous des barques, portez tout à Zébédée et à mon beau-frère. Allons, tous pour Toi, Jésus ! Que l'Éternel soit béni pour ce choix." Et la vision prend fin. |