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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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mercredi 23 février 28 (10 Adar)
- Un garçon reçoit une claque de sa mère 255 - Jésus le console 255 - Une mère ne doit pas envier une prostituée
256 - Les âmes doivent se faire par elles-mêmes
256 - Discours 1 (La semence : La parole de Dieu)
257 - Le témoignage de Mathieu 258 - Benjamin n'aime pas agir par peur 258 - Judas échoue l'examen des bons apôtres 259 - Discours 2 (Le grain de sénevé : L'amour
dans les cœurs) 260 - Un mari étonné des mérites de sa femme 262 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 3 3.44. |
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255> Le miracle est
survenu depuis peu car les apôtres en parlent, et des citadins le commentent
aussi, montrant du doigt le Maître qui s'en va, droit et sérieux, vers la
périphérie de la ville, vers le quartier des pauvres. Il s'arrête près
d'une maisonnette d'où sort en sautant un garçon suivi de sa mère.
"Femme, me laisses-tu entrer dans ton jardin et y rester un peu jusqu'à
ce que le soleil soit moins ardent ?" "Entre,
Seigneur, même dans la cuisine si tu veux. Je t'apporterai de l'eau et de
quoi te restaurer." "Ne te fatigue
pas. Il me suffit de rester dans ce jardin tranquille." Mais la femme veut
Lui offrir de l'eau mélangée à je ne sais quoi et ensuite Elle tournique dans
le jardin, comme si elle voulait parler mais elle n'ose pas. Elle s'occupe de
ses légumes, mais c'est une feinte. En réalité elle s'occupe du Maître et
l'enfant l'ennuie quand il pousse des cris pour la capture d'un papillon ou
d'un autre insecte, car cela l'empêche d'entendre ce que dit Jésus. Elle
s'impatiente et donne une claque au garçon... qui crie plus fort. Jésus était en train
de répondre au Zélote qui Lui avait demandé : "Crois-tu que Marie
en soit émue ?" Il avait répondu: "Plus qu'il ne
semble..." Il se retourne et appelle à Lui l'enfant qui accourt pour
finir de pleurer sur ses genoux. La femme crie :
"Benjamin ! Viens ici, ne dérange pas." Mais Jésus dit:
"Laisse-le, laisse-le. Il sera gentil et te laissera tranquille."
Puis à l'enfant : "Ne pleure pas. La maman ne t'a pas fait mal.
Elle t'a seulement fait obéir, elle voulait seulement te faire obéir. Pourquoi
criais-tu alors qu'elle voulait le silence ? Peut-être elle se sent mal
et tes cris l'ennuient." Le garçon, vivement,
avec cette franchise spontanée des enfants qui fait le désespoir des grandes
personnes, dit : "Non, elle ne se sent pas mal, mais elle voulait
entendre ce que tu disais... Elle me l'a dit. Mais moi,
qui voulais venir auprès de Toi, je faisais du vacarme exprès pour que tu me
regardes." 256> Tout le monde rit, et
la femme rougit violemment. "Ne rougis pas, femme, viens ici. Tu voulais
m'entendre parler ? Pourquoi ?" "Parce que tu es
le Messie. Ce ne peut-être que Toi le Messie, avec le miracle que tu as
fait... J'avais plaisir à t'entendre. Je ne sors jamais de Magdala car
j'ai... un mari difficile et cinq petits. Le plus petit a quatre, mois... et
tu ne viens jamais ici." "Je suis venu,
et dans ta maison. Tu le vois." "C'est pour cela
que je voulais t'entendre." "Où est ton
mari ?" "En mer,
Seigneur. S'il ne pêche pas, on ne mange pas. Je n'ai que ce petit jardin.
Peut-il suffire pour sept personnes ? Et pourtant Zachée le voudrait
bien..." "Sois patiente,
femme. Tout le monde a sa croix." "Oh !
non ! Les effrontées n'ont que le plaisir. Tu as vu leur travail !
Elles s'amusent et font souffrir. Elles ne se fatiguent pas à élever des
enfants et à travailler. Elles n'attrapent pas des ampoules avec la pioche ou
elles ne s'écorchent pas les mains à faire les lessives. Elles sont belles,
fraîches. Pour elles ne vaut pas la condamnation d'Ève. Elles sont plutôt
notre condamnation, car... les hommes... Tu me comprends."
"C'est vrai...
Pardonne-moi... Tu me permets de rester ici ?" "Reste. Nous
raconterons une belle parabole à Benjamin et ceux qui ne sont pas des enfants
l'appliqueront à eux-mêmes et à Marie de Magdala. Écoutez. 257> Vous doutez que Marie
revienne au Bien. Aucun signe, en elle, n'indique qu'elle
fera ce pas. Effrontée et impudente, consciente de sa situation et de son
pouvoir, elle a osé défier les gens et venir jusqu'au seuil de la maison où
l'on pleure à cause d'elle. Au reproche de Pierre elle répond par un éclat de
rire. Devant mon regard qui l'invite, elle se raidit orgueilleusement. Vous
auriez peut-être voulu que pour l'amour de Lazare, par amour envers Moi-même,
je lui parle directement, longuement, en la subjuguant par ma puissance en
faisant voir ma force de Messie Sauveur. Non. Il ne faut pas. Je l'ai dit à
propos d'une autre pécheresse, il y a plusieurs mois. Les âmes doivent se
faire par elles-mêmes. Je passe, je jette la semence. Secrètement la semence
travaille. L'âme doit être respectée dans son travail. Si la première semence
ne s'enracine pas, on en sème une autre, une autre encore... ne renonçant que
quand on a des preuves certaines de l'inutilité de l'ensemencement. Et on
prie. La prière, c'est comme la rosée sur les mottes, elle les garde fraîches
et fécondes, et la semence peut germer. Ne fais-tu pas ainsi, femme, avec tes
légumes ? Maintenant écoutez la parabole du travail de Dieu dans les
cœurs pour fonder son Royaume, car chaque cœur est un petit royaume de Dieu
sur la terre. Ensuite, après la mort, tous ces petits royaumes s'agglomèrent
en un seul, dans le Royaume des Cieux, Royaume sans bornes, saint, éternel.
La semence, dans
cette succession d'imperceptibles influences providentielles et puissantes,
se gonfle, s'ouvre, met des racines, les enfonce, pousse à l'extérieur les
premières petites feuilles, elle croît. Tout cela sans l'aide de l'homme. La
terre produit spontanément l'herbe issue de la semence, puis l'herbe se
fortifie et porte l'épi qui se lève, puis l'épi se dresse, se gonfle, se
durcit, devient blond, dur, parfait dans la formation du grain. Quand il est
mûr, le semeur revient et y met la faux parce qu'est venu pour cette semence
le moment du parfait achèvement. Il ne pourrait se développer davantage et c'est le moment de le cueillir. 258> Dans les cœurs, ma
parole fait le même travail. Je parle des cœurs qui accueillent la semence.
Mais le travail est lent. Il faut éviter de tout abîmer par des interventions
intempestives. Comme c'est dur pour la petite semence de s'ouvrir et
d'enfoncer ses racines dans la terre ! Pour le cœur dur et sauvage, ce
travail est difficile aussi. Il doit s'ouvrir, se laisser fouiller,
accueillir des nouveautés, peiner pour les nourrir, apparaître différent
parce que recouvert de choses humbles et utiles et non plus de l'attrayante,
pompeuse, inutile et exubérante floraison qui le revêtait précédemment. Il
doit se contenter de travailler humblement, sans attirer l'admiration pour
réaliser utilement l'Idée divine. Il doit activer toutes ses capacités pour
croître et former l'épi. Il doit se consumer d'amour pour devenir grain. Et
quand, après avoir triomphé des respects humains tellement, tellement,
tellement pénibles, après avoir fatigué, souffert pour s'adapter à son
nouveau vêtement, voilà qu'il doit s'en dépouiller pour subir une taille
cruelle. Tout donner pour tout avoir. Rester dépouillé, pour être revêtu au
Ciel de la robe des saints. Comprenez par ce que
je vous ai dit qu'il est juste que j'agisse avec Marie comme je le fais.
Est-ce que peut-être j'ai agi autrement avec toi, Mathieu ?" "Non, mon
Seigneur." "Et, dis-moi la
vérité : est-ce ma patience qui t'a davantage persuadé ou les reproches
acerbes des pharisiens ?" "C'est ta
patience, au point que me voilà ici. Les pharisiens, avec leurs mépris et
leurs anathèmes, me rendaient méprisant et par mépris j'agissais encore plus
mal que je ne l'avais fait jusqu'alors. Voici ce qui arrive. On se raidit
davantage quand, étant dans le péché, on s'entend traiter de pécheur. Mais,
quand au lieu d'une insulte, c'est une caresse qui arrive, on reste
stupéfait, puis on pleure... et, quand on pleure, l'armature du péché se
déboulonne et tombe. On reste nu devant la Bonté et on la supplie de tout
cœur de nous revêtir d'Elle-même." "Tu as bien
parlé. Benjamin, est-ce que l'histoire te plaît ? Oui ? Bravo. Et
la maman, où est-elle ?" Jacques d'Alphée
répond : "Elle est sortie à la fin de la parabole, partie au pas de
course par cette rue." "Elle est
peut-être allée à la mer pour voir si son époux arrive" dit Thomas. 259> "Non. Elle est
allée chez sa veille mère pour prendre mes frères. Maman les conduit là-bas
pour pouvoir travailler" dit l'enfant qui s'appuie confidentiellement
sur les genoux de Jésus. "Et toi, tu
restes ici, homme ? Tu dois être un bel aspic, si tu restes
seul !" observe Barthélemy. "Je suis le plus
grand et je l'aide..." "A gagner le
Paradis, pauvre femme ! Quel âge as-tu ?" demande Pierre. "Dans trois ans,
je suis fils de la loi" dit fièrement le gamin. "Sais-tu
lire ?" demande Thaddée. "Oui... mais je vais
doucement parce que... parce que le maître me met à la porte presque tous les
jours..." "Je l'avais
dit !" dit Barthélemy. "Mais j'agis
ainsi parce que le maître est vieux et laid et il dit toujours les mêmes
choses qui font dormir ! S'il était comme Lui (et il montre
Jésus) je serai attentif. Est-ce que tu frappes, Toi, celui qui dort ou qui
joue ?" "Je ne frappe
personne, mais je dis à mes élèves : "Soyez attentifs, pour votre
bien et par amour pour Moi" répond Jésus. "Oui, comme
ça ! Par amour, oui. Non par peur." "Si tu deviens
bon, le maître t'aimera." "Tu n'aimes que
celui qui est bon ? Il y a un moment, tu as dit que tu as été patient
avec celui qui n'était pas bon..." La logique enfantine est serrée. "Je suis bon avec
tous. Mais j'aime beaucoup, beaucoup celui qui devient bon et avec lui je
suis tellement, tellement bon." L'enfant réfléchit,
puis il lève la tête et demande à Mathieu : "Toi, comment as-tu
fait pour devenir bon?" "Je l'ai
aimé." L'enfant réfléchit encore,
puis il regarde les douze et dit à Jésus : "Sont-ils tous bons,
eux ?" "Certainement
qu'ils le sont." "En es-tu
sûr ? Parfois, je suis sage, mais c'est quand je veux faire... de plus
grosses sottises." Tout le monde rit
bruyamment. Il rit aussi le petit homme en veine de franchise. Même Jésus rit
aussi et le serre sur son cœur et lui donne un baiser. L'enfant qui
désormais est bien avec tout le monde veut jouer et dit :
"Maintenant je vais te dire qui est bon" et il commence son choix.
Il les observe tous et il va directement vers Jean et André qui sont voisins et dit : 260> "Toi et toi,
venez ici." Puis il choisit les deux Jacques et les unit aux deux
premiers, Puis il prend Thaddée. Il reste très pensif devant le Zélote et
Barthélemy et dit : "Vous êtes vieux, mais vous êtes bons" et
il les unit aux autres. Il considère Pierre qui subit l'examen en faisant des
œillades comiques, et il le trouve bon. Mathieu aussi passe, et de même
Philippe. A Thomas il dit : "Tu ris trop. Moi je suis sérieux. Ne
sais-tu pas que mon maître dit que celui qui rit toujours, manque ensuite
l'épreuve ?" Mais en somme, Thomas aussi passe avec une mauvaise
note, mais il est reçu à l'examen. Puis l'enfant retourne vers Jésus. "Hé! dis donc, gamin, il y a encore moi. Je ne suis pas un
arbre. Je suis jeune et beau. Pourquoi ne m'examines-tu pas ?" "Parce que tu ne
me plais pas. Maman dit que quand une chose ne plaît pas, on n'y touche pas.
On la laisse sur la table, que la prennent les autres, à qui elle peut
plaire. Et elle dit que si quelqu'un offre une chose qui ne plaît pas, on ne
dit pas : "Cela ne me plaît pas", mais on dit :
"Merci, je n'ai pas faim". Moi, je n'ai pas faim de toi." "Mais
comment ? Regarde. Si tu me dis que je suis bon, je te donne cette pièce
de monnaie." "Qu'est-ce que
je vais en faire ? Qu'est-ce qu'on achète avec un mensonge ? Maman
dit que les deniers qu'on gagne par une tromperie deviennent de la paille.
Une fois je me suis fait donner par la grand-mère, au prix d'un mensonge, un
didrachme ([1]) pour m'acheter des
fouaces au miel et, pendant la nuit, elle est devenue de la paille. Je
l'avais mise dans ce trou sous la porte pour la prendre au matin et j'y ai
trouvé une javelle de paille." "Mais, pourquoi
ne me vois-tu pas bon ? Qu'est-ce que j'ai ? Le pied fendu ?
Suis-je laid ?" "Non, mais tu me
fais peur." "Mais
pourquoi ?" demande l'Iscariote en s'approchant de lui. "Je ne sais pas.
Laisse-moi tranquille. Ne me touche pas ou je te griffe." "Quel
hérisson ! Il est fou." Judas rit jaune. "Je ne suis pas fou.
C'est toi qui es méchant" et il se réfugie sur le sein de Jésus qui le
caresse sans parler. Les apôtres échangent
des plaisanteries sur l'incident qui est peu reluisant pour l'Iscariote.
Entre temps, voilà que la femme revient avec une douzaine de personnes, et
puis encore, en voilà d'autres et encore d'autres. Elles sont une
cinquantaine environ. Rien que des pauvres gens. 261> "Tu vas leur parler ? Au moins un
petit peu. Celle-ci c'est la mère de mon mari et voilà mes enfants. Cet homme
là est mon mari. Une parole, Seigneur" dit la femme d'un ton suppliant. "Pour te
remercier de ton hospitalité. Oui. Je vais la dire." La femme entre dans
la maison où la réclame le bébé. Et elle s'assied sur le seuil pour donner le
sein à l'enfant. "Écoutez. Ici
sur mes genoux j'ai un garçon qui a parlé très sagement. Il a dit: "Tout
ce qu'on obtient par tromperie devient de la paille". Sa maman lui a
enseigné cette vérité. Ce n'est pas une
fable. C'est une vérité éternelle. Ce qu'on fait sans honnêteté ne réussit
jamais. En effet le mensonge dans les paroles, dans les actes, dans la
religion, c'est toujours le signe d'une alliance avec Satan, le maître du
mensonge. Ne croyez pas que les œuvres qui permettent d'obtenir le Royaume
des Cieux sont bruyantes et tapageuses. Ce sont des actions ordinaires,
communes, mais faites dans un but surnaturel d'amour. L'amour c'est la
semence de la plante qui, naissant en vous, s'élève jusqu'au Ciel et c'est à
son ombre que naissent toutes les autres vertus. Je le comparerai à une minuscule
graine de sénevé. Comme elle est petite ! Une des plus petites parmi
celles que l'homme sème. Et pourtant regardez quand la plante s'est
développée combien elle devient forte avec sa frondaison épaisse et combien
de fruits elle donne. Ce n'est pas le cent pour cent, mais le cent pour un.
La plus petite, mais la plus active. Que de profit elle vous donne. C'est la même chose
pour l'amour. Si vous enfermez dans votre sein une semence d'amour, pour
votre Dieu très Saint et pour votre prochain et si vos actions sont inspirées
par l'amour, vous ne manquerez à aucun précepte du Décalogue. Vous ne
mentirez pas à Dieu par une religion fausse faite de pratiques mais non de
spiritualité. Vous ne mentirez pas au prochain en vous conduisant comme des
enfants ingrats, des époux adultères ou même seulement trop exigeants, comme
des commerçants malhonnêtes, des menteurs dans les relations, des violents
envers qui vous est hostile. Regardez, à cette heure de chaleur, combien
d'oiseaux se réfugient dans les feuillages de ce jardin. 262> Aimez et l'on vous aimera. Aimez et vous
serez compatissants. Aimez et vous ne serez pas cruels en exigeant plus qu'il
n'est permis de ceux qui vous sont soumis. Amour et sincérité pour obtenir la
paix et la gloire des Cieux. Autrement, comme l'a dit Benjamin, tous vos
actes accomplis en mentant à l'amour et à la vérité se changeront en paille
pour votre lit infernal. Je ne vous dis pas autre chose. Je vous dis
seulement: ayez présent à vos esprits le grand précepte de l'amour et soyez
fidèles à Dieu Vérité et à la vérité en toute parole, action et sentiment,
car la vérité est fille de Dieu. Un continuel travail de perfectionnement de
votre part, comme la semence qui croît jusqu'à ce qu'elle atteigne sa
perfection. Un travail silencieux, humble, patient. Soyez certains que Dieu
voit vos combats et vous récompense davantage pour un égoïsme vaincu, pour
une vilaine parole que vous retenez, pour une exigence qui ne s'impose pas
que si, armés pour la lutte, vous mettiez à mort l'ennemi. Le Royaume des
Cieux, dont vous serez les possesseurs si vous vivez en justes, se construit
avec les petites réalités de chaque jour. Avec la bonté, la modération, la
patience, en se contentant de ce que l'on a, avec la compassion réciproque,
avec l'amour, l'amour, l'amour. Soyez bons. Vivez en
paix les uns avec les autres. Ne jasez pas. Ne jugez pas. Dieu sera alors
avec vous. Je vous donne ma paix comme bénédiction et comme remerciement de
la foi que vous avez en Moi." Puis Jésus se tourne
vers la femme en disant : "Que Dieu te bénisse en particulier parce
que tu es une sainte épouse et une sainte mère. Persévère dans la vertu.
Adieu, Benjamin. Sois toujours plus aimant de la vérité et obéis à ta mère.
La bénédiction pour toi et pour tes frères et pour toi, mère." Un homme s'avance, il
est confus et balbutie : "Mais, mais... je suis ému de ce que tu
dis de mon épouse... Je ne savais pas..."
"Si." "Pourquoi ne
t'en sers-tu pas ? Tu veux que je les ouvre ?" "Tu l'as déjà
fait, Seigneur. Mais, je l'aime bien, sais-tu? C'est que... on s'habitue...
et... et..." "Et on se croit
permis d'exiger trop parce que l'autre est meilleur que nous... Ne le fais
plus. Tu es toujours en danger avec ton métier. Ne crains pas les bourrasques
si Dieu est avec toi. Mais si c'est l'Injustice, crains fortement. Tu as
compris ?" 263> "Plus que tu ne
dis. Mais je chercherai à t'obéir... Je ne savais pas..." et il
regarde sa femme comme s'il la voyait pour la première fois. |
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Jésus bénit et sort sur la petite route. Il
reprend son chemin vers la campagne. |
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