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Présentation générale
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Illustration
ci-dessus d'après un dessin de Renato Ammanito
("Miri") de
Béthanie. Sœur de Marthe et de Lazare. Fille de Théophile, prosélyte syrien,
gouverneur de Syrie et d’Euchérie, sa femme. Élevée
dans une culture hellénisante, elle divorce (2.83
- p.471) et mène alors une vie dissolue dans sa
propriété de Magdala sur le lac de Tibériade. Elle y rencontre Jésus (2.63).
Différentes circonstances dramatiques, sa conscience, toujours éveillée, et
son caractère trempé, l’amèneront à se convertir et à devenir un des piliers
de l’évangélisation. Elle se dévoue entièrement à Jésus qu’elle appelle du
nom affectueux de "Rabbouni". Après
"l'onction de Béthanie" où elle verse d'avance parfum et larmes sur
le Christ qui va mourir (8.47), elle
est la première à aller au tombeau le jour de la Résurrection (10.1) et la seconde à voir, après la Vierge Marie, Jésus
glorieux (10.5 ).
Caractère et aspect
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De caractère passionné, c'est
une femme "qui a de l'autorité, mais pas d'orgueil" -
"Maintenant. Mais avant elle était très fière, à l'opposé de ses parents
qui ne furent jamais ainsi" (8.28).
Grande, cheveux d’or, blonde avec des "tresses
grosses comme le bras, descendant jusqu’aux genoux". "Il y a
dix ans qu'elle fait parler d'elle. A peine pubère elle s'est montrée légère.
Mais, depuis quatre ans ! Et Lazare s'est alors retiré a Béthanie... Il
a bien fait, du reste. Personne n'aurait plus mis les pieds dans son
splendide palais de Sion où elle allait et venait encore… Et puis, désormais
elle est partout, sauf à sa maison. Maintenant elle est sûrement à Magdala...
Elle aura trouvé quelque nouvel amour (2.63) (voir ci-dessous
l’issue de cette relation)"
Son caractère trempé se manifeste en de multiples occasions. Ainsi,
lorsqu'elle soigne son frère atteint de plaies purulentes, elle n'hésite pas
à aller étudier les lépreux pour savoir si son frère est atteint de ce mal. (7.216) - Fille d'une très riche famille, elle vivra par la
suite la radicalité d'une vie d'ermite dépouillée de tout : "Mais Moi,
je vous dis ce que vous ne savez pas : que tous les biens personnels de
Marie de Lazare sont pour les serviteurs de Dieu et pour les pauvres du
Christ". (4.140 –
p.366)
Sa physionomie rappelle celle de sa mère, une sainte (2.63). Une voix pleine, chaude de contralto, une voix
passionnée. Un regard très vif, des yeux splendides (2.63). Des mains "splendides".
Parcours apostolique
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Témoin de la Résurrection et
de l'Ascension.
"C'est la plus grande ressuscitée de mon Évangile. Âmes qui avez erré,
apprenez d'elle la Science qui prépare au Ciel". Portrait
spirituel en 5.67
La première vraie rencontre, après celle, furtive,
du lac (2.63), a lieu
au cours du Sermon sur la montagne (3.34). Dans une rencontre suivant, à Magdala, Jésus
ressuscite un de ses amants tué par un romain jaloux (3.43). Au terme de luttes internes intenses, Marie de
Magdala se convertit (4.92). La
parabole de la brebis perdue et retrouvée est dite à son intention. Son
chemin de conversion est décrit par Jésus principalement dans son commentaire
de 4.95 et dans
différents autres. Dans la flamme de sa conversion, Marie Madeleine se jette
au pied de Jésus lors d’un dîner chez Simon le pharisien (Luc 7,36-50). Bouleversée,
elle se réfugie à Nazareth, chez la Vierge Marie (4.100), dont elle revient pour rejoindre le groupe des
disciples : elle fera désormais partie des femmes
qui suivent Jésus.
Marie de Magdala revit douloureusement son passé lors de l'agonie de son
frère Lazare dont le délire fait resurgir un passé honteux (8.4). C’est
une dernière purification : « Tu es une des âmes que Satan hait le
plus, mais tu es aussi une des plus aimées de Dieu » lui dit Jésus (7.180).
« Sais-tu qui, parmi mes plus intimes, confie Jésus à Lazare, a su
changer sa nature pour devenir du Christ, comme le Christ le veut ? Une
seule : ta sœur Marie. Elle est partie d'une animalité complète et
pervertie pour atteindre une spiritualité angélique. Et cela par l'unique
force de l'amour ». (9.6)
Elle est la première à voir le tombeau vide : « Marie-Madeleine, la
ressuscitée à la Grâce, a la première vision de la Grâce Ressuscitée ».
(10.6)
Elle est aussi une des premières personnes à aller vénérer le Golgotha après
la Passion de Jésus : « J’y suis mort. Et je l’ai
sanctifié pour toujours, dit Jésus ressuscité à ses apôtres craintifs. En
vérité je vous dis que jusqu’à la fin des siècles il n’y aura pas de lieu
plus saint que celui-là, et il attirera les foules de toute la Terre et de
toutes les époques pour baiser cette poussière. Et il y a déjà quelqu’un qui
vous y a précédés, sans craindre les moqueries et les vengeances, sans
craindre de se contaminer. Et pourtant qui vous a précédés avait une double
raison de craindre cela » (10.16).
La fin de vie de
Marie Madeleine.
On suppose que la fin de sa vie se passe dans la douleur si l’on en croit
cette phrase de Jésus à Maria Valtorta : « Puis viendra le jour où
je dirai comme à Marie de Magdala mourante : 'Repose-toi. Il est temps
pour toi de reposer. Donne-moi tes épines. Il est temps de roses. Repose-toi
et attends. Je te bénis, bénie'. (1.22
– p.97) » - Cette douleur sera l'amour qui
consume « Il n'y a pas d'autre voie pour toi, Marie, que l'amour, lui
dit Jésus. En effet quelle que soit la voie que tu prendras, elle sera
toujours amour. Amour si tu rends service en mon nom. Amour si tu
évangélises. Amour si tu t'isoles. Amour si tu te martyrises. Amour si tu te
fais martyriser. Tu ne sais qu'aimer, Marie. C'est ta nature (8.11) ».
À l'instar des grands saints ce chemin aboutira à la félicité finale :
« Marie, une bonne servante pour Moi. Aujourd'hui plus qu'hier. Demain
plus qu'aujourd'hui. Jusqu'à ce que je te dise : Cela suffit, Marie. C'est
l'heure de ton repos. - C'est dit,
Seigneur, répond Marie Madeleine à Jésus. Je voudrais que tu m'appelles,
alors. Comme tu as appelé mon frère hors du tombeau. Oh ! appelle-moi, Toi,
hors de la vie ! - Non, pas hors de la vie, dit Jésus. Je t'appellerai à
la Vie, à la vraie Vie. Je t'appellerai hors du tombeau qu'est la chair
et la Terre. Je t'appellerai aux noces de ton âme avec ton Seigneur (8.11) » - Dans ce dialogue sublime avec Jésus, Marie de
Magdala demande le martyr par l'amour. Ce martyr lui sera accordé :
« Quelle grâce de mourir d'amour pour Toi ! » conclue-t-elle.
Vers l’an 44, avec l’avènement d’Hérode-Agrippa, les persécutions
s'accentuent contre les chrétiens. La famille de Béthanie choisit de
s'expatrier : « On ne peut certainement pas se dire que Lazare, Marie et Marthe ont été des créatures craintives. Tu vois pourtant que,
bien qu’avec une extrême douleur, ils se sont éloignés d’ici pour porter
ailleurs la Parole divine qui ici aurait été étouffée par les juifs (
10.34) ». Ce qui corrobore la
tradition de leur exil en Gaule (voir ci-dessous).
Dans une vision rapportée dans les "Cahiers de 1944", Maria Valtorta voit la mort de Marie Madeleine dans une
grotte qui semble être celle de la Sainte Baume (Provence – France).
Son nom : מרים
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Alphabet hébreu sur croixsens.net
En hébreu Miriâm. Ce nom répandu peut
désigner l'amertume ou "celle qui est élevée", "Prophétesse"
ou le féminin de "Seigneur". La tradition chrétienne joue,
notamment pour la Vierge Marie, du rapprochement avec "mar yam", goutte d'au de mer, ce qui est traduit en latin par le vocable
Stella Maris, l'étoile de la mer.
Où en parle-t-on dans l'œuvre ?
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Marie de Magdala
fait partie des Personnages fondamentaux évoqués plus de 50 fois dans l'œuvre

La jeunesse de Marie : 1.22

Les derniers bergers : 2.63 -
En Judée avant la vie commune : 2.79 - 2.83 - 2.84 - Les
fêtes de fin d'année : 2.102 - 2.103

L'apostolat féminin : 3.18
Le
Sermon sur la Montagne : 3.34
- Apostolat
en Galilée : 3.43
- 3.44

La conversion de Marie-Madeleine : 4.88 - 4.90 - 4.92 - 4.94 - 4.95
- 4.96 - 4.97
- 4.98
- 4.99
- 4.100 - 4.101 - 4.102 - 4.103 - 4.104 - 4.105 - 4.106 - 4.107 - 4.108 - 4.109 - 4.110 - 4.111 - 4.112 - 4.113 - 4.115 - 4.116 - 4.117 - 4.118 - Envoi
des apôtres et disciples en mission : 4.123 - 4.124 - 4.140
- 4.143
- Pérée, Galaad et Trachonitide : 4.145 - 4.146
- 4.149 - 4.150 - 4.151 - 4.154 - 4.157 - 4.158 - 4.168 - Les
fêtes de fin d'année à Nazareth : 4.177

5.1 - 5.26 - La Transfiguration et le Pain
du Ciel : 5.36 - 5.38
- 5.51
- 5.52 - L'avant-dernière Pâque
: 5.55 - 5.57 - 5.60 - 5.61 - 5.62 - 5.65 - 5.66 - 5.67 - 5.68

Plaine de Saron : 6.98
- Pentecôte, Décapole et Plaine d'Esdrelon
: 6.104 - 6.111
- L'été à Nazareth : 6.132
- 6.140

En Syro-Phénicie : 7.161 - La fête des
Tabernacles : 7.180
- En Moab et en Judée : 7.199 - 7.216 - 7.233

La résurrection de Lazare : 8.1 - 8.2 - 8.3 - 8.4 - 8.5 - 8.6 - 8.8 - 8.11 - L'exil en Samarie : 8.12 - 8.20 - 8.21 - 8.27 - 8.29 - 8.34 - 8.35 - 8.36 - Le retour vers Jérusalem : 8.37 - 8.39 - 8.40 - 8.42 - 8.44 - 8.45 - 8.47

9.6 - La
Semaine Sainte : 9.8 - 9.9
- 9.15
- 9.17
- 9.18

Le dimanche de la Résurrection : 10.1 - 10.2 - 10.5 - 10.6 - 10.12 - de la Résurrection à l'Ascension : 10.14 - 10.16 - 10.21 - 10.22 - 10.23 - 10.26 - 10.28 - 10.29 - 10.33 - 10.34
En savoir plus sur ce personnage
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Marie Madeleine en Provence
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(photo
ci-contre : reliques de Marie Madeleine conservées dans la Basilique de
Saint-Maximin, la Sainte-Baume)
Fête le 22 juillet. Selon une tradition bien établie, elle s’est exilée en Provence avec toute la famille de Béthanie, après la Résurrection
de Jésus et probablement poussée par les persécutions naissantes.
Cette émigration ne peut surprendre, la Gaule Narbonnaise (sud de la France
de l'époque romaine) était, à cette époque, un lieu d'éloignement comme nous
le confirme les sources historiques. On y retrouve en effet des bannis et des
disgraciés comme Hérode Antipas et Hérodiade (à St Bertrand de Comminges dans
le Pyrénées), Pilate (à Vienne de France) et Claudia Procula
(à Narbonne)... Ce n'est donc pas étonnant que ce lieu d'éloignement ait
accueillie à la famille menacée.
Ermite dans le massif de la Sainte Baume, Marie Madeleine y est morte à l'âge
de 70/75 ans environ. Son tombeau, à Saint Maximin (Var), tenu par les dominicains, est le troisième tombeau de la chrétienté. (Cf. à ce
sujet Le premier siècle chrétien de
Jean Aulagnier sur l’authenticité probable de cette
tradition (éditions Résiac). L'ostentation des
reliques de Marie de Magdala a lieu dans la Basilique de Saint-Maximin à
partir du 22 juillet et pendant huit jours. On peut aussi faire un pèlerinage
à la grotte de la Sainte-Baume, toute proche.
Maria Valtorta, dans sa vision du 30 mars 1944,
confirme cet exil dans la grotte de la Sainte-Baume (même si la précision
n'est pas donnée). Cette vision décrit notamment la mort de
Marie Madeleine. Un doute demeure cependant pour la
localisation de la grotte : Maria Valtorta croit distinguer le reflet de la
mer. La grotte serait donc sur le versant opposé au sanctuaire actuel, à
moins que ce reflet indique un lac ou une rivière. À noter aussi que,
contrairement à la tradition, Maximin n'est pas présent à sa mort
(mais il peut avoir été prévenu).
La
Légende Dorée de Jacques de Voragine
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Dans cette recension très célèbre du XIIIème siècle,
Marie Madeleine est présentée ainsi :
"Marie, surnommée Magdeleine, du château de Magdalon,
naquit des parents les plus illustres, puisqu'ils descendaient de la race
royale. Son père se nommait Syrus et sa mère Eucharie. Marie possédait en commun avec Lazare, son
frère et Marthe, sa sœur, le château de Magdalon,
situé à deux milles de Génézareth, Béthanie qui est
proche de Jérusalem, et une grande partie de Jérusalem. Ils se partagèrent
cependant leurs biens de cette manière : Marie eut Magdalon
d'où elle fut appelée Magdeleine, Lazare retint ce qui se trouvait à
Jérusalem, et Marthe posséda Béthanie. Mais comme Magdeleine recherchait tout
ce qui peut flatter les sens, et que Lazare avait son temps employé au
service militaire, Marthe, qui était pleine de prudence, gouvernait avec soin
les intérêts de sa sœur et ceux de son frère; en outre elle fournissait le
nécessaire aux soldats, à ses serviteurs, et aux pauvres. Toutefois ils
vendirent tous leurs biens après l'ascension de J.-C.". (La légende
dorée – Tome 2 – page 243)
Jean Aulagnier
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"Une ou plusieurs 'Marie' ?" : Note extraite de "Le premier siècle chrétien – Une
approche scientifique de la naissance du Christianisme" – Jean Aulagnier – Éditions Résiac –
1989
"Évangélisation de la Gaule" : Extraits du "Premier siècle chrétien – Une
approche scientifique de la naissance du Christianisme" – Jean Aulagnier – Éditions Résiac –
1989
Autres
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Voir sa biographie sur le site de la Conférence des évêques de France
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Fiche mise à jour le 27/02/2013
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