"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Qui sommes-nous

 2.79. - Andando dai pastori. I gioielli di Aglae e una parabola sulla sua conversione.

 1.79. - Jesus on His Way Back Stops with the Shepherds near Hebron.

 2.79 - Volviendo donde los pastores.

 2.115 - Jesus mit den Hirten auf dem Rückweg nach Hebron.


Mercredi 16 juin 27
(25 Siwan 3787)
Entre Hébron et la vallée du Térébinthe.


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 Les chemins de conversion d'Aglaé.

 Les trois stades de la purification ou du retour en grâce.


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- Une route abrupte en pays montagneux ................ 227

- Jésus fait l'éloge du vieux Saul ........................................ 228

- Rencontre des bergers 229

- Jésus loue les habitants de Jutta .............................. 229

- Aglaé s'est informée auprès d'Élie ............................. 230

- Elle lui a donné une bourse bien garnie .................. 231

- Discours (Les étapes d'une conversion) .................. 231

- Missions données aux disciples ....................... 232

- Pour ceux d'Hébron le Baptiste est le Messie ............... 233

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 2


Tome 2, chapitre 43.

79.
Jésus sur le chemin du retour avec les bergers près d’Hébron. Les bijoux d'Aglaé.


Vision du lundi 15 janvier 1945

227> Jésus marche avec ses disciples sur un chemin, le long d'un torrent. Le long... c'est une façon de parler. Le torrent est en contrebas. En haut, le long de la côte, c'est la route en lacets, comme on en trouve facilement dans les pays montagneux. Jean est rouge comme de la pourpre, chargé comme un porte-faix d'un sac rebondi, plein. Judas, par ailleurs porte celui de Jésus avec le sien. Simon a seulement le sien et les manteaux. Jésus a repris son vêtement et ses sandales. La mère de Judas a donc dû le faire laver parce qu'il n'a pas de faux plis. 

"Que de fruits ! Les beaux vignobles sur ces collines !" dit
Jean auquel la chaleur et la fatigue ne font pas perdre sa bonne humeur. "Maître, est-ce le cours d'eau sur les rives duquel nos pères cueillirent les grappes miraculeuses[1] ?"     

"Non, c'est l'autre, et plus au midi. Mais toute la région était un endroit béni aux fruits excellents."  

"Maintenant, elle ne l'est plus autant bien que belle encore."  

"Trop de guerres ont dévasté le sol. C'est ici que s'est fait Israël... mais pour se faire, il dut le féconder avec son sang et celui des ennemis."     

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228> "Où les trouvons-nous, les bergers ?"   

"A cinq milles
d'Hébron[2], sur les rives du fleuve dont tu parlais."      

"Au-delà de cette colline, alors."       

"Plus loin."   

"Il fait très chaud. L'été... Où allons-nous après, Maître ?"     

"Dans un endroit encore plus chaud, mais je vous prie de venir. Nous voyagerons de nuit. Les étoiles sont si claires qu'il n'y a pas d'obscurité. Je veux vous montrer un endroit..."

"Une ville ?"  

"Non... un endroit... qui vous fera comprendre le Maître... peut-être mieux que ses paroles."

"Nous avons perdu des journées avec ce stupide incident. Il a tout gâté... et ma mère qui avait fait tant de préparatifs est restée déçue. Je ne sais plus pourquoi tu as voulu te séparer jusqu'à la purification."         

"Judas, pourquoi appelles-tu stupide un fait qui fut une grâce pour un vrai fidèle. Ne voudrais-tu pas, toi, pour toi même
une telle mort ? Il avait attendu toute sa vie le Messie. Il s'en était allé, déjà âgé par des chemins incommodes pour l'adorer quand on lui eut dit : "Il y est". Il avait conservé en son cœur pendant trente ans la parole de ma Mère. L'amour et la foi l'ont investi de leurs feux, dans la dernière heure que Dieu lui réservait. Son cœur s'est brisé de joie, consumé, comme un holocauste agréable par le feu de Dieu. Quel sort meilleur que celui-là ? Il a gâté la fête que tu avais préparée ? Vois en cela une réponse de Dieu. On ne mélange pas ce qui est de l'homme avec ce qui vient de Dieu... Ta mère, elle m'aura encore. Ce vieillard ne devait plus m'avoir. Tout Kériot peut venir au Christ, le vieillard n'avait plus de force pour le faire. J'ai été heureux d'avoir accueilli sur mon cœur le vieux père mourant et d'avoir recommandé son esprit. Et, pour le reste... Pourquoi scandaliser en manifestant du mépris pour la Loi ? Pour dire : "Suivez-moi" il faut marcher. Pour amener sur une voie sainte, il faut suivre la même voie. Comment aurais-je pu ou comment pourrais-je dire : "Soyez fidèles", si Moi j'étais infidèle !"    

"Je crois que cette erreur est la cause de notre décadence. Les rabbins et les pharisiens accablent le peuple sous le poids des prescriptions et puis... et puis, ils agissent comme
celui qui a profané la maison de Jean en y faisant un lieu de débauche." observe Simon.

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229> "C'est un homme d'Hérode..."  

"Oui, Judas. Mais on trouve les mêmes fautes chez les castes que l'on dit, qui, d'elles-mêmes, se disent saintes. Qu'en dis-tu, Maître ?" dit Simon.

"Je dis que tant qu'il y aura une poignée de vrai levain et de vrai encens en Israël, on fera du pain et on parfumera l'autel."       

"Que veux-tu dire ?"  

"Je veux dire que si quelqu'un vient à la
Vérité avec un cœur droit, la Vérité se répandra comme un levain dans la masse de farine et comme un encens pour Israël tout entier."

"Que t'a dit
cette femme ?" demande Judas.

Jésus ne répond pas. Il se tourne vers Jean : "Cela pèse lourd et fatigue. Donne-moi ta charge."       

"Non, Jésus, je suis entraîné et puis... la joie qu'en aura
Isaac me la rend plus légère."

On a contourné le coteau. A l'ombre d'un bois, sur l'autre versant se trouvent les troupeaux d'
Élie. Et les bergers, assis à l'ombre les gardent. Ils voient Jésus et accourent.       

"La paix soit avec vous. Vous êtes ici ?"      

"Nous pensions à Toi... et à cause du retard, nous demandant s'il fallait aller à ta rencontre ou obéir... nous avons décidé de venir jusqu'ici pour t'obéir, et à notre amour en même temps. Tu devais être ici depuis plusieurs jours."      

"Nous avons dû nous arrêter..."        

"Mais... rien de mal ?"          

"Non, rien, ami. La mort d'un fidèle sur mon cœur. Rien d'autre."       

"Que veux-tu qu'il arrive, berger ? Quand les choses sont bien préparées... Bien sûr il faut savoir les préparer et préparer les cœurs à les recevoir. Ma cité a donné au Christ tous les honneurs. N'est-ce pas vrai, Maître ?"           

"C'est vrai, Isaac : nous y sommes passés en revenant de chez
Sara. La cité de Jutta aussi, sans autre préparation que celle de la simple bonté et de la vérité des paroles d'Isaac, a su comprendre l'essentiel de ma doctrine et aimer, d'un amour pratique, désintéressé et saint. Elle t'a envoyé vêtements et nourriture, Isaac, et, aux oboles restées sur ton grabat, tous ont voulu ajouter quelque chose pour toi qui reviens dans le monde et qui manques de tout. Tiens. Je ne porte jamais d'argent, mais celui-là, je l'ai accepté parce qu'il est purifié par la charité."       

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230> "Non, Maître, garde-le, Toi. Je suis habitué à m'en passer."      

"Maintenant tu devras aller dans des pays où je t'enverrai et tu en as besoin. L'ouvrier a droit au
salaire, même s'il travaille sur les âmes... car il a encore un corps à nourrir, comme qui dirait l'âne qui aide son maître. Ce n’est pas grand-chose, mais tu sauras te débrouiller... Jean a dans ce sac des vêlements et des sandales. Joachim en a pris des siens. Ils seront grands... mais, il y a tant d'amour dans ce don !"     

Isaac prend la besace et se retire derrière un buisson pour s'habiller. Il était encore pieds nus et vêtu de sa toge bizarre faite d'une couverture.            

 "Maître, dit Élie, cette femme... cette femme qui se trouve dans la maison de Jean... quand tu étais parti depuis trois jours et que nous faisions paître les troupeaux sur les prés d'Hébron - les prés sont à tout le monde et on ne pouvait pas nous chasser - cette femme nous envoya une servante avec cette bourse, en disant qu'elle voulait nous parler... Je ne sais pas si j'ai bien fait, mais la première fois, j'ai rendu la bourse et j'ai dit : "Je ne veux rien entendre"... Puis, elle m'a fait dire : "Viens, au nom de Jésus" et je suis allé... Elle a attendu le départ de son... oui, homme qui l'a pour maîtresse... Que de choses elle a voulu... oui, elle voulait savoir. Moi, j'ai dit peu de choses, par prudence. C'est une courtisane. Je craignais un piège pour Toi. Elle m'a demandé qui tu es, où tu résides, ce que tu fais, si tu es un seigneur... J'ai dit : "C'est Jésus de Nazareth. Il est de partout car c'est un maître et il donne son enseignement à travers la Palestine". J'ai dit que tu es pauvre, un simple artisan que la Sagesse a pénétré de sagesse... Rien de plus."      

"Tu as bien fait." dit Jésus, et au même instant Judas s'écrie : "Tu as mal fait ! Pourquoi n'as-tu pas dit que c'était le Messie et le Roi du monde ? Chasse-la cette orgueilleuse Romaine sous l'éclat de la splendeur de Dieu !"        

"Elle ne m'aurait pas compris, et puis étais-je certain qu'elle était sincère ? Tu l'as dit, toi, quand tu l'as vue ce qu'elle est. Pouvais-je jeter les choses saintes, et tout ce qui touche Jésus est saint, dans sa bouche, à elle ? Pouvais-je mettre Jésus en danger en lui donnant trop d'informations ? Que de tous les autres lui vienne le mal, mais pas de moi."      

"Allons-nous-en, Jean, dire qu'Il est le Maître, expliquer la vérité sainte."        

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231> "Moi, non, à moins que Jésus me l'ordonne."   

"Tu as peur ? Que veux-tu que cela te fasse ? En as-tu du dégoût ? Le Maître ne l'a pas eu !"

"Ni peur, ni dégoût. J'ai pitié d'elle. Mais je pense que si Jésus le voulait, il pouvait s'arrêter pour l'instruire. Il ne l'a pas fait, Il n'est pas indiqué que nous le fassions."    

"Alors, il n'y avait pas de signes de conversion... Maintenant. Élie, fais voir la bourse." Et Judas renverse sur un pan de son manteau, car il s'est assis sur l'herbe, le contenu de la bourse. Anneaux, pendentifs, bracelets, un collier, tout roule : jaune d'or sur le jaune foncé du vêtement de Judas. "Un tas de bijoux !... Qu'en faisons-nous ?"  

"Cela peut se vendre." dit Simon.     

"Ce sont des choses compromettantes." objecte Judas qui pourtant les admire.       

"Je le lui ai dit, moi aussi en les prenant. J'ai ajouté : "Ton maître te battra". Elle m'a répondu: "Ce ne sont pas ses affaires c'est à moi. J'en fais ce que je veux. Je sais que c'est l'or du péché... mais il sera purifié s'il sert pour qui est pauvre et saint. Pour qu'il se souvienne de moi" et elle pleurait."   

"Vas-y Maître."         

"Non."          

"Envoie Simon."       

"Non."          

"Alors, j'y vais."        

"Non."          

Les "non" de Jésus sont secs et impérieux.  

"Ai-je mal fait, Maître, de lui parler et d'accepter cet or ?" demande Élie qui voit Jésus soucieux.     

"Tu n'as pas mal fait, mais il n'y a rien de plus à faire."         

"Mais, peut-être cette femme veut se racheter et a besoin qu'on l'instruise..." objecte encore Judas.         

"En elle, se trouvent déjà tant d'étincelles capables d'allumer l'incendie dans lequel peut se consumer son vice, laissant l'âme à nouveau redevenue vierge par l'effet du repentir. Il y a peu de temps, je vous ai parlé du levain qui agit sur toute la pâte et en fait un pain sanctifié. Écoutez une courte parabole.        

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232>
 Cette femme, c'est la farine, une farine où le Malin a mélangé ses poussières d'enfer. Je suis le levain : cela signifie que ma parole est le levain. Mais s'il y a trop de son dans la farine, ou si on y a mélangé des graviers et du sable, et de la cendre encore en plus, peut-on faire le pain, même si le levain est excellent ? On ne peut le faire. Il faut enlever patiemment de la farine, son, cendres, gravier et sable. La Miséricorde passe et offre le crible... Le premier : il est fait de courtes vérités fondamentales. Il est nécessaire qu'elles soient comprises par quelqu'un qui est dans le filet d'une complète ignorance, du vice, des erreurs de la gentilité. Si l'âme les accueille, elle commence la première purification. La seconde arrive avec le crible de l'âme elle-même, qui confronte son être avec l'Être qui s'est manifesté. Elle a horreur d’elle-même et commence son travail. Par une opération toujours plus précise, après les pierres, après le sable, après la cendre, elle en arrive aussi à enlever ce qui est déjà de la farine, mais avec des grains encore grossiers, trop grossiers pour donner un pain excellent. Maintenant, voilà que tout est prêt. Alors, la Miséricorde revient et se mélange à cette farine préparée - cela aussi est préparation, Judas - elle la fait lever et en fait le pain. Mais, c'est une longue opération où agit la volonté de l'âme.           

Cette femme... cette femme possède déjà en elle-même ce minimum qu'il était juste de lui donner et qui peut lui servir à accomplir son travail. Laissons-la faire, si elle le veut, sans la troubler. Tout est
trouble pour l'âme qui se travaille : la curiosité, le zèle inconsidéré, les intransigeances comme une pitié exagérée."

"Alors, nous n'y allons pas ?"           

"Non, et pour que personne d'entre vous n'aie de tentation, nous partons tout de suite. Dans le bois, il y a de l'ombre. Nous arrêterons au fond de la vallée du Térébinthe et là, nous nous séparerons. Élie reviendra à ses pâturages avec
Lévi, pendant que Joseph viendra avec Moi au gué de Jéricho. Puis... nous nous retrouverons encore. Toi, Isaac, continue ce que tu as fait à Jutta en allant de là par Arimathie et Lidda pour arriver à Doco. Là nous nous retrouverons. Il y a la Judée à préparer et tu sais comment faire. Comme tu as fait à Jutta."         

"Et nous ?"   

"Vous, vous viendrez, comme je l'ai dit pour voir ma préparation
[3]. Moi aussi, je me suis préparé à la mission."           

"En allant près d'un rabbi ?"  

"Non."          

"Près de Jean ?"      

"Je n'en ai reçu que le Baptême."      

"Et alors ?"   

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233> "Bethléem a parlé avec les pierres et les cœurs. Là aussi, où je te conduis, Judas, les pierres, et un cœur, le mien, parleront en répondront à ta question."  

Élie qui a apporté du lait et du pain noir dit : "J'ai cherché, pendant mon attente, et Isaac a cherché avec moi, à persuader le gens d'Hébron... Mais ils ne croient, ne jurent, ne veulent que Jean C'est leur "saint" et ils ne veulent que lui."

"Péché commun à beaucoup de pays et à beaucoup de croyant présents et futurs. Ils regardent l'ouvrier et non pas le patron qui a envoyé l'ouvrier. Ils posent des questions à l'ouvrier sans même lui dire : "Dis cela à ton patron" Ils oublient qu'il y a l'ouvrier parce qu'il y a le patron et que c'est le patron qui instruit l'ouvrier et le rend apte au travail. Ils oublient que l'ouvrier peut intercéder. Mais qu'il n'y en a qu'un qui puisse concéder : le patron. En ce cas, Dieu et son Verbe avec Lui. N'importe. Le Verbe en a de la douleur, mais pas de rancœur. Partons."   

La vision se termine.

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[1] Nombres 13, 23.

[2] 7,4 kms.

[3] La montagne du jeûne. Cf. 2.44.