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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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dimanche
- Rencontre d'une Salomé en pleurs 548 - Mon dernier enfant se meurt! 549 - Si tu pardonnes, il sera guéri 550 - Réactions du Zélote et de Margziam 551 |
4.174. |
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548> Jésus, avec Simon le
Zélote et Margziam, traverse Nazareth
en se dirigeant vers la campagne qui s'étend vers Cana. Et il la traverse, sa
ville, incrédule et hostile, en prenant justement les rues les plus centrales
et en coupant de biais la place du marché, fréquentée à cette heure matinale.
Plusieurs se retournent pour le regarder : quelques rares habitants le
saluent, les femmes, surtout les plus âgées, Lui sourient mais, à part
quelques enfants, personne ne vient à Lui. 549> Un murmure le suit
quand il est passé. Jésus voit certainement tout, mais ne le manifeste pas.
Il parle avec Simon ou avec l'enfant, qui est entre les deux hommes, et il
suit son chemin. Ils sont maintenant aux dernières maisons.
Sur le seuil d'une porte se trouve. Il semble qu'elle attende quelqu'un.
Quand elle voit Jésus, elle est sur le point d'avancer, puis elle s'arrête et
baisse la tête en rougissant. "C'est une parente, c'est l'épouse de
Simon d'Alphée" dit Jésus à l'apôtre. La femme parait sur les épines, en proie à
des sentiments opposés. Elle change de couleur, lève les yeux et les abaisse.
Tout son visage exprime un désir de parler que quelque motif retient. "La paix à toi, Salomé" lui dit
pour la saluer Jésus qui est à sa hauteur. La femme le regarde comme étonnée par le ton
affectueux de son Parent, et elle répond, en rougissant encore
davantage : "La paix à..." L'envie de pleurer l'empêche de
finir la phrase, Elle couvre son visage en repliant son bras et elle pleure
angoissée, contre l'huisserie de la porte de la maison. "Pourquoi pleures-tu ainsi,
Salomé ? Ne puis-je rien faire pour te consoler ? Viens ici, dans
ce coin, et dis-moi ce que tu as..." et il la prend par le coude et la conduit
dans une petite ruelle entre sa maison et le jardin d'une autre maison. Simon
avec Margziam, tout étonné, restent à l'entrée de
la ruelle. "Qu'as-tu, Salomé ? Tu sais que je
t'aime bien, que je vous ai toujours bien aimés. Tous. Et qu'il en est toujours
ainsi. Tu dois y croire et pour ce motif avoir confiance..." Les pleurs s'arrêtent comme pour écouter ces
paroles et en comprendre le vrai sens, et puis reprennent plus forts,
alternant avec des paroles décousues : "Toi oui… Nous... Pas moi,
pourtant... Et pas même Simon... Mais lui est plus sot que moi... Moi, je lui
disais... "Appelle Jésus"... Mais tout le pays est contre nous...
contre Toi... contre moi... contre mon enfant..." Arrivé au point
tragique, les pleurs deviennent à leur tour tragiques. La femme se tord et
gémit en se frappant le visage comme si la douleur la faisait délirer. Jésus lui prend les mains en disant :
"Non pas ainsi. Je suis ici pour te consoler. Parle et Moi, je ferai
tout..." 550> La femme le regarde
en écarquillant les yeux par l'étonnement et la souffrance. Mais l'espoir lui
donne la force de parler, et elle parle posément : "Même si Simon
est coupable, auras-tu pitié de moi ? Vraiment ? ...Oh ! Jésus
qui sauves tout le monde ! Mon petit ! Alphée, le dernier, il est
malade... il meurt !... Tu l'aimais, Alphée. Tu lui découpais des jouets
dans le bois... Tu le soulevais pour qu'il cueille le raisin et les figues de
tes arbres... et avant de partir pour ...pour aller dans le monde, tu lui
enseignais déjà tant de bonnes choses... Maintenant, tu ne pourrais plus...
Il est comme mort... Il ne mangera plus de raisin ni de figues. Il
n'apprendra plus rien..." et elle pleure à chaudes larmes.
"Son ventre est très malade. Il a crié,
éprouvé des spasmes, déliré pendant tant de jours. Maintenant il ne parle
plus. Il est comme quelqu'un que l'on a frappé à la tête. Il gémit, mais ne
répond pas. Il ne sait même pas qu'il gémit. Il est livide. Déjà il se
refroidit. Et il y a tant de jours que je supplie Simon d'aller te trouver.
Mais... Oh ! je l'ai toujours aimé, mais à présent je le hais car c'est
un sot qui pour une idée stupide fait mourir mon enfant. Mais lui mort, je
m'en irai, dans ma maison avec mes autres enfants. Il n'est pas capable
d'être père quand il le faut. Et moi, je défends mes enfants. Je m'en vais. Oui.
Que le monde dise ce qu'il veut. Je m'en vais." "Ne parle pas ainsi. Renonce tout de
suite à cette pensée de vengeance." "De justice. Je me révolte, tu le
vois ? Moi, je t'ai attendu parce que personne ne te disait :
"Viens". Moi, je te le dis. Mais j'ai dû le faire comme si c'était
une mauvaise action, et je ne puis te dire : "Entre" car dans
la maison, il y a les gens de Joseph et..." "Il n'est pas nécessaire. Me promets-tu
de pardonner à Simon ? D'être toujours bonne épouse ? Si tu me le
promets Moi, je te dis : "Rentre chez toi, et ton fils guéri te
sourira". Peux-tu le croire ?" "Moi, je crois en Toi. Même
contre tout le monde, je crois." "Et comme tu as la foi, peux-tu avoir le
pardon ?" "...Vas-tu vraiment me le
guérir ?" "Non seulement cela. Je te promets que
cessera le doute de Simon sur Moi, et le petit Alphée, et avec lui les autres
enfants, et toi avec ton époux, leur père, vous reviendrez dans ma maison.
Marie dit si souvent ton nom..." "Oh ! Marie, Marie ! Il est né
quand elle était là, Alphée... Oui, Jésus, je pardonnerai. Je ne lui dirai
rien... Non, plutôt je lui dirai : "Voici comme Jésus répond à ta
manière d'agir : en te rendant un fils". Cela, je peux le
dire !" 551> "Tu peux le
dire... Va, Salomé. Va ! Ne pleure plus. Adieu. La paix à toi, bonne
Salomé. Va, Va !" Il la ramène à la porte, la regarde entrer,
sourit en voyant que toute anxieuse elle court vers l'entrée sans même fermer
la porte, et Lui s'approche lentement pour la fermer complètement. Il se tourne vers ses deux compagnons et il
dit : "Et maintenant allons où nous devions aller..." "Crois-tu que Simon se
convertira ?" demande le Zélote. "Ce n'est pas un infidèle. C'est
seulement quelqu'un qui se laisse dominer par le plus fort." "Oh! mais alors! Plus fort que le
miracle !" "Tu vois que tu te réponds par
toi-même... Je suis content d'avoir sauvé l'enfant. Je l'ai vu quand il avait
quelques heures et il m'a toujours bien aimé..." "Comme moi? Et il deviendra
disciple ?" demande Margziam intéressé et
qui a du mal à croire que quelqu'un puisse aimer Jésus comme il l'aime. "Toi, tu m'aimes comme enfant et comme
disciple. Alphée m'aimait seulement comme enfant, Mais après, il m'aimera
aussi comme disciple. Mais maintenant il est encore enfant. Il a huit ans
environ. Tu le verras." "Alors, comme enfant et disciple, il n'y
a que moi ?" "Toi seul, pour l'instant. Tu es le chef
des enfants disciples. Quand tu seras tout à fait homme, rappelle-toi que tu
as su être un disciple qui n'est pas inférieur aux hommes, et par conséquent
ouvre les bras à tous les enfants qui viendront à toi en me cher- chant et en
disant: " Je veux être disciple du Christ". Le
feras-tu ?" |
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"Je le ferai" promet sérieusement Margziam... La campagne découverte, toute ensoleillée, les
entoure maintenant et ils s'éloignent de moi, dans le soleil... |
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