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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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- Le besoin d'un miracle de première grandeur 72
- Le manque de foi dans le Dieu du miracle 72 - La suite de Jésus et l'héroïsme 73 - La douleur est sanctification 73 - L'évidence du miracle 74 - J'ai pleuré pour trois motifs 74 |
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72> Jésus dit: "J'aurais pu intervenir
à temps pour empêcher la mort de Lazare, mais je n'ai pas voulu le faire. Je
savais que cette résurrection aurait été une arme à double tranchant car
j'aurais converti les juifs dont la pensée était droite et rendu plus haineux
ceux dont la pensée n'était pas droite. De ceux-ci, et après ce dernier coup
de ma puissance, serait venue ma sentence de mort. Mais j'étais venu pour
cela et désormais l'heure était mûre pour que cela s'accomplisse. J'aurais pu
aussi accourir tout de suite, mais j'avais besoin de persuader par la
résurrection d'une putréfaction déjà avancée les incrédules plus obstinés. Et
mes apôtres aussi qui, destinés à porter ma Foi dans le monde, avaient besoin
de posséder une foi soutenue par des miracles de première grandeur. Chez les apôtres il y
avait tant d'humanité, je l'ai déjà dit. Ce n'était pas un
obstacle insurmontable. C'était au contraire une conséquence logique de leur
condition d'hommes appelés à m'appartenir à un âge déjà adulte. On ne change
pas une mentalité, une tournure d'esprit du jour au lendemain. Et Moi, dans
ma sagesse, je n'ai pas voulu choisir et éduquer des enfants et les faire
grandir selon ma pensée pour en faire mes apôtres. J'aurais pu le faire, mais
je n'ai pas voulu le faire pour que les âmes ne me reprochent pas d'avoir
méprisé ceux qui ne sont pas innocents et qu'elles ne portent à leur décharge
et à leur excuse que Moi aussi j'aurais signifié par mon choix que ceux qui
sont déjà formés ne peuvent changer.
Je vous prie, pour
vous conduire surnaturellement, de garder présente à vos esprits ma réponse à
Thomas. On ne peut être mes vrais disciples si on ne sait pas donner à la
vie humaine le poids qu'elle mérite en tant que moyen pour conquérir la vraie
Vie et non en tant que fin. Celui qui voudra sauver sa vie en ce monde
perdra la vie éternelle [2]. Je l'ai dit et je
le répète. Que sont les épreuves ? La nuée qui passe. Le Ciel reste et vous
attend au-delà de l'épreuve.
La douleur de Marthe
est différente de celle de Marie à cause de l'esprit différent des deux sœurs
et de la conduite différente qu'elles ont eue. Heureux ceux qui se conduisent
de manière à n'avoir pas le remords d'avoir affligé quelqu'un qui maintenant
est mort, et qui ne peut plus se consoler des douleurs qu'on lui a données. Mais
encore plus heureux celui qui n'a pas le remords d'avoir affligé son Dieu, 74> Moi, Jésus, et qui ne craint pas de me rencontrer, mais au
contraire soupire après ma rencontre comme le rêve anxieux de toute sa vie et
enfin atteint. Je suis pour vous Père, Frère, Ami. Pourquoi donc me blessez-vous si
souvent ? Savez-vous combien de temps il vous reste à vivre ? À vivre pour
réparer ? Vous ne le savez pas. Et alors, heure par heure, jour après jour,
conduisez-vous bien, toujours bien. Vous me rendrez toujours heureux. Et même
si la douleur vient à vous, car la
douleur c'est la sanctification, c'est la myrrhe qui préserve de la
putréfaction de la chair, vous aurez toujours en vous la certitude que je
vous aime, et que je vous aime même dans cette douleur, et la paix qui
vient de mon amour. Toi, petit Jean, tu le sais si Moi je sais consoler même
dans la douleur. Dans ma prière au
Père se trouve répété ce que j'ai dit au début : il était
nécessaire de secouer par un miracle de première grandeur l'opacité des juifs
et du monde en général. La résurrection d'un homme enseveli depuis quatre
jours et descendu au tombeau après une maladie bien connue, longue,
chronique, répugnante, n'était pas une chose qui pût laisser indifférent ni
non plus incertain. Si je l'avais guéri alors qu'il vivait, ou si je lui
avais infusé le souffle sitôt qu'il avait expiré, l'âcreté des ennemis aurait
pu créer des doutes sur la réalité du miracle. Mais la puanteur du cadavre,
la pourriture des bandelettes, le long séjour au tombeau, ne laissaient pas
de doute. Et, miracle dans le miracle, j'ai voulu que Lazare fût dégagé et
purifié en présence de tout le monde pour que l'on vît que non seulement la
vie, mais l'intégrité des membres était revenue là où auparavant l'ulcération
de la chair avait répandu dans le sang les germes de mort. Quand je fais grâce,
je donne toujours plus que vous ne demandez.
La constatation de la
ruine que
Satan avait apportée à l'homme en l'amenant au Mal. Ruine dont la
condamnation humaine était la douleur et la mort. La mort physique, emblème
et image vivante de la mort spirituelle, que la faute donne à l'âme en
la plongeant, elle reine destinée à vivre dans le royaume de la Lumière, dans
les ténèbres infernales. 75> La persuasion que même ce miracle, mis pour ainsi dire
comme le corollaire sublime de trois années d'évangélisation, n'aurait pas
convaincu le monde judaïque de la Vérité que je lui avais apportée, et
qu'aucun miracle n'aurait fait du monde à venir un converti au Christ. Oh
! douleur d'être près de mourir pour un si petit nombre ! La vision mentale de
ma morte prochaine. J'étais Dieu, mais j'étais homme aussi. Et pour être
Rédempteur je devais sentir le poids de l'expiation, donc aussi
l'horreur de la mort et d'une telle mort. J'étais un homme vivant, en bonne
santé qui se disait : "Bientôt, je serai mort, je serai dans un tombeau
comme Lazare. Bientôt l'agonie la plus atroce sera ma compagne. Je dois mourir".
La bonté de Dieu vous épargne la connaissance de l'avenir, mais à Moi elle
n'a pas été épargnée. |
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Oh ! croyez-le, vous
qui vous plaignez de votre sort. Aucun n'a été plus triste que le mien, de
Moi qui ai eu la constante prescience de tout ce qui devait m'arriver, jointe
à la pauvreté, aux privations, aux aigreurs qui m'ont accompagné de ma
naissance à ma mort. Ne vous plaignez donc pas et espérez en Moi. Je vous
donne ma paix." |
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