|
"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
||
|
Les principales raisons
d'être de l'Œuvre 1. La corruption
de la doctrine par le modernisme 296 2. Réveiller un
amour renouvelé pour ma mère 296 3. Venir en aide
aux directeurs spirituels 297 4. Rétablir la
vérité sur Jésus et sur Marie - Comment Dieu voulait l'homme et la femme 298 - Affection de Marie pour Jésus et vice versa 298 - Certaines attitudes de Jésus à expliquer 299 5. Montrer la complexité et la durée de ma
passion 300 6. Montrer la
puissance de ma parole et ses divers effets 300 7. Faire
connaître le mystère de Judas 301 - Les sept parties de l'Œuvre 302 - Ayez de la considération pour mon instrument 302 - L'Esprit Saint, auteur et commentateur de l'Évangile 302 - Pouvez-vous me défendre de combler des lacunes ? 303 - L'Œuvre, une impulsion pour sortir de la tiédeur 304 - J'ai un ardent désir de me communiquer 305 - Dernières instructions à Maria Valtorta 305 - J'ai encore besoin de toi pour un peu de temps] 306 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 10 10.38. |
||
|
295> Jésus dit :
296> Mais l’âme de tout cela c’est mon amour pour l’Église
enseignante et militante et le désir d’aider les âmes dans leur montée vers
la perfection. De me connaître, cela aide à monter. Ma Parole est Vie. Je nomme les
principales :
La raison la plus
profonde du don de cette œuvre, c’est qu’en ces temps où le modernisme,
condamné par mon S. Vicaire Pie X, se corrompt pour donner naissance à des
doctrines toujours plus nuisibles, la sainte Église, représentée par mon
Vicaire, ait des ressources de plus pour combattre ceux qui nient le
caractère surnaturel des dogmes; la divinité du Christ; la Vérité du Christ,
Dieu et Homme, réel et parfait comme elle nous a été transmise aussi bien par
la foi que par son histoire (Évangile, Actes des Apôtres, Lettres
apostoliques, tradition); la doctrine de Paul et de Jean et des conciles de
Nicée, Éphèse et Chalcédoine, comme ma vraie doctrine enseignée verbalement
par Moi; ma science illimitée parce que divine et parfaite; l’origine divine
des dogmes, des Sacrements de l’Église Une, Sainte, Catholique, Apostolique;
l’universalité et la continuité, jusqu’à la fin des siècles, de l’Évangile
donné par Moi et pour tous les hommes; la nature parfaite, dés le début, de
ma doctrine qui ne s’est pas formée comme elle est à travers des
transformations successives, mais est telle qu’elle a été donnée : Doctrine
du Christ, du temps de la Grâce, du Royaume des Cieux et du Royaume de Dieu
en vous, divine, parfaite, immuable, Bonne Nouvelle pour tous ceux qui ont
soif de Dieu. Au dragon rouge aux
sept têtes, aux dix cornes et aux sept diadèmes sur sa tête, qui par la queue
tire le tiers des étoiles du ciel et les précipite en bas - et en vérité je
vous dis qu’elles sont précipitées encore plus bas que sur la terre - et qui
persécute la Femme; aux bêtes de la mer et de la terre que beaucoup trop
adorent, séduits comme ils le sont par leurs aspects et leurs prodiges,
opposez mon Ange qui vole au milieu du ciel en tenant l’Évangile Éternel bien
ouvert même sur les Pages closes jusqu’ici, pour que les hommes puissent se
sauver, grâce à sa lumière. des spires du grand serpent aux sept gueules, qui
veut les noyer dans ses ténèbres, et qu’à mon retour je retrouve encore la
foi et la charité dans le cœur de ceux qui auront persévéré et qu’ils soient
plus nombreux que ce que le travail de Satan et des hommes laisse espérer
qu’ils puissent être. --------------------------------------------------------
Ce serait on effet
une sottise de vouloir employer une méthode unique pour toutes les
âmes. Différente est la manière d’attirer à la Perfection un juste qui y tend
spontanément, de celle qu’il faut employer pour celui qui est croyant mais
pécheur, de celle dont il faut user pour un gentil. Vous en avez tant même
parmi vous, si vous arrivez à juger gentils, comme les juge votre Maître, les
pauvres êtres qui ont substitué au vrai Dieu l’idole de la puissance et de la
force, ou de l’or, ou de la luxure, ou de l’orgueil de leur savoir. Et
différente est la manière à employer pour sauver les modernes prosélytes,
c’est-à-dire ceux qui ont accepté l’idée chrétienne mais non l’appartenance à
la cité chrétienne, en appartenant aux Églises séparées. Qu’on ne méprise
personne, et moins que toutes autres ces brebis égarées. Aimez-les et
cherchez à les ramener au Bercail Unique pour que s’accomplisse le désir du
Pasteur Jésus. Certains objecteront
en lisant cette œuvre : “Il ne ressort pas de l’Évangile que Jésus ait eu des
contacts avec des romains ou des grecs, et nous rejetons donc ces pages”. Que
de choses ne ressortent pas de l’Évangile, ou transparaissent à peine
derrière d’épais rideaux de
silence que les Évangélistes ont laissé tomber à cause de leur infrangible
mentalité d’hébreux à propos d’épisodes qu’ils n’approuvaient pas !
Croyez-vous connaître tout ce que j’ai fait ? En vérité je vous dis
que même après avoir lu et accepté cette illustration de ma vie publique,
vous ne connaissez pas tout de Moi. J’aurais fait mourir, dans la
fatigue d’être le chroniqueur de toutes les journées de mon ministère, et
de toutes les actions accomplies en chacune de ces journées, mon petit
Jean si je lui avais fait connaître tout pour qu’il vous transmette
tout ! “Il y a ensuite d’autres choses faites par Jésus dont je crois que si
on les écrivait une par une le monde ne pourrait contenir les livres que l’on
devrait écrire” dit Jean.[1][1] A part l’hyperbole, en vérité je
vous dis que si on avait dû écrire toutes les actions particulières, toutes
mes instructions particulières, mes pénitences et mes oraisons pour sauver
une âme, il aurait fallu les salles de l’une de vos bibliothèques, et une des
plus grandes, pour contenir les livres qui parlent de Moi. 298> Et en vérité je vous dis aussi qu’il serait beaucoup plus
utile pour vous de mettre au feu tant de science inutile poussiéreuse
et malsaine pour faire place à mes livres, que de connaître si peu de choses
de Moi et d’adorer ainsi à ce point ces imprimés presque toujours souillés
d’impureté et d’hérésie.
Et aimé avec toute
l’ardeur d’une parfaite croyante qui sait que son Fils est non pas en figure,
mais réellement : Fils de Dieu. A ceux qui trouvent trop affectueux
l’amour de Marie pour Jésus, je dis de considérer qui était Marie : la Femme
sans péché et donc sans tare pour sa charité envers Dieu, envers ses parents,
envers son époux, envers son Fils, envers le prochain, de considérer ce que
voyait sa Mère en Moi en plus que d’y voir le Fils de son sein, et enfin de
considérer la nationalité de Marie. Race hébraïque, race orientale, et temps
très éloignés des temps actuels. Ainsi de ces éléments ressort l’explication
de certaines amplifications verbales de l’amour qui pour vous peuvent
paraître exagérées. Style fleuri et pompeux, même dans le langage ordinaire,
le style oriental et hébraïque. Tous les écrits de ce temps et de cette race
en sont une preuve, et le déroulement des siècles n’a pas beaucoup changé le
style de l’orient. 299> Parce que vous, vingt siècles plus
tard, et quand la perversité de la vie a tué un si grand amour,
prétendriez-vous que vous devez trouver en ces pages une Marie de Nazareth
telle que la femme indifférente et superficielle de votre temps ? Marie est
ce qu’elle est, et on ne change pas la douce, pure, affectueuse Fille
d’Israël, Épouse de Dieu, Mère virginale de Dieu, en une femme excessivement,
morbidement exaltée, ou une femme glacialement
égoïste de votre siècle. A ceux qui jugent
trop affectueux l’amour de Jésus pour Marie, je dis de considérer qu’en Jésus
était Dieu, et que Dieu Un et Trin prenait son réconfort en aimant Marie,
Celle qui le repayait de la douleur de toute la race humaine, le moyen pour
que Dieu puisse revenir se glorifier de sa Création et qui donne des
habitants à ses Cieux. Et qu’ils considèrent enfin que tout amour devient
coupable quand, et seulement, quand il enfreint l’ordre, c’est-à-dire quand
il va contre la volonté de Dieu et le devoir qu’il faut accomplir. Or considérez :
l’amour de Marie a-t-il fait cela ? Mon amour a-t-il fait cela ? M’a-t-elle
retenu, par un amour égoïste, de faire toute la Volonté de Dieu ? Est-ce
que par un amour désordonné pour ma Mère, j’ai peut-être renié ma mission ?
Non. L’un et l’autre amour n’ont eu qu’un seul désir : que s’accomplisse
la Volonté de Dieu pour le salut du monde. Et la Mère a fait tous les
adieux à son Fils, et le Fils a fait tous les adieux à sa Mère, en livrant
son Fils à la croix de l’enseignement public et à la croix du Calvaire, en
livrant sa Mère à la solitude et au déchirement pour qu’elle soit
Corédemptrice, sans tenir compte de notre humanité qui se sentait déchirer et
de notre cœur qui se sentait briser par la douleur. Cela est-il de la
faiblesse ? Du sentimentalisme ? C’est l’amour parfait, ô hommes qui ne savez
pas aimer, et qui ne comprenez plus l’amour et ses voix ! Et cette Œuvre a encore pour but d’éclairer des points
qu’un ensemble complexe de circonstances a couvert de ténèbres et forme ainsi des
zones obscures dans la clarté du tableau évangélique et des points qui
semblent des ruptures, et ne sont que des points devenus obscurs, entre l’un
ou l’autre épisode, points indéchiffrables et dans l’éclaircissement desquels
se trouve la clef pour comprendre exactement certaines situations qui
s’étaient créées et certaines manières fortes que j’avais dû avoir, qui
contrastaient tellement avec mes exhortations continuelles au pardon, à la
douceur et à l’humilité, certaines raideurs envers des adversaires entêtés et
que rien ne pouvait convertir. 300> Souvenez-vous tous, qu’après avoir usé de toute sa
miséricorde, Dieu, pour son honneur, sait aussi dire "Cela suffit"
à ceux qui, à cause de sa bonté, se croient permis d’abuser de sa longanimité
et de l’éprouver. On ne se moque pas de Dieu. C’est une parole ancienne et
sage.
Les Apôtres et Judas, voici deux exemples
opposés. Les premiers, très imparfaits, rustres, ignorants, violents, mais de
bonne volonté. Judas, plus instruit que la majorité d’entre eux, raffiné par
la vie dans la capitale et dans le Temple, mais de mauvaise volonté. Observez
l’évolution des premiers dans le Bien, leur montée. Observez l’évolution du
second dans le Mal et sa descente. Qu’ils observent
cette évolution dans la perfection des onze bons surtout ceux qui, par un
défaut de vision mentale, ont l’habitude de dénaturer la réalité des saints,
en faisant de l’homme qui atteint la sainteté par une lutte dure, très
dure, contre les forces lourdes et obscures, un être contre nature sans
passions et sans frémissements, et par conséquent sans mérites. Car le
mérite vient justement de la victoire sur les passions désordonnées et les
tentations que l’on domine grâce à l’amour de Dieu et pour arriver à la
fin dernière : jouir éternellement de Dieu. Qu’ils l’observent ceux qui
prétendent que le miracle de la conversion doit venir uniquement de Dieu.
Dieu donne les moyens pour se convertir, mais Il ne violente pas la liberté
de l’homme, et si l’homme ne veut pas se convertir, c’est inutilement qu’il a
ce qui pour un autre sert à la conversion. Qu’ils considèrent
ceux qui examinent, les multiples effets de ma Parole, non seulement sur
l’homme humain, mais aussi sur l’homme spirituel. Non seulement sur l’homme
spirituel, mais aussi sur l’homme humain. Ma Parole, accueillie avec bonne
volonté, transforme l’un et l’autre, en l’amenant à la perfection extérieure
et intérieure. 301> Les apôtres qui, à cause de leur ignorance et de mon humilité,
traitaient le Fils de l’Homme avec une familiarité excessive — un bon maître
parmi eux, rien de plus, un maître humble et patient avec lequel il était
permis de prendre des libertés excessives; mais pour eux n’était pas manque
de respect : c’était de l’ignorance et donc excusable — les apôtres
bagarreurs entre eux, égoïstes, jaloux dans leur amour et de mon amour,
impatients avec le peuple, un peu orgueilleux d’être “les Apôtres”, anxieux
de l’extraordinaire qui les indique à la foule comme doués d’un pouvoir
stupéfiant, lentement mais continuellement se transforment en hommes
nouveaux, en dominant au début leurs passions pour m’imiter et me faire
plaisir, par la suite en connaissant toujours plus mon vrai Moi, en
changeant leurs manières et leur amour jusqu’à me voir, m’aimer et me traiter
comme un Seigneur divin. Sont-ils peut-être encore à la fin de ma vie sur la
Terre les compagnons superficiels et joyeux des premiers temps ? Sont-ils,
surtout depuis la Résurrection, les amis qui traitent le Fils de l’Homme en
Ami ? Non. Ils sont les ministres du Roi, d’abord. Ils sont les prêtres de
Dieu, ensuite. Tous différents, complètement transformés. Qu’ils considèrent
cela ceux qui trouveront forte, et jugeront contre-nature la nature des
apôtres, telle qu’elle était décrite. Je n’étais pas un docteur difficile ni
un roi orgueilleux, je n’étais pas un maître qui juge indigne de lui les
autres hommes. J’ai su compatir. J’ai voulu former en prenant des matières
grossières, remplir de perfections de toutes espèces des vases vides, prouver
que Dieu peut tout, et d’une pierre tirer un fils d’Abraham, un fils
de Dieu, et d’un rien un maître, pour confondre les maîtres orgueilleux de leur
science qui bien souvent a perdu le parfum de la mienne.
Vous faire connaître
comme on tombe en se changeant de serviteurs et de fils de Dieu en démons et
déicides qui tuent Dieu en eux, en tuant la Grâce, pour vous empêcher de mettre
le pied sur des sentiers d’où on tombe dans l’Abîme, et comment vous
enseigner la façon de vous y prendre pour essayer de retenir les agneaux
imprudents qui se poussent vers l’abîme. 302> Appliquez votre intelligence à étudier la figure horrible et pourtant
commune de Judas, complexe où s’agitent comme des serpents tous les vices
capitaux que vous trouvez et que vous avez à combattre dans tel ou tel. C’est
la leçon que vous devez surtout apprendre, car ce sera celle qui vous sera la
plus utile dans votre ministère de maîtres spirituels et de directeurs
d’âmes. Combien, dans tout état de la vie, imitent Judas en se donnant à
Satan et rencontrent la mort éternelle ! Sept raisons comme il
y a sept parties :
Que l’on se conforme
à cette division des parties comme je l’indique, et qui est la juste.
Le soir de la
Dernière Cène j’ai dit aux Onze qui m’aimaient : 303> "Quand l’Esprit Consolateur sera venu, Il vous rappellera
tout ce que je vous ai dit". Quand je parlais, j’avais toujours présents
à l’esprit, en plus de ceux qui étaient là, tous ceux qui devraient être mes
disciples en esprit, et avec vérité et volonté de le vouloir. L’Esprit-Saint,
qui déjà par sa Grâce, infuse en vous la faculté de vous rappeler Dieu, en
tirant les âmes de l’hébètement de la Faute Originelle et en les délivrant
des obscurcissements qui, à cause de la triste hérédité d’Adam, enveloppent
la clairvoyance des esprits créés par Dieu pour qu’ils jouissent de la vue et
de la connaissance spirituelle, complète son œuvre de Maître “en
rappelant” dans le cœur de ceux qui sont conduits par Lui, et qui sont les
fils de Dieu, ce que j’ai dit, c’est cela qui constitue l’Évangile. Rappeler ici, c’est éclairer son esprit.
Car ce n’est rien de se rappeler les paroles de l’Évangile si on n’en
comprend pas l’esprit. Et l’esprit de
l’Évangile, qui est amour, on peut le faire comprendre de l’Amour,
c’est-à-dire de l’Esprit-Saint. De même qu’Il a été le véritable auteur de
l’Évangile, Il en est aussi le seul Commentateur, puisque seul l’Auteur d’une
œuvre connaît son esprit et le comprend même s’il ne réussit pas à le faire
comprendre à ceux qui la lisent. Mais là où un auteur humain ne réussit pas,
car toute perfection humaine est riche de lacunes, y arrive l’Esprit très
Parfait et très Sage. En effet, seul
l’Esprit-Saint, auteur de l’Évangile, est aussi Celui qui le rappelle et le
commente et le complète au fond des âmes des fils de Dieu. “Le Consolateur,
l’Esprit-Saint, que le Père vous enverra en mon Nom, vous enseignera toute
chose, vous rappellera tout ce que je vous ai dit”. (Jean, chapitre 14, verset 26). “Quand ensuite sera
venu cet Esprit de Vérité, Il vous enseignera toute vérité; car Il ne vous
parlera pas de Lui-même, mais Il dira tout ce qu’il a entendu et Il vous
annoncera l’avenir. Il me glorifiera, car Il recevra de ce qui est mien et Il
vous l’annoncera. Tout ce qu’a le Père est mien; c’est pour cela que j’ai dit
qu’Il recevra de ce qui est mien et Il vous l’annoncera”. (Jean, chapitre 16, versets 13-14-15). Que si vous objectez
ensuite que l’Esprit-Saint étant le véritable Auteur de l’Évangile, on ne
comprend pas pourquoi Il n’a pas rappelé ce qui est dit dans cette œuvre et
ce que Jean fait comprendre que c’est arrivé par les paroles qui terminent
son Évangile, Je vous réponds que les pensées de Dieu sont différentes de
celles des hommes et qu’elles sont toujours justes et sans appel. Et encore : si vous
objectez que la révélation est close avec le dernier Apôtre et qu’il n’y
avait rien de plus à ajouter, puisque le même Apôtre dit dans l’Apocalypse : 304> “Si quelqu’un y ajoute quelque chose,
Dieu fera retomber sur lui les plaies écrites dans ce livre” (Apocalypse, chapitre 22, verset 18), et cela peut se comprendre de toute la
Révélation dont l’Apocalypse de Jean est le dernier couronnement, je vous
réponds qu’avec cette œuvre on n’a rien ajouté à la révélation, mais que l’on
a comblé les lacunes qui s’étaient produites par des causes naturelles et des
volontés surnaturelles. Et s’il m’a plu de reconstituer le tableau de ma
Divine Charité comme fait celui qui restaure une mosaïque en remettant les
tessères détériorées ou manquantes pour rendre à la mosaïque sa complète
beauté, et si je me suis réservé de le faire en ce siècle où l’Humanité se
précipite vers l’Abîme de la ténèbre et de
l’horreur, pouvez-vous me le défendre ? Pouvez-vous peut-être
dire que vous n’en avez pas besoin, vous dont l’esprit est tellement embrumé,
sourd, affaibli aux lumières, aux voix, aux invitations du Haut ? En vérité vous
devriez me bénir d’ajouter de nouvelles lumières à la lumière que vous avez
et qui ne vous suffit plus pour “voir” votre Sauveur. Pour voir la Voie, la
Vérité et la Vie, et sentir surgir en vous cette spirituelle commotion des
justes de mon temps, pour parvenir à travers cette connaissance à un
renouvellement de vos esprits dans l’amour qui vous sauverait car ce serait
une montée vers la perfection. Je ne dis pas que
vous êtes “morts”, mais endormis, assoupis, semblables à des arbres durant le
sommeil de l’hiver. Le Soleil divin vous donne ses splendeurs. Réveillez-vous
et bénissez le Soleil qui se donne, accueillez-le avec joie pour qu’Il vous
réchauffe de la surface à l’intérieur, vous réveille, vous couvre de fleurs
et de fruits. Levez-vous. Venez à
mon Don. “Prenez et mangez.
Prenez et buvez” ai-je dit aux apôtres. “Si tu connaissais le
don de Dieu, et qui est Celui qui te dit : "Donne-moi à
boire", toi-même tu Lui en aurais demandé à Celui qui t’aurait donné de
l’eau vive” ai-je dit à la Samaritaine. Je le dis encore
maintenant : aux docteurs comme aux samaritains, car les deux classes
extrêmes en ont besoin, et en ont besoin ceux qui sont entre les deux
extrêmes. Les premiers pour n’être pas sous-alimentés et privés de forces
même pour eux, et de nourriture surnaturelle pour ceux qui languissent faute
de connaître Dieu, le Dieu-Homme, le Maître et Sauveur. Les seconds parce
que les âmes ont besoin d’eau vive quand ils périssent loin des sources. 305> Ceux qui sont entre les premiers et les seconds, la grande
masse de ceux qui ne sont pas en état de péché grave, mais aussi de ceux qui
restent sans avancer, par paresse, tiédeur, par un concept erroné de la
sainteté, ceux qui pensent surtout à ne pas se damner, à être des
pratiquants, qui se perdent dans un labyrinthe de pratiques superficielles,
mais qui n’osent pas faire un pas sur le chemin raide, escarpé de
l’héroïcité, afin que par cette œuvre ils aient l’impulsion initiale pour
sortir de cet immobilisme et commencer la route héroïque. C’est Moi qui vous
dis ces paroles. Je vous offre cette nourriture et cette boisson vive. Ma
Parole est Vie. Et je veux vous avoir dans la Vie, avec Moi. Et je multiplie
ma parole pour contrebalancer les miasmes de Satan qui détruisent les forces
vitales de l’esprit. Ne me repoussez pas.
J’ai soif de me donner à vous parce que je vous aime. C’est ma soif
inextinguible. J’ai un ardent désir de me communiquer à vous pour vous
préparer au banquet des noces célestes. Et vous avez besoin de Moi pour ne
pas languir, pour revêtir le vêtement orné pour les Noces de l’Agneau, pour
la grande fête de Dieu lorsque vous aurez surmonté la tribulation dans ce
désert rempli d’embûches, de ronces et de serpents, qu’est la Terre, pour passer
à travers les flammes sans subir de dommages, fouler aux pieds les reptiles,
absorber les poisons sans en mourir, ayant Moi en vous. Et je vous dis encore
: “Prenez, prenez cette œuvre et ‘ne la scellez pas’, mais lisez-la et
faites-la lire ‘car le temps est proche’" (Jean, Apocalypse chapitre 22, verset 10) “et que celui qui
est saint se rende encore plus saint” (verset 11). Que la Grâce de votre
Seigneur Jésus-Christ soit avec tous ceux qui dans ce livre voient une
approche de Moi et demandent qu’elle s’accomplisse, pour les défendre, avec
le cri de l’Amour : “Viens, Seigneur Jésus !”." Jésus me dit ensuite
en particulier : "En tête de
l’Œuvre tu mettras le premier chapitre de l’Évangile de Jean, du premier
verset au verset 18 inclus, intégralement comme c’est écrit. Jean a écrit ces
paroles, comme tu as écrit toutes celles rapportées dans l’Œuvre, sous la
dictée de l’Esprit de Dieu. Il n’y a rien à ajouter ou à enlever comme il n’y
a rien eu à ajouter ou à enlever à l’oraison du notre Père, ni à ma prière
après la dernière Cène. Toutes les paroles de ces points sont une gemme
divine et ne doivent pas être touchées. Pour ces points, il n’y a qu’une
chose à faire : prier ardemment L’Esprit-Saint pour qu’il vous en éclaire
toute la beauté et la sagesse. Quand ensuite ta
arriveras au point où commence ma vie publique, ta copieras aussi intégralement
le premier chapitre de Jean, du verset 19 à 28 inclus et le troisième
chapitre de Luc du verset 3 à 18 inclus, l’un à la suite de l’autre comme si
c’était un seul chapitre. Il y a là tout le Précurseur, ascète de paroles peu
nombreuses et de dure discipline, et il n’y a pas autre chose à dire. 306> Puis tu mettras mon Baptême et tu iras de l'avant comme je
l'ai dit, d'une fois à l'autre. Et ta fatigue est finie. Maintenant il reste
l'amour et la jouissance qui est une récompense. Mon âme, et que devrais-je
te dire ? Tu me demandes avec ton esprit perdu en Moi : "Et maintenant,
Seigneur, que vas-tu faire de moi, ta servante ?". Je pourrais te dire :
"Je vais briser le vase d'argile pour en extraire l'essence et la porter
où je suis". Et ce serait une joie pour nous deux. Mais j'ai encore
besoin de toi pour un peu de temps, et encore un peu de temps, ici, pour
exhaler tes parfums qui sont encore l'odeur du Christ qui habite en toi. Et
alors je te dirai comme pour Jean : "Si je veux que tu restes jusqu'à ce
que je vienne te prendre, que t'importe-t-il de rester ?". Paix à toi, ma petite,
mon inlassable voix. Paix à toi. Paix et bénédiction. Le Maître te dit :
"Merci". Le Seigneur te dit : "Sois bénie". Jésus, ton
Jésus, te dit : "Je serai toujours avec toi car il m'est doux d'être
avec ceux qui m'aiment". Ma paix, petit Jean.
Viens reposer sur ma Poitrine." Et avec ces paroles se
terminent aussi les conseils pour la rédaction de l’œuvre et sont données les
dernières explications. |
|||
|
Viareggio, le 28
avril mille neuf cent quarante sept. Maria Valtorta
|
|||