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Dans "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
Illustration ci-dessus : Le
massacre des Innocents, d'après une gravure de Gustave Doré
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"Plus de mille petits dans
la ville, un autre millier dans les campagnes" 2.37
Le roi Hérode ordonna l'extermination par
jalousie à l'égard du futur roi. Mais l'ange du Seigneur avait annoncé le
danger. Les enfants de Bethléem moururent, mais pas Lui qui s'était enfui
plus loin que Matarea. 2.86
Dans les Limbes, les saints innocents font
la joie des patriarches et des justes 3.70
Le massacre qui horrifia
Rome... 6.117
Vous comprendrez que heureux, bénis en
Israël, dans l'Israël des temps du Christ, furent ceux qui ayant été exterminés dans
leur enfance, ont été préservés du plus grand péché : celui d'être
complices de la mort du Sauveur 6.128
Quelle angoisse de ne plus rien savoir de
vous après le massacre !
Alphée se rendit jusqu'à Bethléem... "Partis" dirent-ils. Mais
comment croire quand on vous hait à mort dans une ville encore rouge du sang
innocent et où fumaient les ruines et où on vous accusait que c'était à
cause de vous que ce sang avait été répandu ? Il alla à Hébron, et puis au
Temple, car Zacharie était de service. Élisabeth ne lui donna que des
larmes, Zacharie des paroles de réconfort. L'un et l'autre, angoissés pour
Jean, craignant de nouvelles atrocités, l'avaient caché
et tremblaient pour lui. De vous, ils ne savaient rien et Zacharie dit à
Alphée : "S'ils sont morts, leur sang est sur moi, car c'est moi qui
les ai persuadés de rester à Bethléem". 8.38
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Dans les autres
ouvrages de Maria Valtorta
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Cahiers
de 1945 à 1950 Voir le sommaire des "Cahiers" =>
Dictée du 28
février 1947 - À propos du nombre des saints Innocents qui ont péri dans le
massacre d’Hérode, Jésus dit :
"Entre
ceux de Bethléem et ceux des campagnes, leur nombre s’élève à trois cent
vingt. Et je précise encore que, parmi eux, ceux de Bethléem furent cent
quatre vingt-huit, tandis que ceux des campagnes battues dans un vaste rayon
par les envoyés d’Hérode pour exterminer les nouveau-nés furent cent trente-
deux.
Parmi
ces tués, il y eut soixante-quatre petites filles, que les sicaires n’ont pas
identifiées comme telles, car ils tuèrent dans l’obscurité, la confusion et
la frénésie d’agir vite, avant que quoi que ce soit n’intervienne pour mettre
fin au massacre."
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Dans les textes fondamentaux chrétiens
Dans la Bible
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Alors Hérode, se voyant joué
par les mages, entra dans une grande fureur et envoya tuer, dans Bethléem
et tout son territoire, tous les enfants jusqu’à deux ans, d’après l’époque
qu’il s’était fait préciser par les mages. (Matthieu 2,16-18)
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Dans le catéchisme de l'Église
catholique
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Les mystères de l'enfance de
Jésus : La fuite en Égypte et le massacre des innocents manifestent
l’opposition des ténèbres à la lumière (§ 530)
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Dans d'autres sources
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Témoignage
des historiens
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Deux
sources principales confortent cet épisode
L'écrivain romain Macrobe [1] qui
dans ses Saturnales (II, 4.11), rapporte que l’empereur
Auguste aurait été indigné du procédé : "Ayant appris que, parmi les
enfants de deux ans et au-dessous qu'Hérode, roi des Juifs, avait fait
massacrer en Syrie, était compris le propre fils de ce roi, il dit –
"Il vaut mieux être le porc (hys)
d'Hérode que son fils (huios)."
Certains rationalistes, et notamment Voltaire, arguant que Macrobe est un
écrivain païen du 4ème siècle après JC, le soupçonnent d'influence
chrétienne et rejettent ce témoignage. Selon eux, ce massacre ne
s'appliquerait qu'à l'assassinat d'un des fils d'Hérode, voire qu'il ne
serait qu'inventé par l'apologie chrétienne.
Il semble douteux que le seul assassinat d'un des fils d'Hérode ait pu
écœurer l'empereur au point qu'une de ses phrases entre dans l'histoire.
Ces mœurs étaient, hélas, monnaie courante à l'époque et Hérode n'était pas
à son coup d'essai.
La confusion nous semble venir plutôt de la proximité d'évènements qui,
quatre siècles plus tard, se confondront dans les sources utilisées par
Macrobe : en l'an -4, Hérode cumula en effet le massacre d'Antipater, l'un
de ses enfants (un de plus) et le massacre des innocents.
Cette attitude correspond bien à la paranoïa d'un Hérode finissant. Sur le
point de mourir, très peu de temps après, et craignant que sa mort ne fut
pas assez pleurée, il convia tous les notables de tout le territoire et les
enferma dans l'hippodrome de Jéricho. Il ordonna de les tuer après sa mort.
L'ordre ne fut heureusement pas exécuté. On ne peut donc trouver anormale
la paranoïa qui le pousse à massacrer des enfants.
Un certain Méthodien qui dans sa chronique, aurait aussi conforté ce
massacre. Cette source est citée par le Bienheureux Jacques de Voragine dans sa "Légende Dorée". Cette œuvre très célèbre du 13ème siècle est une
recension de très nombreuses sources de l'époque. Malheureusement nous
n'avons pas pu encore trouver à quoi Jacques de Voragine
faisait allusion.
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Concordances
de détails
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Ain Karem
"La tradition du
massacre des Innocents qui aurait frappé Ain Karem
est renforcée par la découverte en 1885 de deux fosses funéraires romaines
vénérées à l’époque Byzantine avec une inscription en grecque :
"Salut ! martyrs de Dieu !". Épiphane, moine à
Constantinople à la fin du 8e siècle, témoigne lui aussi : "Près
de la Ville Sainte, à 6 milles environ, du côté ouest, deux grottes
contiennent les restes des saints Innocents tués par Hérode" (Vie de la sainte Mère de Dieu).
L’époque Byzantine ne nous laisse aucune autre tradition sur le
village".
Remarques : Ain Karem est considéré comme le lieu
temporaire d'habitation d'Élisabeth et de Jean-Baptiste. Bethléem est situé
au sud de Jérusalem.
Importance du massacre
Certains estiment que le village de Bethléem ne devait comporter que de
800 à 2.000 habitants à l'époque. Ils en déduisent que le massacre n'a du
toucher que 20 à 30 enfants. Certaines de ces analyses sont contemporaines
des visions reçues par Maria Valtorta. Par exemple "Jésus en son
temps" de l'académicien Daniel-Rops publié en 1944/45. Pourtant le
texte de Maria Valtorta mentionne explicitement plus de mille enfants tués
dans la ville et autant dans la campagne. Si on tient compte de
l'exagération du narrateur, traumatisé par le fait et enclin donc à
l'exagération, on se trouve quand même dans un massacre de quelques
centaines d'enfants et non quelques dizaines.
Dans sa dictée du 28 février 1947, Jésus précise d'ailleurs :
"À propos du nombre des saints
Innocents qui ont péri dans le massacre d’Hérode :
"Entre ceux de Bethléem et ceux des campagnes, leur nombre s’élève à
trois cent vingt. Et je précise encore que, parmi eux, ceux de Bethléem
furent cent quatre vingt-huit, tandis que ceux
des campagnes battues dans un vaste rayon par les envoyés d’Hérode pour
exterminer les nouveau-nés furent cent trente-deux. Parmi ces tués, il y
eut soixante-quatre petites filles, que les sicaires n’ont pas identifiées
comme telles, car ils tuèrent dans l’obscurité, la confusion et la frénésie
d’agir vite, avant que quoi que ce soit n’intervienne pour mettre fin au
massacre."
Mort d'Hérode le grand
Hérode le grand serait mort, selon certains, à la Pâque de -4 avant JC.
C'est l'hypothèse dominante. D'autres retiennent une date ultérieure. Jean Aulagnier - et c'est ce que nous reproduisons - date la
fuite en Égypte de novembre -4, et donc la mort d'Hérode le grand à une
date ultérieure, le 22 mars de l'an -3.
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La
contestation
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Notes de Voltaire contre Macrobe
Histoire
de l'établissement du christianisme, chapitre VI, De la personnalité de
Jésus
"Quelques esprits faibles, ou
faux, ou ignorants, ou fourbes, ont prétendu trouver dans l’antiquité des
témoignages du massacre des enfants qu’on suppose égorgés par l’ordre
d’Hérode, de peur qu’un de ces enfants nés à Bethléem n’enlevât le royaume
à cet Hérode, âgé de soixante et dix ans, et attaqué d’une maladie
mortelle. Ces défenseurs d’une si étrange cause ont trouvé un passage de
Macrobe dans lequel il est dit : « Lorsque Auguste apprit qu’Hérode, roi
des Juifs en Syrie, avait compris son propre fils parmi les enfants
au-dessous de deux ans qu’il avait fait tuer: « Il vaut mieux, dit-il, être
le cochon d’Hérode que son fils."
Ceux qui abusent ainsi de ce passage ne font pas attention que Macrobe est
un auteur du Ve siècle, et par conséquent qu’il ne pouvait être regardé par
les chrétiens de ce temps-là comme un ancien.
Ils ne songent pas que l’empire romain était alors chrétien, et que
l’erreur publique avait pu aisément tromper Macrobe, qui ne s’amuse qu’à
raconter de vieilles historiettes. Ils auraient dû remarquer qu’Hérode
n’avait point alors d’enfant de deux ans.
Ils pouvaient encore observer qu’Auguste ne put
dire qu’il valait mieux être le cochon d’Hérode que son fils, puisque
Hérode n’avait point de cochon.
Enfin on pouvait aisément soupçonner qu’il y a
une falsification dans le texte de Macrobe, puisque ces mots, pueros quos infra binatuns Herodes jussit interfici (les
enfants au-dessous de deux ans qu’Hérode fit tuer), ne sont pas dans les
anciens manuscrits.
On sait assez combien les chrétiens se sont
permis d’être faussaires pour la bonne cause. Ils ont falsifié, et
maladroitement, le texte de Flavius Josèphe; ils ont fait parler ce
pharisien déterminé, comme s’il eût reconnu Jésus pour messie. Ils ont
forgé des Lettres de Pilate, des Lettres de Paul à Sénèque et de Sénèque à
Paul, des Écrits des apôtres, des vers des Sibylles. Ils ont supposé plus
de deux cents volumes. Il y a eu de siècle en siècle une suite de
faussaires. Tous les hommes instruits le savent et le disent, et cependant
l’imposture avérée prédomine. Ce sont des voleurs pris en flagrant délit, à
qui on laisse ce qu’ils ont volé".
[1] Le philosophe MACROBE (Ambrosius Theodosius Macrobius) est un auteur latin païen ayant exercé des fonctions
importantes dans l’administration romaine : vicaire des Espagnes en 399 et proconsul d’Afrique en 410. Ses
Saturnales en sept livres décrivent un banquet académique où sont abordés
différents sujets historiques et philologiques, en particulier sur Virgile.
Parmi ses sources d'information, on trouve Plutarque (entre 46 et 125 après
J-C) ou Aulu-Gelle (v. 115/120 – 180). L'information sur les massacres
d'Hérode peut se trouver dans les parties, aujourd'hui perdues, de leurs
œuvres, voire dans d'autres sources.
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