"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Massacre (des innocents)
Voir aussi Nativité - Tuer, meurtre


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Dans "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
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 "Plus de mille petits dans la ville, un autre millier dans les campagnes" (Matthieu 2,16-18) 2.37

 Le roi Hérode ordonna l'extermination par jalousie à l'égard du futur roi. Mais l'ange du Seigneur avait annoncé le danger. Les enfants de Bethléem moururent, mais pas Lui qui s'était enfui plus loin que Matarea. 2.86

 Dans les Limbes, les saints innocents font la joie des patriarches et des justes 3.70

 Le massacre qui horrifia Rome... 6.117

 Vous comprendrez que heureux, bénis en Israël, dans l'Israël des temps du Christ, furent ceux qui ayant été exterminés dans leur enfance, ont été préservés du plus grand péché : celui d'être complices de la mort du Sauveur 6.128


Dans les autres ouvrages de Maria Valtorta
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Indication des sources à venir.


Dans les textes fondamentaux chrétiens

Dans la Bible
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Alors Hérode, se voyant joué par les mages, entra dans une grande fureur et envoya tuer, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants jusqu’à deux ans, d’après l’époque qu’il s’était fait préciser par les mages. (Matthieu 2,16)

Dans le catéchisme de l'Église catholique
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Les mystères de l'enfance de Jésus : La fuite en Égypte et le massacre des innocents manifestent l’opposition des ténèbres à la lumière (§ 530)


Dans d'autres sources
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Témoignage des historiens
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Deux sources principales confortent cet épisode :

L'écrivain romain Macrobe [1] qui dans ses Saturnales (II, 4.11), rapporte que l’empereur Auguste aurait été indigné du procédé : "Ayant appris que, parmi les enfants de deux ans et au-dessous qu'Hérode, roi des Juifs, avait fait massacrer en Syrie, était compris le propre fils de ce roi, il dit – "Il vaut mieux être le porc (hys) d'Hérode que son fils (huios)."

Certains rationalistes, et notamment Voltaire, arguant que Macrobe est un écrivain païen du 4ème siècle après JC, le soupçonnent d'influence chrétienne et rejettent ce témoignage. Selon eux, ce massacre ne s'appliquerait qu'à l'assassinat d'un des fils d'Hérode, voire qu'il ne serait qu'inventé par l'apologie chrétienne.  

Il semble douteux que le seul assassinat d'un des fils d'Hérode ait pu écœurer l'empereur au point qu'une de ses phrases entre dans l'histoire. Ces mœurs étaient, hélas, monnaie courante à l'époque et Hérode n'était pas à son coup d'essai.

La confusion nous semble venir plutôt de la proximité d'évènements qui, quatre siècles plus tard, se confondront dans les sources utilisées par Macrobe : en l'an -4, Hérode cumula en effet le massacre d'Antipater, l'un de ses enfants (un de plus) et le massacre des innocents.

Cette attitude correspond bien à la paranoïa d'un Hérode finissant. Sur le point de mourir, très peu de temps après, et craignant que sa mort ne fut pas assez pleurée, il convia tous les notables de tout le territoire et les enferma dans l'hippodrome de Jéricho. Il ordonna de les tuer après sa mort. L'ordre ne fut heureusement pas exécuté. On ne peut donc trouver anormale la paranoïa qui le pousse à massacrer des enfants.

Un certain Méthodien qui dans sa chronique, aurait aussi conforté ce massacre. Cette source est citée par le Bienheureux Jacques de Voragine dans sa "Légende Dorée". Cette œuvre très célèbre du 13ème siècle est une recension de très nombreuses sources de l'époque. Malheureusement nous n'avons pas pu encore trouver à quoi Jacques de Voragine faisait allusion.

Concordances de détails
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Ain Karem

"La tradition du massacre des Innocents qui aurait frappé Ain Karem est renforcée par la découverte en 1885 de deux fosses funéraires romaines vénérées à l’époque Byzantine avec une inscription en grecque : "Salut ! martyrs de Dieu !". Épiphane, moine à Constantinople à la fin du 8e siècle, témoigne lui aussi : "Près de la Ville Sainte, à 6 milles environ, du côté ouest, deux grottes contiennent les restes des saints Innocents tués par Hérode." L’époque Byzantine ne nous laisse aucune autre tradition sur le village".

Remarques : Ain Karem est considéré comme le lieu temporaire d'habitation d'Élisabeth et de Jean-Baptiste. Bethléem est situé au sud de Jérusalem.

Importance du massacre

Certains estiment que le village de Bethléem ne devait comporter que de 800 à 2.000 habitants à l'époque. Ils en déduisent que le massacre n'a du toucher que 20 à 30 enfants. Certaines de ces analyses sont contemporaines des visions reçues par Maria Valtorta. Par exemple "Jésus en son temps" de l'académicien Daniel-Rops publié en 1944/45. Pourtant le texte de Maria Valtorta mentionne explicitement plus de mille enfants tués dans la ville et autant dans la campagne. Si on tient compte de l'exagération du narrateur, traumatisé par le fait et enclin donc à l'exagération, on se trouve quand même dans un massacre de quelques centaines d'enfants et non quelques dizaines.

Dans sa dictée du 28 février 1947, Jésus précise d'ailleurs : "À propos du nombre des saints Innocents qui ont péri dans le massacre d’Hérode :

"Entre ceux de Bethléem et ceux des campagnes, leur nombre s’élève à trois cent vingt. Et je précise encore que, parmi eux, ceux de Bethléem furent cent quatre vingt-huit, tandis que ceux des campagnes battues dans un vaste rayon par les envoyés d’Hérode pour exterminer les nouveau-nés furent cent trente-deux. Parmi ces tués, il y eut soixante-quatre petites filles, que les sicaires n’ont pas identifiées comme telles, car ils tuèrent dans l’obscurité, la confusion et la frénésie d’agir vite, avant que quoi que ce soit n’intervienne pour mettre fin au massacre."

Mort d'Hérode le grand

Hérode le grand serait mort, selon certains, à la Pâque de -4 avant JC. C'est l'hypothèse dominante. D'autres retiennent une date ultérieure. Jean Aulagnier - et c'est ce que nous reproduisons - date la fuite en Égypte de novembre -4, et donc la mort d'Hérode le grand à une date ultérieure, le 22 mars de l'an -3.


La contestation
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Notes de Voltaire contre Macrobe

"Quelques esprits faibles, ou faux, ou ignorants, ou fourbes, ont prétendu trouver dans l’antiquité des témoignages du massacre des enfants qu’on suppose égorgés par l’ordre d’Hérode, de peur qu’un de ces enfants nés à Bethléem n’enlevât le royaume à cet Hérode, âgé de soixante et dix ans, et attaqué d’une maladie mortelle. Ces défenseurs d’une si étrange cause ont trouvé un passage de Macrobe dans lequel il est dit : « Lorsque Auguste apprit qu’Hérode, roi des Juifs en Syrie, avait compris son propre fils parmi les enfants au-dessous de deux ans qu’il avait fait tuer: « Il vaut mieux, dit-il, être le cochon d’Hérode que son fils. » 

Ceux qui abusent ainsi de ce passage ne font pas attention que Macrobe est un auteur du Ve siècle, et par conséquent qu’il ne pouvait être regardé par les chrétiens de ce temps-là comme un ancien. 

Ils ne songent pas que l’empire romain était alors chrétien, et que l’erreur publique avait pu aisément tromper Macrobe, qui ne s’amuse qu’à raconter de vieilles historiettes. Ils auraient dû remarquer qu’Hérode n’avait point alors d’enfant de deux ans.

Ils pouvaient encore observer qu’Auguste ne put dire qu’il valait mieux être le cochon d’Hérode que son fils, puisque Hérode n’avait point de cochon.

Enfin on pouvait aisément soupçonner qu’il y a une falsification dans le texte de Macrobe, puisque ces mots, pueros quos infra binatuns Herodes jussit interfici (les enfants au-dessous de deux ans qu’Hérode fit tuer), ne sont pas dans les anciens manuscrits.

On sait assez combien les chrétiens se sont permis d’être faussaires pour la bonne cause. Ils ont falsifié, et maladroitement, le texte de Flavius Josèphe; ils ont fait parler ce pharisien déterminé, comme s’il eût reconnu Jésus pour messie. Ils ont forgé des Lettres de Pilate, des Lettres de Paul à Sénèque et de Sénèque à Paul, des Écrits des apôtres, des vers des Sibylles. Ils ont supposé plus de deux cents volumes. Il y a eu de siècle en siècle une suite de faussaires. Tous les hommes instruits le savent et le disent, et cependant l’imposture avérée prédomine. Ce sont des voleurs pris en flagrant délit, à qui on laisse ce qu’ils ont volé".


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[1] Le philosophe MACROBE (Ambrosius Theodosius Macrobius) est un auteur latin païen ayant exercé des fonctions importantes dans l’administration romaine : vicaire des Espagnes en 399 et proconsul d’Afrique en 410. Ses Saturnales en sept livres décrivent un banquet académique où sont abordés différents sujets historiques et philologiques, en particulier sur Virgile.

Parmi ses sources d'information, on trouve Plutarque (entre 46 et 125 après J-C) ou Aulu-Gelle (v. 115/120 – 180). L'information sur les massacres d'Hérode peuvent se trouver dans les parties, aujourd'hui perdues, de leurs oeuvres, voire dans d'autres sources.