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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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mardi
26 mars 30
- Contre Judas mécontent d'être venu à Doco 333 - Jésus quitte les femmes 334 - Pour apaiser la discussion 335 - Discours (Une épreuve redoutable vous attend) 335 - Discours (La mise à mort et la résurrection) 336 - Les apôtres ne s'y résignent pas 337 - Discours de Marie d'Alphée : (Marie, l'enfant 338 - Joseph, le fiancé et l'époux 338 - Alphée, à la recherche de la sainte famille) 340 - Les honneurs demandés pour les fils de Zébédée 340 - Indignation des apôtres 341 - Discours (La perfection dans le service) 342 - [Commentaire de Jésus : Les expressions "mon calice" et "à mon calice"] 342 |
8.38. |
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333> L'aube éclaire à peine le ciel et rend la marche encore difficile quand Jésus quitte Doco encore endormie. On n'entend certainement pas le bruit des pas car ils avancent avec précaution et les gens dorment encore dans les maisons fermées. Personne ne parle avant qu'ils ne soient sortis de la ville dans la campagne qui se réveille lentement dans la lumière faible et toute fraîche après la rosée. Alors l'Iscariote dit : "Route inutile, sans repos. Il aurait mieux valu ne pas venir jusqu'ici." "Ils ne nous ont pas mal reçus, le peu d'entre eux que nous avons trouvés ! Ils ont perdu leur nuit pour nous écouter et pour aller prendre les malades des campagnes, et cela a été vraiment bien d'être venus. En effet ceux qui, à cause de la maladie ou d'autre chose, ne pouvaient espérer voir le Seigneur à Jérusalem, l'ont vu ici et ont été consolés par la santé ou d'autres grâces. Les autres, on le sait, sont déjà allés à la ville... C'est l'usage pour nous d'y aller, pourvu qu'on le puisse, quelques jours avant la fête" dit doucement Jacques d'Alphée, car il est toujours doux, à l'opposé de Judas de Kériot qui, même dans ses meilleures heures, est toujours violent et autoritaire. "Justement parce que nous allons nous aussi à Jérusalem, il était inutile de venir ici... Ils nous auraient entendus et vus là-bas..." 334> "Mais pas les femmes ni les malades" réplique en l'interrompant Barthélemy qui vient à l'aide de Jacques d'Alphée. Judas feint de ne pas entendre et il dit, comme s'il continuait la conversation : "Du moins je crois que nous allons à Jérusalem, bien que maintenant je n'en sois plus sûr après le discours au berger. ." "Et où veux-tu qu'on aille sinon là ?" demande Pierre. "Bah ! Je ne sais pas. Tout est tellement irréel de ce que nous faisons depuis quelques mois, tout tellement contraire à ce que l'on peut prévoir, au bon sens, à la justice même, que..." "Ohé ! Mais je t'ai vu boire du lait à Doco et pourtant tu parles comme si tu étais ivre ! Où les vois-tu les choses contraires à la justice ?" demande Jacques de Zébédée avec des yeux peu rassurants. Et il renchérit : "Assez de reproches au Juste ! As-tu compris que cela suffit ? Tu n'as pas le droit, toi, de Lui faire des reproches. Personne n'a ce droit car Lui est parfait, et nous... Aucun de nous ne l'est, et toi moins que tous." "Mais oui ! Si tu es malade, soigne-toi, mais ne nous ennuie pas avec tes discussions. Si tu es lunatique, le Maître est là. Fais-toi guérir et n'en parlons plus !" dit Thomas qui perd patience. En effet Jésus est en arrière avec Jude d'Alphée et Jean, et ils aident les femmes qui, moins habituées à marcher dans la pénombre, ont de la peine à avancer par le sentier difficile et encore plus sombre que les champs, parce qu'il est taillé dans une épaisse oliveraie. Et Jésus ne cesse de parler avec les femmes restant étranger à ce qui arrive plus en avant et que pourtant entendent ceux qui sont avec Lui. En effet, si les paroles arrivent difficilement, leur ton indique que ce ne sont pas des paroles douces mais qu'elles sentent déjà la dispute. Les deux apôtres, le Thaddée et Jean, se regardent... mais ne parlent pas. Ils regardent Jésus et Marie. Mais Marie est tellement voilée par son manteau qu'on ne lui voit pour ainsi dire pas le visage et Jésus semble ne pas avoir entendu. Ils parlaient de Benjamin et de son avenir, et ils parlent de la veuve Sara d'Afec qui s'est établie à Capharnaüm et est la mère affectueuse non seulement de l'enfant de Giscala mais aussi des petits enfants de la femme de Capharnaüm qui, après un second mariage, n'aimait plus les enfants du premier lit et qui ensuite est morte "si malheureusement que vraiment on a vu la main de Dieu dans sa mort" dit Salomé. Pourtant, à la fin de la conversation, Jésus va en avant avec Jude Thaddée et il se joint aux apôtres après avoir dit en partant : "Reste pourtant, Jean, si tu le veux. Je vais répondre à l'inquiet et mettre la paix." 335> Mais Jean, après avoir fait encore quelques pas avec les femmes, comme désormais le sentier devient plus ouvert et plus clair, rejoint Jésus en courant justement quand il dit : "Rassure-toi donc, Judas. Comme nous ne l'avons jamais fait, nous ne ferons rien d'irréel. Même maintenant nous ne faisons rien d'opposé à ce que l'on pouvait prévoir. C'est le temps où il est prévisible que tout véritable israélite, non empêché par des maladies ou des choses très graves, monte au Temple. Et nous, nous montons au Temple." "Pas tous pourtant. J'ai entendu dire que Margziam n'y sera pas. Est-il malade peut-être ? Pour quel motif ne vient-il pas ? Te paraît-il possible de le remplacer par le samaritain[1] ?" Le ton de Judas est insupportable... Pierre murmure : "O Prudence, enchaîne ma langue à moi qui suis un homme !" et il serre fortement ses lèvres pour ne pas en dire davantage. Ses yeux, un peu bovins, ont un regard émouvant, tant y sont visibles l'effort que fait l'homme pour freiner son indignation et sa peine d'entendre Judas parler de cette façon. La présence de Jésus tient tranquilles toutes les langues et c'est seulement Lui qui parle pour dire, avec un calme vraiment divin : "Venez un peu en avant, que les femmes n'entendent pas. J'ai une chose à vous dire depuis quelques jours. Je vous l'ai promis dans les campagnes de Tersa, mais je voulais que vous y fuissiez tous pour l'entendre, vous tous, pas les femmes. Laissons-les dans leur humble paix... Dans ce que je vous dirai, il y aura aussi la raison pour laquelle Margziam ne sera pas avec nous, ni ta mère, Judas de Kériot, ni tes filles, Philippe, ni les femmes disciples de Bethléem de Galilée avec la jeune fille. Il y a des choses que tous ne peuvent pas supporter. Moi, le Maître, je sais ce qui est bien pour mes disciples et ce qu'ils peuvent ou ne peuvent pas supporter. Même vous, vous n'avez pas la force de supporter l'épreuve et ce serait une grâce pour vous d'en être exclus. Mais vous devez me continuer, et vous devez savoir combien vous êtes faibles pour être ensuite miséricordieux avec les faibles. Vous ne pouvez donc pas être exclus de cette épreuve redoutable qui vous donnera la mesure de ce que vous êtes, de ce que vous êtes restés après trois ans passés avec Moi, et de ce que vous êtes devenus après trois ans passés avec Moi. Vous êtes douze. Vous êtes venus à Moi presque en même temps. Ce n'est pas le petit nombre de jours qui vont de ma rencontre avec Jacques, Jean et André, jusqu'au jour où tu as été accueilli parmi nous, Judas de Kériot, ni à celui où toi, Jacques mon frère, 336> et toi, Matthieu, vous êtes venus avec Moi, qui puisse justifier une si grande différence de formation entre vous. Vous étiez tous, même toi docte Barthélemy, même vous mes frères, très informes, absolument informes par rapport à ce qu'est la formation dans ma doctrine. Et même votre formation, meilleure que celle des autres parmi vous dans la doctrine du vieil Israël, était pour vous un obstacle pour vous former en Moi. Et pourtant aucun d'entre vous n'a parcouru autant de chemin qu'il aurait fallu pour vous amener tous à un point unique. L'un de vous l'a atteint, d'autres en sont proches, d'autres plus éloignés, d'autres très en arrière, d'autres... oui, je dois aussi le dire, au lieu d'aller de l'avant ont reculé. Ne vous regardez pas ! Ne cherchez pas parmi vous qui est le premier et qui le dernier. Celui qui, peut-être, se croit le premier ou que l'on croit le premier doit encore s'éprouver lui-même. Celui qui se croit le dernier ne va pas tarder de resplendir dans sa formation comme une étoile au ciel. Aussi, une fois de plus, je vous dis : ne jugez pas. Les faits jugeront par leur évidence. Pour le moment vous ne pouvez pas comprendre. Mais bientôt, vous vous rappellerez mes paroles et vous les comprendrez." "Quand ? Tu nous as promis de nous dire, de nous expliquer même pourquoi la purification pascale sera différente cette année, et tu ne nous le dis jamais" se lamente André.
En vérité je vous le dis, à vous tous qui vous croyez assez parfaits pour mépriser ceux qui n'appartiennent pas à Israël, et même pour mépriser beaucoup de notre propre peuple, en vérité je vous dis que vous, la partie élue de mon troupeau, une fois le Pasteur pris, serez saisis par la peur et vous vous débanderez en fuyant comme si les loups qui me saisiront de toutes parts se tournaient contre vous. Mais, je vous le dis : ne craignez pas. On ne touchera pas un cheveu de vos têtes. Moi, je suffirai pour rassasier les loups féroces..." Les apôtres, à mesure que Jésus parle, semblent des gens sous une grêle de pierres. Ils se courbent même de plus en plus à mesure que Jésus parle. Et quand il termine : "Et ce que je vous dis est désormais imminent. Ce n'est pas comme les autres fois où il y avait du temps avant l'heure. Présentement, l'heure est venue. Je vais être donné à mes ennemis et immolé pour le salut de tous, et ce bouton de fleur n'aura pas encore perdu ses pétales, après avoir fleuri, que je serai déjà mort", les uns se cachent le visage de leurs mains, d'autres gémissent comme si on les avait blessés. L'Iscariote est livide, littéralement livide... Le premier à se ressaisir, c'est Thomas qui proclame : "Cela ne t'arrivera pas, car nous te défendrons ou nous mourrons avec Toi, et ainsi nous montrerons que nous t'avions rejoint dans ta perfection et que nous étions parfaits dans ton amour." Jésus le regarde sans parler. Barthélemy dit, après un long moment de réflexion : "Tu as dit que tu seras livré... Mais qui, qui peut te livrer aux mains de tes ennemis ? Ce n'est pas dit dans les prophéties. Non, ce n'est pas dit. Ce serait trop horrible qu'un de tes amis, un de tes disciples, un de ceux qui te suivent, même le dernier de tous, te livre à ceux qui te haïssent. Non ! Quelqu'un qui t'a entendu avec amour, même une seule fois, ne peut commettre ce crime. Ce sont des hommes, pas des fauves, pas des satans... Non, mon Seigneur. Et même ceux qui te haïssent ne le pourront pas... Ils ont peur du peuple, et le peuple sera tout entier autour de Toi !" Jésus regarde aussi Nathanaël et ne parle pas. Pierre et le Zélote n'arrêtent pas de parler entre eux. 338> Jacques de Zébédée adresse des paroles de reproche à son frère qu'il voit calme, et Jean lui répond : "C'est parce que je sais cela depuis trois mois" et deux larmes coulent sur son visage. Les fils d'Alphée parlent avec Matthieu qui secoue la tête, découragé. André s'adresse à l'Iscariote : "Toi qui as tant d'amis au Temple..." "Jean connaît Anna en personne réplique Judas et il termine : "Mais que peut-on y faire ? Que veux-tu que puisse une parole d'homme si c'est ainsi marqué ?" "Tu le crois vraiment ?" demandent ensemble Thomas et André. "Non. Moi, je ne crois rien. Ce sont des alarmes inutiles. Barthélemy le dit bien : tout le peuple sera autour de Jésus. On le voit déjà par ceux que l'on rencontre et ce sera un triomphe. Vous verrez qu'il en sera ainsi" dit Judas de Kériot. "Mais alors pourquoi Lui..." dit André en montrant Jésus qui s'est arrêté pour attendre les femmes. "Pourquoi le dit-il ? Parce qu'il est impressionné... et parce qu'il veut nous éprouver. Mais il n'arrivera rien. Du reste, moi j'irai..." "Oh ! oui. Va te rendre compte !" supplie André. Il se taisent, car Jésus les suit de nouveau, se trouvant entre sa Mère et Marie d'Alphée. Marie
a un pâle sourire parce que sa belle-sœur lui montre des graines, prises
je ne sais où, et lui dit qu'elle veut les semer à Nazareth, après la Pâque,
justement près de la petite grotte si chère à Marie : "Quand tu étais
petite, je te vois toujours avec ces fleurs dans tes menottes. Je les
appelais les fleurs de ta venue. En effet, quand tu es née, ton jardin en
était plein et ce soir-là, quand Nazareth toute entière est accourue pour
voir la fille de Joachim, les touffes de ces petites étoiles n'étaient
qu'un diamant à cause de l'eau qui était descendue du ciel et du dernier
rayon du soleil qui depuis le couchant les frappait. Et comme tu t'appelais
"Étoile", tout le monde disait en regardant la multitude de ces
petites étoiles brillantes : "Les fleurs se sont parées pour faire fête
à la fleur de Joachim, et les étoiles ont quitté le ciel pour venir près
de l'Étoile", et tous souriaient, heureux du présage et de la joie de
ton père. "Parce qu'il valait mieux se taire. Là où nous étions, il y avait beaucoup de Marie et de Joseph, et il valait mieux passer pour un couple quelconque" répond tranquillement Marie, et elle dit en soupirant : "Et c'étaient encore des jours heureux dans leur tristesse. Le mal était encore si loin ! S'il manquait tant de choses à nos besoins humains, notre esprit se rassasiait de la joie de t'avoir, mon Fils !" "Maintenant aussi, Marie, tu l'as ton Fils. Il manque Joseph, c'est vrai ! Mais Jésus est ici et avec son amour complet d'adulte" observe Marie d'Alphée. Marie lève la tête pour regarder son Jésus. Son regard trahit son déchirement malgré le léger sourire sur les lèvres, mais elle n'ajoute pas un mot.
Jésus l'interroge, car il est visible qu'elle désire Lui demander quelque chose : "Que veux-tu, femme ? Parle." "Accorde-moi une grâce, avant que tu t'en ailles, comme tu le dis." "Et laquelle ?" "Celle d'ordonner que mes deux fils, qui pour Toi ont tout quitté, siègent l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, quand tu siégeras dans ta gloire dans ton Royaume." 341> Jésus regarde la femme et puis il regarde les deux apôtres et leur dit : "C'est vous qui avez suggéré cette pensée à votre mère en interprétant très mal mes promesses d'hier. Le centuple pour ce que vous avez quitté, vous ne l'aurez pas dans un royaume de la Terre. Vous aussi donc vous devenez avides et sots ? Mais ce n'est pas vous. C'est déjà le crépuscule empoisonné des ténèbres qui s'avance et l'air souillé de Jérusalem qui approche et vous corrompt et vous aveugle... Moi, je vous dis que vous ne savez pas ce que vous demandez ! Pouvez-vous peut-être boire le calice que Moi je boirai ?" "Nous le pouvons, Seigneur." "Comment pouvez-vous le dire si vous n'avez pas compris quelle sera l'amertume de mon calice ? Ce ne sera pas seulement l'amertume que je vous ai décrite hier, mon amertume d'Homme de toutes les douleurs. Il y aura des tortures que même si je vous les décrivais vous ne seriez pas en condition de comprendre... Et pourtant, oui, puisque, bien qu'étant comme deux enfants qui ne connaissent pas la portée de ce qu'ils demandent, puisque vous êtes deux esprits justes et que vous m'aimez, certainement vous boirez à mon calice. Cependant siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne dépend pas de Moi de vous l'accorder. C'est une chose accordée à ceux auxquels mon Père l'a préparée." Les autres apôtres, pendant que Jésus parle encore, critiquent âprement la demande des fils de Zébédée et de leur mère. Pierre dit à Jean : "Toi aussi ! Je ne te reconnais plus pour ce que tu étais !" Et l'Iscariote, avec son sourire de démon : "Vraiment les premiers sont les derniers ! Temps de découvertes surprenantes..." et il rit jaune. "Est-ce par hasard pour les honneurs, que nous avons suivi notre Maître ?" dit Philippe d'un ton de reproche. Thomas, au contraire, pour excuser les deux, s'en prend à Salomé en lui disant : "Pourquoi faire mortifier tes enfants ? Tu devais réfléchir, si eux ne l'ont pas fait, et empêcher cela." "C'est vrai. Notre mère ne l'aurait pas fait" dit le Thaddée. Barthélemy ne parle pas, mais son visage marque clairement sa désapprobation. Simon le Zélote dit, pour calmer l'indignation : "Nous pouvons tous nous tromper..." Matthieu, André et Jacques d'Alphée ne parlent pas, mais visiblement ils souffrent de l'incident qui entache la belle perfection de Jean. 342> Jésus fait un geste pour imposer le silence et il dit : "Et quoi ? D'une erreur va-t-il en venir un grand nombre ? Vous qui exprimez des reproches indignés, ne vous apercevez-vous pas que vous péchez vous aussi ? Laissez tranquilles vos deux frères. Mon reproche suffit. Leur humiliation est visible, leur repentir humble et sincère. Vous devez vous aimer entre vous, vous soutenir mutuellement. Car, en vérité, aucun d'entre vous n'est encore parfait. Vous ne devez pas imiter le monde et les hommes qui en font partie. Dans le monde, vous le savez, les chefs des nations les dominent et les grands exercent sur elles leur autorité au nom du chef. Mais parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Vous ne devez pas avoir la prétention de dominer les hommes, ni vos compagnons. Au contraire que celui qui parmi vous veut devenir plus grand, se fasse votre ministre, et que celui qui veut être le premier se fasse le serviteur de tous, comme l'a fait votre Maître, Suis-je venu par hasard pour opprimer et dominer ? Pour être servi ? Non, en vérité, non. Je suis venu pour servir. Et de même que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie pour racheter un grand nombre, ainsi vous devrez savoir faire, si vous voulez être comme je suis et où je suis. Maintenant, allez, et soyez en paix entre vous comme je le suis avec vous." Jésus me dit : "Marque fortement le point : "... vous boirez certainement à mon calice". Dans les traductions on lit : "mon calice". J'ai dit : "à mon calice" et non pas "mon calice". Aucun homme n'aurait pu boire mon calice. Moi seul, le Rédempteur, j'ai dû boire mon calice tout entier. A mes disciples, à mes imitateurs et à ceux qui m'aiment, il est certainement permis de boire à ce calice où j'ai bu, une goutte, Une gorgée, ou les gorgées que la prédilection de Dieu leur permet de boire. Mais jamais personne ne boira le calice tout entier comme je l'ai bu. Il est donc juste de dire : "à mon calice" et non pas "mon calice". |
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[1] Benjamin, le jeune pastoureau d'Enon |