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"L'Évangile tel qu'il m'a été
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"l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
Dans les autres ouvrages de Maria
Valtorta Cahiers de 1943 Voir le sommaire des "Cahiers" =>
Dans les
textes fondamentaux chrétiens Dans la
Bible Indication des
sources à venir. Dans le catéchisme de l'Église catholique Indication des
sources à venir. Dans d'autres sources Notes
diverses
La sagesse de ce divin Maître paraît bien
dans l'ordre, la douceur, la force et la clarté de cette divine prière; elle
est courte, mais elle est riche en instruction, intelligible pour les simples
et remplie de mystères pour les savants. Le Pater renferme tous les devoirs que nous
devons rendre à Dieu, les actes de toutes les vertus et les demandes de tous
nos besoins spirituels et corporels. Elle contient, dit Tertullien, l'abrégé
de l'Évangile. Elle surpasse, dit Thomas à Kempis, tous les désirs des
saints. Elle contient en abrégé toutes les douces
sentences des psaumes et des cantiques; elle demande tout ce qui nous est
nécessaire; elle loue Dieu d'une excellente manière; elle élève l'âme de la
terre au ciel et l'unit étroitement avec Dieu." Saint Louis-Marie Grignion de
Montfort - Le Secret Admirable du Très Saint Rosaire (n° 35), cité dans
la newsletter de par mariedenazareth.com en date du 26/10/2009 "Notre
Père celui qui est dans les cieux." C'est notre Père ; il n'y a rien de réel
en nous qui ne procède de lui. Nous sommes à lui. Il nous aime, puisqu'il
s'aime et que nous sommes à lui. Mais c'est le Père qui est dans les cieux.
Non ailleurs. Si nous croyons avoir un Père ici-bas, ce n'est pas lui, c'est
un faux Dieu. Nous ne pouvons pas faire un seul pas vers lui. On ne marche
pas verticalement. Nous ne pouvons diriger vers lui que notre regard. Il n'y
a pas à le chercher, il faut seulement changer la direction du regard. C'est
à lui de nous chercher. Il faut être heureux de savoir qu'il est infiniment
hors de notre atteinte. Nous avons ainsi la certitude que le mal en nous,
même s'il submerge tout notre être, ne souille aucunement la pureté, la
félicité, la perfection divines. "Soit
sanctifié ton nom." Dieu seul a le pouvoir de se nommer lui-même.
Son nom n'est pas prononçable pour des lèvres humaines. Son nom est sa
parole. C'est le Verbe. Le nom d'un être quelconque est un intermédiaire
entre l'esprit humain et cet être, la seule voie par laquelle l'esprit humain
puisse saisir quelque chose de cet être quand il est absent. Dieu est
absent ; il est dans les cieux. Son nom est la seule possibilité pour
l'homme d'avoir accès à lui. C'est le Médiateur. L'homme a accès à ce nom,
quoiqu'il soit aussi transcendant. Il brille dans la beauté et l'ordre du
monde et dans la lumière intérieure de l'âme humaine. Ce nom est la sainteté
elle-même ; il n'y a pas de sainteté hors de lui ; il n'a donc pas
à être sanctifié. En demandant cette sanctification, nous demandons ce qui
est éternellement avec une plénitude de réalité à laquelle il n'est pas en
notre pouvoir d'ajouter ou de retrancher même un infiniment petit. Demander
ce qui est, ce qui est réellement, infailliblement, éternellement, d'une manière tout à fait indépendante de
notre demande, c'est la demande parfaite. Nous ne pouvons pas nous empêcher
de désirer ; nous sommes désir ; mais ce désir qui nous cloue à
l'imaginaire, au temps, à l'égoïsme, nous pouvons, si nous le faisons passer
tout entier dans cette demande, en faire un levier qui nous arrache de
l'imaginaire dans le réel, du temps dans l'éternité, et hors de la prison du
moi. "Vienne
ton règne." Il s'agit maintenant de quelque chose qui
doit venir, qui n'est pas là. Le règne de Dieu, c'est le Saint-Esprit
emplissant complètement toute l'âme des créatures intelligentes. L'Esprit
souffle où il veut. On ne peut que l'appeler. Il ne faut même pas penser
d'une manière particulière à l'appeler sur soi, ou sur tels ou tels autres,
ou même sur tous, mais l'appeler purement et simplement ; que penser à
lui soit un appel et un cri. Comme quand on est à la limite de la soif, qu'on
est malade de soif, on ne se représente plus l'acte de boire par rapport à
soi-même, ni même en général l'acte de boire. On se représente seulement
l'eau, l'eau prise en elle-même, mais cette image de l'eau est comme un cri
de tout l'être. "Soit
accomplie ta volonté." Nous ne sommes absolument, infailliblement
certains de la volonté de Dieu que pour le passé. Tous les événements qui se
sont produits, quels qu'ils soient, sont conformes à la volonté du Père
tout-puissant. Cela est impliqué par la notion de toute-puissance. L'avenir
aussi, quel qu'il doive être, une fois accompli, se sera accompli conformément
à la volonté de Dieu. Nous ne pouvons rien ajouter ni soustraire à cette
conformité. Ainsi, après un élan de désir vers le possible, de nouveau, dans
cette phrase. nous demandons ce qui est. Mais non plus une réalité éternelle
comme est la sainteté du Verbe. Ici l'objet de notre demande est ce qui se
produit dans le temps. Mais nous demandons la conformité infaillible et
éternelle de ce qui se produit dans le temps avec la volonté divine. Après
avoir, par la première demande, arraché le désir au temps pour l'appliquer
sur l'éternel, et l'avoir ainsi transformé, nous reprenons ce désir devenu
lui-même d'une certaine manière éternel pour l'appliquer de nouveau au temps.
Alors notre désir perce le temps pour trouver derrière l'éternité. C'est ce qui
arrive quand nous savons faire de tout événement accompli, quel qu'il soit,
un objet de désir. C'est là tout autre chose que la résignation. Le mot
d'acceptation même est trop faible. Il faut désirer que tout ce qui s'est
produit se soit produit, et rien d'autre. Non pas parce que ce qui s'est
produit est bien à nos yeux ; mais parce que Dieu l'a permis, et que
l'obéissance du cours des événements à Dieu est par elle-même un bien absolu. "Pareillement
au ciel et sur terre." Cette association de notre désir à la volonté
toute-puissante de Dieu doit s'étendre aux choses spirituelles. Nos
ascensions et nos défaillances spirituelles et celles des êtres que nous
aimons ont un rapport avec l'autre monde, mais sont aussi des événements qui
se produisent ici-bas dans le temps. À ce titre ce sont des détails dans
l'immense mer des événements, ballottés avec toute cette mer d'une manière
conforme à la volonté de -Dieu. Puisque nos défaillances passées se sont
produites, nous devons désirer qu'elles se soient produites. Nous devons
étendre ce désir à l'avenir pour le jour où il sera devenu du passé. C'est
une correction nécessaire à la demande que le règne de Dieu arrive. Nous
devons abandonner tous les désirs pour celui de la vie éternelle, mais nous
devons désirer la vie éternelle elle-même avec renoncement. Il ne faut pas
s'attacher même au détachement. L'attachement au salut est encore plus
dangereux que les autres, Il faut penser à la vie éternelle comme on pense à
l'eau quand on meurt de soif, et en même temps désirer pour soi et pour les
êtres chers la privation éternelle de cette eau plutôt que d'en être comblé
malgré la volonté de Dieu, si pareille chose était concevable. Les trois demandes précédentes ont rapport
aux trois Personnes de la Trinité, le Fils, l'Esprit et le Père, et aussi aux
trois parties du temps, le présent, l'avenir et le passé. Les trois demandes
qui suivent portent sur les trois parties du temps plus directement et dans
un autre ordre, présent, passé, avenir. "Notre
pain, celui qui est surnaturel, donne-le-nous aujourd'hui." Le Christ est notre pain. Nous ne pouvons le
demander que pour maintenant. Car il est toujours là, à la porte de notre
âme, qui veut entrer, mais il ne viole pas le consentement. Si nous
consentons à ce qu'il entre, il entre ; dès que nous ne voulons plus
aussitôt il s'en va. Nous ne pouvons pas lier aujourd'hui notre volonté de
demain, faire aujourd'hui un pacte avec lui pour que demain il soit en nous
même malgré nous. Notre consentement à sa présence est la même chose que sa
présence. Le consentement est un acte, il ne peut être qu'actuel. Il ne nous
a pas été donné une volonté qui puisse s'appliquer à l'avenir. Tout ce qui
n'est pas efficace dans notre volonté est imaginaire. La partie efficace de
la volonté est efficace immédiatement, son efficacité n'est pas distincte
d'elle-même. La partie efficace de la volonté n'est pas l'effort, qui est
tendu vers l'avenir. C'est le consentement, le oui du mariage. Un oui
prononcé dans l'instant présent pour l'instant présent, mais prononcé comme
une parole éternelle, car c'est le consentement à l'union du Christ avec la
partie éternelle de notre âme. Il nous faut du pain : Nous sommes des
êtres qui tirons continuellement notre énergie du dehors, car à mesure que
nous la recevons nous l'épuisons dans nos efforts. Si notre énergie n'est pas
quotidiennement renouvelée, nous devenons sans force et incapables de
mouvement. En dehors de la nourriture proprement dite, au sens littéral du
mot, tous les stimulants sont pour nous des sources d'énergie. L'argent,
l'avancement, la considération, les décorations, la célébrité, le pouvoir,
les êtres aimés, tout ce qui met en nous de la capacité d'agir est comme du
pain. Si un de ces attachements pénètre assez profondément en nous, jusqu'aux
racines vitales de notre existence charnelle, la privation peut nous briser
et même nous faire mourir. On appelle cela mourir de chagrin. C'est comme
mourir de faim. Tous ces objets d'attachement constituent, avec la nourriture
proprement dite, le pain d'ici-bas. Il dépend entièrement des circonstances
de nous l'accorder ou de nous le refuser. Nous ne devons rien demander au
sujet des circonstances, sinon qu'elles soient conformes à la volonté de
Dieu. Nous ne devons pas demander le pain d'ici-bas. Il est une énergie transcendante, dont la
source est au ciel, qui coule en nous dès que nous le désirons. C'est
vraiment une énergie ; elle exécute des actions par l'intermédiaire de
notre âme et de notre corps. Nous devons demander cette nourriture. Au
moment que nous la demandons et par le fait même que nous la demandons, nous
savons que Dieu veut nous la donner. Nous ne devons pas supporter de rester
un seul jour sans elle. Car quand les énergies terrestres, soumises à la
nécessité d'ici-bas, alimentent seules nos actes, nous ne pouvons faire et
penser que le mal. "Dieu vit que les méfaits de l'homme se multipliaient
sur la terre, et que le produit des pensées de son cœur était constamment,
uniquement mauvais." La nécessité qui nous contraint au mal gouverne
tout en nous, sauf l'énergie d'en haut au moment qu'elle entre en nous. Nous
ne pouvons pas en faire des provisions. "Et
remets-nous nos dettes, de même que nous aussi avons remis à nos
débiteurs." Au moment de dire ces paroles, il faut déjà
avoir remis toutes les dettes. Ce n'est pas seulement la réparation des
offenses que nous pensons avoir subies, C'est aussi la reconnaissance du bien
que nous pensons avoir fait, et d'une manière tout à fait générale tout ce
que nous attendons de la part des êtres et des choses, tout ce que nous
croyons notre dû, ce dont l'absence nous donnerait le sentiment d'avoir été
frustrés. Ce sont tous les droits que nous croyons que le passé nous donne
sur l'avenir. D'abord le droit à une certaine permanence. Quand nous avons eu
la jouissance de quelque chose pendant longtemps, nous croyons que c'est à
nous, et que le sort nous doit de nous en laisser encore jouir. Ensuite le
droit à une compensation pour chaque effort, quelle que soit la nature de
l'effort, travail, souffrance ou désir. Toutes les fois qu'un effort est
sorti de nous et que l'équivalent de cet effort ne revient pas vers nous sous
la forme d'un fruit visible, nous avons un sentiment de déséquilibre, de
vide, qui nous fait croire que nous sommes volés. L'effort de subir une offense
nous fait attendre le châtiment ou les excuses de l'offenseur, l'effort de
faire du bien nous fait attendre la reconnaissance de l'obligé ; mais ce
sont seulement des cas particuliers d'une loi universelle de notre âme.
Toutes les fois que quelque chose est sorti de nous nous avons absolument
besoin qu'au moins l'équivalent rentre en nous, et parce que nous en avons
besoin nous croyons y avoir droit. Nos débiteurs, ce sont tous les êtres,
toutes les choses ,l'univers entier. Nous croyons avoir des créances sur
toutes choses, Dans toutes les créances que nous croyons posséder, il s'agit
toujours d'une créance imaginaire du passé sur l'avenir. C'est à elle qu'il
faut renoncer. Avoir remis à nos débiteurs, c'est, avoir
renoncé en bloc, à tout le passé. Accepter
que l'avenir soit encore vierge et intact, rigoureusement lié au passé par
des liens que nous ignorons, mais tout à fait libre des liens que notre
imagination croit lui imposer. Accepter la possibilité qu'il arrive et en
particulier qu'il nous arrive n'importe quoi, et que le jour de demain fasse
de toute notre vie passée une chose stérile et vaine. En renonçant d'un coup à tous les fruits du
passé sans exception, nous pouvons demander à Dieu que nos péchés passés ne
portent pas dans notre âme leurs misérables fruits de mal et d'erreur. Tant
que nous nous accrochons au passé, Dieu lui-même ne peut pas empêcher en nous
cette horrible fructification. Nous ne pouvons pas nous attacher au passé
sans nous attacher à nos crimes, car ce qui est le plus essentiellement
mauvais en nous nous est inconnu. La principale créance que nous croyons avoir
sur l'univers, c'est la continuation de notre personnalité. Cette créance
implique toutes les autres. L'instinct de conservation nous fait sentir cette
continuation comme une nécessité, et nous croyons qu'une nécessité est un
droit. Comme le mendiant qui disait à Talleyrand : "Monseigneur, il
faut que je vive" et à qui Talleyrand répondait : "Je n'en
vois pas la nécessité." Notre
personnalité dépend entièrement des circonstances extérieures, qui ont un
pouvoir illimité pour l'écraser. Mais nous aimerions mieux mourir que de le reconnaître. L'équilibre du monde
est pour nous un cours de circonstances tel que notre personnalité reste
intacte et semble nous appartenir. Toutes les circonstances passées qui ont
blessé notre personnalité nous semblent des ruptures d'équilibre qui doivent
infailliblement un jour ou l'autre être compensées par des phénomènes en sens
contraire. Nous vivons de l'attente de ces compensations. L'approche
imminente de la mort est horrible surtout parce qu'elle nous force à savoir
que ces compensations ne se produiront pas. La remise des dettes, c'est le renoncement à
sa propre personnalité. Renoncer à tout ce que j'appelle moi. Sans aucune
exception. Savoir que dans ce que j'appelle moi il n'y a rien, aucun élément
psychologique, que les circonstances extérieures ne puissent faire
disparaître. Accepter cela. Être heureux qu'il en soit ainsi. Les paroles "que ta volonté soit
accomplie", si on les prononce de toute son âme, impliquent cette
acceptation. C'est pourquoi on peut dire quelques moments plus tard :
"Nous avons remis à nos débiteurs." La remise des dettes, c'est la pauvreté
spirituelle, la nudité spirituelle, la mort. Si nous acceptons complètement
la mort, nous pouvons demander à Dieu de nous faire revivre purs du mal qui
est en nous. Car lui demander de remettre nos dettes, c'est lui demander
d'effacer le mal qui est en nous. Le pardon, c'est la purification. Le mal
qui est en nous et qui y reste, Dieu lui-même n'a pas le pouvoir de le
pardonner. Dieu nous a remis nos dettes quand il nous a mis dans l'état de
perfection. jusque-là Dieu nous remet nos dettes partiellement, dans la
mesure où nous remettons à nos débiteurs. "Et
ne nous jette pas dans l'épreuve, mais protège-nous du mal." La seule épreuve pour l'homme, c'est d'être
abandonné à lui-même au contact du mal. Le néant de l'homme est alors
expérimentalement vérifié. Bien que l'âme ait reçu le pain surnaturel au
moment qu'elle l'a demandé, sa joie est mêlée de crainte parce qu'elle n'a pu
le demander que pour le présent. L'avenir reste redoutable. Elle n'a pas le
droit de demander du pain pour le lendemain, mais elle exprime sa crainte
sous forme de supplication. Elle finit par là. Le mot "Père" a
commencé la prière, le mot "mal" la termine. Il faut aller de la
confiance à la crainte. Seule la confiance donne assez de force pour que la
crainte ne soit pas une cause de chute. Après avoir contemplé le nom le
royaume et la volonté de Dieu, après avoir reçu le pain surnaturel et avoir
été purifiée du mal, l'âme est prête pour la véritable humilité qui couronne
toutes les vertus. L'humilité consiste à savoir que dans ce monde toute
l'âme, non seulement ce qu'on appelle le moi, dans sa totalité, mais aussi la
partie surnaturelle de l'âme qui est Dieu présent en elle, est soumise au
temps et aux vicissitudes du changement. Il faut accepter absolument la
possibilité que tout ce qui est naturel en soi-même soit détruit. Mais il
faut à la fois accepter et repousser la possibilité que la partie
surnaturelle de l'âme disparaisse. L'accepter comme événement qui ne se
produirait que conformément à la volonté de Dieu. La repousser comme étant
quelque chose d'horrible. Il faut en avoir peur ; mais que la peur soit
comme l'achèvement de la confiance. Les six demandes se répondent deux à deux. Le
pain transcendant est la même chose que le nom divin. C'est ce qui opère le
contact de l'homme avec Dieu. Le règne de Dieu est la même chose que sa protection
étendue sur nous contre le mal ; protéger est une fonction royale. La
remise des dettes à nos débiteurs est la même chose que l'acceptation totale
de la volonté de Dieu. La différence est que dans les trois premières
demandes l'attention est tournée seulement vers Dieu., Dans les trois
dernières, on ramène l'attention sur soi afin de se contraindre à faire de
ces demandes un acte réel et non imaginaire. Dans la première moitié de la prière, on
commence par l'acceptation. Puis on se permet un désir. Puis on le corrige en
revenant à l'acceptation. Dans la seconde moitié. l'ordre est changé ;
on finit par l'expression du désir. C'est que le désir est devenu
négatif ; il s'exprime comme une crainte ; par suite il correspond
au plus haut degré d'humilité, ce qui convient pour terminer. Cette prière contient toutes les demandes
possibles ; on ne peut pas concevoir de prière qui n'y soit déjà
enfermée. Elle est à la prière comme le Christ à l'humanité. Il est
impossible de la prononcer une fois en portant à chaque. mot la plénitude de
l'attention, sans qu'un changement peut-être infinitésimal, mais réel s'opère
dans l'âme. "L'attente de Dieu" – Exposé sur le
Pater Noster – éditions La Colombe/Livre de poche – Paris 1963 - p. 214-228 Retour à l'index des
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