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Catéchèse du jeudi 24 août
1944
26> Jésus dit :
"La Sagesse, après les avoir éclairés par les songes de la nuit,
descendit, Elle-même, "émanation de la puissance de Dieu et de la gloire
du Tout-Puissant ", et se fit parole pour la stérile. Celui qui
voyait désormais très proche le temps de la rédemption - Moi, le Christ,
petit-fils d'Anne - opéra des miracles sur les stériles et les malades,
les possédés, les affligées, sur toutes les misères de la terre.
Mais cependant, dans la joie d'avoir une Mère, voici
que je murmure une parole cachée dans l'ombre du Temple qui renfermait les
espérances d'Israël, du Temple qui était désormais à la limite de son
existence, puisque le nouveau Temple, le vrai qui ne contient plus les
espérances d'un peuple mais la certitude du Paradis pour la population de
toute la terre, à travers la succession des siècles jusqu'à la fin du
monde, est sur le point d'être sur la terre.
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27> Cette Parole opère le miracle
de rendre fécond le sein stérile . Elle
me donne une Mère qui n'eut pas seulement une parfaite nature, comme ce
devrait être puisqu'elle naissait de deux saints; Elle n'aurait pas seulement
une âme bonne comme beaucoup d'autres, un développement continu de cette
bonté par les excellentes dispositions de sa volonté, pas seulement un corps
immaculé, mais, seule entre toutes les créatures, Elle eut l'âme immaculée .
Tu as vu la génération continuelle des âmes par Dieu .
Maintenant pense qu'elle devait être la beauté de cette âme qui était objet
des prédilections du Père avant que le temps existât, de cette âme qui
faisait les délices de la Sainte Trinité, la Trinité qui brûlait de l'orner
de ses dons pour s'en faire don à Elle-même. O Toute Sainte que Dieu créa
pour Lui-même et après pour le salut des hommes ! Devant porter le
Sauveur, tu fus l'origine du salut. Paradis vivant, par ton sourire tu as
commencé de sanctifier la terre.
L'âme créée pour être celle de la Mère de
Dieu ! Quand, d'un plus vivant tressaillement du Triple Amour, jaillit
cette étincelle vitale, les anges en éprouvèrent une joie extraordinaire,
puisque le Paradis n'avait jamais vu une lumière aussi vive. Comme un pétale
d'une rose célestiale, un pétale immatériel et
précieux qui semble gemme et flamme, qui était le souffle de Dieu qui
descendait pour animer une chair bien autrement que pour les autres, qui
descendait si puissante en son incandescence que la Faute ne
put l'atteindre, elle traversa les espaces et alla
s'enfermer en un sein sanctifié.
La terre possédait, elle ne le savait pas encore, sa Fleur. La vraie, la
Fleur unique dont l’épanouissement est éternel : lys et rose, violette
et jasmin, hélianthe, et cyclamen fondus ensemble, et avec eux toutes les
fleurs de la terre, fondues en une seule Fleur, Marie, en qui s'unissent
toutes les vertus et toutes les grâces . En
avril, la terre de Palestine paraissait un immense jardin où parfums et
couleurs étaient au cœur des hommes un don délicieux. Mais elle était encore
ignorée, la Rose la plus belle. Déjà elle fleurissait pour Dieu dans le
secret du sein maternel , car ma
Mère aima dès le premier instant de sa conception. C'est seulement le
moment où la vigne donne son sang pour en faire du vin ,
quand le moût sucré et fort emplit l'air et les narines qu'Elle avait souri,
d'abord à Dieu puis au monde, disant en cet ineffable sourire : "La
voilà ! La vigne qui donnera la Grappe destinée à être foulée au
pressoir pour devenir à votre mal une Médecine éternelle, voilà, Elle est au
milieu de vous".
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28> J'ai dit :
"Marie aima dès le premier instant de sa conception". Qu'est-ce qui
donne à l'esprit lumière et connaissance ? La Grâce. Qu'est-ce qui les
fait disparaître ? Le péché d'origine et le péché mortel.
Marie, la Sans-Tache, ne fut jamais privée du souvenir de Dieu, de son
voisinage, de son amour, de sa lumière, de sa sagesse. Elle put donc
comprendre et aimer quand elle n'était encore qu'une chair qui se formait
autour d'une âme immaculée qui continuait d'aimer.
Plus tard je te ferai contempler en esprit les abîmes de la virginité en
Marie. Tu en éprouveras un vertige céleste, comme quand je t'ai fait
considérer notre éternité. Déjà considère comment le fait de porter en son
sein une créature exempte de la Tache qui prive de Dieu, puisse donner à la
mère qui l'a seulement conçue naturellement, humainement, une intelligence
supérieure et en fait un prophète. Le prophète de sa fille. qu'elle
déclare : "Fille de Dieu".
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