|
71> Jésus
dit :
"Marie se rappelait de Dieu. Elle rêvait Dieu. Elle croyait
rêver. Elle ne taisait que revoir tout ce que son esprit avait vu dans la
splendeur du Ciel de Dieu, à l'instant où elle avait été créée pour être unie
à la chair conçue sur la terre. Elle partageait avec Dieu, bien que d'une
manière très inférieure, comme la justice l'exigeait, une des propriétés de
Dieu : celle de se souvenir, de voir et de prévoir par l'attribut d'une
intelligence puissante et parfaite parce qu'elle n'était pas blessée par la
Faute.
72> L'homme est
créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Une des ressemblances réside
dans la possibilité pour l'esprit de se souvenir, de voir et de prévoir. Ceci
explique la possibilité de lire dans le
futur. Cette faculté s'exerce de par le vouloir de Dieu, très souvent d'une
manière directe, d'autres fois par un souvenir qui se lève comme le soleil
sur une matinée, éclairant un point précis de l'horizon des siècles, déjà
observé au sein de Dieu. Ce sont des mystères qui sont trop élevés pour que
vous puissiez les comprendre pleinement.
Mais réfléchissez. Cette Intelligence Suprême, cette Pensée qui connaît tout,
cette Vue qui voit tout, qui vous a créés d'un acte de sa volonté, et d'un
souffle de son amour infini, en vous faisant ses fils par votre origine, ses
fils aussi par votre destinée, peut-Elle vous donner une chose qui soit
différente de Lui ? Il vous la donne en partie infinitésimale, parce que
la créature ne saurait contenir le Créateur. Mais cette participation est
complète et parfaite en son infinie petitesse.
Quel trésor d'intelligence Dieu n'avait-Il pas donné à l'homme, à Adam !
La faute l'a amoindri, mais mon Sacrifice le rétablit et ouvre les splendeurs
de l'Intelligence, ses fleuves, sa science. Oh ! sublimité de l'esprit
humain uni par la Grâce à Dieu, partageant avec Lui sa capacité de
connaissance !... De l'esprit humain uni par la Grâce à Dieu.
Il n'existe pas d'autre mode de connaissance. Qu'ils le rappellent ceux
qui recherchent curieusement des secrets qui dépassent les capacités
humaines. Toute connaissance de ce genre qui ne vient pas d'une âme en état
de grâce - et elle n'est pas en grâce une âme qui s'oppose à la Loi de Dieu
dont les ordres sont bien clairs - ne peut venir que de Satan. Il est difficile
qu'elle corresponde à la vérité dans la mesure où elle se réfère aux
arguments humains et n'y correspondent jamais dans la mesure où elle
se réfère au supra humain, parce que le Démon est le père du mensonge et il entraîne avec lui
sur le sentier du mensonge. Il n'y a aucune autre méthode pour connaître le
vrai, que celle qui vient de Dieu. Il nous parle et dit ou rappelle à notre
mémoire, comme un père rappelle à son fils un souvenir qui a trait à la
maison paternelle et nous dit : "Te rappelles-tu quand avec moi tu
as fait telle chose, tu as vu ceci, entendu cela ? Te rappelles-tu quand
tu as reçu mon baiser à ton départ ? Te rappelles-tu quand tu as vu pour
la première fois le soleil éclatant de mon visage sur ton âme vierge sitôt
créée et encore pure, parce qu'à peine sortie de Moi, de la souillure qui t'a
ensuite amoindri ? Te souviens-tu quand tu as compris dans un battement
d'amour de ton cœur, ce que c'est que
l'Amour ? Quel est le mystère de notre Être et Procéder ?" Et
là, où la capacité limitée de l'homme en état de grâce ne peut parvenir,
voilà l'Esprit de Science qui parle et instruit.
Haut
de page
73> Mais pour
posséder l'Esprit, il faut la Grâce. Mais, pour posséder la Vérité et la
Science, il faut la Grâce. Pour avoir avec soi le Père, il faut la Grâce.
C'est la Tente où les Trois Personnes établissent leur demeure, le
Propitiatoire sur lequel se pose l'Éternel et parle, non pas de l'intérieur
d'une nuée, mais en dévoilant sa Face à son fils fidèle.
Les saints se ressouviennent de Dieu, des paroles
entendues dans la Pensée Créatrice, et que la Bonté fait ressusciter en leurs
cœurs, pour les élever comme des aigles, dans la contemplation du Vrai, dans
la connaissance du Temps.
Marie était la Pleine de Grâce. Toute la Grâce Une et Trine était en Elle.
Toute la Grâce Une et Trine la préparait comme Épouse aux Noces, comme Lit
Nuptial pour sa Descendance, comme Divine pour sa Maternité et à sa mission.
C'est Elle qui ferme le cycle des Prophétesses de l'Ancien Testament, et
ouvre celui des "porte-parole de Dieu" dans le Nouveau Testament.
Arche véritable de la Parole de Dieu, en regardant en son sein, éternellement
inviolé, Elle découvrait, tracées par le Doigt de Dieu sur son cœur
immaculé, les paroles de la Science éternelle et se souvenait, comme tous les
saints, de les avoir entendues lorsqu'Elle avait été engendrée avec son
esprit immortel par Dieu, Père Créateur de tout ce qui a la vie. Et si Elle
ne se rappelait pas tout de sa future mission, c'était pour cette raison
qu'en toute perfection humaine Dieu laisse des lacunes, dues à une divine
prudence qui est bonté pour sa créature en lui fournissant des occasions de
mérites. Seconde Ève, Marie a dû conquérir sa part de mérite pour être la
Mère du Christ par sa fidèle, bonne volonté, que Dieu a voulue même de la
part de son Christ pour en faire un Rédempteur.
L'esprit de Marie était au Ciel. Son état moral et sa chair sur la terre, et
il lui fallait iouler aux pieds la terre et la chair pour rejoindre l'esprit
et l'unir à l'Esprit dans un embrassement fécond."
Haut
de page
74> Note personnelle. Toute la journée d'hier,
j'avais pensé voir l'annonce de la mort des parents et, je ne sais pourquoi,
donnée par Zacharie. De la même façon, je
pensais, à ma manière, comment Jésus traiterait le point du "souvenir de
Dieu de la part des saints". Ce matin, quand la vision a commencé, je me
suis dit : "Voilà, maintenant on va dire que (Marie) est
orpheline" et j'en avais déjà le cœur serré... C'était la même tristesse
de ces jours derniers que j'avais éprouvée et perçue. Au contraire, la vision
n'était rien de ce que j'avais pensé voir et entendre, pas même avec une
simple allusion.
|