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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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- [Commentaires de Marie sur sa joie : Le
Seigneur fut conçu dans la joie 105 - Je ne savais pas que j'étais sans tache 105 - La joie d'être mère d'un homme et de Dieu
105 - La joie d'apporter la paix 106 - J'ai enlevé l'amertume de l'orgueil d'Ève
106 - La désobéissance d'Ève et ses conséquences
106 - J'ai obéi dans la joie et dans la douleur
107 - Être une marche pour que les autres montent
à Dieu] 109 |
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105> Marie dit : "Dans la joie -
parce que, lorsque j'ai compris la mission à laquelle Dieu m'appelait, je fus
remplie de joie - mon cœur s'ouvrit comme un lys fermé et il s'en épancha le
sang qui fut le terrain pour le Germe du Seigneur. Joie d'être mère. Je m'étais consacrée à Dieu dès le premier âge car la lumière du
Très-Haut avait mis pour moi en pleine lumière la cause du mal du monde et
j'avais voulu, pour autant que c'était en mon pouvoir, effacer de moi
l'empreinte de Satan. Je ne savais pas que j'étais sans tache. Je ne pus
penser que je l'étais. La seule pensée de ce privilège aurait été présomption
et orgueil. Née en effet de procréateurs humains, il ne m'était pas permis de
penser que c'était moi l'Élue appelée à être la Sans Tache. L'Esprit de Dieu
m'avait instruite sur la douleur du Père devant la corruption d'Ève qui avait
voulu s'avilir et, de créature de grâce, descendre au niveau des créatures
inférieures. Je portais en moi le désir d'adoucir cette douleur en élevant ma
chair à une pureté angélique avec la volonté de me garder inviolée dans mes
pensées, mes désirs et dans les relations humaines. Seulement pour Dieu, les
battements de mon cœur, seulement pour Lui, mon être tout entier. Mais si je
n'avais pas en moi la fièvre brûlante de la chair, il y avait pourtant encore
en moi le sacrifice de ne pas être mère.
106> Si vous pensez ensuite en quel honneur était tenue la femme
devenue mère, chez les Israélites, vous pouvez encore mieux apprécier le
sacrifice que j'avais consenti en acceptant par mon vœu cette privation.
Maintenant à sa servante, l'Éternelle Bonté faisait ce don sans m'enlever la
candeur dont j'avais été revêtue pour être une fleur sur son trône. Et moi
j'en ai éprouvé une suave jubilation d'avoir la double joie d'être mère d'un
homme et d'être la Mère de Dieu. Joie d'être Celle par
laquelle la paix ressoudait ensemble le Ciel et la terre. Oh ! avoir
désiré cette paix, pour l'amour de Dieu et du prochain et savoir que c'était par
mon intermédiaire à moi, pauvre servante du Puissant, qu'elle venait au
monde ! Dire : "Oh ! hommes ne pleurez plus. Je porte en
moi le secret qui vous rendra heureux. Je ne puis vous le dire parce qu'il
est scellé en moi, en mon cœur, comme est renfermé en mon sein inviolé le
Fils de Dieu. Mais déjà je vous l'apporte parmi vous, mais chaque heure qui
passe rapproche le moment où vous le verrez et connaîtrez son Nom
saint". Joie d'avoir donné la
joie à Dieu : joie de croyante pour son Dieu rendu heureux. Oh ! avoir
enlevé au cœur de Dieu l'amertume de la désobéissance d'Ève et l'orgueil
d'Ève, de son incrédulité ! Mon Jésus a fait comprendre de quelle faute
le premier Couple s'est souillé. J'ai annulé cette faute refaisant à
rebours ces étapes de sa descente. Le commencement de la
faute se trouva dans la désobéissance : "Ne mangez pas et ne
touchez pas à cet arbre" avait dit Dieu. L'homme et la femme, les rois
de la création, qui pouvaient toucher à tout, manger de tout, excepté de cet
arbre parce que Dieu voulait que seuls les anges leur fussent supérieurs, eux
ne tinrent pas compte de sa défense.
Ève s'approche de
l'arbre qu'elle aurait du fuir pour en recevoir le bien, mais dont le
voisinage, au contraire, lui en a donné le mal. Elle y va, entraînée par la
curiosité puérile de voir ce qu'il avait de spécial, et par l'imprudence qui
lui fait juger inutile le commandement de Dieu, car elle est forte et pure,
la reine de l'Eden où tout lui est soumis, où rien ne pourra lui faire du
mal. Sa présomption sera sa ruine, la présomption qui est déjà
le levain de l'orgueil. 107> Et la séduction se
poursuivit parce que Ève n'eut pas la volonté de la repousser, mais plutôt de
la suivre et de connaître ce qui n'appartenait pas à l'homme. Voilà que
l'arbre défendu devient pour la race, réellement mortel, parce qu'à ses
branches pend le fruit de l'amer savoir qui vient de Satan. Et la femme
devient femelle et avec le levain de connaissance satanique au cœur, s'en va
corrompre Adam. La chair ainsi avilie, les mœurs corrompues, l'esprit dégradé,
ils connurent la douleur et la mort de l'esprit privé de la Grâce et de la
chair privée de l'immortalité. Et la blessure d'Ève engendra la souffrance
qui ne disparaîtra qu'à la mort du dernier couple sur la terre. J'ai parcouru à
rebours le chemin des deux pécheurs. J'ai obéi. En toutes circonstances
j'ai obéi. Dieu m'a demandé d'être vierge. J'ai obéi. Après avoir
aimé la virginité qui me faisait pure comme la première des femmes avant
qu'elle ne connût Satan, Dieu me commanda d'être épouse. J'ai obéi, relevant
le mariage à ce degré de pureté où il était dans la pensée de Dieu quand il
avait créés les deux premiers parents. Convaincue d'être destinée à la
solitude dans le mariage et au mépris du prochain pour ma stérilité sainte,
alors Dieu me demanda d'être Mère. J'ai obéi. J'ai cru que cela serait
possible et que cette parole venait de Dieu parce qu'en l'écoutant j'étais
inondée de paix. 108> Je n'ai pas pensé : "Je l'ai mérité". Je ne me
suis pas dit : "Maintenant le monde m'admirera parce que je suis semblable
à Dieu en créant la chair de Dieu". Non. Je me suis anéantie dans
l'humilité. La joie a jailli dans mon cœur comme une tige de rose fleurie.
Mais elle se garnit tout de suite d'épines aiguës et je fus étreinte,
enveloppée par la douleur comme les branches autour desquelles s'enroulent
les liserons. La douleur de la douleur de l'époux: c'est le pressoir au sein
de la joie. La douleur de la douleur de mon Fils : voilà les épines au
milieu de ma joie. Ève voulut la jouissance, le triomphe, la liberté. J'acceptai
la douleur, l'anéantissement, l'esclavage. Je renonçai à ma vie tranquille, à
l'estime de l'époux, à ma propre liberté. Je ne me réservai rien.
Marie: il faut toujours savoir être une
marche pour que les autres montent à Dieu. S'ils nous piétinent, cela ne fait
rien. Pourvu qu'ils réussissent à aller vers la Croix. C'est l'arbre nouveau
qui porte le fruit de la connaissance du Bien et du Mal. En effet, il dit à
l'homme ce qui est mal et ce qui est bien pour qu'il sache choisir et vivre.
Et il sait, en même temps, devenir une liqueur pour guérir ceux qui se sont
empoissonnés avec le mal qu'ils ont voulu goûter, Notre cœur sous les pieds
des hommes pour qu'augmente le nombre des rachetés et que le Sang de mon
Jésus n'ait pas été versé sans produire de fruit. Voilà la destinée des
servantes de Dieu. Mais après, méritons-nous de recevoir dans notre sein,
l'Hostie sainte, et au pied de la Croix, pétrie dans son Sang et dans nos
larmes nous pouvons dire : "Voici, ô Père, l'Hostie immaculée que
nous t'offrons pour le salut du monde. Garde-nous, ô Père, fondues en Elle et
par ses mérites infinis, donne-nous ta bénédiction" |
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Et Moi, je te donne ma caresse. Repose-toi, ma fille, le
Seigneur est avec toi." |
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