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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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- [Commentaires de Marie : L'amour du
prochain 135 - Mon amour du prochain et mon amour de Dieu
135 - La charité avance les réalisations 136 - L'amertume mélangée aux douceurs] 136 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 1 1.35. |
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135> Marie
dit : "La première
manifestation de l'amour du prochain s'exerce envers le prochain. Que cela ne
te semble pas un jeu de mots.
Et même, dans les
choses permises, il faut être assez saint pour faire passer en premier lieu
les besoins du prochain. Soyez tranquilles, mes enfants : Dieu, pour les âmes
généreuses supplée avec les moyens de sa toute puissante Bonté. Cette
certitude m'a fait venir à Hébron pour aider ma parente dans la situation où
elle se trouvait. Et à mon dessein de secours humain, en donnant au-delà de
toute mesure, comme c'est son habitude, Dieu a ajouté le don d'un secours
surnaturel auquel je ne pensais pas. Je vais pour porter
un secours matériel, et Dieu sanctifie la droiture de ma démarche opérant la
sanctification du fruit du sein d'Élisabeth et, avec cette sanctification qui
présanctifia le Baptiste, soulage la souffrance physique d'une fille d'Ève âgée
et concevant à un âge inhabituel. Élisabeth,
femme de foi intrépide et abandonnée avec confiance à la volonté de Dieu,
mérita de comprendre le mystère renfermé en moi. L'Esprit lui parla par le
bondissement de l'enfant en son sein. Le Baptiste a prononcé son premier
discours d'Annonciateur du Verbe à travers les voiles des veines et de la
chair qui à la fois le séparaient de sa sainte mère et en même temps
l'unissaient à elle. Et je ne refuse pas
de dire, à elle qui en est digne et à qui la Lumière se révèle, ma qualité de
Mère du Seigneur. Le refus de ma part aurait eu pour effet de refuser à Dieu
la louange qui Lui était due, la louange que je portais en moi et que ne
pouvant dire à personne, je confiais aux plantes, aux fleurs, aux étoiles, au
soleil, au chant mélodieux des oiseaux, aux brebis patientes et à la lumière
d'or qui me donnait un baiser en descendant du ciel et au murmure des
ruisseaux. Mais prier à deux est plus doux que de dire seules notre prière.
J'aurais voulu que le monde entier connaisse ma destinée,
pas pour moi, mais pour qu'il s'unisse à moi pour la louange de mon Seigneur. 136> La prudence m'a
défendu de révéler à Zacharie la vérité. Ç'aurait été
outrepasser l’œuvre de Dieu. Si j'étais pour Lui Épouse et Mère, je serai
toujours sa servante et je ne devais pas, à cause de son grand amour pour
moi, me permettre de me substituer à Lui et de prendre une décision qui
m'aurait mise au-dessus de Lui. Élisabeth, en sa sainteté se rend compte et se
tait, car qui est saint est toujours soumis et humble. Un don de Dieu doit
toujours nous rendre meilleur. Plus nous recevons de Lui, et plus nous devons
donner, car plus nous recevons et plus Il est en nous et avec nous, et plus
nous devons nous efforcer de nous rapprocher de sa perfection, Voilà pourquoi
en faisant passer au second plan mon travail personnel, je travaille pour
Élisabeth. Je ne me laisse pas
dominer par la crainte de n'avoir pas le temps. Dieu est le Maître du temps.
Quand on espère en Lui, on profite de sa providence même pour les choses
matérielles. L'égoïsme n'avance à rien: il retarde tout. La charité ne
retarde rien : elle avance les réalisations. Retenez bien toujours cela. Quelle paix dans la
maison d'Élisabeth ! Si je n'avais pas eu la pensée de Joseph et celle,
celle, celle de mon Enfant qui devait racheter le monde, j'aurais été
heureuse. Mais déjà la croix projetait son ombre sur ma vie et comme une
sonnerie funèbre, j'entendais la voix des Prophètes... Je m'appelais Marie,
L'amertume se mélangeait toujours aux douceurs que Dieu versait en mon cœur.
Et elle. a toujours été, en augmentant jusqu'à la mort de mon Fils. Mais quand Dieu nous appelle, Marie, à la
destinée de victimes pour son honneur, oh ! il est doux d'être moulues
comme le grain sous la meule pour faire de notre douleur le pain qui fortifie
les faibles et les rend capables de gagner le Ciel ! [1] |
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Maintenant c'est assez. Tu es fatiguée et heureuse. Repose avec
ma bénédiction." |
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[1] Cf. la phrase de saint Ignace
d’Antioche (mort en 117 sous le règne de Trajan) partant à Rome pour être jeté
aux bêtes "Je suis le froment du Seigneur. Puissé-je être moulu par les
dents des bêtes pour devenir le pain du Christ" – Fête le 17 octobre