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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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mi-juillet de l'an -4 (Vers le 25 Tammouz)
- [Commentaires de MV : Un délicieux
réveil] 201 - Le bébé de quelques mois tardait à
s'endormir 201 - [Commentaires de MV : J'ai écrit comme
j'ai pu] 201 - Le texte de la berceuse 201 - Ce que Marie faisait en chantant 202 - [Commentaires de MV : Une vision pour
ceux qui ont l'esprit d'enfance] 203 |
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201> Ce matin j'ai eu un délicieux réveil. J'étais encore dans les nuées
du sommeil quand j'ai entendu une voix très pure qui chantait doucement une
lente berceuse. On aurait dit, une berceuse de Noël tant cela paraissait
lente et archaïque. J'en suivais ce motif et cette voix qui me donnait un
bonheur croissant et me rendait ma lucidité sous sa douce ondée. Finalement
j'étais éveillée et j'ai compris. J'ai dit : "Je te salue,
Marie, pleine de Grâce !" car c'était la Maman qui chantait et Elle
s'est mise à chanter plus fort, après m'avoir dit : "Moi aussi, je
te salue. Viens et sois heureuse !" Et je l'ai vue, dans
la maison de Bethléem, dans la pièce qu'elle occupait, en train de bercer Jésus pour l'endormir,
Dans la pièce il y avait le métier à tisser de Marie et des travaux de
couture. Marie paraissait avoir
suspendu son travail, pour donner le sein au Bébé, changer ses langes ou
plutôt ses draps car c'était déjà un bébé de quelques mois, six mois, huit au
plus dirais-je. Elle comptait reprendre le travail quand l'Enfant serait
endormi. C'était vers le soir.
Le crépuscule déjà tout à fait avancé avait laissé le ciel tranquille parsemé
de flocons d'or. Des troupeaux revenaient à leur parc, broutant les derrières
herbes d'un pré fleuri et bêlaient en levant le museau. Le Bébé tardait à
s'endormir. Il paraissait un peu agité comme s'il était agacé par ses dents
ou quelque "bobo" de l'enfance. J'ai écrit, comme
j'ai pu, dans l'obscurité de cette heure à peine, à peine matinale; le chant
sur un morceau de papier et maintenant je le recopie ici.
Mille étoiles
reluisantes sont là, dans le ciel, et regardent; Tes suaves pupilles,
oh ! ne les fais plus pleurer. Tes yeux de saphir sont les étoiles de
mon cœur; Tes pleurs sont ma douleur ! Oh ! ne pleure plus. Dors,
dors, dors, dors… Et ne pleure plus... Tous les anges
resplendissants, qui sont dans le Paradis, font une couronne pour Toi
innocent, pour se réjouir de ton visage. Mais Tu pleures et Tu veux ta Maman.
Tu veux la Maman, Maman, Ma.." qui est ici autour de Toi pour te dire
"dodo". Dodo, dodo, dodo, do... Dors, dors, dors, dors... Et ne
pleure plus... 202> Voici le ciel qui est tout rose, c'est l'aurore qui revient, et
la Maman ne repose pas encore pour ne pas te faire pleurer. Réveillé Tu
diras : "Maman !". "Mon Fils" je répondrai, et
te baisant, c'est l'amour et la vie que je te donnerai avec le lait. Dors,
dors, dors, dors... Et ne pleure plus... Sans ta Maman Tu ne
peux rester pas même si Tu rêvais le Ciel. Viens, viens ! Sous mon voile
je te ferai dormir. Ma poitrine ton oreiller, et mes bras ton berceau. Ne
crains rien ! Car je suis près de Toi. Dors, dors, dors, dors... Et
ne pleure plus... Moi, je serais
toujours avec Toi. Tu es la vie de mon cœur. Il dort... on le dirait une
fleur, posée sur le sein. Il dort... Faites tout doucement ! C'est
que... peut-être Il voit le Père Saint... Cette vision essuie les pleurs de
mon doux Jésus... Il dort, il dort, il dort, il dort, et ne pleure plus..." Dire la grâce de
cette scène est impossible. Ce n'est qu'une mère qui berce un bébé. Mais quelle
Mère et quel Bébé ! On peut donc penser quelle grâce, quel
amour, quelle pureté, et quel Ciel se trouvent dans cette petite, grande,
délicieuse scène dont le souvenir me réjouit et dont il reste, pour en
confirmer la réalité, l'air que je me répète pour vous le faire entendre à
vous aussi. Mais je n'ai pas, moi la voix d'argent très pur de Marie, la voix
virginale de la Vierge !... Et je semblerai un méchant accordéon.
N'importe. Je ferai comme je pourrai. Quelle belle pastorale que ce serait
pour la chanter autour de la Crèche de Noël ! La Maman balançait
d'abord lentement le berceau de bois, Puis voyant que Jésus ne s'apaisait
pas, elle l'a pris sur ses genoux assise près de la fenêtre ouverte, à côté
du berceau, et le balançant doucement au rythme du chant, elle a répété la
berceuse deux fois jusqu'à ce que le petit Jésus ait fermé les yeux, tourné
sa petite tête vers le sein maternel et se soit endormi ainsi, son petit
visage enfoui dans la chaleur de son sein, une main appuyée sur la poitrine
maternelle près de sa joue rosée et l'autre abandonnée sur le sein. Le voile
de Marie couvrait sa Sainte Petite Créature. Puis Marie s'est levée avec des
précautions infinies et a déposé son Jésus dans le berceau. Elle l'a couvert
de linges légers, a étendu un voile pour le garder des mouches et de l'air et
elle est restée à contempler son Trésor endormi. 203> Elle avait une main
sur le cœur, l'autre encore appuyée au berceau toute prête à le bercer si
l'Enfant menaçait de se réveiller et elle souriait, radieuse, un peu penchée sur le berceau pendant que l'ombre et le silence
descendaient sur la terre et envahissaient la petite chambre virginale. Quelle paix !
Quelle beauté ! J'en suis ravie ! |
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Ce n'est pas
une vision grandiose et peut-être la jugera-t-on inutile dans l'ensemble des
autres, car elle ne révèle rien de spécial. Je le sais. Mais pour moi, c'est
une vraie grâce. C'est ainsi que je l'apprécie, car elle me rend l'esprit
tranquille, pur, pénétré par l'amour comme recréé par les mains de la Maman.
Je pense que dans ce sens là il vous plaira à vous aussi. Nous sommes des
"tout petits", nous. Cela vaut mieux ! Nous plaisons à Jésus.
Que les autres, savants et compliqués, pensent ce qu'ils voudront nous
trouvant "puérils", nous n'avons pas à nous en occuper. N'est-ce
pas ? |
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