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"L'Évangile tel qu'il m'a été
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Plan du Site >> Index des personnages Jeanne, femme de Chouza une des saintes femmes Présentation générale - Caractère et aspect - Parcours apostolique - Son nom - Où en parle-t-on dans l'œuvre ? - En savoir plus |
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Présentation générale Princesse royale (2.74 - 8.23), elle est, si on en croit ses frères
d'une famille "descendant des preux de David, les premiers aux côtés du saint
roi, les premiers aux côtés des Macchabées". Jeanne est native de Béther où elle possède encore son château natal. Celui-ci est
entouré, sur plusieurs collines, de grandes et magnifiques roseraies qui
servent à faire du parfum (3.86). Plusieurs centaines d’employés y travaillent sous les
directives de Jeanne. Cette judéenne devient orpheline très jeune
et trouve auprès de sa nourrice Esther, l'affection qui lui manque. Devenue femme de
l’intendant d’Hérode, elle tombe malade et est guérie à distance par Jésus
d’une phtisie attrapée semble-t-il suite à une fausse couche (2.68). Jonathas,
un des bergers de la Nativité, devenu intendant de cette riche famille,
raconte cette guérison : "Le troisième matin, il y a sept jours, elle me
fit appeler. Elle paraissait déjà morte, tant elle était pâle et épuisée.
Mais, quand je l'ai appelée, elle a ouvert ses doux yeux de gazelle mourante
et elle m'a souri. Elle m'a fait signe, de sa main glacée, de me pencher, car
elle n'avait qu'un filet de voix, et elle m'a dit : "Jonathas,
ramène-moi à la maison. Mais tout de
suite". Si grand était son effort en me commandant, elle qui est
toujours plus douce qu'une gentille enfant, que ses joues se sont colorées et
qu'un éclair a brillé dans ses yeux. Elle a continué : "J'ai rêvé
ma maison de Tibériade. À l'intérieur, il y avait Quelqu'un dont le visage
était comme une étoile. Il était grand, blond, avec des yeux célestes et une
voix plus douce que le son de la harpe. Il me disait : 'Je suis la Vie.
Viens. Reviens. Je t'attends pour te la donner'. Je veux aller". Je lui
disais : "Mais, maîtresse ! Tu ne peux pas ! Tu te sens
mal ! Dès que tu iras mieux, nous verrons". Je croyais que c'était
délire de mourante. Mais elle a pleuré et puis oh ! c'est la première
fois qu'elle l'à dit depuis ces six ans qu'elle est ma maîtresse, et, oui,
elle s'est même assise, et en colère, elle qui ne peut remuer, elle m'a
dit : "Serviteur, je le veux. Je suis ta maîtresse.
Obéis !", et puis elle s'est renversée, toute en sang. J'ai cru
qu'elle mourait... et j'ai dit : "Faisons-lui plaisir. Mourir pour
mourir !... Je n'aurai pas de remords de l'avoir mécontentée à la fin,
après avoir toujours voulu la satisfaire". Quel voyage ! Elle
n'avait de repos qu'entre la troisième et la sixième heure. J'ai crevé les
chevaux pour aller plus vite. Nous sommes arrivés à Tibériade à la neuvième
heure, ce matin... Et Esther m'a parlé... Alors, j'ai compris que c'était Toi
qui l'avais appelée. Car c'était l'heure et le jour où tu avais promis un
miracle à Esther et que tu étais apparu à l'esprit de ma maîtresse. Elle a
voulu repartir tout de suite à l'heure de none et m'a envoyé pour la
devancer..." (2.68) Jeanne, reconnaissante de sa guérison, dit à
Jésus cette sublime prière : "Fais ce que tu veux, Seigneur. Je
t'abandonne tout : mon passé, mon présent, mon avenir. Je te dois tout
et te remets tout. Toi, donne à ta servante ce que tu sais être le
meilleur." Elle possède une maison à Tibériade où la
troupe apostolique se retrouve parfois à l'issue des voyages en Galilée. Elle
perdu un enfant mais reçoit deux enfants adoptifs, confiés par Jésus, Marie
et Matthias, enfants chassés de propriété d’Ismaël Ben Fabi
(5.23). Grande amie des romaines, elle négocie plusieurs
missions, notamment le rattrapage de la faute de Judas qui a fait croire
secrètement que Jésus voulait restaurer le royaume d’Israël (6.89). Sa fidélité affichée pour Jésus lui vaudra de devenir
un lieu de regroupement des femmes fidèles : "C'est si beau de se sentir
sœurs dans une seule foi en Toi" (8.44) Caractère et aspect Douce et timide (8.44). "Jeanne est plus grande que son mari. De sa
précédente maladie, elle ne garde qu'une sveltesse caractérisée, moins
squelettique pourtant qu'alors. Elle semble un palmier élancé et flexible que
termine une tête gracieuse aux yeux profonds, noirs et très doux. Sa
chevelure touffue, couleur de jais est soigneusement peignée. Le front lisse
et dégagé paraît encore plus blanc sous cette sombre couleur. La bouche
petite, bien dessinée se détache avec sa couleur rouge naturelle au milieu
des joues d'une pâleur délicate, comme les pétales de certains camélias.
C'est une très belle femme... et c'est elle qui, au Calvaire, donne la bourse
à Longin." Exemple de toilette en 3.27
- p.122. Parcours apostolique Sa guérison sera un témoignage pour la Cour
d’Hérode, notamment auprès de l’officier royal dont le fils sera guéri (3.11
- 42). Son mari a une position ambiguë par
rapport à Jésus, ce dont elle souffre (4.145). A une nourrice qui s’appelle Esther et qui sera, comme
Jeanne, l’une des femmes disciples qui suivront régulièrement Jésus dans ses
voyages apostoliques. Lors de la 3ème Pâque, elle donne
à Jérusalem, dans sa maison située près du Siste
(Xyste) non loin du palais d’Hérode, un magnifique banquet de charité
commandé par Jésus (5.60). La princesse Salomé y fait une irruption
perturbante. Jeanne fait partie des femmes présentes au
Calvaire et au tombeau. "La faible épouse de Chouza.
Faible ? En réalité, elle vous (les apôtres) surpasse tous ! Première martyre
de ma foi." dira d'elle Jésus en faisant allusion sans doute au rejet de
son mari suite à la Passion. (10.13) Ses deux frères, Éliel et Elcana, suivront Jésus (8.41) Son nom : היוהנ (Johanna) Johanna, féminin de YoHanan, "l’Éternel a fait grâce, a été favorable". Où en parle-t-on dans l'œuvre ?
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