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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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vendredi
- Rencontre de Jésus avec les trois hôtes 532 - Margziam promet de ne plus désobéir 532 - Jésus fait l'éloge de Marie 533 - Marie d'Alphée arrive avec ses deux fils 534 |
4.170. |
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532> « Maître ! Maître ! Maître ! » Les trois cris de Jean d'Endor qui sort de sa petite chambre pour aller se laver au bassin et se trouve en face de Jésus qui en vient, éveillent Margziam qui court hors de la pièce de Marie avec sa seule tunique sans manches et courte, encore déchaussé, tout yeux et bouche pour voir et crie : « Il y a Jésus ! » et toutes jambes pour courir et grimper dans ses bras. Et ils éveillent aussi Sintica qui dort dans l'ancien atelier de Joseph et qui en sort après un moment, déjà habillée, mais avec ses tresses très noires encore à moitié défaites et qui retombent sur ses épaules. Jésus, qui a encore l'enfant dans les bras, salue Jean et Sintica et les exhorte à entrer dans la maison car la tramontane est très forte. Et Lui entre le premier, portant Margziam à moitié nu qui claque des dents malgré son enthousiasme, près du foyer déjà allumé où Marie se hâte de chauffer du lait et puis les habits de l'enfant pour qu'il n'attrape du mal. Les deux autres ne parlent pas, mais semblent la personnification de la joie extatique. Jésus est assis avec l'enfant sur ses genoux, alors que Marie s'empresse de lui passer les vêtements qu'elle a fait chauffer. Jésus relève son visage et leur sourit en disant : « Je vous avais promis que je serais venu. Et aujourd'hui ou demain arrive aussi Simon le Zélote. Il est allé ailleurs pour une chose dont je l'ai chargé. Mais il ne va pas tarder et nous resterons plusieurs jours ensemble. » La toilette de Margziam est terminée et les couleurs reviennent sur ses petites joues rendues hâves par le froid. Jésus le fait descendre de ses genoux et se lève pour passer dans la petite pièce à côté, suivi de tout le monde. Marie arrive la dernière, tenant l'enfant par la main et doucement elle lui fait des reproches : « Qu'est-ce que 533> je devrais te faire maintenant, moi ? Tu as désobéi. Je t'avais dit : "Reste au lit, jusqu'à ce que je revienne" et tu es venu avant... » « Je me suis éveillé aux cris de Jean.… » dit Margziam pour s'excuser. « C'est justement alors que tu devais savoir obéir. Rester autant que l'on dort, ce n'est pas de l'obéissance et il n'y a aucun mérite à le faire. Tu devais savoir le faire quand il y avait un mérite à le faire, car cela exigeait de la volonté. Je t'aurais amené Jésus. Tu l'aurais eu tout entier pour toi et sans risquer de prendre du mal. » « Je ne savais pas qu'il faisait si froid. » « Mais je le savais moi. Je suis affligée de te voir désobéissant. » « Non, Maman. Cela me donne plus de peine de te voir ainsi... Si cela n'avait pas été pour Jésus, je ne me serais pas levé, même si tu m'avais oublié au lit sans manger, Maman belle, Maman !... Donne-moi un baiser, Maman. Tu sais que je suis un pauvre enfant !... » Marie le prend dans ses bras et l'embrasse, arrêtant ainsi les larmes sur le petit visage et y ramenant le sourire avec la promesse : « Je ne te désobéirai plus jamais, jamais, jamais plus ! » Jésus pendant ce temps parle avec les deux disciples. Il s'informe de leurs progrès en Sagesse et, comme ils disent que tout s'éclaire en eux avec la parole de Marie, il dit : « Je le sais. La Sagesse surnaturellement lumineuse de Dieu devient une lumière intelligible même pour ceux qui ont le cœur le plus dur, quand elle est dite par elle. Mais vous n'avez pas le cœur dur et, à cause de cela, vous bénéficiez complètement de son enseignement. » « Maintenant, tu es ici, Fils. La maîtresse redevient écolière. » « Oh !
non ! Tu continues à être maîtresse. Je t'écouterai comme eux. Je
suis seulement "le Fils" en ces jours. Rien de plus. Tu seras la
Mère et la Maîtresse des chrétiens. Tu l'es dès maintenant: Moi, ton
premier-né et ton premier élève, ceux-ci et avec eux Simon, quand il
viendra, les autres... Vois-tu, Mère ? Marie semble une rose dans son vêtement foncé tant son visage s'allume à la louange de son Fils. Une rose splendide dans un vêtement bien humble de grosse laine marron foncé... Frappent et entrent en groupe Marie d'Alphée, Jacques et Jude, ces derniers chargés de brocs d'eau et de fagots. La joie de se voir est réciproque. Et elle augmente quand on apprend que bientôt viendra le Zélote. L'affection des fils d' Alphée pour lui est visible, même sans la phrase que Jude dit en réponse à l'observation de sa mère qui remarque cette joie qui est la leur : « Maman, justement dans cette maison et dans une soirée bien triste pour nous, il nous a donné une affection de père et nous l'a gardée. Nous ne pouvons l'oublier. Pour nous il est "le père". Nous sommes pour lui des "fils". Quels fils ne se réjouiraient pas de revoir un bon père ? » Marie d'Alphée réfléchit et soupire... Puis, très pratique même dans ses peines, elle demande: « Et où va-t-il dormir ? Vous n'avez pas de place. Envoyez-le chez moi. » |
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« Non, Marie, il vivra sous mon toit. Mais cela va être vite fait. Sintica va dormir avec ma Mère, Moi avec Margziam, Simon dans l'atelier. Et même, il vaut mieux préparer tout de suite. Allons-y. » Et les hommes sortent dans le jardin avec Sintica pendant que les deux Marie vont à la cuisine pour leurs occupations. |