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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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mardi 6 mars 29 (2 Nisan)
- Jésus
séjournera chez la sœur de Thomas 365 - Le groupe se
sépare 365 - Accueil de
Thomas 366 - Des membres de
sa famille 366 - Et du père de Thomas
367 - Visite du
jardin familial 368 - Thomas
rassemble une foule pour Jésus 369 - Mieux vaut la
sainteté que la tiédeur 369 - Discours 1
(Rechercher le Bien) 370 - Fuir l'égoïsme
370 - Le jugement
dernier 371 - Des pharisiens
veulent éloigner Jésus de Jérusalem 371 - Discours 2 (Le sort de Jérusalem) 373 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 5 5.53. |
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365> Thomas,
qui était en arrière de la troupe des apôtres et qui parlait avec Manaën et Barthélemy, quitte ses
compagnons et rejoint le Maître qui est devant avec Margziam et Isaac.
"Maître, nous sommes bientôt près de Rama. Tu ne voudrais pas bénir
l'enfant de ma sœur ? Elle désire tant te voir ! Nous pourrions y
séjourner, il y a de la place pour tous. Fais-moi ce plaisir,
Seigneur !" "Oui, et avec joie ! Demain, nous entrerons à
Jérusalem reposés." "Oh ! alors je vais en avant pour prévenir ! Tu
me laisses aller ?" "Va. Mais rappelle-toi que je ne suis pas un ami mondain.
Ne pousse pas les tiens à beaucoup de dépenses. Traite-moi
en "Maître". Tu m'as compris ?" "Oui, mon Seigneur. Je le dirai aux parents. Tu viens avec
moi. Margziam ?" "Si Jésus le veut..." "Va, va, fils." Les autres, qui ont vu Thomas et Margziam aller en direction de Rama,
située un peu à gauche de la route qui va, je crois, de la Samarie à
Jérusalem, hâtent le pas pour demander ce qui arrive. "Nous allons chez la sœur de Thomas. J'ai séjourné dans
toutes les maisons de vos parents. Il est juste que j'aille aussi chez lui,
et c'est pour cela que je l'ai envoyé en avant." 366> "Alors, si tu permets, aujourd'hui moi
aussi j'irai en avant pour voir un peu s'il n'y a rien de nouveau. A
ton entrée à la Porte de Damas j'y serai s'il y a des ennuis. Autrement je te
verrai... Où, Seigneur ?" dit Manaën. "À Béthanie, Manaën. Je vais tout de suite chez Lazare.
Mais les femmes, je les laisserai à Jérusalem. Je vais seul et même, je t'en
prie, après la halte d'aujourd'hui, accompagne les femmes à leurs
maisons." "Comme tu veux, Seigneur." "Prévenez le conducteur de nous suivre à Rama." En effet le char vient lentement par derrière, pour suivre le groupe
des apôtres. Isaac et le Zélote restent arrêtés pour l'attendre alors que les
autres prennent la route secondaire en pente douce, qui les amène à la petite
colline très basse sur laquelle se trouve Rama. Thomas ne se tient pas de joie et il paraît encore plus rouge à cause
du contentement qui éclate sur son visage. Il les attend à l'entrée du
village. Il court à la rencontre de Jésus : "Quel bonheur,
Maître ! Toute ma famille est là ! Mon père qui voulait tant te
voir, ma mère, mes frères ! Comme je suis content !" Et il se
met à côté de Jésus, plastronnant comme un conquérant à l'heure de son
triomphe. La maison de la sœur de Thomas se trouve à un carrefour à l'est de la
ville. C'est la maison typique des Israélites aisés, avec la façade quasi
sans fenêtres, le portail de fer avec son judas, la terrasse qui sert de toit
et les murailles du jardin, hautes et sombres, qui se prolongent en arrière
de la maison et que dépassent les feuillages des arbres à fruits. Mais aujourd'hui la servante n'a pas besoin de regarder par le judas.
Le portail est tout grand ouvert et tous les habitants de la maison sont
rassemblés dans l'atrium. Les grandes personnes sont toutes occupées après
les enfants, garçons et filles dont la foule serrée, turbulente, exaltée par
la nouvelle, rompt continuellement l'ordre hiérarchique et joue devant les
adultes aux places d'honneur où se trouvent au premier rang les parents de
Thomas et sa sœur avec son mari. Mais quand Jésus est sur le seuil, qui pourrait retenir cette
marmaille ? Elle ressemble à une couvée qui sort du nid après une nuit de
repos. 367> Et Jésus reçoit le choc de cette troupe turbulente et
gentille qui s'abat contre ses genoux et l'enserre, levant les petits visages
en quête de baisers, et qui ne peut rester tranquille malgré les
avertissements paternels ou maternels ou même quelques gifles que Thomas
distribue pour rétablir l'ordre. "Laisse-les faire ! Laisse-les faire ! Si tout
le monde pouvait être comme eux !" s'écrie Jésus qui se penche pour
contenter toute cette troupe émoustillée. Il peut enfin entrer parmi les salutations plus respectueuses
des adultes. Mais ce qui me plaît particulièrement, c'est le
salut du père de Thomas, un vieillard typiquement juif, que Jésus relève car
il veut l'embrasser "par reconnaissance pour sa générosité qui lui donne
un apôtre." "Oh ! Dieu m'a aimé plus que tout autre en Israël.
Alors que tout hébreux a son premier-né consacré au Seigneur, moi j'en ai
deux qui sont consacrés: le premier et le dernier; et le dernier est encore
plus sacré car, sans être lévite ni prêtre, il fait ce que le Grand Prêtre
lui-même ne peut pas faire : il voit constamment Dieu et il accueille
ses commandements !" dit-il avec sa voix un peu tremblante de
vieillard, que l'émotion fait encore trembler davantage. Et il dit pour
finir : "Dis-moi seulement une chose pour contenter mon âme. Toi,
qui ne mens pas, dis-moi : mon fils, par la façon dont il te suit,
est-il digne de te servir et de mériter la Vie éternelle ?" "Reste en paix, père. Ton Thomas a une grande place dans
le cœur de Dieu par la façon dont il se conduit; et il aura
une grande place au Ciel pour la manière dont il aura servi Dieu jusqu'à son
dernier soupir." Thomas halète comme un poisson hors de l'eau par l'émotion que lui
donne ce qu'il entend dire. Le vieillard lève ses mains tremblantes alors que
deux larmes descendent par les rides profondes pour se perdre dans sa barbe
patriarcale, et il dit : "Sur toi la bénédiction de Jacob; la
bénédiction du patriarche au juste parmi les fils : que le Tout-Puissant
te bénisse par les bénédictions du ciel au-dessus de nous, par les
bénédictions de l'abîme au-dessous, par les bénédictions des mamelles et du
sein. Que les bénédictions de ton père surpassent celles que lui-même a
reçues de son père, et qu'elles se posent sur la. tête de Thomas jusqu'à ce
que vienne le désir des collines éternelles, sur la tête de celui qui est le
nazaréen parmi ses frères !" Et tous répondent : "Qu'il en soit. ainsi." "Et maintenant, Toi, ô Seigneur, bénis cette maison et
surtout ceux qui sont le sang de mon sang" dit le vieillard
en montrant les enfants. 368> Jésus, en ouvrant
les bras, entonne la bénédiction mosaïque et il y ajoute : "Que
Dieu, en présence duquel marchèrent vos pères, que Dieu qui m'a nourri depuis
ma jeunesse jusqu'à ce jour, que l'ange qui m'a délivré de tout mal, bénisse
ces petits, qu'ils portent mon Nom et aussi les noms de mes pères et qu'ils
se multiplient largement sur la terre" et il termine en prenant le
dernier-né des bras de sa mère pour le baiser sur le front en disant :
"Et qu'en toi descendent comme du miel et du beurre les vertus d'élite
qui ont habité dans le Juste dont le nom t'a été donné, en le rendant plein
de vie pour les Cieux et orné comme le palmier l'est de ses blondes dattes et
le cèdre de sa royale frondaison." Tous les assistants sont émus et extasiés, mais ensuite c'est
une explosion de joie qui sort de toutes les bouches et
accompagne Jésus qui entre dans la maison et ne s'arrête que lorsqu'il est
dans la cour où il présente à ses hôtes sa Mère, les femmes disciples, les
apôtres et les disciples. Ce n'est plus le matin, et ce n'est plus le midi. Les rayons
maladifs du soleil percent difficilement les nuages ébouriffés de ce temps qui
a du mal à se remettre. Le soleil ne va pas tarder de se coucher. C'est le
crépuscule. Les femmes ne sont plus là, ni Isaac ni Manaën, alors que Margziam est resté et il est tout heureux
aux côtés de Jésus. Il sort de la maison avec Lui, les apôtres et toute la
parenté masculine de Thomas, pour voir des vignes qui ont des qualités
particulières. Aussi bien le père que le beau-frère de Thomas vantent
l'orientation du vignoble et la rareté des vignes qui pour le moment n'ont
que des feuilles nouvelles et très tendres. Et Jésus avec bienveillance écoute ces explications
intéressantes de taille et de sarclage comme si c'était les choses les
plus importantes du monde. A la fin il dit en souriant à Thomas :
"Est-ce que je dois bénir cette dot de ta sœur jumelle ?" "Oh ! mon Seigneur ! Je ne suis pas Doras ni Ismaël. Je sais que ta respiration, ta présence dans un lieu sont déjà une
bénédiction. Mais si tu veux lever ta main droite sur ces vignes, fais-le, et
certainement leur fruit sera saint." "Et abondant, non ? Qu'en dis-tu, père ?" "Il suffit qu'il soit saint. Cela suffit ! Et moi, je
le presserai et je te l'enverrai pour la Pâque prochaine et tu t'en serviras
dans le calice rituel." 369> "C'est dit. J'y compte.
Je veux, à la Pâque qui va venir, consommer le vin d'un véritable
Israélite." Ils sortent du vignoble pour retourner au village. La nouvelle de la présence dans le pays de Jésus de Nazareth s'est
répandue, et les gens de Rama sont tous sur les routes avec un grand désir de
l'approcher. Jésus les voit et il dit à Thomas : "Pourquoi ne
viennent-ils pas ?
Ils ont peut-être peur de Moi ? Dis-leur que
je les aime." Oh ! Thomas ne se le fait pas dire deux fois ! Il va
d'un groupe à l'autre, si rapide qu'il semble un papillon volant de
fleur en fleur. Et ils ne se le font pas dire deux fois non plus les gens qui
ont entendu l'invitation. Ils accourent tous, en se donnant le mot, autour de
Jésus aussi, lorsqu'ils arrivent au carrefour où se trouve la maison de
Thomas, il y a toute une foule discrète qui parle avec respect aux apôtres et
aux parents de Thomas, s'informant de choses et autres. Je me rends compte que Thomas a beaucoup travaillé pendant les
mois d'hiver et qu'une partie notable de la doctrine évangélique est connue
dans le pays, mais ils désirent avoir de Jésus des explications
particulières. Quelqu'un, qui a été très impressionné par la bénédiction que
Jésus a donnée aux enfants de la maison hospitalière et par ce qu'il a dit de
Thomas, demande : "Non à cause d'elle, mais à cause de leurs actions. Moi,
je leur ai donné la force de ma bénédiction pour les fortifier dans
leurs actions. Mais ce sont eux qui doivent faire les actions et faire
seulement de justes actions pour avoir le Ciel. Moi, je bénis tout le
monde... mais tous ne se sauveront pas en Israël." "Et même il s'en sauvera très peu, s'ils vont de l'avant
comme ils le font maintenant" murmure Thomas. "Que dis-tu ?" "La vérité. Celui qui persécute le Christ et le calomnie,
celui qui ne pratique pas ce qu'il enseigne, ne prendra pas part à
son Royaume" dit Thomas de sa grosse voix. Quelqu'un le tire par la manche : "Il est très
sévère ?" demande-t-il en montrant Jésus. "Non. Au contraire il est trop bon." "Moi, qu'en dis-tu, est-ce que je me sauverai ? Je ne
suis pas parmi les disciples. Mais tu sais comme je suis et comme
j'ai toujours cru à ce que tu me disais. Mais je ne sais pas faire davantage.
Que dois-je faire au juste pour me sauver en plus de ce que je fais
déjà ?" 370> "Demande-le-lui.
Il aura la main et le jugement plus doux et plus juste que le mien." L'homme s'avance et dit : "Maître, je suis fidèle à
la Loi et depuis que Thomas m'a répété tes paroles, j'essaie de l'être
davantage. Mais je suis peu généreux. Je fais ce que je dois faire
absolument. Je m'abstiens de faire ce qu'il n'est pas bien de faire car j'ai
peur de l'Enfer. Mais pourtant j'aime mes aises et... je l'avoue, je
m'efforce de faire les choses de façon à ne pas pécher mais sans trop me
gêner pourtant. Est-ce que je me sauverai en agissant ainsi ?" "Tu te sauveras. Mais pourquoi être avare avec le bon Dieu
qui est si généreux avec toi ? Pourquoi ne prétendre
pour soi que le salut, obtenu difficilement, et non pas la grande sainteté qui
donne tout de suite une paix éternelle ? Allons, homme ! Sois
généreux avec ton âme !" L'homme dit humblement : "J'y réfléchirai, Seigneur.
J'y réfléchirai. Je sais que tu as raison et que je fais tort à mon âme en l'obligeant
à une longue purification avant d'avoir la paix." "Bravo ! Cette pensée est déjà un commencement de
perfectionnement."
"Si l'homme savait se conduire avec respect envers
lui-même et avec un amour respectueux pour Dieu, tous les hommes se
sauveraient comme Dieu le désire. Mais l'homme n'agit pas ainsi. Et comme un
sot il s'amuse avec le clinquant au lieu de prendre l'or véritable. Soyez
généreux dans votre recherche du Bien. Cela vous coûte ? C'est en cela
que réside le mérite. Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. L'autre,
large et attirante, c'est une séduction de Satan pour vous dévoyer. Celle du
Ciel est étroite, basse, nue et sévère. Pour y passer il faut être agile,
léger, sans faste et sans matérialité. Il faut être spirituel pour pouvoir le
faire. Autrement, quand sera venue l'heure de la mort, vous n'arriverez pas à
la franchir. Et en vérité on en verra beaucoup qui chercheront à entrer sans
pouvoir y réussir tant la matérialité les rend obèses, tant les pompes
mondaines les rendent compliqués, tant les raidit la croûte du péché, tant
l'orgueil qui est leur squelette les rend incapables de se plier. Et alors le
Maître du Royaume viendra fermer la porte, et alors ceux qui sont dehors,
ceux qui n'auront pas pu entrer au moment voulu, en restant dehors frapperont
à la porte en criant: "Seigneur, ouvre-nous ! Nous sommes là aussi".
Mais Lui dira: "En vérité, Je ne vous connais pas, et Je ne sais
pas d'où vous venez" 371> Et eux : "Mais
comment? Tu ne te souviens pas de nous ? Nous avons mangé et bu avec Toi et nous t'avons écouté quand
Tu enseignais sur nos places". Mais Lui répondra : "En vérité
Je ne vous reconnais pas. Plus Je vous regarde et plus vous m'apparaissez
comme rassasiés de ce que J'ai déclaré nourriture impure. En vérité plus Je
vous scrute et plus Je vois que vous n'êtes pas de ma famille. En vérité,
voici, maintenant Je vois de qui vous êtes les fils et les sujets : de
l'Autre. Vous avez pour père Satan, pour mère la Chair, pour nourrice
l'Orgueil, pour serviteur la Haine pour trésor vous avez le péché, les vices
sont vos pierres précieuses Sur votre cœur est écrit 'Égoïsme'. Vos mains
sont souillées des vols faits aux frères. Hors d'ici ! Loin de Moi. vous
tous, artisans d'iniquité". Pendant que Jésus parle, avec un pèlerinage qui va à Jérusalem ou qui
en vient en quête de logement, surviennent des pharisiens Ils voient le
rassemblement et s'approchent pour voir. Ils ont vite fait de reconnaître la
tête blonde de Jésus qui se détache sur le mur sombre de la maison de Thomas. "Laissez-nous passer car nous voulons dire un mot au
Nazaréen" crient-ils, autoritaires. Sans enthousiasme la foule s'ouvre et les apôtres voient
arriver vers eux le groupe des pharisiens. "Maître, paix à Toi !" 372> "Paix
à vous. Que voulez-vous?" "Tu vas à Jérusalem ?" "Comme tout fidèle Israélite." "N'y va pas ! Un danger t'y attend. Nous le savons
car nous en venons pour aller à la rencontre de nos familles et nous
sommes venus t'avertir ayant appris que tu étais à Rama." "De qui, s'il est permis de le demander ?"
demande Pierre soupçonneux et tout prêt à amorcer une dispute. "Cela ne te regarde pas, homme. Sache seulement, toi qui
nous appelles serpents, que près du Maître les serpents sont nombreux et que
tu ferais bien de te méfier des trop nombreux et trop puissants
disciples." "Hé ! Tu ne voudras pas insinuer que Manaën
ou..." "Silence, Pierre. Et toi, pharisien, sache qu'aucun danger
ne peut détourner un fidèle de son devoir. Si on perd la vie, ce
n'est rien. Ce qui est grave, c'est de perdre son âme en contrevenant à la
Loi. Mais tu le sais, et tu sais que je le sais. Pourquoi alors me
tentes-tu ? Tu ne sais peut-être pas que Moi je sais pourquoi tu le
fais ?" "Je ne te tente pas. C'est la vérité. Beaucoup d'entre
nous peuvent être tes ennemis, mais pas tous. Nous, nous ne te haïssons pas. Nous
savons qu'Hérode te cherche, et nous te disons : pars. Va-t-en d'ici,
car si Hérode s'empare de Toi, il va te tuer. C'est ce qu'il veut."
"Le Baptiste est mort ailleurs." "Il est mort en sainteté, et sainteté veut dire :
"Jérusalem". Si maintenant Jérusalem veut dire "Péché"
c'est seulement pour ce qui n'est que terrestre et qui bientôt ne sera plus.
Mais je parle de ce qui est éternel et spirituel, c'est-à-dire de la
Jérusalem des Cieux. C'est en elle, en sa sainteté, que meurent tous les
justes et les prophètes. C'est en elle que je mourrai, et c'est inutilement
que vous voulez m'amener au péché. Et je mourrai aussi dans les collines 373> de Jérusalem, non pas de la main d'Hérode, mais par la volonté
de ceux qui me haïssent plus subtilement que lui, parce qu'ils voient en Moi
l'usurpateur du Sacerdoce qu'ils convoitent et Celui qui purifie Israël de
toutes les maladies qui le corrompent. Ne mettez donc pas sur le dos d'Hérode
tout le désir de tuer, mais prenez chacun votre part car, en vérité, l'Agneau
est sur une montagne que gravissent de tous côtés des loups et des chacals
pour l'égorger et..." Les pharisiens s'enfuient sous la grêle des brûlantes
vérités... Jésus les regarde fuir. Il se tourne ensuite du côté du midi
vers une clarté plus lumineuse qui peut-être indique la
région de Jérusalem et il dit avec tristesse : |
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Jésus se retire
dans la maison de Thomas avec tous les membres de la famille et ses apôtres. |
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