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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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Par rapport à l’Évangile, y-a-t-il des faits nouveaux dans l'œuvre de Maria Valtorta ?
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En écho, Jésus précise lui-même cette richesse de scènes |
Tous les faits reportés par les quatre évangélistes se retrouvent dans l'œuvre de Maria Valtorta, mais l'œuvre de Maria Valtorta comportent des scènes ou des développements de scènes qui ne le sont pas. Ainsi le nombre de miracles est plus importants que ceux rapportés par l'Évangile, les occasions d'enseignements plus nombreuses et - dans des scènes évangéliques connues comme les Béatitudes – les enseignements plus développés. Certains s'en offusquent ou s'en inquiètent : qu'ils n'aillent pas plus loin dans la lecture d'une œuvre qui n'est justement pas faite pour inquiéter. Pour ceux qui voient dans cette œuvre l'ombre portée de l'Évangile, le pèlerinage dans les pas de Jésus les attend non sans précautions et sans discernement. Un
rappel nécessaire
1 - Les visions de scènes de l'Évangile par Maria Valtorta n'est pas un cas unique. De grandes saintes en ont bénéficiées : sainte Marie Madeleine de Pazzi, sainte Brigitte de Suède, sainte Thérèse d'Avila, sainte Hildegarde de Bingen, sainte Gertrude de Helfta, sainte Angèle de Bohême. La prise en compte de ces visions de va pas forcément de soi : celles de la Bienheureuse Maria d'Agreda (Mère Maria de Jésus décédée en 1665) furent brûlées à la demande d'un confesseur et réécrites à la demande d'un autre, reconnues par l'Inquisition espagnole et condamnées par l'Inquisition romaine … avant que tout s'apaise et rentre dans l'ordre. 2 – Le Catéchisme de l'Église Catholique (1992) reconnaît explicitement que "toute la vie du Christ est un mystère" et que "Beaucoup de choses qui intéressent la curiosité humaine au sujet de Jésus ne figurent pas dans les Évangiles". (§ 514) En
écho, Jésus précise lui-même cette richesse de scènes Jésus lui-même répond à cette question dans le chapitre 4.163, page 501 "Mais ce fait n'est pas mentionné dans les Évangiles. Comment peut-elle dire : "J'ai vu ceci ?". A eux, je réponds par les paroles des Évangiles. "Et Jésus allait par toutes les villes et par tous les villages, les enseignant dans leurs synagogues, prêchant l'Évangile du Royaume et guérissant toutes les langueurs et les maladies" dit Matthieu (Matthieu 4,23). Et encore : "Allez rapporter à Jean ce que vous voyez et entendez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, aux pauvres est annoncée la bonne nouvelle" (Matthieu 11,5 - Luc 7,22). Et encore : "Malheur à toi, Corozaïn, malheur à toi, Bethsaïda, car si à Tyr et à Sidon étaient survenus les miracles faits au milieu de vous, depuis longtemps déjà, dans le cilice et la cendre, ils auraient fait pénitence... Et toi, Capharnaüm, tu seras peut-être exaltée jusqu'au ciel ? Tu descendras jusque dans l'enfer : car si à Sodome étaient survenus les miracles opérés chez toi, peut-être elle subsisterait encore" (Matthieu 11,21-23). Et Marc : "...et le suivaient de grandes foules de la Galilée, de la Judée, de Jérusalem, de l'Idumée et d'au-delà du Jourdain. Même des environs de Tyr et de Sidon venaient à Lui, ayant entendu parler des choses qu'il faisait...".(Marc 3,7-8) Et Luc : " Jésus allait par les villes et les villages prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle et le Royaume de Dieu et avec Lui étaient les douze et quelques femmes qui avaient été délivrées des esprits malins et des infirmités".(Luc 8,1-2) Et mon Jean : "Après cela, Jésus alla au-delà de la Mer de Galilée et une grande foule le suivait parce qu'elle voyait les prodiges opérés par Lui sur les infirmes". (Jean 6,1-2) Et puisque Jean fut présent à tous les prodiges, quelle qu'en fût la nature, que j'ai accomplis en trois ans, le Préféré me donne un témoignage illimité : "C'est ce même disciple qui a vu ces choses et les a écrites. Nous savons que son témoignage est vrai Il y a aussi d'autres choses faites par Jésus. Si on les écrivait une par une, je crois que le monde ne pourrait contenir les livres qu'il faudrait écrire". (Jean 21,24-25) Une
forme littéraire qui peut surprendre Le familier de l'Évangile peut être surpris par le style des visions de Maria Valtorta. En effet, habitué à la lecture méditée d'un texte concis où chaque mot résonne de toute sa plénitude, le lecteur peut être désarçonné par l'abondance de détails (les paysages, la flore, le temps, les vêtements, les usages, …) que l'on trouve dans les scènes rapportées par Maria Valtorta. Comme pour beaucoup de voyantes, l'apport de Maria Valtorta est en effet de deux sortes : les visions et les dictées (ou catéchèses). "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" regroupe essentiellement les visions avec quelques catéchèses, alors que la série des "Cahiers" ne comportent que des catéchèses prisent sous dictées. Dans le premier cas, Maria Valtorta assiste aux différentes scènes évangéliques qu'elle rapporte : "je suis une spectatrice, une répétitrice de ce que je vois et entends" (1.49). Elle est immergée. Ce sont donc ses mots, ses sentiments, sa sensibilité qui restituent l'ensemble de la scène. On ne doit pas donc être surpris de voir apparaître parfois des mots incongrus (un cavalier qui chevauche "comme un jockey", ou Joseph qui emploie un outil qui "ressemble à un tournevis", …) car ce sont les mots qui viennent à l'esprit de la narratrice fidèle. Pourtant quand elle reportera les phrases de Jésus, on ne s'y trompera pas, son style et sa puissance d'inspiration sont inimitables. Dans le second cas, il s'agit de manifestations plus proches des apparitions, car Jésus (ou Marie) est présent dans la chambre où est alitée Maria Valtorta : il s'y déplace, s'y assoit. Maria Valtorta les décrits, mais surtout note sur leur dictées. Il n'est donc pas étonnant que l'auteur de l'article condamnant, dans L’Osservatore Romano du mercredi 6 janvier 1960, l'œuvre de Maria Valtorta lui ait trouvé "un si grand étalage de connaissances théologiques". Cet article, par ailleurs assez maladroit, voulant pointer des erreurs, en cautionnait ainsi, malgré lui, l'extraordinaire source. L'œuvre doit donc être prise pour ce qu'elle est : un don pour notre temps dont le "rôle n’est pas "d’améliorer" ou de "compléter" la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire" (Catéchisme de l'Église Catholique § 67) Une base de méditation importante Un exemple peut être trouvé dans la narration de deux scènes évangéliques : celle de la syro-phénicienne et la parabole des talents. Dans l'épisode de la syro-phénicienne (cananéenne), Jésus répond durement à une femme qui demandait la guérison de sa fille. (Matthieu 15,21-28 ; Marc 7,24-30). "Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël […] Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens.". Cette dureté, incompréhensible de la part de Jésus, s'éclaire quand on lit le contexte de la scène dans Maria Valtorta (5.19) : Jésus caricature, par ces mots, les reproches que n'ont cessé de lui faire les apôtres choqués par une contrée païenne et rebelle (5.18). Quelle leçon, dans ce contexte, pour les futurs évangélisateurs ! Quel visage de miséricorde reprend alors Jésus soucieux de porter sa parole au-delà des préventions et des préjugés et quelle divine prévoyance ! Dans la parabole des talents, (Matthieu 25,14-30) trois personnes se voient confier de l'argent, respectivement dix, cinq et un talents. Au retour du propriétaire, chacun doit rendre compte de sa gestion : c'est celui qui n'avait reçu qu'un talent qui, ne l'ayant pas fait fructifier, se voit déposséder au profit de celui qui en avait reçu dix. Cette apparente injustice qui fait que le plus pauvre est dépossédé au profit du plus riche, trouve une explication dans le contexte décrit par Maria Valtorta (4.145) : les premiers ont reçus dix et cinq talents d'argent alors que le dernier a reçu un talent d'or. Autrement dit, beaucoup plus que tous les autres. On retrouve ainsi une moralité conforme à l'Évangile : à celui qui a beaucoup reçu, il sera beaucoup demandé. Cet approfondissement, que l'on aperçoit dans les scènes évangéliques, se retrouve aussi dans les biographies des personnages : ce sont des vies qui vont faire fructifier ou non leur rencontre avec Jésus. Deux biographies célèbres illustrent deux destins différents : celui de Judas de Kériot, l'apôtre déchu, et celui de Marie de Magdala, la pécheresse sauvée. |
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