Dans
"l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
Voir
le champ recouvert par les "paraboles" dans l'art oratoire
hébraïque en bas de page.
Haut de page
La
parabole du cheval
préféré : Le Seigneur n'a pas manqué de bonté à
l'égard de son peuple. Bien que celui-ci ai manqué de fidélité, des
milliers et des dizaines de milliers de fois.
Cette parabole, malgré les invraisemblances, démontre bien la pédagogie
de l'art oratoire du Mâshâl
2.24
La
"parabole"
des
fourmis :
Ce sont des fourmis,
rien d'autre que des fourmis. Et pourtant elles sont fortes parce qu'elles
sont unies. 2.56
Parabole
des champs
différemment cultivés : Il en est de même des cœurs. Je suis le Soc et ma parole est le
Feu. Pour préparer au triomphe éternel. 2.78
Parabole
du semeur
(Matthieu 13,1-9 - Marc 4,1-9 - Luc 8,4-8) 3.39
Commentaires
de la parabole
du semeur - Pourquoi les paraboles
(Matthieu 13,10-23 - Marc 4,10-20) 3.40
Parabole
du bon grain et de
l’ivraie : à Corozaïn. Le
lendemain après avoir dit la parabole du Semeur. Le verset de Matthieu 13,36 procède
de cette proximité en faisant l’amalgame des deux explications. 3.41
Le
royaume de Dieu comparé à un grain
semé qui lève (Mc 4,26-29) – Parabole du grain de
sénevé
(Mc 4,30-32) – Magdala. Ces deux paraboles sont en lien avec Marie de
Magdala encore pécheresse 3.44
Parabole
du riche
et du pauvre Lazare - le Paradis et l’Enfer (Lc 16,19-31) – Esdrelon
parmi les paysans de Doras et Giocana en consolation de leur vie de
dureté 3.52
Parabole
du fils
prodigue (Lc 15,11-32) Béthanie, seconde Pâque. Cette parabole est
destinée à Jean d’Endor, assassin repentit. « Je parlerai à
tous, mais je te dirai comment Dieu t'aime. »
3.66
La
parabole des dix
vierges commentée par Jésus à Béthanie : il en sera du Royaume des
Cieux comme de dix vierges qui s’en allèrent, munies de leurs lampes,
à la rencontre de l’époux. (Matthieu 25,1-13) 3.67
Parabole
du roi
qui fait les noces à son fils, à Béthanie : Alors il dit à ses
serviteurs : "La noce est prête, mais les invités n’en
étaient pas dignes. Allez donc aux départs des chemins, et conviez aux
noces tous ceux que vous pourrez trouver." (Mt 22, 1-14) 3.68
Parabole
des pêcheurs :
les poissons bons et mauvais, délaissés et choisis 4.102
La
parabole de la drachme retrouvée (Lc 15,8-10) Magdala, en témoignage
public de la conversion de Marie de Magdala. 4.104
Parabole
du lépreux :
parallèle entre la guérison d’un lépreux et la guérison d’un
pécheur 4.108
Parabole
des mineurs
à propos d’Hermastée, pêcheur persévérant venu du port d’Ascalon 4.114
Parabole
de la vigne et de
l’orme tuteur qui finit par l’étouffer (la foi). 4.115
Parabole
du noyau
dur qui germe en terre 4.131
Parabole
du riche
imbécile : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton
âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura?" (Lc 12,13-53) 4.140
Parabole
des dettes
remises (Mt 18,23-35) : Un homme n’avait pas de quoi rendre cet
argent; alors son maître donna l’ordre de le vendre comme esclave et de
vendre aussi sa femme, ses enfants et tout ce qu’il possédait, afin de
rembourser ainsi la dette. Le serviteur se jeta à genoux devant son
maître et lui dit : Prends patience envers moi et je te paierai
tout ! 4.142
La
parabole des talents,
en réponse à un scribe qui l’interroge sur les récompenses accordées
aux différentes catégories de "croyants" – Jérusalem, dans
le Temple, lors de la fête des Tabernacles de la deuxième année (Mt
25,14-30)
4.145
Parabole
du bon samaritain
(Lc 10,30-37) – Au Temple, lors de la même fête, à un docteur de la
Loi qui tente de le prendre en défaut 4.145
Parabole
des ouvriers de la onzième
heure : Alexandroscène de Phénicie devant un parterre cosmopolite, pour
inciter tous les peuples à la conversion. 5.17
Parabole
du
banquet
où tous les invités se défilent (Lc 14,15-24). Ne pas confondre avec Mt
22,2-10 qui est reporté au chapitre 3.68. 5.23
Parabole
du figuier
stérile (Lc 13, 6-9) pour illustrer la constance dans l’évangélisation
qui vient de subir un revers à Corozaïn 5.26
Les
riches aussi peuvent se sauver tout en étant riches : la parabole de
l’intendant
infidèle mais rusé (Lc 16,1-18) 5.71
Parabole
du chemin escarpé 5.75
Parabole
des deux fils : portrait spirituel de Judas 6.84
Parabole
des deux fils qui vont à la vigne (Mt 21,28-32) 6.96
La
parabole
du sculpteur qui fait des œuvres parfaites avec des apprentis maladroits 6.110
Parabole
du roi qui envoie ses enfants dans le monde avec les mêmes deux pièces
de monnaies de grandes valeur : le temps et la libre volonté.
Jugement du roi, symbole du Jugement Dernier 6.116
Le
travail de la vigne
appliqué au travail de l’âme : L'homme confie donc sa vigne
inculte à celui qui la travaille : le libre arbitre; et lui commence
à la cultiver. Plaine d’Esdrelon, juin/juillet de la 3ème
année 6.119
Parabole
du bois verni : J'ai dit, au début, que la peinture est comme
l'embellissement des vertus sur le cœur humain. Elle embellit et préserve
le bois des vers, de la pluie, du soleil… 6.126
Paraboles
de Marie, la farine et la toile à l’intention d’Aurea 6.126
Simon
le zélote dit la parabole
de la vigne au milieu du monde pour illustrer la nécessité du sacrement
de réconciliation.
6.137
Parabole
du batelier intransigeant : s’inspire d’une attitude de Pierre
envers les romains sur le lac 6.140
Parabole
des deux fils qui suivent les dix monuments (commandements) en gravissant
une montagne 6.144
Parabole
de la distribution des eaux : Celui
qui est riche
est le dépositaire de la richesse que Dieu lui accorde avec l'ordre d'en
être le distributeur pour ceux qui souffrent. 7.160
Parabole
de la grenade : A quoi comparerai-je le monde en général, et en particulier la
Palestine ? [...] Je le
comparerai à cette grenade. 7.179
Parabole
du
roi puissant, dont le royaume était très vaste, et qui voulut aller un jour
visiter ses sujets. 7.184
Dans
les autres ouvrages de Maria Valtorta
Haut de page
Indication
des sources à venir.
Dans
les textes fondamentaux chrétiens
Dans
la Bible
Haut de page
Indication
des sources à venir.
Dans
le catéchisme de l'Église catholique
Indication
des sources à venir.
Haut de page
Dans
d'autres sources
Haut de page
La
Parabole, forme usitée de l'art oratoire hébraïque : le Mâshâl
(…)
L'art de parler hébraïque n'avait rien de commun avec
ce que les Grecs et les Romains entendaient par éloquence.
Et saint Paul put le constater lui-même à Athènes, où l'on sait que son
échec fut total ! L'ordonnance des idées, la démonstration
logique, tout ce que Cicéron nous a appris à tenir pour fondamental
dans l'art oratoire était radicalement étranger à l'esprit israélite —
comme il l'est d'ailleurs aussi à l'esprit musulman. L'art de parler
consistait non pas tant à convaincre par raisonnement qu'à établir un
contact avec la sensibilité
de l'auditoire. Le maître ès paroles était celui qui portait à
une haute perfection ces moyens techniques qu'on a vu utiliser par des
docteurs de la Loi, voire par les maîtres d'écoles,
allitérations, correspondances, parallélismes, rythmes.
La grande éloquence rejoignait tout naturellement la poésie. Sans
qu'il y ait eu cependant de règles précises, de procédés nettement fixés,
comme on les connaît dans la poésie grecque ou romaine, il arrivait
souvent que la parole se cadençât en vers, de rythme volontiers impair,
voire en strophes comportant même des refrains.
Quant
au fond même, le maître de la parole se reconnaissait à plusieurs traits.
Il était capable de truffer son discours de quantité de citations du Livre
saint, ou d'allusions que chacun de ses auditeurs reconnaissait au passage :
par exemple, quand saint Jean Baptiste s'écriait : "Je suis la voix
qui crie dans le désert, préparez la venue du Seigneur !" il cite mot
à mot le prophète Isaïe et ses auditeurs le savaient. Toute affirmation devait
être contrefortée par la parole de Dieu. Le grand "orateur"
était capable, sur un thème, de multiplier les développements,
comme un musicien improvise des variations sur
une phrase mélodique donnée (…) Mais
surtout un maître dans l'art de parler devait être un expert en mâshâl.
Cette
notion du mâshâl
est
fondamentale pour comprendre ce
que pouvait être l'éloquence israélite; on en trouve d'ailleurs
l'application en d'innombrables passages de la littérature écrite,
Ancien ou Nouveau Testament, mais fondamentalement elle est liée à
la parole. La langue hébraïque, concise, colorée,
est gauche quand il s'agit de traduire les abstractions et les réalités
supérieures: elle s'en tire par des images, des symboles, des comparaisons.
Ce qui d'ailleurs est tout à fait conforme à la psychologie israélite,
dont le pouvoir d'intuition est extraordinaire, qui voit d'emblée le trait
topique, réaliste, familier, et excelle à en dégager une leçon. Le mâshâl,
c'était précisément
cela, cette façon de considérer un cas ou une situation de la vie réelle,
pour que l'esprit et l'imagination s'en emparent afin de l'ériger en cas
typique ou de soulever un problème. Ce procédé, très oriental, était-il
un jeu ? nullement, car tout mâshâl
devait être
formulé en vue de la conduite de la vie et se référer, au moins
implicitement, à la religion.
La
version grecque des Septante traduit souvent le mot mâshâl
par parabolè,
mais il
serait erroné de croire que tous les meshâlim
étaient
des "paraboles", au sens que nous donnons à ce
mot : la
preuve en est qu'en hébreu le livre biblique des Proverbes s'intitule Meshâlim.
La racine
de ce mot évoque bien l'idée
de "ressembler" ou de "comparer", mais son acception était
plus vaste. (…)
La
"parabole" au sens que nous donnons à ce mot, c'est-à-dire la
petite histoire aux allures de fable, d'où se dégage, d'une façon plus ou
moins claire, une leçon morale ou spirituelle, était donc une des formes
du mâshâl, un des moyens de
faire surgir du fait concret, un développement frappant. Ce genre était
fort utilisé. (…)
Le
Talmud en contient des centaines, dont beaucoup sont fort pittoresques.
(…) Le genre du mâshâl-parabole
semble même, au temps du Christ, s'être quelque peu fossilisé
dans l'art des rabbis, car les mêmes comparaisons reviennent
très souvent chez les uns et les autres, et bien souvent la rédaction
manque de force et de vie.
Que
Jésus ait connu le mâshâl
et l'ait
pratiqué, cela crève les yeux.
Il était certainement impossible à un Juif de son temps de n'avoir
pas entendu formuler par tel ou tel, répéter ensuite par des intermédiaires,
de ces ingénieuses petites histoires. On trouve même dans le Talmud des
"paraboles" qui sont à peu près les siennes, par exemple une sur
les invités au festin de noces,
une sur les Vierges folles. Il a pratiqué toutes les formes
traditionnelles du mâshâl: c'est
un mâshâl que le "Médecin,
guéris-toi toi-même !" que cite saint Luc"; c'est un mâshâl
que la courte sentence sur "ce qui entre par la bouche de l'homme"
que rapporte saint Matthieu, et parmi les meshâlim-paraboles,
il y en a de bien des genres, de longueur diverse, et de ton très
différent".
Ce
qui est évident, lorsque l'on compare les paraboles évangéliques
à celles des traités talmudiques, c'est que leur caractère
est nouveau. Rien de stéréotypé, de conventionnel; on sent que la
comparaison a jailli spontanément sur les lèvres de l'orateur; elle est
simple, précise, d'un ton inimitable — qu'on ne retrouve pas dans les
Actes des Apôtres et encore moins dans
les Évangiles apocryphes —, vraie signature du Maître. La parabole
évangélique, "partant des réalités les plus humbles, reflète
avec netteté les concepts les plus élevés; compréhensible
pour l'ignorant, elle se prête à la méditation de l'érudit. Littérairement
parlant dénuée de tout artifice, elle dépasse par sa puissance d'émotion
les artifices littéraires les mieux élaborés. Elle n'étonne pas, mais
persuade, elle sait non seulement vaincre, mais convaincre. Du mot parabole
est venu
le mot parole.
Cette dérivation
voudrait-elle signifier que la parabole de Jésus est la parole
la plus
haute qui se soit élevée de l'homme, et, en même temps, celle qui venant
de Dieu est descendue le plus bas ? "
Daniel-Rops,
de l'Académie Française, in "La vie quotidienne en Palestine au temps
de Jésus" – p. 324 et suivantes - Hachette 1961
Retour
à l'index des thématiques
|