"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Les Paraboles


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Dans "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé"

Voir le champ recouvert par les "paraboles" dans l'art oratoire hébraïque en bas de page.
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 La parabole du cheval préféré : Le Seigneur n'a pas manqué de bonté à l'égard de son peuple. Bien que celui-ci ai manqué de fidélité, des milliers et des dizaines de milliers de fois. Cette parabole, malgré les invraisemblances, démontre bien la pédagogie de l'art oratoire du Mâshâl 2.24

 La "parabole" des fourmis : Ce sont des fourmis, rien d'autre que des fourmis. Et pourtant elles sont fortes parce qu'elles sont unies.  2.56

 Parabole des champs différemment cultivés : Il en est de même des cœurs. Je suis le Soc et ma parole est le Feu. Pour préparer au triomphe éternel. 2.78

 Parabole du semeur (Matthieu 13,1-9 - Marc 4,1-9 - Luc 8,4-8) 3.39

 Commentaires de la parabole du semeur - Pourquoi les paraboles (Matthieu 13,10-23 - Marc 4,10-20) 3.40

 Parabole du bon grain et de l’ivraie : à Corozaïn. Le lendemain après avoir dit la parabole du Semeur. Le verset de Matthieu 13,36 procède de cette proximité en faisant l’amalgame des deux explications. 3.41

 Le royaume de Dieu comparé à un grain semé qui lève (Mc 4,26-29) – Parabole du grain de sénevé  (Mc 4,30-32) – Magdala. Ces deux paraboles sont en lien avec Marie de Magdala encore pécheresse 3.44

 Parabole du riche et du pauvre Lazare - le Paradis et l’Enfer (Lc 16,19-31) – Esdrelon parmi les paysans de Doras et Giocana en consolation de leur vie de dureté 3.52

 Parabole du fils prodigue (Lc 15,11-32) Béthanie, seconde Pâque. Cette parabole est destinée à Jean d’Endor, assassin repentit. « Je parlerai à tous, mais je te dirai comment Dieu t'aime. » 3.66

 La parabole des dix vierges commentée par Jésus à Béthanie : il en sera du Royaume des Cieux comme de dix vierges qui s’en allèrent, munies de leurs lampes, à la rencontre de l’époux. (Matthieu 25,1-13) 3.67

 Parabole du roi qui fait les noces à son fils, à Béthanie : Alors il dit à ses serviteurs : "La noce est prête, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux départs des chemins, et conviez aux noces tous ceux que vous pourrez trouver." (Mt 22, 1-14) 3.68

 Parabole des pêcheurs : les poissons bons et mauvais, délaissés et choisis 4.102

 La parabole de la drachme retrouvée (Lc 15,8-10) Magdala, en témoignage public de la conversion de Marie de Magdala. 4.104

 Parabole du lépreux : parallèle entre la guérison d’un lépreux et la guérison d’un pécheur 4.108

 Parabole des mineurs à propos d’Hermastée, pêcheur persévérant venu du port d’Ascalon 4.114

 Parabole de la vigne et de l’orme tuteur qui finit par l’étouffer (la foi). 4.115

 Parabole du noyau dur qui germe en terre 4.131

 Parabole du riche imbécile : "Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l’aura?" (Lc 12,13-53) 4.140

 Parabole des dettes remises (Mt 18,23-35) : Un homme n’avait pas de quoi rendre cet argent; alors son maître donna l’ordre de le vendre comme esclave et de vendre aussi sa femme, ses enfants et tout ce qu’il possédait, afin de rembourser ainsi la dette. Le serviteur se jeta à genoux devant son maître et lui dit : Prends patience envers moi et je te paierai tout ! 4.142

 La parabole des talents, en réponse à un scribe qui l’interroge sur les récompenses accordées aux différentes catégories de "croyants" – Jérusalem, dans le Temple, lors de la fête des Tabernacles de la deuxième année (Mt 25,14-30)  4.145

 Parabole du bon samaritain (Lc 10,30-37) – Au Temple, lors de la même fête, à un docteur de la Loi qui tente de le prendre en défaut  4.145

 Parabole des ouvriers de la onzième heure : Alexandroscène de Phénicie devant un parterre cosmopolite, pour inciter tous les peuples à la conversion. 5.17

 Parabole du banquet où tous les invités se défilent (Lc 14,15-24). Ne pas confondre avec Mt 22,2-10 qui est reporté au chapitre 3.68. 5.23

 Parabole du figuier stérile (Lc 13, 6-9) pour illustrer la constance dans l’évangélisation qui vient de subir un revers à Corozaïn 5.26

 Les riches aussi peuvent se sauver tout en étant riches : la parabole de l’intendant infidèle mais rusé (Lc 16,1-18) 5.71

 Parabole du chemin escarpé 5.75

 Parabole des deux fils : portrait spirituel de Judas 6.84

 Parabole des deux fils qui vont à la vigne (Mt 21,28-32) 6.96

 La parabole du sculpteur qui fait des œuvres parfaites avec des apprentis maladroits 6.110

 Parabole du roi qui envoie ses enfants dans le monde avec les mêmes deux pièces de monnaies de grandes valeur : le temps et la libre volonté. Jugement du roi, symbole du Jugement Dernier 6.116

 Le travail de la vigne appliqué au travail de l’âme : L'homme confie donc sa vigne inculte à celui qui la travaille : le libre arbitre; et lui commence à la cultiver. Plaine d’Esdrelon, juin/juillet de la 3ème année 6.119

 Parabole du bois verni : J'ai dit, au début, que la peinture est comme l'embellissement des vertus sur le cœur humain. Elle embellit et préserve le bois des vers, de la pluie, du soleil… 6.126

 Paraboles de Marie, la farine et la toile à l’intention d’Aurea 6.126

 Simon le zélote dit la parabole de la vigne au milieu du monde pour illustrer la nécessité du sacrement de réconciliation. 6.137

 Parabole du batelier intransigeant : s’inspire d’une attitude de Pierre envers les romains sur le lac 6.140

 Parabole des deux fils qui suivent les dix monuments (commandements) en gravissant une montagne 6.144

 Parabole de la distribution des eaux : Celui qui est riche est le dépositaire de la richesse que Dieu lui accorde avec l'ordre d'en être le distributeur pour ceux qui souffrent. 7.160

 Parabole de la grenade : A quoi comparerai-je le monde en général, et en particulier la Palestine ? [...] Je le comparerai à cette grenade. 7.179

 Parabole du roi puissant, dont le royaume était très vaste, et qui voulut aller un jour visiter ses sujets. 7.184


Dans les autres ouvrages de Maria Valtorta
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Dans les textes fondamentaux chrétiens

Dans la Bible
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Dans le catéchisme de l'Église catholique

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Dans d'autres sources
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La Parabole, forme usitée de l'art oratoire hébraïque : le Mâshâl

(…) L'art de parler hébraïque n'avait rien de commun avec ce que les Grecs et les Romains entendaient par éloquence. Et saint Paul put le constater lui-même à Athènes, où l'on sait que son échec fut total ! L'ordonnance des idées, la démonstration logique, tout ce que Cicéron nous a appris à tenir pour fondamental dans l'art oratoire était radicalement étranger à l'esprit israélite — comme il l'est d'ailleurs aussi à l'esprit musulman. L'art de parler consistait non pas tant à convaincre par raisonnement qu'à établir un contact avec la sensibilité de l'auditoire. Le maître ès paroles était celui qui portait à une haute perfection ces moyens techniques qu'on a vu utiliser par des docteurs de la Loi, voire par les maîtres d'écoles, allitérations, correspondances, parallélismes, rythmes. La grande éloquence rejoignait tout naturellement la poésie. Sans qu'il y ait eu cependant de règles précises, de procédés nettement fixés, comme on les connaît dans la poésie grecque ou romaine, il arrivait souvent que la parole se cadençât en vers, de rythme volontiers impair, voire en strophes comportant même des refrains.

Quant au fond même, le maître de la parole se reconnaissait à plusieurs traits. Il était capable de truffer son discours de quantité de citations du Livre saint, ou d'allusions que chacun de ses auditeurs reconnaissait au passage : par exemple, quand saint Jean Baptiste s'écriait : "Je suis la voix qui crie dans le désert, préparez la venue du Seigneur !" il cite mot à mot le prophète Isaïe et ses auditeurs le savaient. Toute affirmation devait être contrefortée par la parole de Dieu. Le grand "orateur" était capable, sur un thème, de multiplier les développements, comme un musicien improvise des variations sur une phrase mélodique donnée (…) Mais surtout un maître dans l'art de parler devait être un expert en mâshâl.

Cette notion du mâshâl est fondamentale pour comprendre ce que pouvait être l'éloquence israélite; on en trouve d'ailleurs l'application en d'innombrables passages de la littérature écrite, Ancien ou Nouveau Testament, mais fondamentalement elle est liée à la parole. La langue hébraïque, concise, colorée, est gauche quand il s'agit de traduire les abstractions et les réalités supérieures: elle s'en tire par des images, des symboles, des comparaisons. Ce qui d'ailleurs est tout à fait conforme à la psychologie israélite, dont le pouvoir d'intuition est extraordinaire, qui voit d'emblée le trait topique, réaliste, familier, et excelle à en dégager une leçon. Le mâshâl, c'était précisément cela, cette façon de considérer un cas ou une situation de la vie réelle, pour que l'esprit et l'imagination s'en emparent afin de l'ériger en cas typique ou de soulever un problème. Ce procédé, très oriental, était-il un jeu ? nullement, car tout mâshâl devait être formulé en vue de la conduite de la vie et se référer, au moins implicitement, à la religion.

La version grecque des Septante traduit souvent le mot mâshâl par parabolè, mais il serait erroné de croire que tous les meshâlim étaient des "paraboles", au sens que nous donnons à ce mot : la preuve en est qu'en hébreu le livre biblique des Proverbes s'intitule Meshâlim. La racine de ce mot évoque bien l'idée de "ressembler" ou de "comparer", mais son acception était plus vaste. (…)

La "parabole" au sens que nous donnons à ce mot, c'est-à-dire la petite histoire aux allures de fable, d'où se dégage, d'une façon plus ou moins claire, une leçon morale ou spirituelle, était donc une des formes du mâshâl, un des moyens de faire surgir du fait concret, un développement frappant. Ce genre était fort utilisé. (…)

Le Talmud en contient des centaines, dont beaucoup sont fort pittoresques. (…) Le genre du mâshâl-parabole semble même, au temps du Christ, s'être quelque peu fossilisé dans l'art des rabbis, car les mêmes comparaisons reviennent très souvent chez les uns et les autres, et bien souvent la rédaction manque de force et de vie.

Que Jésus ait connu le mâshâl et l'ait pratiqué, cela crève les yeux. Il était certainement impossible à un Juif de son temps de n'avoir pas entendu formuler par tel ou tel, répéter ensuite par des intermédiaires, de ces ingénieuses petites histoires. On trouve même dans le Talmud des "paraboles" qui sont à peu près les siennes, par exemple une sur les invités au festin de noces, une sur les Vierges folles. Il a pratiqué toutes les formes traditionnelles du mâshâl: c'est un mâshâl que le "Médecin, guéris-toi toi-même !" que cite saint Luc"; c'est un mâshâl que la courte sentence sur "ce qui entre par la bouche de l'homme" que rapporte saint Matthieu, et parmi les meshâlim-paraboles, il y en a de bien des genres, de longueur diverse, et de ton très différent".

Ce qui est évident, lorsque l'on compare les paraboles évangéliques à celles des traités talmudiques, c'est que leur caractère est nouveau. Rien de stéréotypé, de conventionnel; on sent que la comparaison a jailli spontanément sur les lèvres de l'orateur; elle est simple, précise, d'un ton inimitable — qu'on ne retrouve pas dans les Actes des Apôtres et encore moins dans les Évangiles apocryphes —, vraie signature du Maître. La parabole évangélique, "partant des réalités les plus humbles, reflète avec netteté les concepts les plus élevés; compréhensible pour l'ignorant, elle se prête à la méditation de l'érudit. Littérairement parlant dénuée de tout artifice, elle dépasse par sa puissance d'émotion les artifices littéraires les mieux élaborés. Elle n'étonne pas, mais persuade, elle sait non seulement vaincre, mais convaincre. Du mot parabole est venu le mot parole. Cette dérivation voudrait-elle signifier que la parabole de Jésus est la parole la plus haute qui se soit élevée de l'homme, et, en même temps, celle qui venant de Dieu est descendue le plus bas ? "

Daniel-Rops, de l'Académie Française, in "La vie quotidienne en Palestine au temps de Jésus" – p. 324 et suivantes - Hachette 1961


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