"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta
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La Légion Italique (Legio Italica)


Légionnaire sur Wilkipédia


L'implantation romaine en Palestine selon Maria Valtorta


Décuries en mouvement
près de Bethéron

C'est cette légion que Maria Valtorta donne comme étant en garnison en Palestine à l'époque de Jésus. C'est une des 25 légions qui assuraient l'ordre alors dans tout l'empire romain sous le règne de Tibère, soit plus de 150.000 hommes pour un empire de 80 millions d'habitants.

Cette légion couvrait probablement tout le territoire de la province de Syrie et devait avoir son Quartier Général à Antioche de Syrie, capitale de la Province romaine de Syrie depuis la conquête de Pompée en 64 avant JC. C'est une ville puissante qui compta jusqu'à 700.000 habitants.

C'est là qu'un des personnages rencontrés par Jésus, Publius Quintilianus, promu au grade de Tribun de sa légion, y est muté (6.153). Ce grade en fait un des officiers généraux de la légion. Chacun des six Tribuns commandaient la légion à tour de rôle tous les deux mois et recevaient leurs ordres du Légat de l'empereur ou du consul.

Comme toute légion, la Légion Italique devait comporter au total 6.000 hommes. Ce que l'on sait d'eux laisse supposer qu'ils venaient de toutes les régions de l'Italie (Vital du Bénévent, par exemple). Cette légion était normalement divisée en dix cohortes numérotées de I à X, elles-mêmes composées de 30 manipules de 200 hommes puis de 60 centuries de 80 à 100 hommes, commandées par ces centurions que l'on retrouve dans l'œuvre. L'un reste anonyme, celui de Capharnaüm à la foi si forte et Longin, celui qui percera le flanc de Jésus sur la Croix. Les centurions avaient pour insigne un bâton fait d'un cep de vigne qui leur servait à infliger la bastonnade.

Chaque centuries étaient enfin divisées en dix décuries de 10 hommes chacun, décurion compris. Ce sont ces décuries que l'on rencontre à la sortie de Bétéron, l'une des garnisons de la Légion Italique (7.211)

Les légionnaires effectuaient un engagement de 16 ans, voire 20 ans. Selon leur âge et leur ancienneté, ils combattaient dans l'un des trois rangs : au premier les hastats (hastati). C'étaient les plus jeunes recrues. Au second, les principes (principes) et en fin au troisième les triaires (triarii), les plus anciens qui donc jouissaient d'une renommée. On la ressent très bien dans les dialogues glanés au fil de l'œuvre.

Plusieurs de ces triaires apparaissent dans l'œuvre : Aquila, Fabius, Cécilius Maximus, tous de la garnison d'Alexandroscène au Sud-Liban. Leur service terminé, ces vétérans pouvaient rester sur place et se marier avec les femmes israélites. C'est le cas de Titus (Tito) l'aubergiste à la nombreuse progéniture. Chaque vétéran touchait une prime de démobilisation équivalente à une dizaine d'années de solde.

La Légion Italique était répartie dans les garnisons que l'on voit apparaître dans l'œuvre :

Alexandroscène en Syro-Phénicie au nord. Certainement une garnison importante. 

Capharnaüm en Galilée, qui devait être un des postes dépendant d'une garnison plus importante.

Il devait en être de même de Ptolémaïs que Publius Quintilianus va inspecter

Césarée Maritime qui devait être en même temps un port de l'escadre de Syrie et un des lieux de résidence de l'aristocratie romaine locale.

Bétéron, qui sera le lieu d'un combat lors de la guerre de libération de 70.

Jérusalem enfin avec l'imposante forteresse de l'Antonia et une garnison importante.

 

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