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Présentation
générale
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Reine germanique devenue
esclave dans la suite des guerres contre les germains au cours desquelles
trois légions de Varus furent massacrées par les troupes d'Arminius, son
mari, en 9 ap. JC dans le Teutoberg
Wald ou Teutberg en Rhénanie du nord. Elle est capturée
cinq ans plus tard par Germanicus à la bataille d'Idistaviso et le suit
jusqu'à Antioche. Cadeau de valeur, elle échoit au père de Valéria, - sans doute un proche de Germanicus - qui
l'offre à sa femme (voir
ci-dessous, la notice historique de Jean-François Lavère).
Valéria la
reçoit en cadeau de noces (7.231), l'affranchit et en fait sa
confidente (8.44). Elle la surnomme parfois
Barbara ("l'étrangère"), en souvenir probable de sa jeunesse à
Antioche (6.130).
Les épreuves de la Passion
s'annonçant, Valeria (qui vient de subir le divorce) l'envoie avec sa fille Fausta, à Béther dans le château de son amie Jeanne de Chouza (8.44)
Caractère et aspect
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Elle devait avoir entre
quarante et quarante-cinq ans lors de sa rencontre avec Jésus. D'origine germanique,
on peut l'imaginer blonde aux yeux clairs, mais le texte de Maria Valtorta ne
précise pas ces points.
Parcours apostolique
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Comme Valéria,
elle décide d'embrasser la foi en Jésus et fréquente, avec son ancienne
maîtresse, la synagogue des affranchis à Jérusalem (7.231).
Son nom
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Tusnilde, Thusnelda, nom germanique d'origine inconnue.
Où en parle-t-on dans l'œuvre
?
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Tome 6, chapitre 130 (réf
de la vo : 438.8/10) : "Une litière s'arrête tout près en attendant
d'être portée en avant. Deux femmes y montent... La litière avance au pas
cadencé de quatre numides vêtus d'une très courte tunique sans manches qui
leur couvre à peine le torse… la litière s'arrête. Une femme en descend,
pendant que l'homme qui est en tête frappe à un portail. - “Salut, Lidia!” -
“Salut, Valéria! Une caresse à Faustina
pour moi. Demain soir, nous lirons encore en paix, pendant que les autres
font la fête…” Le portail s'ouvre et Valéria, avec son esclave ou affranchie, est
sur le point d'entrer.... Marie s'avance et elle dit: “Domina! Un mot!”. Valéria regarde les deux femmes enveloppées dans un
manteau hébraïque très simple et qui descend très bas sur leurs visages et
elle les prend pour des mendiantes. Elle commande: “Barbara, donne l'obole!”... “Éloignez-vous tous!” commande
Valéria à
l'affranchie et au portier".

Tome 7, chapitre 228 (réf
de la vo : 531.16) : “Tu es venue seule?” - “Non, avec une affranchie. Le char m'attend dans le bois à l'entrée du
village.

Tome 7, chapitre 231 (réf.
De la vo 534.9/1) : "Mon
affranchie Tusnilde, barbare deux fois,
Seigneur, des forêts de Teutberg. Une proie de ces avances imprudentes qui
ont coûté tant de sang humain. Mon père
en a fait cadeau à ma mère, et elle me l'a donnée pour mes noces. De
ses dieux aux nôtres et des nôtres à Toi, car elle fait ce que je fais. Elle
est tellement bonne." dit-elle (Valeria) à Jésus devant la synagogue des
affranchies qu'elle fréquente désormais"..

Tome 8, chapitre 44 :
"Les épreuves de la Passion s'annonçant, Valeria l'envoie avec sa fille
Fausta, à Béther dans le château de son amie Jeanne
de Chouza… ... "Sinon, je resterai ici avec Tusnilde. Je suis
libre, je suis riche, je puis faire ce que je veux…" …"J'enverrai
Fausta avec Tusnilde
à Béther, avant le temps fixé. Elles devaient y
aller après la Fête."
En savoir plus sur ce
personnage
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L'historicité du personnage par Jean-François
Lavère
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Tusnilde, Thusnelda, Barbara, de Germanie. Née probablement en 10
av. J.C. / morte en ?
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Bataille de Teutoburg : 15 à 20.000 légionnaires
romains de Varus sont massacrés.

Arminius (Hermann) etThusnelda

Thusnelda au triomphe de Germanicus, d'après un
tableau de Carl Theodor von
Piloty (1873)
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Esclave
issue des guerres contre les germains au cours desquelles trois légions de
Varus furent massacrées par les troupes d'Arminius en +9 à Teutoburg en
Rhénanie du nord à environ 20 km au nord-est d'Osnabrück. Affranchie par Valeria,
sa maîtresse.
En
l’an +15, Germanicus fait des raids contre les Germains, il pille leurs
villages et réussit à capturer Thusnelda, la femme
d'Arminius, qui lui fut livrée par son propre père, Ségestes,
lequel voulait se venger d’Arminius.
En
effet, alors qu’il avait promis sa fille à quelqu’un d’autre, elle s’était
enfuie avec Arminius et l'avait épousé après la victoire de Teutoburg. Ségestes et son
clan étaient des alliés de Rome et s’opposaient à la politique d'Arminius,
comme le faisait aussi d’ailleurs Flavus, le
frère d'Arminius.
Thusnelda fut emmenée à Rome pour y
être exhibée à l’occasion du triomphe de Germanicus au 7e jour des calendes
de juin en l'an 16; elle ne revit jamais sa patrie et disparut de
l'histoire.
(Tacite
Annales 1, 58; Strabon Geographica L7, 1, 4: "on vit le triomphateur
(Germanicus) traîner à sa suite les personnages, hommes et femmes, les plus
illustres de la nation des Chérusques: à savoir le chef Segimund,
fils de Ségeste, avec son fils Thumelic, jeune
enfant de trois ans, et sa soeur Thusnelda, femme d'Arminius").
Gaius
Julius Caesar (-15, +19) surnommé "Germanicus"
après sa victoire contre les germains, était fils de Drusus
et d'Antonia et frère aîné de Claude. Il épousa Agrippine l'aînée. Frère de
l'empereur Claude, il est le neveu de Tibère, le père de Caligula et le
grand-père de Néron… (cf. Généalogie).
Germanicus
fut nommé gouverneur de Syrie en +17, et fut assassiné à Antioche en +19.
Il
est probable que Thusnelda, princesse esclave,
ait dû l'accompagner à Antioche. Elle a pu alors être "récupérée"
par un notable de la cour de Germanicus, (le père de Valéria
!) et se retrouver quelques années plus tard en Palestine, dans la cour de
Pilate.
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Fiche mise à jour le 14/10/2010
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