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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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mardi
- Guérison du paralysé de Tyr 486 - Discours (Pas de discrimination
487 - La santé de l'esprit avant celle
du corps) 488 - L'infinie lassitude de Jésus 490 - Tous voudraient qu'il se repose 491 - L'amour soulage plus que le repos du
lit 491 - Dialogue de Jésus avec Valeria - Les hommages de Valeria et de
Faustina 492 - Claudia surveille les intérêts
de Jésus 493 - Discours (Dieu t'a tant aimé 494
- Tes affections désordonnées) 495
- Abandonnée, elle n'a plus que sa fille
496 - Elle veut devenir prosélyte 497 - Discours (Respect dû à vos
vertus antiques 497 - Le divorce n'est plus permis 498
- L'indissolubilité du mariage)
499 - Apprendre à vivre héroïquement 500 - La vraie vie en Dieu 501 - Pierre troublé par la présence d'une
romaine 502 - Ainsi en va-t-il pour Judas 502 - Jésus envoie les fleurs au petit Lévi
503 - Au secours duquel Jésus est appelé 503
- Guérison du petit Lévi 503 - Il a été frappé d'une péritonite
foudroyante 504 - Qu'on sache que Jésus connaît l'état
des coeurs 505 - Nobé reconduit Jésus à la maisonnette
de Jean 505 |
7.228. |
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486> Jésus est au milieu
de malades ou de pèlerins venus vers Lui de nombreux endroits de la
Palestine. "Où as-tu été touché ?" "Au-dessous du cou. C'est justement là que j'ai eu le choc
le plus fort et que j'ai entendu dans ma tête un bruit semblable à celui du bronze
que l'on frappe. Ensuite il a fait place au continuel mugissement d'une mer
en tempête et des lumières, des lumières de toutes couleurs se sont mises à
danser devant moi... Puis je n'ai plus rien senti pendant plusieurs jours.
Nous naviguions dans les eaux de Cintium
et je me suis retrouvé à la maison, je ne sais comment. Et j'ai retrouvé le
mugissement dans la tête et les lumières dans les yeux pendant des jours et
des jours. Puis cela a passé... 487> mais les bras sont restés morts et de même les jambes. Un homme fini à
quarante ans, et j'ai sept enfants, Seigneur." "Femme, soulève ton mari et découvre l'endroit qui a été
frappé." La femme obéit sans parler. Par des mouvements adroits et
maternels, aidée par celui qui est venu avec elle, je ne sais si c'est son
frère ou son beau-frère, elle passe un bras sous les épaules de son mari
alors que de l'autre main elle soutient la tête et avec la délicatesse avec
laquelle on tournerait un nouveau-né, elle soulève le corps lourd de son
siège. Une cicatrice encore rouge indique l'endroit du principal choc. Jésus se penche. Tout le monde allonge le cou pour regarder.
Jésus appuie la pointe des doigts sur la cicatrice en disant : "Je veux
!" L'homme a une secousse comme si un courant électrique l'avait
touché et pousse un cri : "Quel feu !" Jésus détache les doigts des vertèbres blessées et il dit :
"Lève-toi !" L'homme ne se le fait pas dire deux fois. Appuyer sur son siège
ses bras inertes depuis des mois, se secouer pour se dégager de ceux qui le
soutiennent, jeter ses jambes en bas du brancard, et se mettre debout, c'est
fait en beaucoup moins de temps que je n'en ai employé pour décrire les
phases du miracle. La femme crie, le parent crie, l'homme guéri lève les bras au
ciel, rendu muet par la joie. Un instant de joie stupéfaite, puis il tourne
sur lui-même, avec l'assurance de l'homme le plus agile, et il se trouve face
à Jésus. Il retrouve alors sa voix et il crie : "Sois béni Toi et Celui
qui t'a envoyé ! Je crois au Dieu d'Israël, et à Toi, son Messie" et il
se jette à terre pour baiser les pieds de Jésus pendant que crient les gens.
"Vous avez vu le miracle des os fracturés qui se
raffermissent et des membres morts qui redeviennent vivants. Cela, c'est le
Seigneur qui vous l'a accordé pour fortifier la foi chez ceux qui croient et
la susciter chez ceux qui ne l'ont pas. Et le miracle a été accordé à des
gens de tous les lieux, venus ici chercher la santé, poussés par la foi en
mon pouvoir de guérison. Il y a ici des juifs et des galiléens, des libanais et des
syro-phéniciens, des habitants de la Batanée
lointaine et des bords de la mer. 488> Et tous sont venus,
sans souci de la saison et de la longueur du parcours, et les
parents les ont accompagnés sans murmurer, sans se plaindre des travaux
restés en suspens ou des commerces abandonnés, car tout sacrifice était nul
en comparaison de ce qu'ils allaient obtenir. Et comme sont tombés les
égoïsmes et les incertitudes de l'homme, ainsi sont tombées les idées
politiques ou religieuses qui constituaient une sorte de muraille empêchant
de se considérer tous frères, tous égaux pour la vie et la souffrance, pour
désirer et espérer la santé et le réconfort. Et Moi, à tous ceux qui ont su s'unir dans une espérance qui
est déjà de la foi, j'ai accordé la santé et le réconfort, car il est juste
qu'il en soit ainsi.
Ceci dit pour ceux d'entre vous qui peuvent cultiver dans leur
cœur les idées d'une grande partie d'Israël, des idées de distinction et de
jugement qui ne sont pas aimées de Dieu car elles sont contraires à son
dessein de faire de tous les peuples un Peuple unique qui porte le Nom du
Messie envoyé par Lui. 489> Cependant, en ce moment, je parle aussi à
toutes celles venues du dehors, aux brebis jusqu'à présent sauvages et qui
éprouvent le désir d'entrer dans le troupeau unique de
l'Unique Pasteur. Et je dis : que rien ne les décourage, que rien ne les
avilisse. Il n'y a pas de paganisme, il n'y a pas d'idolâtrie, il n'y a pas
de vie différente de celle que j'enseigne, qu'on ne puisse renier et
repousser pour permettre à l'esprit de se refaire à neuf, délivré de toute
plante mauvaise pour être capable de recevoir de nouvelles semences et de
revêtir un nouveau vêtement.
Vous n'avez pas réfléchi aux intempéries, aux fatigues, aux
pertes d'argent pour obtenir la santé des membres, qui même s'ils sont guéris
aujourd'hui, dans un proche avenir périront de mort physique. C'est du même
cœur que vous devriez savoir tout affronter pour obtenir la santé de
l'esprit, et la Vie éternelle, et la possession du Royaume de Dieu, Les
mépris ou les menaces des parents ou des concitoyens ou des puissances, que
sont-ils en comparaison de ce que vous aurez tous, de quelque endroit que
vous veniez, si vous savez venir à la Vérité et à la Vie ? Qui hésiterait à aller
en un lieu où il saurait que l'attend une vie heureuse, pour rester une
journée à une fête qui finit au coucher du soleil ? Et pourtant c'est ce que
font beaucoup. Pour se rassasier, pendant une fraction de temps, des
insipides et inutiles joies du monde, ils évitent d'accourir au lieu où ils
trouveraient pour toujours une vraie nourriture, une vraie santé, une vraie
joie et sans peur de se la voir arracher par une haine ennemie. Dans le royaume de Dieu, il n'y a pas de haine, pas de guerre,
pas d'injustices. Celui qui sait y entrer ne connaît plus la douleur,
l'angoisse, les vexations, mais il possède la paix joyeuse qui émane de mon
Père. 490> Je vous congédie.
Allez. Retournez dans vos villages. Désormais mes disciples sont nombreux et
répandus dans toutes les régions de la Palestine, Écoutez-les, si vous voulez
connaître ma Doctrine et être prêts pour le jour de la décision de laquelle
dépendra la vie éternelle d'un grand nombre. Je vous donne ma paix pour
qu'elle vienne avec vous." Et Jésus, après avoir béni la foule, rentre dans la maison...
Les apôtres restent encore dehors pendant quelque temps, puis ils rentrent
pour le repas car le soleil, déjà haut dans le ciel, indique que C'est midi. Ils s'assoient à la table rustique pour prendre la nourriture
composée de fromages, de chicorée cuite à l'eau et assaisonnée avec de
l'huile, et après la bénédiction des mets, ils parlent des événements de la
matinée. Ils se félicitent que le nombre des disciples qui évangélisent soit
désormais tel que le Maître soit soulagé de la fatigue de parler
continuellement dans les conditions de fatigue où il se trouve.
Pierre décrète : "Toi, jusqu'à la Fête de la Dédicace, il
faut absolument que tu te reposes. A ceux qui viennent, c'est nous qui y
penserons. Toi, tu iras... Mais, oui ! Chez Thomas. Tu seras tout près et en
paix. [1]" Thomas appuie la proposition de Pierre, mais Jésus secoue la
tête. Non. Il ne veut pas y aller. "Eh bien, alors, tu ne parleras pas ces jours-ci. Nous
pouvons le faire. Ce ne seront pas des paroles élevées : nous nous en
tiendrons à ce que nous savons et Toi, tu t'occuperas seulement des
malades." "Cela, nous aussi pouvons le faire" dit Judas Iscariote.
"Hum ! Moi, j'y renonce" dit Pierre. "Et pourtant, tu l'as déjà fait !" "Certainement. Quand le Maître n'était pas avec nous et
que nous devions le représenter et le faire aimer. Mais à présent il est là
et c'est Lui qui fait le miracle. Lui seul en est digne. Le miracle, nous !
Mais si nous avons besoin de recevoir celui de notre rénovation, parce que,
de nous-mêmes, je m'en aperçois bien, nous ne ferons jamais rien de bien.
Nous sommes des misérables, pécheurs et ignorants." "Parle pour toi, je t'en prie. Moi je ne me sens pas du
tout misérable !" réplique Judas de Kériot. "Le Maître est las. Sa lassitude est plutôt morale que
physique. S'il est vrai que nous l'aimons, évitons les disputes. C'est ce qui
l'épuisé le plus" dit sévèrement le Zélote. Jésus lève les yeux pour regarder l'apôtre âgé, toujours si
sage, et il lui tend la main par dessus la table pour le caresser. Le Zélote
prend dans ses mains brunes cette main blanche et il la baise. "Tu as raison. Mais moi aussi, si je dis qu'il doit absolument
se reposer. Il semble malade !..." insiste Pierre. Tous sont d'accord, y compris le vieux Jean et Élise qui dit : "Il y a
si longtemps que je le dis. Pour cela, je voudrais..." Un coup à la porte. André, qui en est le plus proche, va ouvrir et il sort en
refermant la porte derrière lui. Il rentre : "Maître, il y a une femme. Elle insiste pour
te voir. Elle a une fillette avec elle. Elle doit être de haute condition,
malgré la simplicité de son vêtement. Elles ne sont pas malades, ni elle ni
sa fille, dirais-je. Mais je ne sais pourquoi elle a un voile si épais. La
fillette a des fleurs splendides dans les bras." 492> "Renvoie-la.
Nous étions en train de dire qu'il doit se reposer, et tu ne le laisses même
pas finir de manger !" bougonne Pierre. "Je le lui ai dit. Mais elle m'a répondu qu'elle ne fatiguera
pas le Maître, et que Lui aura certainement de la joie de la voir." "Dis-lui qu'elle revienne demain à l'heure de tout le
monde. Maintenant le Maître va se reposer." "André, accompagne-la dans la chambre du haut. J'arrive
tout de suite" dit Jésus. "Voilà ! Je le savais ! C'est ainsi qu'il se ménage !
Exactement comme nous disions de le faire !" Pierre est fâché. Jésus se lève et avant de sortir il passe derrière Pierre, lui
met les mains sur les épaules, se penche un peu pour déposer un baiser sur
ses cheveux en disant : "Bon, Simon ! Celui qui m'aime soulage ma
lassitude plus que le repos sur un lit." "Sais-tu si c'est quelqu'une qui t'aime ?" "Oh ! Simon ! L'inquiétude te fait dire des paroles dont
tu t'es déjà repenti car tu te rends compte qu'elles sont sottes ! Bon ! Bon
! Une femme qui vient avec une enfant innocente, qui m'amène son enfant
innocente les bras chargés de fleurs, ne peut être que quelqu'une qui m'aime
et qui voit mon besoin de trouver un peu d'amour et de pureté au milieu de tant
de haine et de souillure." Et il s'en va ensuite en montant l'escalier
de la terrasse, alors qu'André, une fois sa mission accomplie, rentre dans la
cuisine. La femme est sur la
porte de la pièce supérieure. Grande, élancée sous un lourd manteau gris, le
visage voilé par une toile de soie ivoire qui descend de la capuche fermée
autour de son visage. La fillette,
une enfant encore car elle peut avoir au maximum trois ans, a un petit
vêtement de laine blanche et une cape blanche aussi, avec la capuche. Mais la
capuche a glissé en arrière de ses boucles d'une délicate couleur châtain
clair, car la petite regarde la femme en levant son petit visage qui émerge
des fleurs qu'elle serre étroitement dans ses bras. Des fleurs splendides
qu'on ne peut trouver que dans ces pays pendant le froid décembre : des roses
carnées mélangées avec de délicates fleurs blanches que je ne connais pas; je
ne suis pas très forte en floriculture. Jésus a à peine posé le pied sur la terrasse qu'il s'entend
saluer par la petite voix de l'enfant qui court à sa rencontre, poussée par
la femme, en disant : "Ave, Domine Jesu !" Jésus penche sa haute personne sur sa minuscule dévote, et en
posant une main sur ses cheveux, lui dit : 493> "La paix soit
avec toi", et puis il se relève et suit la fillette qui, avec
un gazouillement joyeux, revient vers la femme qui s'est inclinée profondément,
en se déplaçant de devant la porte pour laisser passer le Maître. Jésus la salue d'un signe de tête, et entre dans la pièce pour
aller s'asseoir sur le premier siège qu'il trouve, silencieux comme s'il
attendait, Il est très roi. Assis sur son pauvre siège de bois sans dossier,
il paraît assis sur un trône tant est austère sa dignité. Sans manteau, avec
son seul vêtement de laine d'un bleu très foncé, sans ornements, un peu
déteint sur les épaules où la pluie, le soleil, la poussière et la sueur ont
attaqué la couleur, vêtement propre, mais pauvre, il paraît vêtu de pourpre
tant est majestueux son comportement. Très rigide, presque hiératique la pose
de sa tête sur son cou, avec ses mains sur les genoux, les paumes ouvertes,
les pieds nus sur le pavé nu de vieilles briques, avec comme fond le mur nu
et à peine blanchi à la chaux avec, suspendu derrière sa tête non pas un drap
ni un baldaquin mais un tamis pour la farine et une corde où sont suspendus
des paquets d'ails et d'oignons, il est plus imposant que s'il avait sous ses
pieds un pavage précieux, un mur d'or derrière Lui et un voile de pourpre
orné de gemmes sur la tête. Il attend. Sa majesté paralyse la femme en une stupeur de vénération.
La fillette même se tait et reste immobile près de la femme, un peu effrayée
peut-être. Mais Jésus sourit en disant : "Je suis ici pour vous. Ne
craignez pas." Et alors toute crainte tombe. La femme murmure quelque chose à
la fillette et la fillette s'avance, suivie par la femme, et elle va contre
les genoux de Jésus et elle dépose sur ses genoux toutes ses fleurs en disant
: "Les roses de Faustina à son Sauveur." Elle le dit lentement
comme quelqu'un qui ne connaît pas une langue qui n'est pas la sienne.
Pendant ce temps la femme s'est agenouillée derrière la fillette, en rejetant
son voile en arrière. C'est Valeria, la mère de la petite, qui salue Jésus de
son salut romain : "Salut, ô Maître." "Que Dieu vienne à toi, femme. Comment donc es-tu ici ? Et
seule ainsi ?" dit Jésus tout en caressant la petite qui n'a plus peur,
et qui non contente d'avoir mis les fleurs sur les genoux de Jésus, fouille
avec ses menottes dans le bouquet parfumé et choisit celles qui, selon elle,
sont les plus belles en disant : "Prends ! Prends ! C'est pour Toi,
sais-tu ?" et elle lève tantôt une rose, tantôt une des larges ombrelles
blanches à petites étoiles odorantes, près du visage de Jésus qui les prend
et les remet sur le tas parfumé. 494> Pendant ce temps, Valeria parle :
"J'étais à Tibériade car ma fille était un peu malade
et notre médecin l'avait conseillé..." Valeria fait une longue pause,
change de couleur et puis dit à la hâte : "et j'avais une si grande
souffrance au cœur et je te désirais. Car pour ma souffrance, un seul médecin
pouvait trouver la guérison : Toi, Maître qui en toutes choses as des paroles
de justice... Je serais donc venue de toutes façons. Par l'égoïsme d'avoir
ton réconfort, et aussi pour savoir ce que je dois faire pour... Oui, pour montrer
ma reconnaissance envers Toi et ton Dieu qui m'avez accordé d'avoir mon
enfant... Mais nous savons tant de choses, Maître. Les rapports des plus
petits faits de la Colonie sont journellement déposés sur la table de travail
de Ponce Pilate. Il en prend
connaissance, mais pour prendre des décisions à leur sujet il s'en rapporte
beaucoup à Claudia...
Beaucoup de rapports parlent de Toi et des hébreux qui entretiennent
l'agitation dans le pays, en faisant de Toi en même temps une enseigne de
réveil national et une cause de haine civile. Claudia voit juste quand elle
dit à son mari que dans toute la Palestine, il n'y en a qu'un seul dont il ne
doit pas craindre qu'il soit pour lui une cause de malheur : Toi. Et Pilate
l'écoute jour après jour... Jusqu'à présent la plus forte c'est Claudia. Mais
si demain une autre force dominait Pilate... J'ai donc su et senti que mon
innocente t'aurait consolé..." "Tu as eu un cœur plein de pitié et éclairé, femme. Que
Dieu t'éclaire totalement et veille sur ton enfant, maintenant et
toujours."
"Oui, tu en as besoin. En Dieu tu trouveras tout
réconfort, et tu sauras trouver un guide pour être juste en jugeant,
pardonnant, en aimant encore, et surtout pour éduquer cette petite, afin
qu'elle ait la vie heureuse de ceux qui sont les enfants du vrai Dieu. Tu vois : le Dieu que tu ne connaissais pas, dont peut-être tu
t'étais moquée, de Lui et de sa Loi, si différent de vos dieux et de vos lois
et pratiques religieuses; que tu avais certainement offensé par une manière
de vivre où la vertu n'était pas respectée en tant de choses, légères encore,
si tu veux, mais qui conduisaient à blesser plus grièvement la vertu et à
offenser la Divinité qui t'a créée, toi aussi; ce Dieu t'a tant aimée que par
une douleur que tu ressentais avec ton humanité de mère, et de mère qui ne
connaît pas la vie future et par conséquent le caractère temporaire de la
séparation de la chair de sa chair, t'a tant aimée qu'il t'a amenée à Moi. Il
t'a aimée au point de me conduire à Césarée quand tu agonisais pour ainsi dire sur la chair de ton enfant qui se refroidissait déjà dans
l'agonie. 495> Il t'a tant aimée qu'il te l'a rendue afin
que tu aies toujours présentes à ton esprit la bonté et la puissance du Dieu
vrai, et que tu possèdes un frein contre la licence païenne et un réconfort
dans toutes tes douleurs de femme mariée. Il t'a tant aimée que, par une
autre douleur, Il a renforcé en toi la volonté de venir à la Voie, à la
Vérité, à la Vie, et de t'y fixer avec ton enfant, pour qu'elle au moins, dès
sa prime enfance, possède ce qui est réconfort et paix, salut et lumière dans
les tristes journées de la Terre, et les ait pour être préservée de tout ce qui
te fait souffrir dans la meilleure partie de ton être, et dans la partie
affective. La première, instinctivement bonne et incapable de supporter la
sombre boue où elle est obligée de vivre. La seconde, désordonnée dans sa
bonté.
Toi, épouse païenne, aimante, fidèle, tu as aimé dans ton époux
le dieu terrestre d'un amour charnel, ton beau dieu qui se faisait adorer par
toi, en abaissant ta dignité d'égale à une servilité d'esclave. Que la femme
soit soumise à son mari, humble, fidèle, chaste. Oui. Lui, l'homme, est le
chef de la famille, mais chef ne veut pas dire despote. Chef ne veut pas dire
maître capricieux auquel est permis tout caprice non seulement sur la chair
mais sur la meilleure partie de l'épouse. Vous dites : "Où toi, Caïus,
là moi, Caïa". Pauvres femmes d'un lieu où la licence se trouve jusque
dans les histoires de vos dieux, celles d'entre vous qui ne sont pas d'une
impudicité effrénée, comment pouvez-vous être là où sont vos époux ? 496> Il est inévitable qu'une femme, qui
n'est pas licencieuse et corrompue, se détache avec dégoût et éprouve une
douleur vraiment atroce comme si des fibres se déchiraient, un effroi, un
écroulement de tout le culte envers le mari contemplé jusque là comme un
dieu, quand elle découvre que celui qu'elle adorait comme un dieu est un être
misérable, dominé par une animalité brutale, licencieux, adultère, distrait,
indifférent, qui se moque des sentiments et de la dignité de son épouse. Ne pleure pas. Moi aussi je sais tout et même sans avoir besoin
des rapports des centurions. Ne pleure pas, femme. Apprends, au contraire, à
aimer ton mari dans l'ordre."
"Je le sais. Parce que dans ta chair, l'âme s'était
réveillée et que tu n'étais plus une femelle, mais une femme." 497> "C'est ainsi. J'ai voulu faire de ma
maison une maison vertueuse... et lui s'est fait envoyer à Antioche près du
Consul, en m'imposant de ne pas le suivre et il a emmené
avec lui ses esclaves favorites. Oh ! je ne le suivrai pas ! J'ai ma fille,
j'ai tout." "Non. Tu n'as pas tout. Tu as une partie, une petite
partie du Tout, ce qui te sert à être vertueuse. Le Tout, c'est Dieu. Ta
fille ne doit pas être une raison d'injustice envers le Tout, mais de
justice. Pour elle et avec elle, tu as le devoir d'être vertueuse." "Je suis venue pour te consoler, et c'est Toi qui me
consoles. Mais je suis venue aussi pour te demander comment éduquer cette
petite pour la rendre digne de son Sauveur. J'avais pensé me faire votre
prosélyte et de la faire telle elle aussi..." "Et ton mari ?" "Oh ! tout est fini avec lui." "Non. Tout commence. Tu es toujours son épouse. Le devoir
d'une bonne épouse est de rendre bon son conjoint." "Il dit qu'il veut divorcer, et il le fera certainement.
Pour cela..." "Et il le fera. Mais il ne l'a pas encore fait et tant
qu'il ne Ta pas fait, tu es son épouse, même d'après votre loi. Et comme
telle, tu as le devoir de rester comme épouse à ta place. Ta place est celle
de seconde pour ton mari dans la maison, près de ta fille, en présence des
serviteurs et du monde. Tu penses : lui a donné le mauvais exemple. C'est
vrai. Mais cela ne te dispense pas de donner, toi, un exemple de vertu. Lui
s'en est allé, c'est vrai. Toi, prends sa place auprès de ta fille et des
serviteurs.
Je t'exhorte à imiter vos antiques femmes, chastes, laborieuses
et fidèles, en restant à ta place, colonne et lumière dans ta maison et de ta
maison. Ne crois pas que les serviteurs aient pour toi moins de respect parce
que tu es restée seule. Jusqu'à présent ils t'ont servie par crainte et
parfois avec un sentiment caché de haine et de révolte. Dorénavant ils te
serviront avec amour. Les malheureux aiment ceux qui sont malheureux. Tes
esclaves connaissent la douleur. Ta joie était pour eux un aiguillon amer.
Tes peines, en te dépouillant du froid éclat de maîtresse, au sens le plus
odieux du mot, te revêtiront d'une lumière chaude de pitié. Tu seras aimée,
Valeria, et par Dieu et par ta fille et par tes serviteurs. Et même si tu
n'étais plus l'épouse, mais la divorcée, rappelle-toi (Jésus se lève) que la
séparation légale ne supprime pas le devoir de la femme d'être fidèle à
son serment d'épouse.
Le divorce mosaïque, accordé pour éviter des péchés atroces,
n'accorde à la femme qu'une liberté bien mesquine. La divorcée est toujours
une femme diminuée dans la pensée des hommes, soit qu'elle reste telle, soit
qu'elle passe à des secondes noces. Dans le jugement de Dieu, c'est une
malheureuse si elle devient divorcée par suite de la malveillance de l'époux et
reste divorcée; mais elle n'est qu'une pécheresse, une adultère, si elle le
devient par ses abjectes propres fautes et se remarie. Mais toi, si tu veux
entrer dans notre religion, tu le fais pour Me suivre, et alors Moi, Verbe de
Dieu, le temps de la religion parfaite étant venu, je te dis ce que je dis à
beaucoup. Il n'est pas permis à l'homme de séparer ce que Dieu a uni et est
toujours adultère celui ou celle qui du vivant de son conjoint passe à
d'autres noces. 499> Le divorce est une
prostitution légale, qui met l'homme et la femme en situation de commettre
des péchés de luxure. La femme divorcée reste difficilement veuve d'un homme
vivant, et veuve fidèle. L'homme divorcé ne reste jamais fidèle au premier
mariage. Aussi bien l'un que l'autre, en passant à d'autres unions,
descendent du niveau des hommes à celui des brutes, auxquelles il est permis
de changer de femelle à tout appel des sens. La fornication légale,
dangereuse pour la famille et la Patrie, est criminelle à l'égard des
innocents. Les enfants des divorcés doivent juger leurs parents. Jugement
sévère que celui des enfants ! Les enfants doivent condamner au moins un des
deux parents. Et les enfants, à cause de l'égoïsme des parents, sont
condamnés à une vie affective mutilée. Que si ensuite, aux conséquences
familiales du divorce, qui prive du père ou de la mère des enfants innocents,
s'ajoute le nouveau mariage du conjoint auquel ont été confiés les enfants, à
la condamnation d'une vie affective mutilée de l'un des deux membres,
s'ajoute l'autre mutilation : celle de la perte, plus ou moins totale, de
l'affection de l'autre membre, séparé, ou totalement absorbé,
par le nouvel amour et les enfants
du nouveau mariage. Parler de noces, de mariage, dans le cas d'une nouvelle union
d'un divorcé ou d'une divorcée, c'est profaner le sens et la chose de ce
qu'est le mariage. Seule la mort de l'un des conjoints et le veuvage qui en résulte pour l'autre,
peut justifier les secondes noces, bien que je juge qu'il serait meilleur de s'incliner devant le verdict
toujours juste de Celui qui règle les destinées des hommes, et de se
renfermer dans la chasteté quand la mort a mis fin à l'état matrimonial, en
se consacrant tout entier aux enfants et en aimant dans ses enfants le
conjoint passé à l'autre vie. C'est un amour dépouillé de toute matérialité,
saint et vrai. Pauvres enfants ! Connaître après la mort ou l'écroulement du
foyer, la dureté d'un second père ou d'une seconde mère et l'angoisse de voir
les caresses partagées avec d'autres fils qui ne sont pas des frères ! Non. Dans ma religion le divorce n'existera pas. Et
adultère et pécheur sera celui qui contractera le divorce civil pour
contracter une nouvelle union. La loi humaine ne changera pas mon décret. Le
mariage, dans ma religion, ne sera plus un contrat civil, une promesse morale, faite et sanctionnée par
la présence de témoins préposés pour la chose. Mais ce sera un
indissoluble lien rivé, soudé, sanctifié par la puissance sanctifiante que je
donnerai au contrat, devenu Sacrement.
500> Pour te faire comprendre : rite sacré. Ce pouvoir aidera à pratiquer saintement tous les devoirs
matrimoniaux, mais il sera aussi l'affirmation
de l'indissolubilité du lien. Jusqu'à présent, le mariage est un contrat
réciproque naturel et moral entre deux
personnes de sexe différent,
A partir du moment où ma loi existera, il sera étendu à l'âme des
conjoints. Il deviendra par conséquent
aussi un contrat spirituel, sanctionné par Dieu par l'intermédiaire de ses
ministres. Tu sais maintenant qu'il n'y a rien au-dessus de Dieu. Donc ce que
Lui aura uni, aucune autorité, aucune loi ou caprice humain ne pourra le séparer. Le "où tu es Caïus, je serai moi Caïa" de votre rite
se perpétue dans l'au-delà, dans notre rite, dans mon rite, car la mort n'est
pas la fin, mais la
séparation temporaire de l'époux et de l'épouse, et le devoir d'aimer dure
aussi au-delà de la mort. C'est pour cela que je dis que je voudrais la
chasteté chez les veufs. Mais l'homme ne sait pas être chaste. Et c'est aussi
pour cela que je dis que les conjoints ont le devoir de s'améliorer l'un
l'autre. Ne hoche pas la tête. Tel est le devoir, et il faut accomplir
ce devoir si on veut vraiment Me suivre." "Tu es dur, aujourd'hui, Maître." "Non. Je suis Maître et j'ai en face de Moi une créature
qui peut grandir dans la vie de la Grâce. Si tu n'étais pas ce que tu es, je
t'imposerais moins. Mais tu as une bonne trempe et la souffrance purifie et
trempe toujours plus ton métal. Un jour tu te souviendras de Moi et tu me
béniras d'avoir été ce que je suis." "Mon mari ne reviendra pas en arrière..." "Et toi, tu iras de l'avant. En tenant par la main ton
innocente, tu marcheras sur le chemin de la Justice sans haine, sans
vengeance, et aussi pourtant sans attente inutile et sans regret pour ce qui
est perdu." "Tu le sais alors que je l'ai perdu !" "Je le sais, mais ce n'est pas toi qui l'as perdu, c'est
lui qui t'a perdue. Il ne te méritait pas. Maintenant écoute... C'est dur.
Oui. Tu m'as apporté des roses et des sourires innocents pour me consoler, ..
Moi... Je ne puis que te préparer à porter la couronne d'épines des épouses
abandonnées... Mais, réfléchis; si le temps pouvait revenir en arrière et te
ramener à ce matin où Fausta était mourante, et si ton cœur était mis dans
l'alternative de choisir entre ta fille et ton mari, devant nécessairement
perdre l'un des deux, toi, que choisirais-tu ?,,." 501> La femme réfléchit,
pâle mais courageuse dans sa souffrance après les quelques larmes qu'elle a
versées au début du dialogue... Puis elle se penche sur sa petite qui est
assise sur le pavé et s'amuse à mettre des fleurettes blanches autour des
pieds de Jésus. Elle la prend, l'embrasse et crie : "C'est elle que je
choisirais, car à elle je puis donner mon cœur même et la faire grandir comme
j'ai appris que l'on doit vivre. Mon enfant ! Et être unies aussi au-delà de
la vie. Moi toujours sa mère, elle toujours ma fille !" et elle la
couvre de baisers alors que la petite se serre à son cou, toute amour et
sourires.
"Il n'est pas besoin de paroles ni d'actes particuliers.
Sois parfaite pour qu'elle reflète ta perfection. Aime Dieu et le prochain
pour qu'elle apprenne à aimer. Vis sur la Terre avec tes affections en Dieu.
Elle t'imitera. Ainsi pour l'instant. Plus tard mon Père, qui vous a aimées
d'une manière spéciale, pourvoira à vos besoins spirituels, et vous
deviendrez sages dans la foi qui portera mon Nom. C'est tout ce qu'il y a à
faire. Dans l'amour de Dieu, tu trouveras tout frein contre le Mal. Dans
l'amour du prochain, tu auras une aide contre l'accablement de la solitude.
Et enseigne à pardonner. A toi-même... et à ton enfant. Comprends-tu ce que
je veux dire ?" "Je comprends... C'est juste... Maître, je te quitte.
Bénis une pauvre femme... qui est plus pauvre qu'une mendiante qui a son
compagnon fidèle..." "Où es-tu maintenant ? A Jérusalem ?" "Non, à Béther. Jeanne, qui est si bonne, m'a
envoyé dans son château... Je souffrais trop là-haut... Je vais y rester
jusqu'à ce que Jeanne vienne à Jérusalem, ce qui ne va pas tarder. Elle
descend en Judée avec ta Mère et les autres disciples aux premières tiédeurs
du printemps. Ensuite, je resterai avec elle quelque temps. Puis les autres
viendront et j'irai avec elles. Mais le temps aura déjà pansé ma
blessure." "Le temps, et surtout Dieu et le sourire de ta fillette.
Adieu, Valeria. Que le Dieu vrai, que tu cherches avec un esprit qui est bon,
te réconforte et te protège," Jésus met la main sur la tête de la petite
pour la bénir. Puis il s'approche de la porte fermée en demandant : "Tu
es venue seule ?" "Non, avec une affranchie. La char m'attend dans le bois à
l'entrée du village. Nous verrons-nous encore, Maître ?" 502> "Pour la
Dédicace, je serai à Jérusalem, au Temple." "j'y serai, Maître. J'ai besoin de tes paroles pour ma
nouvelle vie..." "Va tranquille. Dieu ne laisse pas sans aide celui qui le
cherche." "Je crois... Oh ! il est bien triste notre monde païen
!" "Il y a de la tristesse partout où il n'y a pas une vraie
vie en Dieu. Même en Israël, on pleure... C'est parce qu'on ne vit plus dans
la Loi de Dieu. Adieu. La paix soit avec toi." La femme se courbe en une inclination profonde et elle suggère quelque
chose à la petite. Et la fillette lève le visage, tend ses petits bras et
elle répète de sa petite voix de pinson : "Ave, Domine Jesu !" Jésus se penche pour cueillir sur sa petite bouche le baiser
innocent qui déjà s'y forme, et la bénit encore... Puis il rentre dans la
pièce et s'assoit pensif près des fleurs éparses sur le sol. Il se passe ainsi quelque temps, puis quelqu'un frappe à la
porte. "Viens." La porte s'entrouvre et dans l'entrebâillement apparaît la
figure honnête de Pierre. "C'est toi ? Viens..." "Non. C'est Toi qui devrais venir avec nous. Il fait froid
ici. Quelles belles fleurs ! Un grand prix !" Pierre, en parlant,
observe son Maître. "Oui, un grand prix. Mais l'acte et la façon dont il a été
accompli a plus de valeur que les fleurs. Elles m'ont été apportées par la
fillette de Valeria, la romaine amie de Claudia." "Hé ! je sais ! je sais ! Et pourquoi ?" "Pour me consoler. Elles savent ce que je souffre, et
Valeria a eu cette pensée. Elle a pensé que les fleurs d'une innocente
pourraient me consoler..." "Une romaine !... Et nous d'Israël, nous ne te donnons que
de la douleur... Judas a deviné juste. Il disait qu'il avait vu un char
arrêté et que la femme était certainement une romaine... et... il était
troublé, Maître..." Pierre est tout à fait interrogateur. Mais Jésus dit seulement : "Où est Judas ?" "Dehors. Je veux dire sur la route, près du bois. Il veut
voir qui est venu te trouver..." "Descendons." Judas est déjà dans la cuisine. Il se retourne en voyant entrer
Jésus et il dit : "Même si tu voulais le nier, tu ne pourrais nier que
cette femme est venue pour... se plaindre de quelque chose ! 503> Elles ont encore autre chose à dire ? Elles n'ont pas d'autres occupations
que d'épier et de rapporter et..."
"Je ne suis pas tenu de te répondre, mais je le fais pour
tout le monde. Et Simon Pierre sait déjà qui c'est, et je dis à tous pourquoi
elle est venue. Même les créatures en apparence les plus heureuses peuvent
avoir besoin de réconfort et de conseil... André, monte pour prendre les
fleurs apportées par la fillette et porte-les au petit Lévi." "Pourquoi ?" "Parce qu'il est mourant." "Il est mourant ? Mais moi, je l'ai vu à l'heure de
tierce, et il était bien portant" dit Barthélemy stupéfait. "Il était en bonne santé. Avant le soir il sera
mort." "S'il est si mal, il ne jouira pas des fleurs..." "Non. Mais dans la maison effarée les fleurs envoyées par
le Sauveur diront une parole lumineuse." Jésus s'assoit alors que tous parlent de la fragilité de la vie
et Élise met son manteau en disant : "Je vais moi aussi avec André...
Cette pauvre mère !..." On voit André et Élise qui s'éloignent avec les fleurs dans
leurs mains... Jésus se tait. Judas aussi se tait, indécis. Jésus est silencieux
mais pas sévère... Judas Lui tourne autour, aiguillonné par le désir de
savoir, par l'angoisse torturante de quelqu'un qui n'a pas la conscience en
paix. Mais il finit par attirer Pierre à part pour l'interroger. Il se
rassure après avoir parlé avec Pierre et il va piquer Matthieu qui écrit
tranquillement sur un coin de la table. André revient en courant. Il parle, essoufflé : "Maître...
l'enfant est vraiment mourant... A l'improviste... On dirait des fous... Mais
quand Élise a dit : "C'est le Seigneur qui les envoie" et moi... je
croyais qu'ils comprenaient : "pour le lit funèbre", la mère et le
père... en même temps, ont dit : "Oh ! c'est vrai ! Cours l'appeler. Il
le guérira"." "La parole de la foi. Allons" et Jésus sort presque
en courant. Naturellement tout le monde le suit, même le vieux Jean, tout en
boitant, derrière tout le monde. La maison est au bout du village, mais Jésus y arrive bientôt
et se fraie un passage parmi les gens qui encombrent la porte ouverte. Il va
droit à une pièce au fond de l'entrée, car c'est une maison vaste qui a
beaucoup d'habitants, peut-être frères entre eux. 504> Dans la pièce, penchés sur le lit improvisé,
le père, la mère et Élise... Ils ne voient Jésus que quand il dit :
"La paix à cette maison." | |||