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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Mardi 20
novembre 29 (25 Kisleu)
- Accueil de Valeria
522 - Et du chef de la synagogue Mathatias 523 - Si tu avais été là, Zéno ne serait pas mort 523 - Discours (La mort et l'au-delà) 524 - Discours (Le jour de la rédemption est
proche 525 - Les deux résurrections) 526 - Discours d'un vieillard (Le Dieu inconnu)
527 - Discours (Le Dieu inconnu et le
Dieu-Homme) 528 - Discours (Ma loi de salut : l'amour du
prochain 529 - Amenez les vôtres pour la prochaine
Pâque 529 - Le rôle des païens à ma naissance) 530
- Jésus demande à un païen de pardonner
530 - Adieu à Valeria
et à Mathatias 531 NOTE HISTORIQUE On s'est interrogé sur cette "synagogue
des affranchis" que l'on retrouve citée dans les Actes
des apôtres 6,9-10 où elle s'oppose violemment à Étienne. S'agit-il de celle
décrite ici ? - Pour certains historiens "Libertinorum", qu'emploie la Vulgate, ne
désigneraient que des descendants de juifs vendus comme esclaves à Rome au
Ier siècle avant J.C puis émancipés par leurs maîtres ou des descendants
d'esclaves. "Libertinus" désigne en effet
un affranchi ou un fils d'affranchi. - D'autres notent que le texte de Luc désigne
une foule bigarrée venue de la Diaspora hellénisée. Foule que l'on retrouve
citée en Actes 2,10. On y note aussi des
"résidents romains". - Les chefs de synagogue cités nominativement
dans les Actes des apôtres, évoquent une grande diversité ethnique ou
culturelle : Crispus, Sosthène. - En tous cas, le descriptif de Maria Valtorta
est catégorique : La synagogue "des romains affranchis" regroupe
"des hébreux et d'autres, d'autres lieux et d'autres religions". Il
s'agit donc de juifs et de prosélytes. - Enfin, la synagogue est située dans la Ville
Haute, près du Palais d'Hérode (Tour Hippique) et non dans le quartier
populaire d'Ophel qui devait contenir aussi une synagogue des grecs. - Il est surprenant de constater que l'accueil
favorable décrit dans ce chapitre ait pu se transformer en un court laps de
temps (un an) en un haine qui entraînera la mort d'Étienne. |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7 7.231. |
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522> La synagogue des romains
est exactement à l'opposé du Temple, près de l'Hippique [1]. Il y a des gens qui
attendent Jésus et quand on l'a
signalé au début de la route, des femmes, les premières, vont à sa rencontre.
Jésus est avec Pierre et le Thaddée. "Salut, Maître. Je
te suis reconnaissante de m'avoir exaucée. Tu viens d'entrer dans
la ville ?" "Non. J'y suis depuis l'heure de
prime. J'ai été au Temple." "Au Temple ? Ils ne t'ont pas
insulté ?" 523> "Non. L'heure était
matinale, et on ignorait ma venue." "Je t'avais fait appeler pour
cela... et aussi parce qu'il y a ici des gentils qui voudraient t'entendre
parler. Depuis plusieurs jours ils allaient au Temple pour t'attendre, mais
on se moquait d'eux et même on les menaçait. Hier j'y étais moi aussi, et
j'ai compris qu'ils t'attendaient pour t'insulter. J'ai envoyé des hommes à
toutes les portes. Avec l'or on obtient tout..." "Je te suis reconnaissant. Mais
je ne puis pas ne pas monter au Temple, Moi, Rabbi d'Israël. Ces femmes, qui
sont-elles ?" "Mon affranchie Tusnilde,
barbare deux fois, Seigneur, des forêts de Teutberg.
Une proie de ces avances imprudentes qui ont coûté tant de sang humain [2]. Mon père en a fait cadeau à ma mère, et elle me l'a
donnée pour mes noces. De ses dieux aux nôtres et des nôtres à Toi, car elle
fait ce que je fais. Elle est tellement bonne. Les autres femmes sont des
épouses de gentils qui t'attendent, de toutes les régions, la plupart
souffrantes, venues avec les navires de leurs maris." "Entrons dans la
synagogue..." Le chef, debout sur le seuil,
s'incline et se présente : "Matthatias Sicule, Maître. A Toi louanges et
bénédictions." "La paix à toi." "Entre. Je ferme la porte pour
rester tranquilles. La haine est telle que les briques ont des yeux et les
pierres des oreilles pour t'observer et te dénoncer, Maître. Peut-être
valent-ils mieux ceux-ci qui, pourvu qu'on ne touche pas à leurs intérêts,
nous laissent faire" dit le vieux chef qui marche à côté de Jésus pour
le conduire au-delà d'une petite cour dans une vaste pièce qui est la
synagogue.
Quelques-unes sont en bonne santé,
mais c'est leur petit qui est dans leurs bras, qui est souffrant, et Jésus
guérit l'enfant. Il y a une fillette complètement paralysée et qui crie, une
fois guérie : "Sitaré te baise les mains,
Seigneur !" Jésus, qui était déjà passé, se
retourne en souriant et demande : "Tu es syrienne ?" La mère explique : "Phénicienne,
Seigneur, d'au-delà de Sidon. Nous sommes sur les rives du Tamiri [3] et j'ai dix autres
fils et deux autres filles, une qui s'appelle Sira
et l'autre Tamira. Sira est veuve bien
qu'elle ne soit qu'un peu plus qu'enfant, si bien qu'étant libre, elle s'est
établie auprès de son frère ici, dans la ville et elle est une de tes
fidèles. C'est elle qui nous a dit que tu peux tout." 524> "Elle n'est pas
avec toi ?" "Si, Seigneur, derrière ces
femmes." "Avance" commande Jésus. La femme s'avance, craintive. "Tu ne dois pas avoir peur de Moi
si tu m'aimes" dit Jésus pour la réconforter. "Je t'aime. C'est pour cela que
j'ai quitté Alexandroscène, car je pensais que
je t'aurais encore entendu et... que j'aurais appris à accepter ma
douleur..." Elle pleure. "Quand es-tu restée veuve ?"
"À la fin de votre Adar... Si tu
avais été là, Zéno ne serait pas mort. Il le
disait... car il t'avait entendu et il croyait en Toi..."
Je promets la vie éternelle à celui
qui croit en Moi et agit selon ce que je dis, en aimant le Sauveur, en
propageant cet amour, en pratiquant mes enseignements dans le temps qui lui
est accordé. Les ouvriers de ma vigne, ce sont tous ceux
qui viennent et disent : "Seigneur, accueille-moi parmi tes
ouvriers" et qui restent dans cette volonté, jusqu'à ce que mon Père ne juge
terminée leur journée. En vérité, en vérité je vous dis qu'il y aura des
ouvriers qui auront travaillé une seule heure, leur dernière heure, et
qui auront une récompense plus rapide que ceux qui auront travaillé depuis la
première heure, mais toujours avec tiédeur, poussés au travail uniquement par
la pensée de ne pas mériter l'enfer, c'est-à-dire par la peur du châtiment.
Ce n'est pas cette façon de travailler que mon Père récompense par une gloire
immédiate. Au contraire, à ces calculateurs égoïstes qui ont le souci de
faire le bien et seulement le peu de bien qu'il faut pour ne pas se donner
une peine éternelle, le Juge éternel donnera une longue expiation. 525> Ils devront
apprendre à leurs dépens, par une longue expiation, à se donner un esprit actif
en amour, et en un amour vrai, tout tourné vers la gloire de Dieu. Et je vous dis encore que dans
l'avenir il y en aura beaucoup, spécialement parmi les gentils, qui seront les ouvriers d'une heure et même
de moins d'une heure, qui deviendront glorieux dans mon Royaume parce que, en
cette heure unique de correspondance à la Grâce qui les aura invités à entrer
dans la Vigne du Seigneur, ils auront atteint la perfection héroïque de la
Charité [4]. Aie donc courage,
femme. Ton mari n'est pas mort, mais il vit. Il n'est pas perdu pour toi,
mais uniquement séparé de toi pour quelque temps. Toi, maintenant, comme une
épouse qui n'est pas encore entrée dans la maison de l'époux, tu dois te préparer
aux vraies noces immortelles avec celui que tu pleures. Oh ! heureuses noces
de deux esprits qui se sont sanctifiés et qui se réunissent de nouveau pour
l'éternité là où il n'y a plus de séparation, ni de crainte de désaffection,
ni de peine, là où les esprits jubileront dans l'amour de Dieu et dans
l'amour réciproque ! La mort, pour les justes, c'est la vraie vie, car
rien ne peut menacer la vitalité de l'esprit, c'est-à-dire sa permanence dans
la Justice. Ne pleure pas et ne regrette pas ce qui est caduque, ô Sira. Élève ton esprit, et vois, avec justice et vérité.
Dieu t'a aimée en sauvant ton conjoint du danger que les œuvres du monde
ruinent sa foi en Moi." "Tu m'as consolée, ô Seigneur. Je
vivrai comme tu dis. Que tu sois béni, et avec Toi ton Père, pour
l'éternité." Le chef de la synagogue dit au moment
où Jésus va passer : "Puis-je te faire une objection, sans que cela te
paraisse une offense ?" "Parle. Je suis ici : Maître,
pour donner la sagesse à ceux qui m'interrogent." "Tu as dit que certains
deviendront tout de suite glorieux au Ciel. Le Ciel n'est-il pas fermé ?
Est-ce que les justes ne sont pas dans les Limbes en attendant d'y entrer
?"
Jésus prend le ton chantant
particulier que prend un chef de synagogue ou un rabbi quand il répète les
paroles bibliques ou les psaumes, et il dit : "Et Il m'a dit :
"Prophétise à ces ossements et dis-leur : 'Os arides, écoutez la parole
du Seigneur... Voici ! J'infuserai en vous l'esprit et vous vivrez. Je
mettrai sur vous les nerfs et Je ferai croître sur vous les chairs,
J'étendrai la peau, Je vous donnerai l'esprit et vous vivrez et vous saurez
que Je suis le Seigneur... Voici ! J'ouvrirai vos tombeaux... Je vous en
ferai sortir... Quand J'aurai infusé en vous mon esprit vous aurez la vie et
Je vous ferai reposer sur la terre qui est la vôtre [5]." Il reprend sa manière de parler
habituelle et abaisse ses bras qu'il avait tendus en avant, et il dit :
"Deux sont ces résurrections de ce qui est aride, mort à la vie. Deux,
qui se reflètent dans les paroles du prophète. Les gens rassemblés dans la vaste
salle sont comme fascinés. Il n'y a pas de différence entre l'étonnement des
hébreux et celui des autres, d'autres lieux et d'autres religions. Je dirais
même que ceux dont l'étonnement marque le plus de respect, ce sont les
étrangers. Quelqu'un, un petit vieux très digne,
murmure entre ses dents. "Qu'as-tu dit, ô homme ?"
demande Jésus en se retournant. "J'ai dit que... Je me répétais
les paroles que pendant ma jeunesse j'avais entendues de mon maître
d'enseignement : "Il est accordé à l'homme de s'élever par la vertu à
une perfection divine. Il y a dans la créature un reflet du Créateur qui se
révèle d'autant plus que l'homme s'ennoblit lui-même dans la vertu, quasi
consommant la matière dans le feu de la vertu. Et il est accordé à l'homme de
connaître l'Être qui, au moins une fois dans la vie d'un homme, avec une
affection sévère ou paternelle, se montre à la créature pour qu'elle puisse
dire : 'Je dois être bon. Je serais un malheureux si je ne le suis pas !
Parce qu'une Puissance immense a brillé devant moi pour me faire comprendre
que la vertu est un devoir et qu'elle est signe de la noble nature de
l'homme'. Vous trouverez cet éclair de la Divinité tantôt dans la beauté de
la nature, tantôt dans la parole d'un mourant, ou même dans le regard d'un
malheureux qui vous regarde et juge, ou dans le silence de la personne aimée
qui sans rien dire réprouve une votre action déshonorante, vous le trouverez
dans la frayeur d'un enfant devant un de vos actes de violence, ou dans le
silence des nuits quand vous êtes seuls avec vous-mêmes et, dans la pièce la
plus close et la plus solitaire, vous percevrez un autre Moi, bien plus
puissant que le vôtre, qui parle avec un son sans son. 528> Et celui-là sera le
Dieu, ce Dieu qui doit exister, ce Dieu que la Création adore même sans en
avoir conscience, ce Dieu qui, Unique, satisfait vraiment le sentiment des
hommes vertueux, qui ne se sentent pas satisfaits et consolés par nos
cérémonies et nos doctrines, ni devant les autels vides, bien vides, bien
qu'une statue les surmonte". Je connais bien ces paroles, car depuis de
nombreux lustres, je les répète comme ma loi et mon espérance. J'ai vécu,
travaillé, et aussi souffert et pleuré. Mais j'ai tout supporté, et j'espère
avec vertu, en espérant rencontrer avant de mourir ce Dieu dont Hermogène [6] m'avait promis que
je l'aurais connu. Maintenant je me disais que je l'ai vraiment vu. Et cela
n'a pas été comme un éclair, ni comme un son sans son j'ai entendu la parole.
Mais c'est dans une sereine et très belle forme d'homme que m'est apparu le
Divin, et je l'ai entendu et je suis rempli d'un étonnement sacré. L'âme,
cette chose que les hommes véritables admettent, mon âme t'accueille, Ô
Perfection, et elle te dit : "Enseigne-moi ton Chemin et ta Vie et ta
Vérité pour qu'un jour, moi, homme solitaire, je me réunisse à Toi, Suprême
Beauté." "Nous nous réunirons. Et je te
dis encore que, plus tard, tu seras réuni à Hermogène."
"Mais il est mort sans te
connaître !"
529> "Oh ! Seigneur
! Seigneur !" s'écrient plusieurs."Dis-nous donc comment nous
pourrons te trouver et savoir que c'est Toi qui nous parles et où tu es,
quand tu seras parti !" Et certains ajoutent : "Nous sommes des
gentils et nous ne connaissons pas ta loi. Nous n'avons pas le temps de rester
ici et de te suivre. Comment ferons-nous pour avoir cette vertu qui nous fait
mériter de connaître Dieu ?"
Avec ces simples lignes, vous pourrez
tracer en vous le chemin par lequel Dieu viendra à vous et par lequel vous
irez à Dieu. En effet personne n'aimerait qu'un fils fût ingrat envers lui,
que quelqu'un le tuât, qu'un autre le vole ou lui enlève son épouse ou
déshonorât sa sœur ou sa fille ou s'emparât de sa maison, de ses champs ou de
ses serviteurs fidèles. Avec cette règle, vous serez de bons fils et de bons
parents, bons maris, bons frères, bons commerçants, véritables amis. Ainsi
vous serez vertueux et Dieu viendra à vous. J'ai autour de Moi non seulement des
hébreux et des prosélytes chez qui il n'y a pas de malice, je veux dire qui
ne sont pas venus à Moi pour me prendre en défaut comme font ceux qui vous
ont chassés du Temple pour vous empêcher de venir à la Vie, mais aussi des
gentils de tous les pays du monde. Je vois des crétois et des phéniciens [7] mêlés aux habitants
du Pont et de la Phrygie, [8] et il y a aussi
quelqu'un des plages qui bordent la mer inconnue [9], chemin vers des
terres inconnues où je serai aussi aimé. Et je vois des grecs avec des
sicules et des habitants de la Cyrénaïque avec des asiatiques. [10] Eh bien, je vous dis
: allez ! Dites dans vos pays que la Lumière est dans le monde et qu'ils
viennent à la Lumière. 530> Dites que la Sagesse a quitté les Cieux afin
de se faire pain pour les hommes, eau pour les hommes qui languissent. Dites
que la Vie est venue pour guérir et ressusciter ce qui est malade ou mort. Et
dites... dites que le temps court rapidement comme un éclair en été. Que
vienne celui qui désire Dieu. Son esprit connaîtra Dieu. Que vienne celui qui
désire guérir. Ma main, tant qu'elle sera libre, donnera la guérison à ceux
qui l'invoquent avec foi. Dites... Oui ! Allez, et allez avec
empressement et dites que le Sauveur attend ceux qui attendent et désirent
une aide divine, à la Pâque, dans la Cité Sainte. Dites-le à ceux qui en ont
besoin et aussi à ceux qui sont simplement curieux. Du mouvement impur de la curiosité peut jaillir pour eux l'étincelle de la foi
en Moi, de la Foi qui sauve. Allez ! Jésus de Nazareth, le Roi d'Israël, le
Roi du monde, appelle pour les rassembler les représentants du monde afin de
leur donner les trésors de ses grâces et les avoir comme témoins de son
élévation qui consacrera son triomphe pour les siècles des siècles, comme Roi
des rois et Seigneur des seigneurs. Allez ! Allez ! À l'aube de ma vie terrestre vinrent, de
divers endroits, les représentants de mon peuple pour adorer le Tout
Petit dans lequel l'Immense se cachait. La volonté d'un homme, qui se croyait
puissant [11] et était un
serviteur de la volonté de Dieu, avait ordonné le recensement dans l'Empire.
Obéissant à un ordre inconnu et inéluctable du Très-Haut, ce païen devait se
faire le héraut de Dieu qui voulait tous les hommes d'Israël, répandus dans
toutes les parties de la Terre, dans la Terre de ce peuple, près de
Bethléem Ephrata, pour s'étonner des signes venus du Ciel au premier
vagissement d'un Nouveau-Né. Et comme cela ne
suffisait pas encore, d'autres signes parlèrent aux gentils et leurs
représentants vinrent adorer le Roi des rois, petit, pauvre, loin de son
couronnement terrestre, mais déjà, oh ! mais déjà Roi en présence des anges. [12] Elle est venue l'heure où je serai Roi
en présence des peuples avant de retourner là d'où je viens. Au couchant de ma journée terrestre,
au soir de ma vie d'homme, il est juste qu'il y ait des hommes de tous
peuples pour voir Celui que l'on doit adorer et en qui se cache toute la
Miséricorde. Et qu'ils jouissent, les bons, les prémices de cette moisson
nouvelle, de cette Miséricorde qui s'ouvrira comme les nuées de Nisan pour
gonfler les fleuves des eaux salutaires, capables de faire fructifier les
arbres plantés sur les rives, comme on lit dans Ezéchiel." Et Jésus recommence à guérir les
malades hommes et femmes, et prend leurs noms, car maintenant tous veulent dire le
leur : 531> "Moi Zilla... Moi Zabdi... Moi
Gail... Moi André... Moi Théophane... Moi Selima...
Moi Olinto... Moi Philippe... Moi Elissa... Moi Bérénice... Ma fille Gaia... Moi Argénide... Moi... Moi... Moi..." Il a fini. Il voudrait partir. Mais
combien Lui demandent de rester, de parler encore ! Et quelqu'un, peut-être borgne, car il
a un œil couvert d'une bande dit, pour le retenir encore : "Seigneur,
j'ai été frappé par quelqu'un jaloux de mon bon commerce. J'ai sauvé avec
peine ma Vie, mais j'ai perdu un œil, crevé par le coup. Maintenant mon rival
est devenu pauvre et il est mal vu; il s'est enfui dans un pays près de
Corinthe. Moi, je suis de Corinthe. [13] Que devrais-je faire
pour celui qui a failli me tuer ? Ne pas faire aux autres ce qu'il ne me
plairait pas de recevoir, c'est bien, mais de lui, j'ai déjà reçu... et du
mal, beaucoup de mal..." et son visage est si expressif qu'on y lit sa
pensée inexprimée : "et je devrais donc prendre ma revanche..." Mais Jésus le regarde avec une lueur
de sourire dans son œil bleu saphir, oui, mais avec la dignité d'un Maître
sur tout son visage, et il lui dit : "C'est toi, un grec qui me le
demandes ? Vos grands hommes n'ont-ils peut-être pas dit que les mortels deviennent
semblables à Dieu quand ils correspondent à deux dons que Dieu leur accorde
pour les rendre semblables à Lui et qui sont : pouvoir être dans la vérité
et faire du bien au prochain ?"
"Ah ! oui ! Pythagore !" [14] "Et n'ont-ils pas dit que l'homme
se rapproche de Dieu non par la science, ou la puissance, ou autrement, mais en
faisant du bien ?" "Ah ! oui ! Démosthène ! [15] Mais, excuse-moi,
Maître, si je te le demande... Tu n'es qu'un hébreux, et les hébreux n'aiment
pas nos philosophes... Comment sais-tu ces choses ?" "Homme, parce que j'étais la
Sagesse qui inspirait aux intelligences ce qu'expriment ces paroles. Je suis
là où le Bien est actif. Toi, grec, écoute les conseils des sages où c'est
encore Moi qui parle. Fais du bien à qui t'a fait du mal et tu seras appelé
saint par Dieu. Et maintenant laissez-moi aller. Il y en a d'autres qui
m'attendent. Adieu, Valeria,
et ne crains pas pour Moi. Ce n'est pas encore mon heure. Quand ce sera
l'heure, toutes les armées de César seront incapables d'opposer une barrière
à mes adversaires." "Salut, Maître, et prie pour
moi." "Pour que la paix te possède.
Adieu. Paix à toi, chef. Paix pour ceux qui croient et pour ceux qui tendent
à la paix." |
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[1] Une des tours du Palais
d'Hérode. Ainsi nommé en souvenir de Hippicos, un de
ses frères d'armes.
[2] Désastre de Varus. Trois
légions furent massacrées par le germain Arminius (9 ap
JC)
[3] Probablement une rivière
au nord de Sidon (aujourd'hui Saïda au Liban). Peut-être la rivière Nahr.
[4] Cf. la parabole des
ouvriers de la onzième heure (Matthieu 20,1-16) donnée pour la première fois à Alexandroscène
de Phénicie
[6] De quel Hermogène s'agit-il ? Il y eu un Hermogène,
disciple de Socrate, mais il ne peut s'agir de lui, Socrate étant mort en 400
av. J.C.
[7] Habitants du Liban
actuel autour des villes de Tyr et de Sidon.
[8] Deux régions du nord de
la Turquie actuelle : Le Pont, à l'est, en bordure de la Mer Noire et la
Phrygie à l'ouest près du Bosphore.
[9] Mare incognita
ou mare incognitum. Ce terme désigne généralement la
mer australe. Est-cela que veut désigner Jésus ?
[10] Les sicules sont les
habitants de Transylvanie entre la Hongrie et la Roumanie actuelles. La Cyrénaïque
correspond à la Lybie actuelle.
[11] L'empereur César
Auguste.
[12] Référence au chœur des
anges lors de la naissance de Jésus, puis de "l'étoile"
qui conduisit, quelques mois plus tard, les trois mages à Bethléem.
[13] En Grèce, à l'ouest
d'Athènes.
[15] Démosthène, homme d'État
athénien, orateur réputé (384-322 av. JC)