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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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- [Commentaires de Jésus :
Des enfants précoces 54 - L'intelligence affaiblie par
le péché 54 - L'intelligence de Marie, la
Super Ève] 55 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 1 1.12. |
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54> Jésus
dit: "J'entends
déjà les commentaires des maîtres de la chicane : "Comment une
enfant qui n'a pas encore trois ans peut-elle parler ainsi ? C'est une
exagération". On ne réfléchit pas qu'on fait de moi un phénomène en
attribuant à mon enfance la conduite de l'âge adulte. L'intelligence ne vient pas à
tous de la même façon et au même âge. L'Église a fixé à 7 ans l'âge de la
responsabilité parce que c'est l'âge où un enfant, même retardé, peut distinguer, au moins d'une façon
rudimentaire, le bien et le mal. Mais il y a des enfants qui, bien plus tôt,
peuvent discerner, se proposer et vouloir avec une raison déjà
suffisamment développée. Qu'est-ce
que la raison ? Un don de Dieu. Dieu peut l'accorder dans la mesure
qu'Il veut, à qui Il veut et quand Il veut la donner. La raison est aussi une
des choses qui nous font le plus ressembler à Dieu : Esprit doué
d'Intelligence et de Raison. La raison et l'intelligence furent des dons
gratuits accordés à l'Homme au Paradis Terrestre. Et comme elles étaient
vivantes quand la Grâce vivait encore, encore intacte et active dans l'esprit
des deux premiers parents ! 55> Dans le livre de Jésus
Bar Sirac, il est dit : "Toute sagesse vient du Seigneur Dieu et
elle a été toujours avec Lui même avant tous les siècles" [5].
Quelle sagesse auraient donc possédé les hommes s'ils étaient restés des fils
à Dieu ? Vos lacunes dans l'intelligence sont le fruit naturel de votre
déchéance, en fait de Grâce et d'honnêteté. Et perdant la Grâce, vous avez
éloigné, pour des siècles, la Sagesse. Comme un météore qui se cache à
l'intérieur d'une nébulosité gigantesque, la Sagesse ne vous est plus arrivée
avec des nets reflets, mais à travers des obscurités que vos prévarications
rendent toujours plus épaisses. Puis
est venu le Christ et il vous a rendu la Grâce, don suprême de l'amour de
Dieu. Mais la savez-vous garder nette et pure, cette perle ? Non.
Lorsque vous ne la brisez pas avec la volonté individuelle de péché, vous la
souillez par de continuels péchés moins graves, manquements, attaches
vicieuses et aussi des sympathies qui, si elles ne sont pas de vraies
alliances avec les sept vices capitaux, affaiblissent la clarté de la lumière
de Grâce et de son activité. Vous avez ensuite, pour assombrir la magnifique
clarté de l'intelligence que Dieu avait donnée aux premiers parents, des
siècles et des siècles de corruption qui ont exercé leur action délétère sur
les forces corporelles et les facultés intellectuelles. Mais
Marie n'était pas seulement la Pure, la nouvelle Ève récréée pour la joie de
Dieu : c'était la Super Ève, le chef d’œuvre du Très-Haut,
c'était la Pleine de Grâce, c'était la Mère du Verbe dans la pensée de Dieu. "La
source de la Sagesse" dit Jésus Bar Sirac "est le Verbe" [6]. Le
Fils n'aurait-il donc pas mis sur les lèvres de la Mère sa propre
Sagesse ? Si à
un prophète, chargé de dire les paroles que le Verbe, la Sagesse en personne,
lui inspirait de dire aux hommes, les lèvres ont été purifiées avec un
charbon ardent, est-ce que l'Amour n'aurait pas donné à son Épouse encore
enfant qui devait porter en elle la Parole, la précision et l'élévation du
langage ? Car il ne s'agit plus d'enfant et puis de femme, mais d'une
créature céleste fusionnée en la grande lumière et sagesse de Dieu. Le miracle ne réside pas dans
l'intelligence supérieure manifestée dès l'enfance par Marie, comme ensuite
par Moi; le miracle est dans le fait de contenir l'Intelligence Infinie, qui
y habitait, sans qu'elle frappe d'émerveillement les foules, .et sans qu'elle
éveille l'attention satanique. |
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Je parlerai encore sur ce sujet qui rentre dans la
catégorie des "souvenirs" que les saints ont de Dieu." |
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[1] Bienheureuse
Imelda LAMBERTINI (1521-1533), fêtée le 12 mai
Dès le berceau elle manifesta une intelligence précoce qui s'ouvrait
naturellement aux lumières de la foi.
On ne constata jamais en elle de difficulté à obéir, ni de ces caprices qui
rendent pénible l'éducation des enfants. Au premier signe, Madeleine quittait
le jeu le plus animé pour se mettre au travail. Elle s'était aménagé un petit
oratoire qu'elle ornait de ses mains. Tout son bonheur consistait à s'y retirer
pour prier.
La splendeur de la maison paternelle pesait à cette âme qui comprenait déjà le
néant des choses créées. Suivant un usage très ancien dans l'Église, on
recevait parfois les enfants dans les monastères. Ils étaient revêtus de
l'habit religieux, mais cela n'engageait en rien leur avenir et ces enfants
n'étaient assujettis qu'à une partie de la Règle. À l'âge de dix ans, la petite
Madeleine pria ses parents avec tant d'instance de lui octroyer cette grâce,
qu'ils finirent par se rendre à ses désirs et l'emmenèrent chez les
Dominicaines de Valdiprétra, près de Bologne.
La jeune enfant prit l'habit avec joie et échangea son nom pour celui d'Imelda,
qui signifie: donnée au monde comme du miel, sans doute à cause de sa douceur
et de son extrême amabilité. Novice, elle voulut observer la Règle tout entière
bien qu'elle n'y fut pas obligée. Sa constance au service de Dieu ne se
démentit pas un instant, aucune austérité ne l'effrayait, et elle s'appliquait
en tout à ressembler à Jésus crucifié.
La sainte enfant passait des heures en adoration devant Jésus-Hostie, sans
ressentir plus de lassitude que les anges devant Dieu. Durant le Saint
Sacrifice de la messe, elle versait d'abondantes larmes, surtout lorsque les
religieuses quittaient leurs stalles pour aller communier. Dans l'ingénuité de
son amour, elle disait parfois: "Je vous en prie, expliquez-moi comment on
peut recevoir Jésus dans son cœur sans mourir de joie". Les religieuses
étaient grandement édifiées de sa particulière dévotion envers le Saint
Sacrement
[2] ]
Sainte Rose de VITERBE - Vierge du Tiers Ordre de St François - (v.
1235-1252) – fêtée le 4 septembre
Les noms de Jésus et Marie furent les premiers mots qui sortirent de la bouche
de cette candide créature. Elle avait trois ans lorsque Dieu manifesta Sa
toute-puissance en ressuscitant par son intermédiaire une de ses tantes qu'on
portait au cimetière. Lorsqu'elle fut capable de marcher, elle ne sortait que
pour aller à l'église ou pour distribuer aux pauvres le pain qu'on lui donnait.
Au lieu de s'amuser comme toutes les fillettes de son âge, elle passait la plus
grande partie de son temps en prière devant de saintes images, les mains
jointes, immobile et recueillie. À l'âge de sept ans, elle sollicita instamment
la permission de vivre seule avec Dieu dans une petite chambre de la maison. La
petite recluse s'y livra à une oraison ininterrompue et à des austérités
effrayantes qu'elle s'imposait, disait-elle, pour apaiser la colère de Dieu.
Entre autres mortifications, sainte Rose marchait toujours les pieds nus et
dormait sur la terre.
[3] Vénérable
Nellie ORGAN (1903-1908),
jeune irlandaise d’origine, convaincue d’une sainteté peu commune. Elle a vécu
sans interruption en présence "du Dieu Saint", et sa faim pour le
recevoir la sainte Communion était si intense que l'évêque de Liège lui a
permis de faire sa Communion à l'âge de quatre et demi, permission peu commune
à cette époque. Elle est morte le 2 février 1908. Sa vie a été un des éléments
qui a incité St Pie X à promouvoir la communion précoce.
[4] Vénérable
Antoinette MEO (1930-1937) "la
crucifiée avec Marie". Jeune romaine morte en odeur de sainteté à 7
ans, le 3 juillet 1937. Certains souhaitent en faire une Docteure de l’Église.
Antonietta MEO a été déclarée Vénérable par le Pape Benoît XVI le 17 décembre
2007. Elle repose dans une crypte de Sainte Croix de Jérusalem à Rome,
basilique qui renferme les reliques de la Passion découvertes par l'impératrice
Hélène, Mère de l'empereur Constantin.
[5] Ecclésiastique (Siracide -
deutérocanonique) 1,1
[6] Ecclésiastique (Siracide -
deutérocanonique) 1,5