"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 6.399 - Discorso di commiato a Betsur e amore materno di Elisa.

 3.397 - Farewell to Bethzur.

 4.399 - Palabras de despedida en Betsur. El amor materno de Elisa.

 7.445 - Abschied von Bethsur.

 Évangile,
évocation de :
- Matthieu 11,3-5
- Luc 4,18
Luc 7,19-22
- Jean 15, 13.




Bethsur aujourd’hui
(Karmei zur).

 


Mercredi 25 avril 29
(25 Nissan 3789)
Béthsour.


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 En dehors de Moi, il n'y a pas d'autres Sauveur.

 Jésus guérit.

 Les persécutions : Ne craignez pas !


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- Des bergers se joignent à Jésus ............................... 70

- Dans la maison d'Élise 70

- Guérison d'une enfant et d'un vieillard ........................... 71


- Discours : 2.1 (Ne craignez pas ................................... 71

- Vous êtes mes témoins 72


- Soyez persévérants dans la foi ................................... 72)

- Triomphe et douleurs d'un Royaume pas humain . 73

- Jeanne veut voir Jésus en secret .............................. 74

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 6


Tome 6, chapitre 88.

399.
Adieu à Béthsur


Vision du samedi 9 mars 1946

70> Il fait à peine jour quand les voyageurs infatigables arrivent en vue de Béthsur. Fatigués, les vêtements fripés à cause d'un repos certainement très inconfortable dans les bois, ils regardent avec joie la ville désormais proche où ils sont certains de trouver l'hospitalité.  

Les paysans qui se rendent à leurs travaux sont les premiers à rencontrer Jésus, et ils pensent bien faire de laisser en plan leurs travaux pour revenir à la ville écouter le Maître. Et ainsi font des bergers après Lui avoir demandé s'il reste ou non.  

"Je quitterai Béthsur ce soir" répond Jésus.  

"Et tu parleras, Maître ?"       

"Certainement."        

"Quand ?"    

"Tout de suite."        

"Nous avons les troupeaux... Ne pourrais-tu pas parler ici, dans la campagne ? Les brebis brouteraient l'herbe et nous ne perdrions pas ta parole."       

"Suivez-moi. Je le ferai sur les pâtures au nord. Je dois d'abord voir
Élise."  

Les bergers avec leurs bâtons font revenir leurs brebis, et ils se mettent en arrière des hommes avec leurs troupeaux bêlants. Ils traversent le village. Mais la nouvelle est déjà parvenue à la maison d'Élise, et c'est sur la place qui se trouve devant la maison qu'Élise et
Anastasica rendent leurs hommages de disciples au Maître qui les bénit.  

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71> "Entre dans ma maison, Seigneur. Tu l'as libérée de la douleur et elle veut être pour Toi un réconfort en tous ses habitants et en ses meubles" dit Élise.        

"Oui, Élise. Mais tu vois quelle foule nous suit ? Maintenant je vais parler à tous et puis, après l'heure de tierce, je viendrai et je resterai dans ta maison pour repartir le soir. Et nous parlerons entre nous..." promet Jésus pour consoler Élise qui espérait un plus long séjour et qui montre un visage déçu en apprenant les intentions de Jésus. Mais Élise est une bonne disciple et elle n'objecte rien. Elle demande seulement la permission de donner des ordres aux serviteurs avant d'aller avec les autres là où Jésus se dirige. Et elle le fait avec empressement, bien différente de la femme inerte de l'année précédente...   

Jésus est déjà en place dans un pré où joue le soleil dont les rayons passent à travers le mince feuillage des arbres de haute futaie qui, si je ne me trompe, sont des frênes.
 Il est en train de guérir un jeune enfant et un vieillard qui sont malades, le premier d'un mal interne, l'autre des yeux. Il n'y a pas d'autres malades et Jésus bénit les petits que les mères Lui présentent, en attendant patiemment qu'Élise le rejoigne avec Anastasica.

Les voilà enfin, et Jésus commence tout de suite à parler.    

"Peuple de Béthsur, écoute.

L'an dernier je vous ai dit ce qu'il fallait faire pour gagner le Royaume de Dieu. Maintenant je vous le confirme pour que vous ne perdiez pas ce que vous avez gagné. C'est la dernière fois que le Maître vous parle ainsi, à une réunion où il ne manque personne. Par la suite, je pourrai vous rencontrer encore, par hasard, en particulier ou en petits groupes, sur les routes de notre patrie terrestre. Ensuite, plus tard encore, je pourrai vous voir dans mon Royaume. Mais ce ne sera jamais plus comme maintenant.   

Dans l'avenir, tant de choses vous seront dites sur Moi, contre Moi, de vous et contre vous. Ils voudront vous terroriser.     

 Moi, je vous dis avec Isaïe : Ne craignez pas car je vous ai rachetés et je vous ai appelés par votre nom[1]. Seuls ceux qui voudront m'abandonner auront une raison de craindre. Pas ceux qui, m'étant fidèles, m'appartiennent. Ne craignez pas ! Vous êtes miens et je suis vôtre. Ni les eaux des fleuves, ni les flammes des bûchers, ni les pierres, ni les épées, ne pourront vous séparer de Moi si vous restez en Moi. Au contraire, de plus en plus les flammes, les eaux, les épées et les pierres vous uniront à Moi, et vous serez d'autres Moi-même et vous aurez ma récompense.   

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72> Je serai avec vous à l'heure des tourments, avec vous dans les épreuves, avec vous jusqu'à la mort; et ensuite, rien ne pourra plus nous séparer.

Oh ! mon peuple ! Peuple que j'ai appelé et rassemblé, que j'appellerai et rassemblerai plus encore quand je serai élevé pour attirer tout à Moi, ô peuple choisi, peuple saint, ne crains pas car je suis et je serai avec toi, et tu m'annonceras, mon peuple, et pour cela vous qui le composez serez appelés mes ministres et à vous je donnerai, je donne dès maintenant l'ordre de parler au septentrion, à l'orient, à l'occident et au midi, de faire en sorte que les fils et les filles du Dieu Créateur, même ceux des extrêmes confins du monde, me reconnaissent pour leur Roi et m'appellent par mon vrai Nom, et possèdent la gloire pour laquelle ils ont été créés et soient la gloire de Celui qui les a faits et formés.

Isaïe le dit que, pour croire, les tribus et les nations appelleront des témoins de ma gloire. Et où trouverai-je des témoins si le Temple et le palais royal, si les castes puissantes me haïssent et mentent parce qu'elles ne veulent pas dire que je suis Celui que Je suis ? Où les trouverai-je ? Les voilà, ô Dieu, mes témoins ! Ceux que j'ai instruits dans la Loi, ceux que j'ai guéris dans leur corps et leur esprit, ceux qui étaient aveugles et qui voient maintenant, sourds et maintenant entendent, muets et qui savent maintenant dire ton Nom, ceux qui étaient opprimés et sont maintenant délivrés, tous, tous ceux pour lesquels ton Verbe a été Lumière, Vérité, Chemin, Vie
[2].    

 Vous êtes mes témoins, les serviteurs que j'ai choisis pour que vous sachiez et croyiez et compreniez qui je suis vraiment. Moi, je suis le Seigneur, le Sauveur. Croyez-le pour votre bien. En dehors de Moi, il n'y a pas d'autre Sauveur. Sachez-le croire contre toute insinuation humaine ou satanique. Oubliez toute chose qui vous a été dite par une bouche autre que la mienne et qui est différente de ma parole. Repoussez tout autre chose qui pourra vous être dite dans l'avenir. À quiconque voudra vous faire abjurer le Christ, dites : "Ses œuvres parlent à notre esprit" et soyez persévérants dans la foi.          

J'ai beaucoup fait pour vous donner une foi intrépide. J'ai guéri vos malades et soulagé vos douleurs, comme un bon Maître je vous ai instruits, et comme un Ami je vous ai écoutés, j'ai rompu avec vous le pain et partagé la boisson.

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73> Mais ces choses sont encore œuvres de saint et de prophète. J'en ferai d'autres, et qui seront capables d'enlever tout doute que pourront susciter les ténèbres, comme un tourbillon soulève des nuages de tempête dans la sérénité d'un ciel d'été. Laissez passer la nuée en restant fermes dans la charité pour votre Jésus, pour ce Jésus qui a laissé le Père pour venir vous sauver et qui laissera la vie pour vous donner le Salut.

Vous, vous que j'ai aimés et que j'aime bien plus que Moi-même, car il n'y a pas d'amour plus grand que de s'immoler pour le bien de ceux qu'on aime
[3], veuillez n'être pas inférieurs à ceux qui dans la prophétie d'Isaïe sont appelés bêtes sauvages, dragons et autruches, c'est-à-dire gentils, idolâtres, païens, immondes. Eux, quand j'aurai donné par Moi-même le témoignage de la puissance de mon amour et de ma Nature, en triomphant par Moi seul même de la Mort - c'est en effet une chose que l'on peut constater et que personne, s'il n'est menteur, ne pourra nier – diront : "C'était le Fils de Dieu!" et triomphant des obstacles en apparence insurmontables, de siècles et de siècles d'un paganisme immonde, de ténèbres. de vices, viendront à la Lumière, à la Source, à la Vie. Ne soyez, ne soyez pas comme trop en Israël qui ne m'offrent pas d'holocauste, qui ne m'honorent pas par des victimes, mais au contraire me peinent par leurs iniquités et me rendent victime de la dureté de leur âme, qui à mon amour qui pardonne répondent par une haine souterraine qui mine le terrain pour me faire tomber et pour pouvoir dire : "Vous voyez ? Il est tombé parce que Dieu l'a foudroyé".   

Habitants de Béthsur, soyez forts. Aimez ma Parole parce qu'elle est vraie, et mon Signe parce qu'il est saint. Que le Seigneur soit toujours avec vous et que vous soyez avec les serviteurs du Seigneur, tous unis, pour que chacun de vous soit là où je vais et qu'il se fasse une éternelle demeure dans le Ciel, pour tous ceux qui, après avoir surmonté la tribulation et remporté la victoire, mourront dans le Seigneur et dans le Seigneur ressusciteront pour toujours !"          

"Seigneur, mais qu'as-tu voulu dire ? Il y avait dans ton discours des cris de triomphe et des cris de douleur !" disent certains.           

"Oui. Tu ressembles à quelqu'un qui se sait environné d'ennemis" disent d'autres.     

"Et tu as l'air de dire que nous aussi le serons" disent d'autres.         

"Qu'y a-t-il dans ton avenir, ô Seigneur ?" disent d'autres encore.      

"La gloire !" dit Judas de Kériot.       

"La mort !" soupire Élise en pleurant.

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74> "La Rédemption. L'accomplissement de ma mission. Ne craignez pas. Ne pleurez pas. Aimez-moi. Je suis heureux d'être le Rédempteur. Viens, Élise. Allons à ta maison..." et il se met en tête pour s'y diriger en fendant la foule troublée par des émotions contraires.

"Mais pourquoi, Seigneur, toujours ces discours ?!" demande sur un ton de reproche Judas. Et il ajoute : "Ils ne sont pas d'un roi."           

Jésus ne lui répond pas. Il répond par contre à son cousin Jacques qui Lui demande, avec des larmes qui brillent dans ses yeux : "Pourquoi, ô Frère, cites-tu toujours des passages du Livre dans tes adieux ?"   

"Pour que ceux qui m'accusent ne disent pas que je délire et que je blasphème, et pour que ceux qui ne veulent pas se rendre à la réalité comprennent que depuis toujours la Révélation m'a montré comme le Roi d'un Royaume qui n'est pas humain, qui se dessine, se construit et se cimente par l'immolation de la Victime, de l'unique Victime qui peut recréer le Royaume des deux détruit par Satan et les premiers parents. L'orgueil, la haine, le mensonge, la luxure, la désobéissance, ont détruit. L'humilité, l'obéissance, l'amour, la pureté, le sacrifice, reconstruiront... Ne pleure pas, femme. Ceux que tu aimes et qui m'attendent soupirent après l'heure de mon immolation..."    

Ils entrent dans la maison et pendant que les apôtres s'occupent à se reposer et à calmer leur faim, Jésus va dans le jardin rangé, fleuri, et, seul avec Élise, il l'écoute parler : "Maître, moi seule sais que
Jeanne veut te parler en secret. Elle m'a envoyé Jonathas. Il m'a dit : "Pour des choses très graves". Même la fille que tu m'as donné - et que tu en sois béni - l'ignore. Jeanne a envoyé des serviteurs dans toutes les directions pour te chercher. Mais ils ne t'ont pas trouvé..."          

"J'étais très loin et je serais allé encore plus loin si l'esprit ne m'avait pas poussé à revenir... Élise, tu vas venir avec Moi et le
Zélote chez Jeanne. Les autres resteront ici pendant deux jours à se reposer et puis ils viendront à Béther. Tu reviendras avec Jonathas."    

"Oui, mon Seigneur..." Élise le regarde, maternelle, elle le scrute... Elle ne peut retenir une parole : "Tu souffres ?"        

Jésus hoche la tête sans dire vraiment non, mais avec un découragement visible.     

"Je suis une mère... Tu es mon Dieu... mais... Oh ! mon Seigneur ! Que penses-tu que veuille Jeanne ? Tu as parlé de mort, et moi je l'ai compris parce qu'au Temple les jeunes filles lisaient beaucoup les Écritures qui parlent de Toi Sauveur, et je me souviens de ces paroles.       

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75> Tu parlais de mort et ton visage resplendissait d'une joie céleste... Maintenant ton visage ne resplendit pas... Marie était pour moi comme une fille... et tu es son Fils... Aussi, si ce n'est pas péché de le dire, je te vois un peu comme mon fils... Ta Mère est au loin... Mais c'est une mère qui est à côté de Toi. Béni de Dieu, ne puis-je soulager ta peine ?"

"Déjà tu la soulages parce que tu m'aimes. Qu'est-ce je pense de ce que Jeanne doit me dire ? Ma vie est comme ce rosier. Les rosés c'est vous, bonnes disciples. Mais, les rosés enlevées, que reste-t-il ? Des épines...".



"Mais nous te resterons fidèles jusqu'à la mort."       

"C'est vrai. Jusqu'à la mort ! Et le Père vous bénira pour le réconfort que vous me donnez. Entrons dans la maison. Reposons-nous. Au crépuscule nous partirons pour Béther."

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[1] Isaïe 43,1.

[2] Matthieu 11,3-5 - Luc 4,18 – 7,19-22.

[3] Jean 15,13.