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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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- Des accusateurs adultères 222 - Avoir pitié des coupables 223 - Le sens des regards de Jésus 224 - Elle n'était pas encore détachée de son péché
224 - Éloge de Marie] 225 |
7.190. |
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222> Jésus dit: "Ce qui me
blessait, c'était le manque de charité et de sincérité chez les accusateurs.
Non que l'accusation fût mensongère. La femme était réellement coupable. Mais
ils manquaient de sincérité en se scandalisant d'une chose commise mille fois
par eux et qu'uniquement une plus grande ruse et une plus grande chance avaient permis qu'elle reste cachée. 223> La femme, à son
premier péché, avait été moins rusée et moins chanceuse. Mais personne parmi
ses accusateurs et ses accusatrices — car même les femmes, si elles
n'élevaient pas la voix, l'accusaient au fond de leur cœur — personne n'était
exempt de faute.
Rappelle-toi, Marie,
la première parole de ton Maître, quand il t'a appelée du bord du précipice
où tu étais: "Le mal. il ne suffit pas de ne pas le faire. Il faut
aussi ne pas désirer le faire". Celui qui caresse des
pensées sensuelles et provoque, par des lectures et des spectacles recherchés
exprès et par des habitudes malsaines, des impressions sensuelles, est aussi
impur
que celui qui commet la faute matériellement. J'ose dire : est plus
coupable, car il va par la pensée contre la nature et non seulement contre la
morale. Je ne parle pas non plus de ceux qui passent à de véritables
actions contre nature. La seule excuse est une maladie organique ou
psychique. Celui qui n'a pas cette excuse est de dix degrés inférieur à la
bête la plus dégoûtante. Pour condamner avec justice, il faudrait être exempt
de faute. Je vous renvoie aux
dictées antérieures où je parle des conditions essentielles pour être juge.[1] Ils ne m'étaient pas
inconnus les cœurs des pharisiens et ceux des scribes, ni de ceux qui
s'étaient unis à eux pour se déchaîner contre la coupable. Péchant contre
Dieu et contre le prochain, il y avait en eux des fautes contre le culte, des
fautes contre leurs parents, des fautes contre le prochain, des fautes
nombreuses surtout contre leurs épouses. Si par un miracle j'avais commandé à
leur sang d'écrire sur leurs fronts leur péché, parmi les nombreuses
accusations aurait dominé celle de "adultères" de fait ou de désir.
J'ai dit : "C'est ce qui vient du cœur qui souille l'homme" [2]. Et à part mon cœur, il n'y avait personne
parmi les juges qui eût le cœur sans souillure. Sans sincérité et
sans charité. Pas même le fait de lui ressembler dans la soif du désir
sensuel ne les portait à la charité. C'était Moi qui avais de la charité pour
la femme avilie. Moi, le seul qui aurait dû en avoir du dégoût. Mais
rappelez-vous bien ceci : 224> L'homme ! Oh ! plus
qu'un roseau fragile et un délicat liseron, il est facilement plié par la tentation et porté à s'accrocher là où il
espère trouver du réconfort.
J'ai regardé Pierre et Jean d'une manière
différente, car au premier: un homme, j'ai voulu dire : "Pierre, toi
aussi, ne manque pas de charité et de sincérité", et lui dire, comme à
mon futur Pontife : "Rappelle-toi cette heure, et juge comme ton Maître,
à l'avenir"; alors qu'au second, un jeune à l'âme encore d'enfant, j'ai
voulu dire : "Tu peux juger et tu ne juges pas car tu as le même cœur
que Moi. Merci, aimé, d'être tellement mien, que tu es un second
Moi-même". J'ai éloigné les deux avant d'appeler la femme, pour ne pas
augmenter son humiliation par la présence de deux témoins.
À la
coupable j'indique la voie à suivre pour se racheter. Retourner chez elle,
demander humblement pardon et l'obtenir par une vie droite. Ne plus céder à
la chair. Ne pas abuser de la Bonté divine et de la bonté humaine pour ne pas
payer plus durement que la première fois la double ou multiple faute. Dieu
pardonne, et Il pardonne parce qu'il est la Bonté. Mais l'homme, bien que
j'aie dit : "Pardonne à ton frère soixante-dix fois sept fois", ne
sait pas pardonner deux fois. 225> Je ne lui ai pas
donné la paix et la bénédiction parce qu'elle n'avait pas en elle ce
complet détachement de son péché qui est requis pour être pardonné. Dans sa
chair, et malheureusement dans son cœur, elle n'avait pas la nausée du péché.
Marie de Magdala, après avoir goûté la saveur de mon Verbe, avait eu le
dégoût du péché et elle était venue à Moi avec la volonté totale d'être une
autre. Mais elle, elle flottait encore entre les voix de la chair et celles
de l'esprit. Et elle, dans le trouble du moment, n'avait pas pu encore mettre
la hache contre la souche de la chair et l'abattre pour aller mutilée du
poids de son avidité vers le Royaume de Dieu, mutilée de ce qui était pour
elle la ruine, mais pourvue de ce qui est le salut. Tu veux savoir si
ensuite elle s'est sauvée ? Ce n'est pas pour tous que j'ai été Sauveur. Pour
tous, j'ai voulu l'être, mais je ne l'ai pas été car pas tous ont eu la
volonté d'être sauvés. Et cela a été une des flèches les plus pénétrantes de
mon agonie du Gethsémani. Va en paix, toi, Marie
de Marie, et désire ne pas pécher, même dans des bagatelles. Sous le manteau
de Marie, il n'y a que des choses pures. Rappelle-le-toi. Un jour, Marie, ma
Mère, t'a dit : "Je vous demande avec pleurs à mon Fils". Et une
autre fois : "Je laisse à mon Jésus le soin de me faire aimer... Quand
vous m'aimez, je viens et ma venue est joie et salut".
Tu vois donc qu'aimer Marie
c'est aimer Jésus. C'est l'aimer plus facilement. Car Moi, je te fais porter
la croix et je te mets sur la croix. La Mère, au contraire, te porte ou reste
au pied de la croix pour te recevoir sur son cœur qui ne sait qu'aimer. Même
dans la mort, le sein de Marie est plus doux qu'un berceau. Celui qui expire en elle n'entend que
les voix des chœurs angéliques qui tourbillonnent autour de Marie. Il ne voit
pas les ténèbres, mais le doux rayonnement de l'Étoile du Matin. Il n'entend
pas les pleurs mais son sourire. Il ne connaît pas la terreur. Qui ose
arracher, de Nous qui l'aimons, une de ses créatures des bras de Marie ? Ne me dis pas
"Merci" à Moi. Dis-le à elle qui a voulu ne se souvenir de rien,
excepté du peu de bien que tu as fait et de l'amour que tu as pour Moi. Et
c'est pour cela qu'elle t'a voulue, pour dompter sous son pied, ce que ta
bonne volonté n'arrivait pas à maîtriser. Crie : "Vive Marie !" Et
reste à ses pieds, au pied de la Croix. Tu orneras ton vêtement des rubis de
mon Sang et des perles de ses larmes. Tu auras un vêtement de reine pour
entrer dans mon Royaume. Va en paix. Je te
bénis." |
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