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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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RETOURS - À la première expulsion
des marchands du Temple (début de la vie publique) ==> Concordance avec l’Évangile : Jean
2,13-21 - À la seconde expulsion
des marchands du Temple (dimanche des rameaux) ==> Concordance avec
l'Évangile : Matthieu
21,1-17 - Marc 11,1-18 - Luc
19,28-46 - Jean
12,12-19 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 9 Le dimanche des rameaux : Marie d'Agréda – Anne-Catherine
Emmerich - Consuelo - Commentaires |
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"La Cité mystique de Dieu" – Livre 6, Chapitre
7 § 1121 – L'entrée triomphale de Jésus 457> Lorsque fut arrivé le jour qui répond au dimanche des Rameaux, le Sauveur
s'approcha de Jérusalem avec ses disciples, accompagné d'une grande multitude
d'anges qui bénissaient la charité si tendre qu'il manifestait envers les
hommes, et son zèle si ardent pour leur salut éternel. Et, ayant marché
environ deux lieues, il ne fut pas plutôt arrivé à Bethphagé,
qu'il envoya, deux de ses disciples chez un
459> Toutes ces
marques de culte et d'admiration,
Mais, outre le mouvement universel que l'on remarqua dans Jérusalem à
cause de la divine lumière dont le Seigneur éclaira l'esprit de tous ses
habitants, afin qu'ils reconnussent notre Sauveur, ce triomphe s'étendit sur
toutes les créatures, ou sur plusieurs plus capables de raison, pour
accomplir ce que le Père éternel avait promis à son Fils, comme
461> Cette
victoire que le Sauveur remporta sur la mort fut suivie de celle qu'il
remporta sur l'enfer; et celle-ci fut beaucoup plus glorieuse, quoiqu'elle
fût plus cachée. Car dans le même temps que les hommes commencèrent à
invoquer notre divin Maître et à le reconnaître pour le Sauveur et pour le
Roi qui venait au nom du Seigneur, les démons sentirent le pouvoir de sa
droite qui les chassa du monde tous tant qu'ils étaient, et les précipita
dans les profonds cachots de l'enfer, de sorte que durant le peu de temps que
Jésus-Christ continua encore sa marche, il ne resta aucun esprit malin sur la
terre : tous roulèrent dans les abîmes, aussi pleins de terreur que de rage.
Dès lors ils craignirent plus qu'ils n'avaient encore fait, que le Messie ne
se trouvât dans le monde, et se communiquèrent le sujet de cette crainte,
comme je le dirai dans le chapitre suivant. Le triomphe du Sauveur dura
jusqu'à ce qu'il fût entré dans Jérusalem, et les saints anges qui
l'accompagnaient adressèrent à sa divinité, dans un concert d'harmonie
ineffable, de nouvelles hymnes de louanges. En entrant dans la ville au
milieu des applaudissements de tous ses habitants, il descendit de l'ânon, et
dirigea ses pas du côté du Temple, où il opéra les merveilles que les
évangélistes racontent, et qui excitèrent une admiration universelle. Il
renversa les tables de ceux qui vendaient et achetaient § 1125 – Marie suivait en pensée
l'entrée triomphale Le Sauveur demeura dans le Temple, où il instruisit le peuple jusqu'au
soir. Et pour attester le respect que l'on devait avoir pour ce saint lieu,
pour cette maison de prière, il ne voulut pas permettre qu'on lui apportât
même un vase d'eau pour boire; et sans avoir pris ce rafraîchissement ni
aucune nourriture, il s'en retourna ce même soir à Béthanie, d'où il était
parti, et continua ensuite de se rendre les jours suivants à Jérusalem
jusqu'à sa Passion [6]. La bienheureuse Vierge passa ce jour-là à Béthanie retirée dans sa
solitude, d'où elle voyait par une vision particulière tout ce qui arrivait
dans le triomphe
"Visions" – Tome 3 – Vie publique de Notre Seigneur,
Troisième année - Chapitre 58 : Entrée triomphante du Rédempteur à Jérusalem L'ânesse
et l'ânon 75> Le lendemain, de bonne heure, Jésus
fit venir Erémenzear et Silas,
et leur enjoignit d'aller à Jérusalem, non par la grande route, mais par un
chemin détourné, qui passait par Bethphagé au
travers des jardins et des champs. Ils devaient frayer la route et ouvrir les
barrières qui empêchaient le passage. Près d'une hôtellerie, en avant de Bethphagé, ils trouveraient, dans une prairie, une ânesse
avec son ânon. Ils devaient délier l'ânesse, et, si quelqu'un leur disait
quelque chose, répondre que telle était la volonté du Seigneur. Ensuite ils
fraieraient le chemin jusqu'au Temple, et reviendraient aussitôt à Bethphagé. Les deux disciples partirent sur-le-champ ; ils firent des
trouées dans les haies, et ôtèrent du chemin tout ce qui faisait obstacle.
Les ânes appartenaient à des gens qui étaient allés au Temple, et les avaient
laissés là. Les disciples attachèrent l'ânesse : l'ânon resta libre. Je les
vis ensuite arriver au Temple. Les marchands de comestibles que le Seigneur
en avait chassés dernièrement s'y étaient de nouveau installés [8]. Les disciples se rendirent auprès d'eux et leur ordonnèrent
de se retirer, parce que le Seigneur allait faire son entrée. Lorsqu'ils
eurent pris toutes ces dispositions, ils retournèrent à Bethphagé
par la grande route, en passant de l'autre côte de la montagne des Oliviers. Enseignement sur la prudence Jésus, avant divisé les disciples en deux troupes, envoya
d'avance à Jérusalem, par le grand chemin, les plus anciens, qui étaient d'ordinaire
avec les apôtres. Ils devaient aller par petits groupes et se rendre chez
Marie mère de Marc, chez Véronique, Nicodème, les fils de Siméon et d'autres
amis de Jésus, pour leur annoncer l'entrée du Seigneur. Jésus prit avec lui
les apôtres et les plus jeunes disciples ; les sept femmes, ayant Marie à
leur tête, suivirent à quelque distance. Il y avait sur le chemin, près d'une
maison de plaisance, un jardin planté de beaucoup d'arbres ; Jésus s'y
arrêta, et envoya deux de ses disciples jusqu'à Bethphagé pour chercher
l'ânesse, et dire que le Seigneur en avait besoin. 76> Jésus s'arrêta là
assez longtemps. Il y avait autour de lui une foule de gens qui écoutaient
son instruction. La salle où il parlait, debout sur une estrade, était ornée
de verdure et de guirlandes de fleurs, et on avait suspendu au plafond un
dais de feuillage fort élégant. La salle était soutenue par des colonnes
lisses, entre lesquelles je vis les saintes femmes l'écouter. La cour qui
précédait la maison était pleine de disciples et d'autres personnes. Jésus
enseigna les disciples sur la prévoyance et sur la nécessité d'agir avec
discernement, car ils lui avaient demandé pourquoi il avait pris le chemin
détourné. Il répondit que c'était pour éviter un danger inutile, ajoutant
qu'il fallait prendre toutes ses précautions, et ne pas tout laisser au
hasard : c'était aussi pour cela qu'il avait fait d'avance attaché l'ânesse
dans cet endroit. Le cortège Cependant, les deux disciples envoyés a Bethphagé
avaient délié l'ânesse, et attendaient, entourés de beaucoup de monde,
l'arrivée du seigneur et de sa suite. Alors Jésus régla l'ordonnance du
cortège. Il dit aux apôtres que, dès ce moment, comme après sa mort, ils
devaient être partout à la tête des fidèles ; puis il les fit marcher devant
lui deux à deux. Pierre était le premier ; après lui venaient ceux qui plus
tard annoncèrent l'Évangile aux contrées les plus lointaines. Jean et Jacques
le Mineur précédaient immédiatement Jésus. Quand les deux disciples qui attendaient à Bethphagé
virent le cortège de Jésus approcher, ils allèrent au-devant de lui avec les
deux animaux. Les disciples mirent sur le dos de l'ânesse les manteaux et les
couvertures qu'ils avaient apportés de chez Lazare. Ensuite, le Seigneur
revêtit une robe de fête, que portait l'un de ses disciples ; elle était de
fine laine blanche et avait par-derrière une espèce de queue : il mit aussi
une large ceinture, sur laquelle il y avait des lettres, et se passa autour
du cou une étole qui lui descendait jusqu'aux genoux, et aux extrémités de
laquelle était brodée, en couleur brune, quelque chose qui ressemblait à deux
écussons. Les deux disciples, placés des deux côtés de l'ânesse, aidèrent le
Seigneur à monter. L'animal n'avait pas de bride ; sa tête était découverte ;
il avait autour du cou une bande d'étole assez étroite, qui pendait en avant.
Je ne saurais dire si Jésus monta sur l'ânesse ou sur l'ânon, car tous deux
étaient de même taille : quoi qu'il en soit, l'un des deux animaux marchait
librement à côté de l'autre [9]. 77> Les apôtres et les
disciples avaient à la main des rameaux de palmiers, cueillis dans le jardin
qu'ils venaient de quitter. Éliad marchait de l'un
des cotés du Seigneur, Silas de l'autre, Erémenzear derrière lui ; puis venaient tous les nouveaux
disciples. Dès que le cortège se fut mis en marche, les femmes s'y joignirent
deux par deux, ayant à leur tête la sainte Vierge, qui d'ordinaire se tenait
en arrière, et se regardait comme la dernière de toutes. Ils entonnèrent
aussitôt des cantiques, et les gens de Bethphagé
les suivirent en foule [10]. Jérusalem pavoise Cependant à Jérusalem ces marchands et ces gens, qu'Érémenzear et Silas avaient
pressés d'évacuer le Temple, parce que le Seigneur y voulait faire son
entrée, s'étaient mis tout joyeux à décorer le chemin : ils enlevèrent le
pavé et plantèrent des arbres dont les cimes attachées ensemble formaient des
arcades, et auxquels pendaient des fruits jaunes ressemblant à de grosses
pommes. Les disciples qui étaient allés, le matin même, à Jérusalem, prévenir
les amis de Jésus, une foule nombreuse d'étrangers venus à Jérusalem pour la
fête (tous les chemins étaient couverts de voyageurs, enfin beaucoup de Juifs
qui avaient entendu le dernier discours de Jésus, se portèrent en masse du
côté de la ville où il devait entrer. Il y avait là aussi des gens de
contrées lointaines, qui avaient appris la résurrection de Lazare, et qui
désiraient voir le Sauveur. Lorsqu'en venant de Bethphagé on
arrivait sur le mont des Oliviers, on voyait, entre les hauteurs qui
bordaient le chemin, le Temple s'élever en face de soi. Le chemin qui
conduisait de là à Jérusalem passait au milieu de plantations et de jardins,
et était fort agréable. Les pierres crieront 78> Les apôtres et les disciples qui accompagnaient jésus
chantaient et poussaient des cris d'allégresse, tandis que le peuple, venant
de la ville, se pressait en foule au-devant de lui. Cependant, plusieurs
vieux prêtres en habits sacerdotaux barrèrent le chemin aux apôtres, qui
furent intimidés et n'osèrent rien dire : ils accusèrent en même temps jésus
de ne pas contenir ses partisans dans l'ordre, et lui demandèrent pourquoi il
ne leur interdisait pas tout ce bruit. Jésus leur répondit que si ces
derniers gardaient le silence, les pierres du chemin elles-mêmes crieraient.
Sur quoi ils se retirèrent. De leur côté, les princes des prêtres tinrent conseil ; ils
mandèrent devant eux les maris et les parents dont les femmes et les enfants
étaient sortis de Jérusalem pour aller au-devant de Jésus, les firent
enfermer dans la grande cour du tribunal, et envoyèrent des gens pour
espionner. La foule en liesse Cependant le peuple coupait des branches d'arbres et en
jonchait le chemin; on se dépouillait de ses manteaux, qu'on étendait par
terre ; on chantait, on poussait des cris de joie. Les enfants avaient quitté
les écoles malgré leurs maîtres, et joignaient leurs acclamations à celles de
la multitude. Véronique en avait deux auprès d'elle ; elle jeta son voile, et
ôta à l'un des enfants une partie de ses vêtements, qu'elle étendit sur le
chemin. Elle se joignit aux saintes femmes qui fermaient la marche. Le chemin
était tellement couvert de branches d'arbres et de vêtements, que le cortège
ne cessa de marcher comme sur un tapis moelleux, sous les guirlandes de
verdure qu'on avait suspendues entre les maisons. Jésus avait dit aux
disciples de faire attention à ceux qui étendraient leurs vêtements devant
lui, qui y jetteraient des branches d'arbres ou qui feraient l'une et l'autre
chose. Les derniers étaient ceux qui sacrifieraient, non seulement leurs
biens, mais leurs personnes mêmes à son service. Jésus pleure sur la ville Jésus versa des larmes, et les apôtres pleurèrent aussi, quand il
dit que beaucoup de ceux qui maintenant l'acclamaient si joyeusement,
l'accableraient bientôt d'outrages, et que l'un d'eux le trahirait. En même
temps il regarda la ville et pleura sur sa destruction prochaine. Lorsqu'il eut passé la porte, l'allégresse fut à son comble, et
on lui amena un grand nombre de malades. Jésus s'arrêta à plusieurs reprises,
descendit de sa monture, et les guérit tous sans exception. Il y avait dans
la foule beaucoup de ses ennemis, qui criaient et faisaient grand bruit. 79> Plus on approchait du Temple, plus la décoration du chemin
s'embellissait. Des deux côtés, on voyait des barrières, derrière lesquelles
de petits animaux à longs cous, des chevreaux et des agneaux avec des
guirlandes autour de la tête, bondissaient au milieu des arbustes comme dans
de petits jardins. Il y avait toujours là, mais particulièrement vers le
temps de la Pâque, des animaux sans tache, destinés au sacrifice. Le cortège
mit près de trois heures à se rendre de la porte de la ville au Temple, par
un chemin d'une demi-lieue environ. Seconde
expulsion des marchands du Temple Lorsqu'ils furent arrivés au Temple, on ramena l'âne où on
l'avait pris. Les vendeurs du Temple étaient couchés sur des bancs derrière
leurs marchandises ; il y en avait aussi par-derrière et au-dessus d'eux.
Dans les cours, on voyait beaucoup de bétail ; ce jour-là le Seigneur chassa
les vendeurs avec plus de vivacité que la première fois, et il resta
longtemps dans les parvis, car ils étaient là en grand nombre, avec des gens
de mauvaise vie. Ensuite il enseigna longtemps, assis sur un banc
d'échangiste, d'où il avait chassé ceux qui s'y tenaient. Plusieurs personnes
vinrent à lui, accompagnées d'enfants et de malades qu'il guérit. La foule
nombreuse qui l'entourait en poussa des cris de joie. Je vis, plus avant dans
le Temple, une belle porte qui brillait comme de l'or, derrière laquelle
plusieurs Juifs très âgés étaient assis et priaient. Au moment où Jésus s'approcha de cette porte, ces vieux prêtres
se retirèrent dans la partie du Temple où était l'autel des sacrifices. Marie
et les autres femmes allèrent seulement jusqu'à l'entrée puis elles se mirent
à l'écart pour éviter la foule. Les Juifs avaient fait fermer toutes les maisons, ainsi que les
portes de la ville ; aussi, lorsque le Seigneur eut mis pied à terre devant
le Temple, et que les disciples voulurent ramener l'ânesse, ils furent
obligés d'attendre jusqu'au soir que la porte fût rouverte. Tout ce monde dut
rester à jeun la journée entière, car toutes les maisons de cette partie de
la ville étaient barricadées. Madeleine était fort triste de ce que Jésus ne
trouvait rien à prendre pour se soutenir. 80> Le soir, on ouvrit
les portes. Les saintes femmes retournèrent à Béthanie les premières ; Jésus
et les apôtres les y suivirent peu de temps après. Madeleine, qui se
tourmentait de ce que le Seigneur et les siens n'avaient rien pris à
Jérusalem, leur prépara elle-même un repas. Quand le Seigneur, à la nuit
tombante, entra dans la cour de la maison de Lazare, elle apporta de l'eau
dans un bassin, lui lava les pieds et les essuya avec un linge, qu'elle
portait sur son épaule. Ensuite, tandis que Jésus prenait un peu de
nourriture, elle s'approcha de sa personne et répandit sur sa tête un parfum.
J'entendis Judas murmurer quand Madeleine passa devant lui ; mais elle
répondit qu'elle ne pourrait jamais assez reconnaître ce que le Seigneur
avait fait pour elle et pour son frère. "Marie, Porte du Ciel" - pages 297 et 298 Consuelo ne parle que
d'une seule expulsion du Temple ; celle rapportée par Jean 2,14-21 qu'elle
cite intégralement. Commentaires des
récits synoptiques des voyantes Dans les récits
ci-dessus, on peut remarquer que :
- Ainsi Jean cite
pour la première admonestation : "Otez
tout cela d’ici et ne faites pas
de la maison de mon Père une maison de trafic." - Les synoptiques
citent unanimement pour la seconde : - "Il
est écrit: Ma maison sera
appelée une maison de prière. Mais vous, vous
en faites un repaire de brigands !" (Matthieu) - "N’est-il
pas écrit : Ma maison sera
appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait un repaire de
brigands !" (Marc) - "Il
est écrit : Ma maison sera une
maison de prière. Mais vous, vous en
avez fait un repaire de brigands !" (Luc). Avertissement de ne
pas faire dans le premier cas, constat de dépravation dans le second.
- "Rendez-vous au
village qui est en face de vous; et aussitôt vous trouverez, à l’attache, une
ânesse avec son ânon près d’elle; détachez-la et amenez-les-moi. Et si
quelqu’un vous dit quelque chose, vous direz: "Le Seigneur en a besoin,
mais aussitôt il les renverra" (Matthieu) - "Allez au village
qui est en face de vous, et aussitôt, en y pénétrant, vous trouverez, à
l’attache, un ânon que personne au monde n’a encore monté. Détachez-le et
amenez-le. Et si quelqu’un vous dit: "Que faites-vous là ?" Dites :
"Le Seigneur en a besoin et aussitôt il va le renvoyer ici."
(Marc) - "Allez au village
qui est en face et, en y pénétrant, vous trouverez, à l’attache, un ânon que
personne au monde n’a jamais monté; détachez-le et amenez-le. Et si quelqu’un
vous demande : "Pourquoi le détachez-vous ?" Vous direz ceci :
"C’est que le Seigneur en a besoin" (Luc). - Marie d'Agréda
mentionne : "Et, ayant marché
environ deux lieues, il ne fut pas plutôt arrivé à Bethphagé,
qu'il envoya, deux de ses disciples chez un - Pour Anne-Catherine
Emmerich "Près d'une hôtellerie,
en avant de Bethphagé, ils (Erémenzear
et Silas)
trouveraient, dans une prairie, une ânesse avec son ânon. Ils devaient délier
l'ânesse, et, si quelqu'un leur disait quelque chose, répondre que telle était
la volonté du Seigneur. Ensuite ils fraieraient le chemin jusqu'au Temple, et
reviendraient aussitôt à Bethphagé". La
voyante précise "Les ânes appartenaient à des gens qui étaient allés au
Temple, et les avaient laissés là" (ci-dessus, page 75). - Maria Valtorta rapporte seule le dialogue, mais il est
laconique : "Voilà Sion là-bas au
fond. Allez prendre l'ânesse et l'ânon. Dites à l'homme : "Il les faut
pour le Rabbi Jésus". Le propriétaire, un certain Cléanthe, était connu et
sympathisant (Tome 9, Chapitre 8, Page 45).
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Une telle analyse est
aussi incompatible avec la suite de l'Évangile qui décrit un Jésus enseignant
au grand jour et en toute tranquillité au milieu du Temple… jusqu'à son
arrestation de nuit. |
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[1] (1) Matth., XXI,1
[2] (2) Isa., LXII, 11 ; Zach., IX, 9.
[3] (3) Matth., XXI, 1 ; Marc, XI, 8 ; Luc., XIX, 36 ;
Joan., XII, 18.
[4] (1) Matth., XXI, 12; Luc., XIX, 45.
[5] (2) Marc., XI, 11.
[6] (3) Matth., XXI, 17 et 18.
[7] (1)
Joa., XII, 28.
[8] La veille
[9] Note de l'éditeur :
Celui des deux animaux qui portait Jésus représentait la loi.
[10] Dans le temps même où l'on introduisit à
Jérusalem les agneaux pour la Pâque, Notre-Seigneur voulut y faire son entrée
solennelle, afin de nous apprendre qu'il était la grande victime attendue dès
l'origine du monde et préparée par toute la loi ancienne. L'ordonnance de son
cortège rappelle manifestement sa marche triomphale à travers les nations. Ce
sont les apôtres qui le précèdent et lui ouvrent, par leur ministère, l'entrée
des cœurs. Puis à vient lui-même en personne apporter la lumière, l'amour et la
paix, suivi de la Vierge des vierges et de tout le cortège des âmes fidèles
qu'il s'est acquises.