"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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Maria Valtorta et les autres voyantes

Qui est Marie d'Agréda

Qui est Anne-Catherine Emmerich

Les passages de l'œuvre qui parlent de Maria Valtorta

Dictée de Jésus : la place qu'on doit accorder aux œuvres de voyantes et leur mission de porte-parole


 

La longue tradition des visions et des révélations
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Visions et révélations ont commencées dans le christianisme, peu de temps après l'Ascension, terme de la vie terrestre de Jésus-Christ.

C'est le cas de la conversion de Paul sur le chemin de Damas (Actes 9,3-16), celui de son envoi en mission avec Barnabé (Ib° 13,1-3). Mais Paul témoigne aussi d'une extase au cours de laquelle il bénéficie de révélations (2Corinthiens 12,2-4).

Cela renvoie aux visions et apparitions courantes dans l'Ancien Testament.

De même les apparitions mariales se manifestent très tôt : la tradition rapporte que Jacques le majeur (le frère de l'apôtre Jean) parti évangéliser l'Espagne, aurait bénéficié d'une apparition de la Vierge Marie à Saragosse (Cesaraugusta) fondant le sanctuaire de N.D. Del Pilar.

Depuis ce temps, jusqu'à nos jours le "Dictionnaire des apparitions de la Vierge Marie" de René Laurentin et de Patrick Sbalchiero, en recense 2.400 [1], porteuses d'annonce d'évènements à venir (Fatima, La Salette), d'explicitations de vérités théologiques (Lourdes) et plus généralement d'exhortation à la sainteté.

Les visions de Maria Valtorta ne sont donc pas inaccoutumées.

 

La longue tradition des visions de scènes d'Évangile
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Les visions de scènes de l'Évangile, cas plus spécifique qui concerne Maria Valtorta, n'est pas un cas isolé.

De grandes saintes en ont bénéficié comme sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), sainte Angèle de Bohême (+ 1243), sainte Gertrude de Helfta (1256-1302), sainte Brigitte de Suède (1302-1373), sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), sainte Marie-Madeleine de Pazzi (1568-1607), et d'autres.

Plus récemment, ce fut le cas de Sainte Faustine Kowalska ou de Thérèse Neumann.

Toutes fournissent des visions limitées sur divers aspects de la vie de Jésus, généralement la Passion.

Trois voyantes ont reçu des visions complètes de la vie de Marie et/ou de Jésus: la bienheureuse Marie d'Agréda (María Jesús de Ágreda; 1602-1665), la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich (Anna Katharina Emmerick; 1774-1824) et Maria Valtorta.

 

La malheureuse tradition de la polémique
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Toutes ces voyantes ont en commun d'avoir vu une très grande polémique autour de leur œuvre et d'avoir eu une vie de souffrance acceptée.

Malgré sa béatification, Marie d'Agréda fut condamnée par l'Inquisition romaine, mais soutenue par l'Inquisition espagnole.

Anne-Catherine Emmerich a attendue près de deux siècles sa béatification. Ses stigmates et ses visions furent un des problèmes si "passionnément controversés" signale le P. Winfried Hümpfner [2] qui étudia son cas de près.

Maria Valtorta n'échappe pas à ce destin de polémique, malgré les soutiens éminents qu'elle reçut. Le temps faisant, elle recevra aussi son destin de sainteté reconnue.

"J'ai fini de souffrir, disait-elle avant de mourir, mais je continuerais à aimer".

 

Les points particuliers de Maria Valtorta
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L'intérêt de l'œuvre de Maria Valtorta tient principalement en trois points :

1.      Vision complète des Évangiles : Les visions de Marie d'Agréda, concernent la vie de Marie, peu connue des Évangiles, celles de Maria Valtorta, comme d'ailleurs celles d'Anne-Catherine Emmerich, relatent en plus la vie de Jésus, autrement dit l'Évangile.

L'œuvre de Maria Valtorta, la plus complète, est si précise dans cette relation qu'une concordance exacte a pu être établie entre les quatre Évangiles et l'œuvre de Maria Valtorta [3].

2.      Narration directe : Les visions de Marie d'Agreda souffrent d'une narration tardive (à plus de trente ans de distance) et celles d'Anne-Catherine Emmerich d'une narration indirecte (Clemens Brentano et ses héritiers).

Les visions de Maria Valtorta sont retranscrites immédiatement et directement après les visions, diminuant ainsi le risque de déformation.

3.      Narration factuelle : Plus encore qu'Anne-Catherine Emmerich, Maria Valtorta rapportent la vision historique des scènes d'Évangile, sans interférer dans leur narration. Les enseignements (de Jésus) sont distincts et rapportés dans la série des trois "Cahiers". Cette dimension de l'œuvre, ouvre des nouvelles pistes à la recherche historique (personnages, lieux, faits, …).

L'étude comparative des œuvres de ces trois voyantes met en lumière des différences mineures, probablement dû à leur mode de retransmission. On ne peut réellement conclure à l'influence de l'une sur l'autre ou à l'influence des textes apocryphes sur elles. Par contre, il y a des convergences intéressantes entre ces voyantes : Marie confiée au Temple à l'âge de trois ans, les modalités de choix de Joseph comme époux, des détails peu connues sur le mode de crucifixion, …

Toutes restent fidèles à l'Évangile et aucunes ne prétend promulgué un cinquième évangile. Toutefois, l'adhésion à de telles œuvres, même passées aux cribles les plus objectifs, restera toujours un acte personnel. C'est ce que rappelle l'Église.

 

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Fiche mise à jour le 18/09/2009

 



[1] Éditions Fayard 2007

[2] Notice du "Dictionnaire de spiritualité", éditions Beauchesne 1960

[3] Travaux d'Adèle Plamondon (Canada) téléchargeables sur ce site