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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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- Un couple de justes 21 - Il ne lui manquait que la couronne d'enfants 22 - Tendres l'un pour l'autre 22 - Voulaient un fils, eurent la mère de Dieu 22 - Pas nécessaire d'être vierge pour être chaste 22 - Aujourd'hui l'amour est profané] 23 |
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21> Jésus me dit : "Les justes sont
toujours, des sages : amis de Dieu, ils vivent en sa compagnie et Lui
les instruit, Lui, l'Infinie Sagesse. Mes grands-parents étaient justes et
possédaient donc la sagesse. C'est avec vérité qu'ils pouvaient dire
ce que dit le Livre quand il chante les louanges de la Sagesse dans le
livre qui porte son nom : "Je l'ai aimée et recherchée depuis ma
plus tendre jeunesse et j'ai résolu de la prendre pour épouse [1]". Anne
d'Aaron était la femme courageuse dont
parle notre aïeul. Et Joachim,
descendant du roi David, n'avait pas tant recherché la grâce et la richesse
que la vertu. Anne possédait une grande vertu. En elle toutes les
vertus s'étaient rassemblées en un bouquet odorant pour former une réalité
unique, la plus belle de toutes : la Vertu. Une vertu réelle
digne de paraître devant le trône de Dieu. 22> Joachim avait donc deux fois épousé la sagesse, en
"l'aimant plus qu'une autre femme" : la sagesse de Dieu enclose
dans le cœur de la femme juste. Anne d'Aaron n'avait cherché rien d'autre que
d'unir sa vie à celle d'un homme droit, sûre et certaine que la droiture est
la joie de la famille. Et, pour être le symbole de la femme vaillante, il ne
lui manquait que la couronne d'enfants, gloire de l'épouse, justification du
mariage, dont parle Salomon [2]. A sa félicité il ne
manquait que ces fils, fleurs de l'arbre qui s'est uni à l'arbre voisin d'où s'ensuit
une abondance de faits nouveaux où deux bontés se fondent en une, parce que
de la part de son époux aucune déception ne lui était arrivée. Anne, désormais une
vieille femme, épouse de Joachim depuis tant de lustres, était toujours pour
lui, "l'épouse de sa jeunesse, sa joie, la biche bien-aimée, la
gracieuse gazelle" [3], dont
les caresses avaient toujours la fraîcheur de la première soirée nuptiale et
charmaient doucement sa tendresse, en la conservant fraîche comme une fleur
humide de rosée et ardente comme un feu qu'on ne cesse d'alimenter. Aussi,
dans leur affliction de n'avoir pas d'enfants, ils se disaient l'un à l'autre
"des paroles de consolation dans leurs soucis et leur tristesse" [4].Et sur eux se leva la Sagesse éternelle : quand
l'heure fut venue, après les avoir instruits le long de leur vie, elle les
illumina par les songes de la nuit, diane du poème glorieux qui devait naître
d'eux et qui était Marie, la toute Sainte, ma Mère. Si dans leur humilité
ils ne s'arrêtèrent pas à ce rêve, leur cœur pourtant trembla d'espoir à la
première annonce de la promesse de Dieu. C'est déjà une certitude dans les
paroles de Joachim : "Espère, espère... Nous vaincrons Dieu par la
fidélité de notre amour". Ils rêvaient un fils,
ils eurent la Mère
de Dieu. Les paroles du Livre de la
Sagesse paraissent écrites pour eux : "Par elle j'acquerrai la
gloire devant le peuple... Par elle j'obtiendrai l'immortalité et laisserai
un éternel souvenir de moi à ceux qui viendront après moi" [5]. 23> Chasteté des
époux ! Ils la possédèrent, car il n'est pas nécessaire d'être vierge
pour être chaste. Les ménages chastes sont gardés par les anges et d'eux
descendent de bons fils, qui font de la vertu de leurs parents la règle de
leur propre vie. |
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Mais à présent où sont-ils ? Maintenant on ne veut pas
d'enfants, mais pour autant on ne veut pas de chasteté; donc je vous dis que
l'amour et le thalame [6] sont profanés." |
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