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Catéchèse du mercredi
23 août 1944
21> Jésus me dit :
"Les justes sont toujours, des sages : amis de Dieu, ils vivent en
sa compagnie et Lui les instruit, Lui, l'Infinie Sagesse. Mes grands-parents
étaient justes et possédaient donc la sagesse. C'est avec vérité qu'ils
pouvaient dire ce que dit le Livre quand il chante les louanges de la
Sagesse dans le livre qui porte son nom : "Je l'ai aimée et
recherchée depuis ma plus tendre jeunesse et j'ai résolu de la prendre pour
épouse ".
Anne d'Aaron
était la femme courageuse dont parle notre aïeul . Et Joachim, descendant du roi David, n'avait pas tant recherché la
grâce et la richesse que la vertu. Anne possédait une grande vertu. En
elle toutes les vertus s'étaient rassemblées en un bouquet odorant pour
former une réalité unique, la plus belle de toutes : la Vertu. Une
vertu réelle digne de paraître devant le trône de Dieu.
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22> Joachim avait donc deux fois épousé la sagesse, en
"l'aimant plus qu'une autre femme" : la sagesse de Dieu enclose
dans le cœur de la femme juste . Anne d'Aaron n'avait cherché rien d'autre que d'unir
sa vie à celle d'un homme droit, sûre et certaine que la droiture est la joie
de la famille. Et, pour être le symbole de la femme vaillante, il ne lui
manquait que la couronne d'enfants, gloire de l'épouse, justification du
mariage, dont parle Salomon . A sa félicité il ne manquait que ces fils, fleurs de
l'arbre qui s'est uni à l'arbre voisin d'où s'ensuit une abondance de faits
nouveaux où deux bontés se fondent en une, parce que de la part de son époux
aucune déception ne lui était arrivée.
Anne, désormais une vieille femme, épouse de Joachim depuis tant de lustres , était toujours pour lui, "l'épouse de sa
jeunesse, sa joie , la biche bien-aimée, la gracieuse gazelle" , dont les caresses
avaient toujours la fraîcheur de la première soirée nuptiale et charmaient
doucement sa tendresse, en la conservant fraîche comme une fleur humide de
rosée et ardente comme un feu qu'on ne cesse d'alimenter. Aussi, dans leur
affliction de n'avoir pas d'enfants, ils se disaient l'un à l'autre "des
paroles de consolation dans leurs soucis et leur tristesse" .Et
sur eux se leva la Sagesse éternelle : quand l'heure fut venue, après
les avoir instruits le long de leur vie, elle les illumina par les songes de
la nuit, diane du poème glorieux qui devait naître d'eux et qui était Marie,
la toute Sainte, ma Mère.
Si dans leur humilité ils ne s'arrêtèrent pas à ce rêve, leur cœur pourtant
trembla d'espoir à la première annonce de la promesse de Dieu. C'est déjà une
certitude dans les paroles de Joachim : "Espère, espère... Nous
vaincrons Dieu par la fidélité de notre amour".
Ils rêvaient un fils, ils eurent la Mère de Dieu. Les paroles du Livre de la Sagesse paraissent écrites
pour eux : "Par elle j'acquerrai la gloire devant le peuple ... Par elle j'obtiendrai l'immortalité et laisserai un
éternel souvenir de moi à ceux qui viendront après moi"
. Mais, pour obtenir tout cela, il leur
fallait acquérir la royauté d'une vertu véritable, immuable, qu'aucun
évènement ne saurait atteindre. Vertu de foi, vertu de charité, vertu
d’espérance, vertu de chasteté.
23> Chasteté des époux ! Ils
la possédèrent, car il n'est pas nécessaire d'être vierge pour être chaste.
Les ménages chastes sont gardés par les anges et d'eux descendent de bons
fils, qui font de la vertu de leurs parents la règle de leur propre vie.
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