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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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hiver,
puis début avril de l'an 9
- [Commentaire de Jésus : Localisation de la vision suivante] 247 - Marie devant une cuvette dans le jardin 247 - Marie d'Alphée l'aide à teindre la laine 248 - Jésus est revêtu d'un manteau rouge 248 |
1.65. |
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247> J'ai eu de Lui une promesse. Je Lui disais : "Jésus, comme il me plairait de voir la cérémonie de ta majorité !"[1] Et Lui : "Je te la ferai voir dès que nous pourrons être "entre nous" sans qu'en soit troublé le mystère. Tu placeras cette vision après la scène de ma Mère, ma Maîtresse d'école et celle de Jude et de Jacques que je t'ai donnée récemment. Tu la mettras entre cette scène et la Discussion au Temple." Je vois Marie, penchée sur un baquet ou plutôt une cuvette de terre cuite. Elle mélange quelque chose qui produit de la fumée dans l'air froid et tranquille qui remplit le jardin de Nazareth. Ce doit être en plein hiver.[2] A part les oliviers, tous les arbres sont dépouillés, de vrais squelettes. Là-haut, un ciel très pur et même un beau soleil. Mais il ne tempère pas la bise qui secoue et fait battre entre elles les branches dénudées, et onduler la frondaison verte grise des oliviers. La Madone est toute couverte d'un lourd vêtement marron presque noir. Elle s'est attachée par devant une toile grossière, une sorte de tablier pour protéger ses habits. Elle retire du baquet le bâton avec lequel elle remuait le contenu et j'en vois tomber une goutte d'une belle couleur rouge. Marie observe, se mouille un doigt avec les gouttes qui tombent, essaye la couleur sur le tablier. 248> Elle paraît satisfaite. Elle entre à la maison et en sort avec plusieurs écheveaux d'une laine très blanche. Elle les plonge un par un dans le baquet avec patience et adresse. Pendant ce travail, entre, venant de l'atelier de Joseph, sa belle-sœur Marie d'Alphée. Elles se saluent et parlent. "Ça réussit ?" demande Marie d'Alphée. "J'espère." "Celle des gentils m'a assuré que cette couleur est exactement la teinte que l'on emploie à Rome. On me l'a donnée parce que c'est toi qui as fait ces travaux. On dit même qu'à Rome il n'y a personne qui brode comme toi. Tu dois te crever les yeux à les faire..." Marie sourit et fait un mouvement de la tête comme pour dire : "Choses de rien du tout !" La belle-sœur regarde, avant de les présenter à Marie, les derniers écheveaux de laine. "Comme tu les as filés ! On dirait des cheveux tant ils sont fins et réguliers. Tu fais tout à la perfection... et si rapidement ! Ces derniers seront plus clairs ?" "Oui, pour le vêtement. Le manteau est plus sombre." Les deux femmes travaillent ensemble au baquet. Puis, elles sortent les écheveaux qui sont d'une belle couleur pourpre[3] et elles courent rapidement les plonger dans une eau glacée qui remplit un bassin sous une petite source qui tombe en faisant un petit bruit de rires contenus. On rince, on rince, puis on étend les écheveaux sur des roseaux qu'on accroche entre deux branches d'arbre. "Ils vont sécher vite et bien, avec ce vent" dit la belle-sœur. "Allons chez Joseph. Il y a du feu. Tu dois être gelée" dit la très sainte Marie. "Tu as été bonne de m'aider. J'ai fait vite et avec moins de fatigue. Je t'en remercie." "Oh! Marie, que ne ferais-je pour toi ! Être auprès de toi, c'est une fête. Et puis... c'est pour Jésus, tout ce travail. Et il m'est si cher, ton Fils !... Il me semblera être aussi sa mère, moi, si je t'aide pour la fête de sa majorité." Les deux femmes entrent à l'atelier rempli de cette odeur de bois raboté, spéciale aux ateliers de menuisiers. La vision a un arrêt... ...elle reprend au départ pour Jérusalem de Jésus à douze ans. Il apparaît très beau et bien développé. On dirait un frère cadet de sa jeune Mère. 249> Déjà il lui arrive aux épaules avec sa chevelure blonde et frisée qui n'est plus courte comme pendant les premières années de sa vie, mais Lui descend au-dessous des oreilles. On dirait un petit casque d'or entièrement ciselé avec ses boucles lumineuses. Il est vêtu de rouge, un beau rouge de rubis clair. Un long vêtement qui Lui descend jusqu'aux chevilles ne découvrant que les pieds chaussés de sandales. Le vêtement laisse les mouvements libres, avec des manches longues et larges. Au cou, au bout des manches, aux volants, une grecque tissée, couleur sur couleur, très belle... |
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[1] Majorité = bar-mitsva - mot hébreu signifiant fils des commandements (singulier : mişva, pluriel : mişvots) - Cérémonie qui célèbre la majorité religieuse du jeune juif. A 12 ans révolus le garçon juif est alors considéré comme apte à faire activement partie de sa communauté. [2] On sait par le témoignage de Gamaliel (2.81. page 458) que l’année de sa profession de foi (Bar-mitsva) lors de la Pâque de l’an 13, soit aux alentours du 14 Nissan, l’hiver avait été exceptionnellement froid, mais suivi d’une récolte exceptionnelle. L’année avait été alors une année embolismique à 13 mois (WéAdar). [3] Voir la teinte de la pourpre au chapitre 4.118, page 199 |