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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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vers
le 10 avril an 9
- Marie demande à Joseph de la bénir avec Jésus 250 - Les pèlerins à travers la campagne 251 |
1.66. |
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249> Je vois Jésus entrer avec sa Maman dans la pièce - comment dire ? - la salle à manger de Nazareth. Jésus est un bel enfant de douze ans, grand, bien formé, fort sans être gras. Il semble plus âgé qu'il ne l'est, à cause de sa complexion. Il est déjà assez grand, pour atteindre l'épaule de sa Maman. Il a encore le visage arrondi et rosé de Jésus enfant, visage qui, par la suite avec la jeunesse et l'âge viril, s'amincira et prendra une couleur sans couleur, de certains albâtres délicats à peine teintés de jaune rosé. Les yeux, les yeux aussi sont encore des yeux d'enfant. De grands yeux, bien ouverts, avec une étincelle de gaieté dans le sérieux du regard. Plus tard, ils ne seront plus aussi grands ouverts... Les paupières les fermeront à demi, pour voiler la trop grande perversité du monde au Pur, au Saint. Ce ne sera qu'au moment des miracles, qu'ils seront ouverts et étincelants, plus encore que maintenant... pour chasser les démons et la mort, pour guérir les maladies du corps et de l'âme. Ils n'auront plus désormais avec cette étincelle de gaieté mêlée au sérieux du regard... La mort et le péché lui seront toujours plus présents et proches et avec eux la connaissance vécue de l'inutilité de son sacrifice à cause des oppositions volontaires de l'homme. Ce n'est que dans de très rares moments de joie et parce qu'il se trouvera avec des âmes rachetées, spécialement avec des êtres purs, des enfants surtout, que cette ambiance fera briller de joie son saint regard plein de bonté. 250> Mais maintenant il est avec sa Maman, dans sa maison, et en face de lui est Saint Joseph qui lui sourit avec amour, et il y a les cousins[1] qui l'admirent et la tante Marie d'Alphée qui le caresse... Il est heureux. Il a besoin d'amour, mon Jésus, pour être heureux. Et en ce moment il a cet amour. Il porte un vêtement souple de laine rouge rubis clair. Il est moelleux parfaitement tissé d'une étoffe fine et serrée. Au cou, par devant, au bout des manches longues et amples et de l'habit qui descend jusqu'à terre, court une grecque. Elle n'est pas brodée, mais elle est tissée en couleur plus foncée sur le rouge clair du vêtement. Il laisse dégagé tout juste, les pieds chaussés de sandales neuves et bien confectionnées. Ce ne sont plus les semelles habituelles avec leurs deux courroies croisées. Le vêtement doit être le travail de la Maman, parce que sa belle-sœur l'admire et le loue. Les beaux cheveux blonds sont déjà de teinte plus foncée que lorsque Jésus était un tout jeune garçon, avec des reflets de cuivre dans les volutes que font les boucles en descendant jusqu'au dessous des oreilles. Ce ne sont plus les frisures courtes et vaporeuses de l'enfance. Ce n'est pas encore la chevelure ondulée de l'âge adulte, descendant jusqu'aux épaules où elle se termine en souples rouleaux, mais les cheveux ont tendance à s'orienter vers cette couleur et cette forme. "Voilà notre Fils" dit Marie. En même temps elle lève sa main droite qui tient la gauche de Jésus. Elle semble le présenter à tous et confirmer la paternité du Juste qui sourit. Et elle ajoute : "Bénis-le, Joseph, avant de partir pour Jérusalem. La bénédiction rituelle n'a pas été nécessaire pour aller à l'école, premier pas de la vie. Mais maintenant qu'il va au Temple pour être déclaré majeur, fais-le et bénis-moi avec Lui. Ta bénédiction... (Marie étouffe un sanglot) ça Lui donnera la force et à moi le courage de m'en séparer un peu plus..." "Marie, Jésus sera toujours à toi. La formule ne changera pas nos relations. Je ne te le disputerai pas, ce Fils qui nous est si cher. Personne ne mérite comme toi de le guider dans la vie, ô ma Sainte." Marie se penche, prend la main de Joseph et la baise. C'est l'épouse, et combien affectueuse et respectueuse pour son compagnon ! 251> Joseph accueille avec dignité ce signe de respect et d'amour, mais ensuite il lève cette main qu'elle vient de baiser, la met sur la tête de son épouse et lui dit : "Oui, je te bénis, Bénie, et Jésus avec toi. Venez, mes seules joies, mon honneur et le but de ma vie." Joseph est solennel. Étendant les bras, les paumes tournées vers la terre, sur les deux têtes inclinées, également blondes et saintes, il prononce la bénédiction : "Que le Seigneur vous garde et vous bénisse. Qu'il ait pitié de vous et vous donne la paix. Que le Seigneur vous donne sa bénédiction."[2] Et puis il dit: "Il est temps, partons. C'est l'heure favorable pour le voyage." Marie prend une ample couverture de couleur grenat foncé et la drape sur le corps de son Fils. Comme elle le caresse, en le faisant ! On sort, on ferme, on se met en route. D'autres pèlerins vont dans la même direction. Hors du pays, les femmes se séparent des hommes. Les enfants vont avec qui ils veulent. Jésus reste avec la Maman. Les pèlerins s'en vont, psalmodiant le plus souvent, à travers les campagnes toutes belles aux plus joyeux jours du printemps. Fraîcheur des prairies, des blés, des frondaisons où viennent d'éclore les fleurs. Cantiques des hommes à travers les champs et sur les chemins. Cantiques des oiseaux énamourés dans les feuillages. Ruisseaux limpides où se mirent les fleurs des rives. Agneaux bondissants auprès de leurs mères... Paix et joie sous le plus beau ciel d'avril.[3] C'est ainsi que la vision prend fin. |
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[2] Bénédiction mosaïque – Nombres 6,24-27 [2] La Pâque (Pessah) a lieu le 14 nissan. |