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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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mercredi 23 février 28 (10 Adar)
- Pierre donne de bonnes nouvelles de
Capharnaüm 247 - À travers la fraîche campagne 247 - Jésus s'adresse à un malheureux pastoureau
248 - Les bergers ont cherché à voir Jésus 248 - Discours (L'obéissance à la Loi suffit 249 - Satan est comme un loup 249 - Respect pour l'enfant) 250 - Adieu au pastoureau et aux bergers 250 - Un arrêt pour manger 250 - [Commentaire
de Jésus : Localisation du passage suivant] |
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247> Pierre arrive seulement le matin suivant. Il
est plus calme qu'au départ car il n'a trouvé qu'un bon accueil à Capharnaüm
et la cité débarrassée d'Éli et de Joachim. "Ce doit être
eux les auteurs du complot. J'ai en effet demandé à des amis quand est-ce qu'ils
sont partis et j'ai compris qu'ils n'étaient plus revenus après avoir été
chez le Baptiste comme pénitents. Et je crois qu'ils ne reviendront pas de
sitôt, maintenant que j'ai dit qu'ils étaient présents à l'arrestation... Il
y a grand émoi pour cette arrestation du Baptiste... Et je m'appliquerai à le
faire savoir même aux moustiques... C'est l'arme la meilleure pour nous. J'ai
rencontré aussi le pharisien Simon et... Mais s'il est comme il m'a paru, il
me semble bien disposé. Il m'a dit : "Conseille au Maître de ne pas
suivre le Jourdain par la vallée occidentale. L'autre côté est plus sûr"
m'a-t-il dit en appuyant sur les mots. Et il m'a dit pour finir :
"Je ne t'ai pas vu. Je ne t'ai pas parlé. Rappelle-le-toi, et agis en
conséquence pour mon bien, le tien et celui de tous. Dis au Maître que je
suis son ami", et il regardait en l'air comme s'il parlait au vent.
Toujours, même quand ils agissent bien, ils sont faux et. ..et je
dirai : étranges, pour ne pas encourir tes reproches. Cependant...
hé ! cependant je suis allé faire une petite visite au centurion. Comme
cela... en lui disant : "Il va bien ton serviteur ?" et
lui me l'ayant confirmé, j'ai dit : "Heureusement ! Fais
attention à le conserver en bonne santé, car on cherche à faire tomber le
Maître dans un piège. Le Baptiste est déjà pris..." et le romain a saisi
au vol. Il est fourbe l'homme ! Il a répondu: "Là où sera une
enseigne romaine, ce sera une sauvegarde pour Lui et il y aura quelqu'un pour
rappeler aux israélites que sous les enseignes romaines il n'est pas permis
de comploter sans s’exposer à la mort ou à la galère". Ce sont des
païens... mais je l'aurais embrassé. J'aime bien les gens qui comprennent et
qui agissent ! Nous pouvons y aller, alors." "Allons-y. Mais
il n 'y avait pas besoin de tout cela" dit Jésus. "Il le fallait,
il le fallait !" Jésus prend congé de
la famille qui Lui a donné l'hospitalité et aussi du nouveau disciple auquel
il a donné des instructions. Ils sont de nouveau seuls: le Maître avec les
apôtres, et ils s'en vont à travers la fraîche campagne, par une route qu'a
prise Jésus, à l'étonnement de Pierre qui voulait en prendre
une autre. "Cela nous éloigne du lac..." 248> "Nous arriverons
toujours à temps pour ce que je dois faire." Les apôtres ne parlent plus
et se dirigent vers un petit village, quelques maisons dispersées dans la
campagne. Il y a un grand bruit de sonnailles de troupeaux qui s'en vont vers
les pâturages des montagnes. Quand Jésus s'arrête pour laisser passer un
troupeau nombreux, les bergers se le montrent en se réunissant en groupe. Ils
se consultent, mais ils n'osent faire plus. Jésus rompt les hésitations et
les incertitudes en traversant le troupeau qui s'est arrêté pour brouter
l'herbe épaisse. Il va tout droit caresser un pastoureau qui se trouve au
milieu de la masse laineuse et bêlante des brebis. Il lui demande :
"Elles sont à toi ?" Jésus sait bien qu'elles ne sont pas à
l'enfant, mais il veut le faire parler. "Non, Seigneur. Je
suis avec eux, et les troupeaux appartiennent à plusieurs maîtres. Nous
sommes réunis à cause des bandits." "Comment
t'appelles-tu ?" "Zacharie, fils
d'Isaac, mais mon père est mort et je suis entré en service parce que nous
sommes pauvres et la maman a trois autres enfants plus petits que moi." "Il y a
longtemps qu'il est mort ?" "Trois ans,
Seigneur... et je n'ai plus ri parce que la maman pleure toujours et je n'ai
plus personne qui me caresse... Je suis l'aîné et la mort du père a fait de
moi un homme, alors que je n'étais qu'un enfant... Je ne dois pas pleurer
mais gagner... Mais c'est si difficile !" En effet les larmes
coulent encore maintenant sur le petit visage trop sérieux pour son âge. Les
bergers se sont approchés ainsi que les apôtres. Un groupe d'hommes dans un
mouvement de brebis. "Tu n'es pas
sans père, Zacharie. Tu as au Ciel un Père saint qui t'aime toujours si tu es
bon et ton père n'a pas cessé de t'aimer parce qu'il est dans le sein
d'Abraham. Tu dois le croire et à cause de cette foi être toujours
meilleur." Jésus parle doucement et caresse l'enfant. Un berger ose
demander : "Tu es le Messie, n'est-ce pas ?" "Oui, je le
suis. Comment me connais-tu ?" "Je sais que tu
es à travers la Palestine et je sais que tu dis des paroles saintes. C'est à
cela que je te reconnais." "Vous allez
loin ?" 249> "Sur les hautes
montagnes. Les chaleurs arrivent... Tu nous diras ta parole ? Là-haut où
nous sommes, il n'y a que les vents qui nous parlent et parfois le
loup parle et fait du carnage, comme pour le père de Zacharie. Nous avons
désiré te voir pendant tout l'hiver, mais jamais nous ne t'avons trouvé." "Venez à l'ombre
de ce bosquet, je vous parlerai." Jésus s'y rend le premier, tenant par
la main le pastoureau et caressant de l'autre main les agnelles qui lèvent le
museau en bêlant. Les bergers rassemblent le troupeau sous le taillis et
pendant que les brebis se couchent pour ruminer, ou bien broutent et se
frottent aux troncs, Jésus parle. "Vous avez
dit : "Là-haut où nous sommes, il n'y a que le vent qui parle et
parfois le loup qui fait du carnage". Ce qui arrive là-haut arrive dans
les cœurs par le travail de Dieu, de l'homme et de Satan. Vous pouvez donc
avoir là-haut ce que vous avez en tout lieu.
Veillez. Vous,
bergers, vous connaissez les habitudes du loup. Il est astucieux autant que
les brebis sont simples et innocentes. Il s'approche doucement après avoir
observé d'en haut les habitudes du troupeau, il s'approche en se glissant
parmi les buissons et, pour ne pas attirer l'attention, il se tient immobile
comme une pierre. Ne semble-t-il pas une grosse masse arrondie parmi les
herbes ? Mais ensuite, quand il est sûr que personne ne veille, il saute
et saisit l'agneau entre ses crocs. 250> Ainsi fait Satan, il
vous surveille pour connaître vos points faibles, il rôde autour de vous, il
paraît inoffensif et absent, toujours ailleurs alors
qu'il vous tient à l’œil et puis saute à l'improviste pour vous entraîner
dans le péché, et il y réussit quelquefois. Mais, près de vous, il y a un
médecin et un ami compatissant. Dieu et votre ange. Si vous êtes blessés, si
vous êtes tombés malades, ne vous éloignez pas d'eux comme fait le chien
devenu enragé. Mais, au contraire, criez leur en pleurant : "A
l'aide !" Dieu pardonne à qui se repent et votre ange est tout
disposé à supplier Dieu pour vous et avec vous. Aimez-vous bien et
aimez cet enfant. Chacun de vous doit se sentir un peu père de l'orphelin.
Que la présence d'un enfant parmi vous modère tous vos actes par le frein
saint du respect envers l'enfant. Que votre présence près de lui supplée
ce que la mort lui a enlevé. Il faut aimer le prochain. Cet enfant est le
prochain que Dieu vous confie d'une manière spéciale. Rendez-le par votre
éducation bon et croyant, honnête et sans vices. Lui est bien plus que l'une
de ces brebis. Maintenant, si vous avez soin de celles-ci parce qu'elles
appartiennent au maître qui vous punirait si vous les laissiez périr, bien
plus vous devez avoir soin de cette âme que Dieu vous confie en son Nom et au
nom de son père mort. Sa condition d'orphelin est bien triste. Ne la rendez
pas plus difficile. Ne profitez pas de sa jeunesse pour le tourmenter. Pensez
que Dieu voit les actions et les larmes de chacun des hommes et qu'Il tient
compte de tout pour récompenser et pour punir. Et toi, enfant,
rappelle-toi que tu n'es jamais seul. Dieu te voit et aussi l'esprit de ton
père. Quand quelque chose te trouble et te porte au mal, dis :
"Non. Je ne veux pas être éternellement orphelin". Tu le serais si tu
damnais ton cœur par le péché. Soyez bons. Je vous
bénis pour que tout le bien soit en vous. Si nous avions suivi la même route,
je vous aurais parlé encore longuement. Mais le soleil monte à 1'horizon et
vous devez partir et Moi aussi. Vous pour mettre les brebis à l'abri de
l'ardeur du soleil, Moi pour enlever des cœurs à une autre ardeur plus
redoutable [1]. Priez pour qu'ils
voient en Moi le Berger. Adieu, Zacharie. Sois bon. Paix à vous." Jésus baise le
pastoureau et le bénit et pendant que le troupeau s'éloigne lentement, il le
suit du regard, puis reprend sa route. "Tu as dit que nous allons enlever des
cœurs à une autre ardeur... Où allons-nous ?" demande l'Iscariote. |
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"Pour l'instant, jusqu'à cet endroit
plus ombragé et où il y a un ruisseau. Nous mangerons là, et puis, après,
vous saurez où nous allons." |
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