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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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Samedi 19 février 28 (6 Adar)
- Jésus a prié toute la nuit pour ses
disciples 211 - Les enfants courent vers lui 212 - Le scribe Jean arrive avec sa nourriture 212 - Discours (La création, un lieu de prière 213 - Aimez la volonté de Dieu 214 - Viendra un jour où je serai Juge 214 - Les faux et les vrais serviteurs) 215 |
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211> Jésus,
pendant la nuit, s'est un peu éloigné en remontant plus haut sur la montagne,
de sorte que l'aurore le fait voir debout sur un escarpement. Pierre qui le voit le
montre à ses compagnons et ils montent vers Lui. "Maître,
pourquoi n'es-tu pas venu avec nous ?" demandent plusieurs. "J'avais besoin
de prier." "Mais tu as
aussi tant besoin de te reposer." "Amis, pendant
la nuit, une voix m'est venue du Ciel me demandant de prier pour les bons et
les mauvais et aussi pour Moi-même." "Pourquoi ?
Tu en as besoin, Toi ?"
212> L'apôtre le remarque et demande:
"Pourquoi me regardes-tu ainsi ?" "Je ne te voyais
pas. Mon œil contemplait une autre chose..." "Et
quoi ?" "La nature du
disciple. Tout le bien et tout le mal qu'un disciple peut donner et faire
pour son Maître. Je pensais aux disciples des Prophètes et à ceux de Jean. Et je pensais à mes
propres disciples. Et je priais pour Jean, pour les disciples et pour
Moi..." "Tu es triste et
fatigué, ce matin, Maître. Dis à ceux qui t'aiment ton chagrin."
sollicite Jacques
de Zébédée. "Oui, dis-le, et
s'il y a quelque chose qui puisse te soulager, nous le ferons" dit le
cousin Jude. Pierre parle avec Barthélemy et Philippe, mais je ne
comprends pas ce qu'ils disent. Jésus répond :
"Être bons. Efforcez-vous d'être bons et fidèles. Voilà ce qui me
soulage. Il n'y a rien d'autre, Pierre. Tu as entendu ? Laisse de côté
les soupçons. Aimez-moi et aimez-vous. Ne vous laissez pas séduire par ceux
qui me haïssent. Aimez surtout la volonté de Dieu." "Hé ! mais
si tout vient d'elle, même nos erreurs en viendront !" s'exclame Thomas avec un air de
philosophe. "Tu le
crois ? Il n'en est pas ainsi. Mais beaucoup de gens se sont éveillés et
regardent ici. Descendons. Et sanctifions le jour saint par la parole de
Dieu." Ils descendent
pendant que les dormeurs s'éveillent toujours plus nombreux. Les enfants,
joyeux comme des moineaux, déjà babillent courant et sautant au milieu des
prés. Ils se mouillent avec la rosée et on entend quelques claques suivies de
pleurs. Mais ensuite, les enfants courent vers Jésus qui les caresse,
retrouvant son sourire, comme s'il reflétait en Lui-même cette gaieté
innocente. Une fillette veut Lui mettre à la ceinture un petit bouquet de
fleurs cueillies dans les prés, car "l'habit est plus beau ainsi"
dit-elle, et Jésus la laisse faire, laissant aussi grommeler les apôtres, et
même Jésus leur dit : "Mais soyez contents qu'eux m'aiment !
La rosée enlève la poussière des fleurs. L'amour des enfants enlève la
tristesse de mon cœur." Arrivent en même
temps, au milieu des pèlerins, Jésus qui vient de la montagne et le scribe
Jean qui vient de sa maison avec une troupe de serviteurs chargés
de paniers de pain. D'autres apportent des olives, des fromages et un petit
agneau ou un chevreau rôti pour le Maître. 213> On dépose tout à ses pieds et il organise la distribution,
donnant à chacun un pain et un morceau de fromage avec une poignée d'olives,
mais il donne un morceau de l'agneau rôti à une mère qui a sur son sein un
amour d'enfant qui rit de ses premières dents. Il agit ainsi avec deux ou
trois personnes qui ont particulièrement besoin de se restaurer. "Mais c'est pour
Toi, Maître" dit le scribe. "J'y goûterai,
n'en doute pas. Mais vois-tu... le fait que plusieurs profitent de ta bonté
me le rend plus délicieux." La distribution se
termine, et les gens grignotent leur pain, en en réservant pour les autres
heures. Jésus aussi boit un peu de lait que le scribe tient à Lui verser dans
une tasse précieuse d'une petite fiasque, semblable à une cruche, que porte
un serviteur. "Cependant tu
dois me faire plaisir en me donnant la joie de t'entendre" dit le scribe
Jean, salué par Hermas avec respect et plus respectueusement encore
par Étienne. "Je ne vais pas
te le refuser. Viens ici" et Jésus s'appuyant à la montagne commence à
parler.
Je vous ai nommé
Daniel. Je vous ai dit : "Que ce lieu soit notre synagogue". Il
nous rappelle le joyeux "Bénissez" des trois saints enfants au
milieu des flammes de la fournaise : 214> Cieux et eaux,
rosées et givres, glaces et neiges, feux et couleurs, lumières et ténèbres,
foudres et nuages, montagnes et collines, tout ce qui germe, oiseaux,
poissons et bêtes sauvages, louez et bénissez le Seigneur avec les hommes qui
ont un cœur humble et saint. C'est le résumé du cantique saint qui enseigne
tant aux humbles et aux saints. Nous pouvons prier et pouvons mériter le Ciel
en tout lieu. Nous le méritons quand nous faisons la volonté du Père. Au
commencement de cette journée, on m'a fait observer que si tout vient d'une
volonté divine, les erreurs des hommes sont voulues par elle. C'est une
erreur et ,une erreur très répandue. Un père peut-il jamais vouloir que son
enfant se rende répréhensible ? Il ne le peut pas. Et pourtant nous
voyons que, même dans les familles, certains enfants se rendent
répréhensibles alors qu 'ils ont un père juste qui
leur montre le bien à faire et le mal à fuir. Et aucun homme droit n'accuse
le père d'avoir poussé son enfant au mal. Dieu, c'est le Père.
Les hommes sont ses enfants. Dieu leur indique le bien et dit :
"Voici, Je te mets dans cette situation pour ton bien", ou encore lorsque
le Malin et les hommes ses serviteurs procurent des malheurs aux hommes, Dieu
dit : "Voilà, dans cette heure pénible, agis ainsi et alors ce mal
servira à un bien éternel". Il vous conseille, mais Il ne vous force
pas. Et alors si quelqu'un, tout en sachant quelle est la volonté de Dieu,
préfère faire tout l'opposé, peut-on dire que ce soit la volonté de
Dieu ? C'est impossible.
Une première fois et
une autre encore j'aurai ce rôle. Et malheur à ceux qui entre la première et
la seconde comparution devant le Juge ne se seront pas purifiés, ne pourront
pas se purifier du poison. La troisième catégorie ne se purifiera pas. Aucune
peine ne pourrait la purifier. Elle n'a voulu que l'Erreur et restera dans
l'Erreur. Et pourtant, alors, parmi eux, il yen aura qui diront en
gémissant : "Mais, comment, Seigneur ? N'avons-nous pas
prophétisé en ton nom, et en ton nom chassé les démons, et fait en ton nom de
nombreux prodiges ?" Et Moi, alors, très
clairement je leur dirai: "Oui, vous avez osé vous revêtir de mon Nom,
pour paraître tels que vous n'êtes pas. Votre satanisme, vous avez voulu le
faire passer pour la vie en Jésus. Mais le fruit de vos œuvres vous accuse.
Où sont ceux que vous avez sauvés ? Vos prophéties, où se sont-elles
accomplies ? Vos exorcismes, à quoi ont-ils servi ? Vos prodiges,
quel complice ont-ils eu ? Oh ! il est bien puissant mon
Ennemi ! Mais il ne l'est pas plus que Moi. Il vous a aidé mais pour
avoir une plus grande proie et par votre travail s'est élargi le cercle de
ceux qui sont tombés dans l'hérésie. Oui, vous avez fait des prodiges, encore
plus grands en apparence que ceux des vrais serviteurs de Dieu qui ne sont pas
des histrions qui stupéfient les foules, mais humilité et obéissance qui
étonnent les anges. Eux, mes vrais serviteurs, par leurs immolations, ne
créent pas des fantômes mais les chassent des cœurs; eux, mes vrais
serviteurs, ne s'imposent pas aux hommes, mais aux âmes des hommes ils
montrent Dieu. Eux ne font qu'accomplir la volonté du Père et amènent les
autres à la faire, comme le flot pousse le flot qui le précède et attire
celui qui le suit. Ils ne se hissent pas sur un trône pour dire : 'Regardez'.
Eux, mes vrais serviteurs, font ce que je dis, ne pensant qu'à le faire et
leurs oeuvres portent mon cachet de paix
incomparable, de douceur, d'ordre. Voilà pourquoi je puis vous dire: tels
sont mes serviteurs; vous, je ne vous connais pas. Allez loin de Moi, vous
tous, artisans d'iniquité". C'est cela qu'alors
je vous dirai. Et elle sera une parole terrible. Cherchez à ne pas la mériter
et venez par le chemin sûr de l'obéissance, bien que pénible, vers la gloire
du Royaume des Cieux. 216> Maintenant jouissez
de votre repos du sabbat en louant Dieu de tout cœur. La paix soit avec
vous." Jésus bénit la foule avant qu'elle ne se
disperse en quête d'ombre et qui parle de groupe à groupe en commentant les
paroles entendues. Près de Jésus restent les apôtres et le scribe Jean qui ne
parle pas mais médite profondément en étudiant les actes de Jésus. |
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Et le cycle du Sermon sur la Montagne est terminé. |
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