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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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mardi 22 février 28 (9 Adar)
- Pierre refuse d'aborder à Capharnaüm 239 - Jésus ira chez les parents d'Élie 240 - Guérison d'une fillette atteinte de fièvre
240 - Discours 1 (Le bon grain et l'ivraie) 241 - Discours 2 (Le sens général de la parabole
243 - Application aux apôtres et aux disciples)
244 - L'homme demeure libre 246 - Jésus s'isole absorbé dans ses pensées 246 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 3 3.41. |
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239> Une aube claire fait briller comme des
perles les eaux du lac et enveloppe les collines d'une brume légère comme un
voile de mousseline, à travers laquelle apparaissent embellis les oliviers et
les noyers, les maisons et les mamelons des pays qui environnent le lac. Les
barques glissent tranquilles et silencieuses en direction de Capharnaüm. Mais
à un certain moment Pierre tourne la barre du gouvernail si rudement que la
barque penche d'un côté. "Que
fais-tu ?" demande André. "Il y a la
barque d'un hibou ! Elle sort maintenant de Capharnaüm. J'ai de bons
yeux, et depuis hier soir, un flair de policier. Je ne veux pas qu'ils nous
voient. Je reviens au fleuve. Nous irons à pied." L'autre barque aussi
a suivi la manœuvre, mais Jacques qui tient la barre, demande à Pierre:
"Pourquoi as-tu fait cela ?" "Je te le dirai.
Suis-moi." Jésus, qui est assis
à la poupe, se réveille quand il est presque à la hauteur du Jourdain.
"Mais que fais-tu, Simon ?" lui demande-t-il. "On descend ici.
Il y a un chacal en vue. On ne peut aller à Capharnaüm aujourd'hui. Je vais y
aller d'abord pour me rendre compte, moi. Simon et Nathanaël viennent avec
moi. Trois dignes personnes contre trois indignes... si pourtant les indignes
ne sont pas davantage." 240> "Ne vois pas
des pièges partout maintenant ! N'est-ce pas la barque de Simon le
pharisien ?" "C'est bien
elle." "Il n'était pas
à la capture de Jean." "Je ne sais
rien." "Il est toujours
respectueux à mon égard." "Je ne sais
rien." "Tu me fais
paraître lâche." "Je ne sais
rien. " Bien que Jésus n'ait pas
envie de rire, il doit sourire pour le saint entêtement de Pierre.
"Mais, nous devrons pourtant aller à Capharnaüm. Si ce n'est pas
aujourd'hui, ce sera plus tard..." "Je t'ai dit que
j'y vais d'abord moi et je me rends compte et... le cas échéant... je ferai
encore cette... ce sera une grosse épine à avaler... mais je le ferai par
amour pour Toi... J'irai... j'irai chez le centurion lui demander
protection..." "Mais non, il ne
faut pas !" La barque s'arrête
sur une petite plage déserte en face de Bethsaïda.
Tous descendent. "Venez, vous
deux. Viens toi aussi, Philippe. Vous, les jeunes, restez ici, Nous aurons
vite fait." Le nouveau disciple
Élie supplie : " Viens chez moi Maître. Je serais si heureux de te
donner l'hospitalité..." "Je viens.
Simon, tu me rejoindras chez Élie. Adieu, Simon. Va. Mais sois bon, prudent
et miséricordieux. Viens, que je te baise et te bénisse." Pierre ne promet pas
d'être bon, ni patient, ni miséricordieux. Il se tait et échange un baiser
avec son Maître. Même le Zélote, Barthélemy et Philippe échangent le baiser
d'adieu et les deux troupes se séparent en allant dans deux directions
opposées. Quand ils entrent à Corozaïn, l'aurore a fait place au plein jour. Il n'y a
pas de tiges qui ne brillent de gemmes de rosée. Les oiseaux chantent de tous
côtés. Il y a un air pur, frais qui semble même avoir le goût de lait, d'un
lait végétal plutôt qu'animal. L'odeur des grains qui se forment dans les
épis, des amandiers chargés de fruits... une odeur que j'ai sentie pendant
les fraîches matinées dans les champs fertiles de la plaine du Pô. Ils arrivent très
vite à la maison d'Élie. Mais déjà beaucoup de gens à Corozaïn
savent que le Maître est arrivé et au moment où Jésus va mettre le pied sur
le seuil, une mère accourt en criant : 241> "Jésus, fils de
David, pitié pour mon enfant !" Elle a dans les bras une fillette
d'une dizaine d'années, au teint cireux et très amaigrie. Plus que cireux le
teint est jaunâtre. "Qu'a ta
fille ?" "Les fièvres. Elle
les a prises aux pâturages le long du Jourdain car nous sommes les bergers
d'un homme riche. J'ai été appelée par le père près de la petite malade. Lui
maintenant est retourné à la montagne. Mais Toi, tu sais qu'avec ce mal on ne
peut aller en des lieux élevés. Comment puis-je rester ici ! Le maître
m'a laissée jusqu'à présent. Mais moi, je suis à la laine et à la mise bas.
Le temps du travail arrive pour nous, les bergers. Nous serons renvoyés ou
séparés si je reste. Je verrai mourir ma fille si je vais à l'Hermon." "As-tu la foi
que je puisse ?" "J'ai parlé à
Daniel, berger d'Élisée. Il m'a dit : "Notre Enfant guérit tout
mal. Va trouver le Messie". Depuis par-delà le lac de Méron, je suis venue à ta recherche avec elle dans les
bras. J'aurais toujours marché jusqu'à ce que je te trouve..." "Ne marche plus
que pour retourner chez toi, à ton travail tranquille. Ta fille est guérie,
car je le veux. Va-t-en en paix." La femme regarde sa
fille et regarde Jésus. Peut-être elle espère voir à l'instant la fillette
grasse et avec de belles couleurs. Voilà que la fillette écarquille ses yeux
fatigués, qu'auparavant elle tenait fermés, en regardant Jésus et elle
sourit. "Ne crains rien,
femme. Je ne te trompe pas. La fièvre est disparue pour toujours. De jour en jour
elle reprendra une bonne mine. Laisse-la aller. Elle ne chancellera plus et
ne sentira pas la fatigue." La mère pose par
terre la fillette qui se tient bien droite et sourit, toujours plus joyeuse.
A la fin, elle gazouille de sa voix argentine: "Bénis le Seigneur,
maman ! Je suis bien guérie ! Je le sens" et, dans sa
simplicité de pastourelle et de fillette, elle s'élance au cou de Jésus et le
baise. La mère, réservée comme l'âge l'enseigne, se prosterne et baise le
vêtement du Seigneur en le bénissant. "Allez.
Souvenez-vous du bienfait que vous avez eu de Dieu et soyez bonnes. La paix
soit avec vous." Mais la foule
s'attroupe dans le petit jardin de la maison d'Elie et réclame la parole du
Maître. Et, bien que Jésus n'ait guère envie de parler, affligé comme il
l'est par la capture du Baptiste et par la façon dont elle est survenue, il
se rend et, à l'ombre des arbres, il commence à parler. 242> "En cette belle période où les grains forment l'épi, je
veux vous proposer une parabole empruntée au grain. Écoutez.
Les serviteurs du
maître allèrent à la maison et lui dirent : "Seigneur, quelles
graines as-tu semées ? Ce n'était pas des graines de choix qui n'étaient
pas mélangées à d'autres semences ?" "Mais si,
certainement. J'en ai choisi les grains, tous de même qualité. Et j'aurais
bien vu s'il y avait eu d'autres semences". "Et pourquoi
alors tant d'ivraie a-t-il poussé parmi ton grain ?" Le maître
réfléchit et puis il dit : "C'est un ennemi qui m'a fait cela pour
me faire du tort". Les serviteurs demandèrent alors : "Veux-tu
que nous allions parmi les sillons et que patiemment nous dégagions les épis
de l'ivraie en arrachant ce dernier ? Commande, et nous le ferons". Mais le maître
répondit : "Non. Vous pourriez, en le faisant, arracher aussi le
grain et presque certainement abîmer les épis encore tendres. Laissez-les
ensemble jusqu'à la moisson. Alors je dirai aux moissonneurs : 'Fauchez
tout ensemble; puis, avant de lier les gerbes, maintenant que la sécheresse a
rendu friables les vrilles de l'ivraie, et que les épis serrés sont plus
robustes et plus durs, séparez l'ivraie du grain." et faites-en des
bottes à part. Vous les brûlerez ensuite et cela fera une fumure pour le sol.
Quant au bon grain, vous le porterez dans les greniers et il servira à faire
du pain excellent, pour la honte de l'ennemi qui n'aura gagné que d'être
méprisable à Dieu à cause de sa méchanceté' ". Maintenant,
réfléchissez entre vous que de fois et de quelle abondance sont les semailles
de l'Ennemi dans vos cœurs. Et comprenez comme il faut veiller avec patience
et constance pour faire en sorte que peu d'ivraie se mélange au grain choisi.
Le sort de l'ivraie, c'est de brûler. Voulez-vous brûler ou devenir citadins du Royaume ? 243> Vous dites que vous
voulez être citadins du Royaume. Eh bien, sachez l'être. Le bon Dieu vous
donne la Parole. L'ennemi veille pour la rendre nuisible, car la farine de
grain mélangée à la farine d'ivraie donne un pain amer et nocif pour les
intestins. Sachez, par votre bonne volonté, s'il y a de l'ivraie dans votre
âme, la mettre à part pour la jeter, pour n'être pas indignes de Dieu. Allez,
fils, la paix soit avec vous." Les gens se
dispersent lentement. Dans le jardin il ne reste que les huit apôtres et en
plus Elie, son frère, sa mère et le vieil Isaac qui se nourrit l'âme à regarder son Sauveur. "Venez autour de
Moi et écoutez. Je vous explique le sens complet de la parabole qui a encore
deux aspects en plus de celui que j'ai dit à la foule. Dans son sens
universel, la parabole a cette explication : le champ c'est le monde. La
bonne semence ce sont les fils du Royaume de Dieu semés par Dieu dans le
monde en attendant d'arriver à leur fin et d'être coupés par la Faucheuse et
amenés au Maître du monde pour qu'Il les mette dans ses greniers. L'ivraie ce
sont les fils du Malin répandus, à leur tour, sur le champ de Dieu dans
l'intention de faire de la peine au Maître du monde et de nuire aussi aux
épis de Dieu. L'Ennemi de Dieu les a, par un sortilège, semés exprès, car
vraiment le diable dénature l'homme jusqu'à en faire une créature qui soit
sienne et il la sème pour corrompre les autres qu'il n'a pas pu asservir
autrement. La moisson, ou mieux la formation des gerbes et leur transport
dans les greniers, c'est la fin du monde et ce sont les anges qui en sont
chargés. Il leur a été ordonné de rassembler les créatures après la
fauchaison et de séparer le grain de l'ivraie et de même que dans la parabole
on brûle cette dernière, ainsi seront brûlés dans le feu éternelles damnés,
au Jugement Dernier. Le Fils de l'homme
les enverra pour enlever de son Royaume tous les artisans de scandale et
d'iniquité. Car alors le Royaume se trouvera sur la terre et au Ciel et aux
citoyens du Royaume sur la terre seront mêlés de nombreux fils de l'Ennemi.
Ceux-ci atteindront, comme il est dit aussi par les Prophètes, la perfection
du scandale et de l'abomination dans toute leur activité terrestre et
donneront de terribles ennuis aux fils de l'esprit. Dans le Royaume de Dieu,
aux Cieux, on aura déjà expulsé ceux qui sont corrompus, car la corruption
n'entre pas au Ciel. 244> Donc, les anges du Seigneur en passant la
faux dans les rangs de la dernière récolte, faucheront et sépareront le grain
de l'ivraie et jetteront cette dernière dans la fournaise ardente
où il n'y a que pleurs et grincements de dents, et emmèneront au contraire
les justes, le grain de choix, dans la Jérusalem éternelle où ils brilleront
comme des soleils dans le Royaume de Celui qui est mon Père et le vôtre.
Le Semeur répand le
bon grain. Dans ce cas, plus que répandre on pourrait dire :
"choisit", car le Maître, que ce soit Moi ou que ce soit le
Baptiste, avait choisi ses disciples. Comment alors se sont- ils
dévoyés ? Non, ce n'est pas cela qu'il faut dire. Je me suis mal exprimé
en parlant de "semence" pour les disciples. Vous pourriez mal
comprendre. Je vais dire alors "champ". Autant de disciples autant
de champs, choisis par le Maître pour former l'aire du Royaume de Dieu, les
biens de Dieu. Sur eux le Maître se fatigue pour les cultiver afin qu'ils
donnent le cent pour cent. Tous les soins. Tous. Avec patience. Avec amour.
Avec sagesse. Avec fatigue. Avec constance. Il voit aussi leurs mauvaises
tendances, leur aridité et leur avidité. Il voit leurs entêtements et leurs
faiblesses. Mais il espère, il espère toujours, et fortifie son espérance par
la prière et la pénitence, car il veut les amener à la perfection. Mais les champs sont
ouverts. Ce ne sont pas des jardins bien clos, entourés de murailles
épaisses, dont le maître est le seul propriétaire et où il puisse seul
entrer. Ils sont ouverts, placés au centre du monde, parmi le monde. Tous
peuvent s'en approcher, tous peuvent y pénétrer. Tous et tout. Oh ! il n
'y a pas seulement l'ivraie comme mauvaise semence ! L'ivraie: pourrait
être le symbole de la légèreté amère de l’esprit du monde. Mais voilà qu'y
naissent, jetées par l'ennemi. toutes les autres semences. Voici les orties.
Voici le chiendent. Voici la cuscute. Voici les liserons. Voici enfin la ciguë et
les poisons. Pourquoi ? Pourquoi ? Que sont-ils ? Les
orties : les esprits piquants, indomptables qui blessent par
surabondance de venin et qui donnent tant de désagrément. Le chiendent :
les parasites qui épuisent le maître et qui ne savent qu'importuner et sucer,
profitant de son travail et faisant du tort aux personnes de bonne volonté
qui tireraient réellement un plus grand fruit si le maître n'était pas
troublé et dérangé par les soins qu'exige le chiendent. Les liserons inertes
qui ne s'élèvent de terre qu'en profitant des autres. 245> La cuscute [1] : tourment sur le
chemin déjà pénible du maître et pour les disciples fidèles qui le suivent.
Ils s'accrochent, s'enfoncent, déchirent, griffent, apportent méfiance et
souffrance. Les poisons : les criminels parmi les disciples, ceux qui en
arrivent à trahir et à éteindre la vie comme la ciguë et les autres plantes
toxiques. Avez-vous jamais vu comme elle est belle, avec ses petites fleurs
qui deviennent des petites boules blanches, rouges, bleu-violet ? Qui
dirait que cette corolle étoilée, blanche ou à peine rosée avec son petit
cœur d'or, qui dirait que ces coraux multicolores si semblables aux autres
baies qui font les délices des oiseaux et des enfants peuvent, arrivés à
maturité, donner la mort ? Personne. Et les innocents se jettent dessus.
Ils les croient bons comme eux-mêmes... ils les cueillent et en meurent. Ils
les croient tous bons comme eux ! Oh ! quelle vérité qui élève le
maître et condamne celui qui le trahit ! Comment ? La bonté ne
désarme pas ? Elle ne rend pas le malveillant inoffensif ? Non.
Elle ne le rend pas tel, car 1'homme tombé et devenu la proie de l'Ennemi est
insensible à tout ce qui est supérieur. Tout ce qui est supérieur
change pour lui d'aspect. La bonté devient une faiblesse qu'il est permis de
piétiner et qui exacerbe sa malveillance comme, chez un fauve, la volonté
d'égorger est exacerbée par l'odeur du sang. Et même le maître est toujours
un innocent... et il laisse le traître l'empoisonner car il ne peut penser
qu'un homme puisse être le meurtrier de celui qui est innocent. Chez les disciples,
les champs du Maître, viennent les ennemis. Ils sont si nombreux. Le premier
c'est Satan. Les autres, ses serviteurs, à savoir les hommes, les passions,
le monde et la chair. Voilà, voilà que le disciple ils l'atteignent plus
facilement parce qu'il ne reste pas tout près du Maître, mais il se
tient en équilibre entre le Maître et le monde. Il ne sait pas, il ne veut
pas se séparer de ce qui est monde, chair, passion et démon, pour être tout
entier à celui qui l'amène à Dieu. Sur lui ils répandent leurs semences le
monde, la chair, les passions, le démon. L'or, la puissance, la femme,
l'orgueil, la peur d'être mal jugé par le monde, l'esprit d'utilitarisme.
"Les grands sont les plus forts. Voici que je les sers pour les avoir
comme amis', .Et on devient criminel et on se damne pour ces misérables
choses !... Pourquoi le Maître
qui voit l'imperfection du disciple, même s'il ne veut pas se rendre à la
pensée : "Celui-ci me donnera la mort", ne l'exclut-il pas
immédiatement de sa suite ? C'est ce que vous vous demandez. Parce
qu'il est inutile de le faire. S'il le faisait, 246> cela ne l'empêcherait pas de l'avoir comme ennemi, doublement
ennemi et plus acharné, par la rage ou la douleur d'être découvert ou d'être
chassé. La douleur, oui, Car parfois le disciple mauvais ne se rend pas
compte qu'il est tel. Le travail du démon est tellement subtil qu'il ne le
remarque pas. Il devient un démon sans soupçonner qu'il subit cette
transformation. La rage. Oui. La rage d'être connu pour ce qu'il est quand il
n'est pas inconscient du travail de Satan et de ses adeptes : les hommes
qui tentent celui qui est faible par ses faiblesses, pour enlever du monde le
saint qui les offense à cause de leur méchanceté qu'ils comparent à sa bonté.
Et alors le saint prie et s'abandonne à Dieu. "Que soit fait ce que Tu
permets qu'on fasse" dit-il. Il ajoute seulement cette réserve :
"pourvu que cela serve à ton but". Le saint sait que l'heure
viendra où la mauvaise ivraie sera séparée de sa moisson. Par qui ? Par
Dieu Lui-même qui ne laisse pas faire au-delà de ce qui est utile au triomphe
de sa volonté d'amour." "Mais si tu
admets que c'est toujours Satan et ses adeptes... il me semble que la
responsabilité du disciple en est diminuée" dit Mathieu. "Ne le pense
pas. Si le Mal existe, le Bien aussi existe et il y a dans l'homme le
discernement, et avec lui la liberté." "Tu dis que Dieu
ne laisse pas faire au-delà de ce qui est utile au triomphe de sa volonté
d'amour. Donc cette erreur est utile s'Il la permet et elle sert au triomphe
de la volonté divine" ajoute l'Iscariote. "Et tu conclus,
comme Mathieu, que cela justifie le crime du disciple. Dieu avait créé le
lion sans férocité et le serpent sans venin. Maintenant, l'un est féroce,
l'autre est venimeux. Mais Dieu les a séparés de l'homme pour cette raison.
Médite sur cela et fais-en l'application. Rentrons. Le soleil est déjà fort,
trop fort comme pour un commencement d'orage, et vous êtes fatigués par une
nuit sans sommeil." Élie dit :
"La maison a en haut une pièce grande et fraîche. Vous pourrez y
reposer." |
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Ils montent par l'escalier extérieur. Mais seuls les disciples
s'étendent sur les nattes pour se reposer. Jésus sort sur la terrasse ombragée
dans un coin par un rouvre très haut et il s'absorbe dans ses pensées. |
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[1] La cuscute, dénommée
parfois cuscuta palestina,
est un parasite qui entourent les plantes grâce à de nombreux suçoirs. Voir les
connaissances botaniques remarquables