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Présentation
générale
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Lazare,
dont le nom signifie Dieu vient en aide,
est un homme de la haute société juive, fils d'un syrien, Théophile, gouverneur local de la Province et d'Euchérie, une
judéenne de lignée royale. Cela explique la protection dont lui et ses
propriétés, bénéficient de la part des autorités romaines.
Car Lazare, par héritage,
est "puissamment riche. Une bonne partie de la ville (de Jérusalem) lui
appartient ainsi que beaucoup de terres de Palestine." Il possède
notamment :
- le
Cénacle,
- une propriété à Jérusalem hors les murs, près du Cédron (Tome 2, chapitre 83, page 470),
- le Gethsémani, à
l'extérieur de la ville, sur le Mont des Oliviers;
- un riche palais à Jérusalem,
gardé par Lévi,
qu'il déserte tant que dure l'inconduite de sa sœur, Marie
de Magdala;
- Béthanie où il se
réfugie auprès de son autre sœur Marthe;
- des propriétés à
Antioche de Syrie (Tome 8, chapitre 47), bases futures d'une communauté chrétienne florissante (Actes 11,19-26);
- des vergers près de
Gaza; une propriété aux confins de la Samarie premier refuge de Jésus.
Cette
énumération montre combien nombre de propriétés de Lazare servent d'appui à
l'évangélisation.
Comment Jésus "qui
n'a même pas une pierre pour reposer sa tête" (Matthieu 8,20 – Luc
9,58) peut-il avoir un ami
aussi riche et puissant ? Jésus s'en explique :
"… Lazare est une exception parmi les riches.
Lazare est arrivé à cette vertu qu'il est très difficile de trouver sur la
terre et encore plus difficile à pratiquer pour l'enseigner à autrui. La
vertu de la liberté à l'égard des richesses" (Tome 3,
chapitre 68, page 400).
Caractère et aspect
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Lazare est "Affable, distingué et plein d'assurance
comme tous les hommes de grande naissance …" la petite trentaine,
environ 1,65 m, il n'a rien d'imposant : "Toujours maigre et pâle, avec des cheveux courts, peu épais et sans
boucles, rasé jusqu'au menton, seulement habillé de lin très blanc"
(Tome 8, chapitre 27).
Quand Simon le zélote, l'apôtre de Béthanie, lui présente son voisin Lazare, Jésus découvre
un personnage très cultivé, empreint de la culture hellénisante détestée par
les dirigeants d'Israël : "Celui
qui initie son fils dans la science des grecs ressemble à celui qui élève des
porcs" dit le Talmud (Bara Kama f 82 b). Jésus l'encourage au
contraire dans ces lectures profanes : "Cela te servira à connaître le monde païen… Continue". Cette
remarque anodine est à rapprocher de la tradition qui fait de Lazare
l'évangélisateur de la ville grecque de Massalia (Marseille).
Parcours apostolique
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Si Lazare appartient à la haute-société,
il en est écarté : c'est un sang-mêlé juif-syrien, protégé des envahisseurs
romains, frère de celle qui fut d'abord la très scandaleuse Marie de Magdala. "Il
est ton ami Lazare ? S'étonne un synhédriste auprès
de Jésus. Mais tu ne dois pas ! Ne sais-tu pas qu’il est anathème parce que
sa sœur Marie est prostituée ?".
Il perd tous ses amis
sauf une poignée de fidèles : Joseph d'Arimathie, Nicodème, Simon
le zélote, son
voisin (Tome 8, chapitre 42).
Les tourments causés par
l'inconduite de sa sœur s'ajoutent aux ennuis de santé de Lazare. Mais les
souffrances et les mortifications servent à la conversion tant attendue de
Marie de Magdala : "Réjouis-toi car, pour t'avoir, Lazare t'a arrachée au démon..." (Tome 5, chapitre 66).
La joie de cette
conversion atténue un moment la maladie qui continue cependant sa progression
inexorable. Les jambes de Lazare se putréfient en dégageant une odeur
nauséabonde que tentent de supporter courageusement ses sœurs qui le
soignent. "Je ne saurais pas moi
non plus y résister, dit Maria Valtorta, tant sont effrayantes et répugnantes
les plaies qui se sont formées le long des varices des jambes" (Tome 7, chapitre 216). D’abord révolté par l’idée de mourir, il en vient à
comprendre le sens du sacrifice et à le désirer (Tome 6, chapitre 104).
Malgré la supplication de
Marthe et de Marie, Jésus semble impuissant à sauver son ami de la mort :
Lazare meurt au terme d'une terrible agonie (Tome 8, chapitre 4). "Seigneur, il
sent" dit Marthe à Jésus revenu trop tard à Béthanie.
Sa mort déplace le
"Tout Jérusalem" (Jean 11,18-19), ce qu'expliquent la richesse et la puissance du défunt :
"La maison de Lazare est une
grande maison, et nos usages comportent que l'on donne ces honneurs à un
homme puissant qui meurt" glisse perfidement un synhédriste
(Tome 8, chapitre 5). Le Sanhédrin est en effet venu surtout pour jouir de
l'impuissance manifeste de Jésus à sauver son ami. L'imposture est démasquée.
Certains demandent même à voir le corps pour être sûr qu'il n'y aura pas de
supercherie.
Mais c'est bien un corps
en décomposition que Jésus ressuscite publiquement (Tome 8, chapitre 8) : "Lazare !
vient dehors !" (Jean 11, 43).
Le sens de sa résurrection lui est donné plus tard par Jésus : "Toi qui
es nouvellement né, … Tu es un homme et tu es un enfant. Tu es homme pour
l'âge, tu es enfant pour la pureté du cœur. Tu as sur les enfants l'avantage
de connaître déjà le Bien et le Mal, et d'avoir déjà su choisir le Bien. Tu
as été plongé dans les flammes allumées par l'amour. Tu dois être
"amour", pour ne plus jamais connaître autre chose que l'étreinte
amoureuse de Dieu." - "Et en agissant ainsi, j'accomplirai la mission
pour laquelle tu m'as ressuscité ?" - "En agissant ainsi, tu
l'accompliras." (Tome 8, chapitre 11)
Lazare, une fois
ressuscité, se montre un peu partout et "jusqu'en Syrie". Il suscite partout curiosité et
appréhension mais manifeste en même temps publiquement la puissance de Jésus (Tome 8, chapitre 27).
Après le dernier repas
que Jésus prend à Béthanie (Jean 12, 1-8), il prend à part Lazare, lui annonce sa Passion imminente et
lui ordonne formellement de ne pas quitter Béthanie à l'heure de la tourmente
qui s'approche. Il doit accueillir les apôtres désorientés :
"... où iront-ils
dans leur désarroi? Chez Lazare. … Rassemble-les. Rends leur courage.
Dis-leur que je leur pardonne. Je te confie mon pardon pour eux. Ils n'auront
pas de paix à cause de leur fuite. Dis-leur de ne pas tomber dans un plus
grand péché en désespérant de mon pardon." (Tome 9,
chapitre 6, page 29)
Lors de l'Ascension il
est appelé au plus près de Jésus :"Toi, Lazare, mon ami. Toi, Joseph, et
toi, Nicodème, pleins de pitié pour le Christ quand cela pouvait être un
grand danger" (Tome 10, chapitre 23).
Avec les persécutions
naissantes Lazare, comme la famille de Béthanie, s'expatrie :
"On ne peut certainement pas se dire que Lazare, Marie et Marthe ont
été des créatures craintives. Tu vois pourtant que, bien qu’avec une extrême
douleur, ils se sont éloignés d’ici pour porter ailleurs la Parole divine qui
ici aurait été étouffée par les juifs" (Tome 10, chapitre 34). Ce qui corrobore la
tradition de leur exil en Gaule (voir ci-dessous).
Son nom
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Forme grecque d'Éléazar [Èl'azar] qui signifie "Dieu à secouru".
Référence historique : le fils d'Aaron qui devint grand prêtre comme lui à sa
mort.
Où en parle-t-on dans l'œuvre
?
Lazare fait
partie des Personnages fondamentaux, cités plus de 50 fois dans l'œuvre
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Voyage apostolique en Judée : 2.33 - 2.35 - 2.47 - 2.49
- Choix
des derniers apôtres : 2.55 - Les
derniers bergers : 2.70 - 2.76
(p.424) - 2.79
- 2.80 - 2.81 - 2.83
(p.469/70) – 2.84 (p.480)
- 2.88 (p.506)
- 2.100 (p.591) - 2.102
- 2.103

Le Sermon sur la Montagne : 3.32
- 3.34
- Le second voyage pascal : 3.59 - 3.60 - 3.61 - Apostolat
en Judée : 3.65 - 3.66 - 3.67 - 3.68 - 3.72 - 3.73

La conversion de Marie-Madeleine : 4.88 - 4.96 - 4.106 - 4.110 - Envoi
des apôtres et disciples en mission : 4.132
- 4.133 - 4.143
- Pérée, Galaad et Trachonitide : 4.145 - 4.146
- 4.147
- 4.149 - 4.168 - Les fêtes de fin d'année à Nazareth : 4.177

Le voyage des disciples à Antioche : 5.1
- 5.7
- 5.10
- 5.11 - Phénicie et
Haute-Galilée : 5.22 - 5.26 - L'avant-dernière Pâque : 5.55 - 5.62 - 5.65 - 5.66 - 5.68

Adieux en Judée : 6.83
- Pentecôte, Décapole et Plaine d'Esdrelon
: 6.104 - 6.118

7.156 - 7.176
- La fête des Tabernacles : 7.180
- 7.183
- En Moab et en Judée : 7.216 - La fête de la Dédicace
: 7.224 - 7.233 - 7.237

La résurrection de Lazare : 8.1 - 8.2 - 8.3 - 8.4 - 8.5 - 8.6 - 8.7 - 8.8 - 8.9 - 8.10 - 8.11 - L'exil en Samarie : 8.12 - 8.15 - 8.20 - 8.21 - 8.23 - 8.27 - 8.33 - Le retour vers Jérusalem : 8.39 - 8.42 - 8.43 - 8.45 - 8.46 - 8.47

9.6 - La Semaine Sainte : 9.9 - 9.11
- 9.12
- 9.13
- 9.15
- 9.17

Le dimanche de la Résurrection : 10.1 - 10.7 - de la Résurrection à l'Ascension : 10.14 - 10.16 - 10.17 - 10.20 - 10.21 - 10.22 - 10.23 - 10.26 - 10.27 - 10.29 - 10.32 - 10.34 - 10.35
En savoir plus sur ce
personnage
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Plusieurs écrits attestent de l'exil de la famille de
Lazare en Gaule Narbonnaise à la suite des persécutions naissantes et la
nomination de Lazare comme évêque de Marseille où il meurt. Parmi eux :
"La
Légende Dorée"
de Jacques de Voragine au XIIIème siècle, les
"Annales ecclésiastiques" du Cardinal C. Baronius
à la fin du XVIème siècle, A.C. Emmerich au début du XIXème siècle, etc … Il
faut parfois distinguer dans une littérature abondante, ce que la piété
populaire a pu rajouter, en faits légendaires, aux récits de la tradition.
Épiphane (IVème siècle)
écrit qu'il était de tradition de croire que Lazare avait 30 ans lorsqu'il
fut ressuscité et qu'il vécut encore 30 ans après. Il serait donc mort en 60.
L'Église le fête le 29 juillet. Sa tête est conservée dans l'antique
cathédrale de la Major à Marseille
Jusqu'au IIIème siècle
les autres évêchés reconnaissaient Marseille comme le lieu de la
"Première" Église des Gaules. Cette primauté du port de Marseille
passa ensuite à Arles, puis à Lyon.
Jérome de Stridon
signale son tombeau à Béthanie, mais c'est sans doute celui de sa
résurrection.
Voir aussi l'article
de Jean Aulagnier.
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Fiche mise à jour le 05/01/2011
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