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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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Mercredi 14 février 29 (11 Adar)
FAITS ET MOTS-CLÉS
RÉSUMÉ - En route vers la montagne 247 - Jésus monte avec Pierre, Jacques et
Jean 248 - ([Commentaire de Jésus :
Localisation du texte suivant]) 248 - Le panorama 249 - Jésus prie et les trois somnolent
250 - Jésus est transfiguré 250 - Moïse, Élie et la voix du Père 251 - Vous aurez part à ma gloire 252 - Élie est déjà venu et il reviendra
253 - Pierre exprime ses réactions à la
vision 253 - Personne n'a pu délivrer un possédé
254 - Demande insistante du père 255 - Guérison de l'enfant 256 - [Commentaire de Jésus : Gare au
quiétisme! 257 - En vue du second avènement du
Christ] 257 |
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247> Qui parmi les hommes n'a
jamais vu, au moins une fois, une aube sereine de mars ? S'il s'en
trouve quelqu'un, c'est un grand infortuné car il ignore une des grâces les
plus belles de la nature, quand elle se réveille au printemps, redevenue
vierge, petite fille, comme elle devait l'être au premier jour. 248> C'est une grâce pure dans
tout ce qu'elle présente, depuis les herbes nouvelles où brille la rosée,
jusqu'aux fleurettes qui s'ouvrent comme des enfants qui naissent, jusqu'au
premier sourire de la lumière du jour, jusqu'aux oiseaux qui s'éveillent dans
un frôlement d'ailes et qui disent leur premier "cip ?"
interrogateur qui prélude à tous leurs discours mélodieux de la journée,
jusqu'à l'odeur même de l'air qui a perdu pendant la nuit, par l'action de la
rosée et l'absence de l'homme, toute souillure de poussière, de fumée et
d'exhalaisons de corps humains. C'est dans cette grâce que cheminent Jésus,
les apôtres et les disciples. Avec eux se trouve aussi Simon d'Alphée. Ils
vont vers le sud-est, franchissant les collines qui forment une couronne
autour de Nazareth, ils passent un torrent et traversent une plaine étroite
entre les collines de Nazareth et des montagnes vers l'est. Ces montagnes
sont précédées du cône à moitié coupé du Thabor qui me rappelle étrangement
en son sommet la coiffure de nos carabiniers vue de profil. Ils le
rejoignent. Jésus
s'arrête et dit : A un
arrêt Pierre, rouge et en sueur, Lui demande hors d'haleine : "Mais
où allons-nous ? Il n'y a pas de maisons sur la montagne. Au sommet, il
y a cette vieille forteresse. Veux-tu aller prêcher là !" "J'aurais
pris l'autre versant, mais tu vois que je lui tourne le dos. Nous n'irons pas
à la forteresse et ceux qui y sont ne nous verront même pas. Je vais m'unir à
mon Père et je vous ai voulu avec Moi, parce que je vous aime. Allons,
vite !" "Oh
mon Seigneur Ne pourrions-nous marcher un peu plus doucement et parler de ce
que nous avons
entendu et vu hier et qui nous a tenus
éveillés toute la nuit pour en parler ?" "Aux
rendez-vous de Dieu il faut toujours se rendre rapidement. Allons, Simon
Pierre ! Là-haut, je vous ferai reposer." Et il reprend la
montée... (Jésus
dit : "Joignez ici la Transfiguration que tu as eue le 5 Août 1944,
mais sans la dictée qui lui est jointe. Après avoir fini de copier la Transfiguration
de l'an dernier, P.M. copiera ce que je te montre maintenant.") 249> Je suis
avec mon Jésus sur une haute montagne. Avec Jésus, il y a Pierre, Jacques et
Jean. Ils montent encore plus haut et le regard se porte vers des horizons
ouverts dont une belle et tranquille journée permet de voir nettement les
détails jusque dans les lointains. La
montagne ne fait pas partie d'un ensemble montagneux comme celui de la Judée,
elle s'élève isolée et, par rapport à l'endroit où nous nous trouvons, elle a
l'orient en face, le nord à gauche, le sud à droite et en arrière à l'ouest
la cime qui dépasse encore de quelques centaines de pas. Elle est
très élevée et l'œil peut découvrir un large horizon. Le lac de Génésareth
semble un morceau de ciel descendu pour s'encadrer dans la verdure, une
turquoise ovale enserrée dans des émeraudes de différentes teintes, un miroir
qui tremble et se ride sous un vent léger et sur lequel glissent, avec
l'agilité des mouettes, les barques aux voiles tendues, légèrement penchées
vers l'onde azurine, vraiment avec la grâce du vol d'un alcyon qui survole
l'eau à la recherche d'une proie. Puis, voilà que de l'immense turquoise sort
une veine, d'un bleu plus pâle là où la grève est plus large, et plus sombre
là où les rives se rapprochent et où l'eau est plus profonde et plus sombre à
cause de l'ombre qu'y projettent les arbres qui croissent vigoureux près du
fleuve qui les nourrit de sa fraîcheur. Le Jourdain semble un coup de pinceau
presque rectiligne dans la verdure de la plaine. Des petits villages sont
disséminés à travers la plaine des deux côtés du fleuve. Quelques-uns sont
tout juste une poignée de maisons, d'autres sont plus vastes, avec déjà des
airs de villes. Les grand-routes sont des lignes jaunâtres dans la verdure.
Mais ici, du côté de la montagne, la plaine est beaucoup mieux cultivée et
plus fertile, très belle. On y voit les diverses cultures avec leurs
différentes couleurs riant au beau soleil qui descend du ciel serein. Ce doit
être le printemps, peut-être mars, si je tiens compte de la latitude de la
Palestine, car je vois les blés déjà grands, mais encore verts, qui ondulent
comme une mer glauque, et je vois les panaches des plus précoces parmi les
arbres à fruits qui étendent des nuées blanches et rosées sur cette petite
mer végétale, puis les prés tout en fleurs avec le foin qui a déjà poussé,
dans lesquelles brebis qui paissent semblent des tas de neige amoncelée un
peu partout sur la verdure. 250> Tout à côté de la montagne, sur des
collines qui en forment la base, des collines basses et de peu d'étendue, se
trouvent deux petites villes, l'une vers le sud et l'autre vers le nord. La
plaine très fertile s'étend particulièrement et avec plus d'ampleur vers le
sud. Jésus,
après un court arrêt à l'ombre d'un bouquet d'arbres, qu'il a certainement
accordé par pitié pour Pierre qui dans les montées fatigue visiblement,
reprend l'ascension. Il va presque sur la cime, là où se trouve un plateau
herbeux que limite un demi-cercle d'arbres du côté de la côte. "Reposez-vous,
amis, je vais là-bas pour prier" et il montre de la main un énorme
rocher, un rocher qui affleure de la montagne et qui se trouve par conséquent
non vers la côte mais vers l'intérieur, vers le sommet. Jésus
s'agenouille sur l'herbe et appuie sa tête et ses mains au rocher, dans la
pose qu'il aura aussi dans sa prière au Gethsémani. Le soleil ne le frappe
pas, car la cime Lui donne de l'ombre. Mais le reste de l'emplacement couvert
d'herbe est tout égayé par le soleil jusqu'à la limite de l'ombre du bouquet
d'arbres sous lequel se sont assis les apôtres. Pierre
enlève ses sandales, en secoue la poussière et les petits cailloux et il
reste ainsi, déchaussé, ses pieds fatigués dans l'herbe fraîche, presque
allongé, la tête sur une touffe d'herbe qui dépasse et lui sert d'oreiller. Jacques
l'imite, mais pour être plus à l'aise, il cherche un tronc d'arbre pour s'y
appuyer le dos couvert de son manteau. Jean
reste assis et observe le Maître. Mais le calme de l'endroit, le petit vent
frais, le silence et la fatigue viennent aussi à bout de lui, et sa tête
tombe sur la poitrine et les paupières sur ses yeux. Aucun des trois ne dort
profondément, mais ils sont sous le coup de cette somnolence estivale qui les
étourdit. Ils sont
éveillés par une clarté si vive qu'elle fait évanouir celle du soleil et qui
se propage et pénètre jusque sous la verdure des buissons
et des arbres sous lesquels ils se sont installés.
Jésus
est maintenant debout, je dirais même qu'il est au-dessus de la terre car
entre Lui et la verdure du pré il y a une sorte de vapeur lumineuse, un
espace fait uniquement de lumière et sur lequel il semble qu'il se dresse.
Mais elle est si vive que je pourrais me tromper et l'impossibilité de voir
le vert de l'herbe sous les pieds de Jésus pourrait venir de cette lumière
intense qui vibre et produit des ondes, comme on le voit parfois dans les
incendies. Des ondes, ici, d'une couleur blanche incandescente. Jésus reste
le visage levé vers le ciel et il sourit à une vision qui le transporte. Les
apôtres en ont presque peur, et ils l'appellent, car il ne leur semble plus
que ce soit leur Maître tant il est transfiguré. "Maître !
Maître !" appellent-ils doucement mais d'une voix angoissée. Lui
n'entend pas. "Il
est en extase, dit Pierre tout tremblant. Que peut-il bien voir ?" Les
trois se sont levés. Ils voudraient s'approcher de Jésus, mais ils ne l'osent
pas.
Les deux
Prophètes prennent une attitude respectueuse devant leur Dieu Incarné et bien
que Jésus leur parle familièrement ils n'abandonnent pas leur attitude
respectueuse. Je ne comprends pas un mot de ce qu'ils disent. Les
trois apôtres tombent à genoux, tremblants, le visage dans les mains. Ils
voudraient regarder, mais ils ont peur. Finalement Pierre parle :
"Maître, Maître! Écoute-moi". Jésus tourne les yeux en souriant
vers son Pierre qui s'enhardit et dit : 252> "C'est
beau d'être ici avec Toi, Moïse et Élie... Si tu veux, nous faisons trois
tentes pour Toi, pour Moïse et pour Élie, et nous nous tiendrons ici pour
vous servir..." Jésus le
regarde encore et il sourit plus vivement. Il regarde aussi Jacques et Jean,
d'un regard qui les embrasse avec amour. Moïse aussi et Élie regardent
fixement les trois. Leurs yeux étincellent. Ce doit être comme des rayons qui
pénètrent les cœurs. Les
apôtres n'osent pas dire autre chose. Effrayés, ils se taisent. Ils semblent
un peu ivres et comme stupéfaits. "Celui-ci
est mon Fils Bien-Aimé, en qui Je me suis complu. Écoutez-le." Pierre,
en se jetant à plat ventre, s'écrie : "Miséricorde pour moi,
pécheur ! C'est la Gloire de Dieu qui descend !" Jacques ne
souffle mot. Jean murmure avec un soupir, comme s'il allait s'évanouir :
"Le Seigneur parle !" Personne
n'ose relever la tête, même quand le silence est redevenu absolu. Ils ne
voient donc pas non plus le retour de la lumière à son état naturel de
lumière solaire pour montrer Jésus resté seul et redevenu le Jésus habituel
dans son vêtement rouge. Il marche vers eux en souriant, il les secoue, les
touche et les appelle par leurs noms. "Levez-vous !
C'est Moi. Ne craignez pas" dit-il, car les trois n'osent pas lever le
visage et invoquent la miséricorde de Dieu sur leurs péchés, craignant que ce
soit l'Ange de Dieu qui veut les montrer au Très-Haut. "Levez-vous,
donc. Je vous le commande" répète Jésus avec autorité. Eux lèvent le
visage et ils voient Jésus qui sourit. "Oh !
Maître, mon Dieu !" s'écrie Pierre. "Comment ferons-nous pour
vivre auprès de Toi, maintenant que nous avons vu ta Gloire ? Comment
ferons-nous pour vivre parmi les hommes et nous, hommes pécheurs, maintenant
que nous avons entendu la Voix de Dieu ?" "Vous
devrez vivre auprès de Moi et voir ma gloire jusqu'à la fin. Soyez-en
dignes car le temps est proche. 253>
Obéissez au Père qui est le mien et le vôtre. Retournons maintenant parmi les
hommes, parce que je suis venu pour rester parmi eux et les amener à Dieu.
Allons. Soyez saints en souvenir de cette heure, soyez forts et fidèles. Vous
aurez part à ma gloire la plus complète. Mais ne parlez pas maintenant de ce
que vous avez vu, à personne, pas même à vos compagnons. Quand le Fils de
l'homme sera ressuscité d'entre les morts, et retourné dans la gloire de son
Père, alors vous parlerez. Parce qu'alors il faudra croire pour avoir part à
mon Royaume." "Mais
Élie ne doit-il pas venir afin de préparer à ton Royaume ? Les rabbis le
disent." "Élie
est déjà venu et il a préparé les voies au Seigneur. Tout arrive comme il a
été révélé. Mais ceux qui enseignent la Révélation ne la connaissent pas, ne
la comprennent pas. Ils ne voient pas et ils ne reconnaissent pas les signes
des temps et les envoyés de Dieu. Les
trois penchent la tête, pensifs et tristes, et ils descendent par le chemin
par où ils sont montés avec Jésus. ...Et
c'est encore Pierre qui dit, dans une halte à mi-chemin :
"Ah ! Seigneur ! Je dis moi aussi comme ta Mère hier :
"Pourquoi nous as-tu fait cela ?" et je dis aussi:
"Pourquoi nous as-tu dit cela ?" Tes dernières paroles ont
effacé de nos cœurs la joie de la vue glorieuse ! C'est une grande
journée de peur que celle-ci ! Ce qui nous a d'abord effrayé,
c'est la grande lumière qui nous a éveillés, plus forte que si la montagne
avait brûlé, ou que si la lune était descendue pour rayonner sur le plateau,
sous nos yeux, puis ton aspect et ta façon de te détacher du sol, comme si tu
allais t'envoler. J'ai eu peur que Toi, dégoûté des iniquités d'Israël, tu ne
retournes aux Cieux, peut-être sur l'ordre du Très-Haut. Puis j'ai eu peur de
voir apparaître Moïse que les gens de son temps ne pouvaient regarder sans
voile tant resplendissait sur son visage le reflet de Dieu, et c'était un
homme, et maintenant c'est un esprit bienheureux et enflammé de Dieu, et
Élie... Miséricorde divine ! "Marie,
la Sans Tache, ne pouvait avoir peur de Dieu. Ève n'en eut pas peur tant
qu'elle fut innocente. Et il y avait Moi. Moi, le Père et l'Esprit, Nous, qui
sommes au Ciel, sur la terre et en tout lieu, et qui avions notre Tabernacle
dans le cœur de Marie" dit doucement Jésus. "Quelle
chose ! Quelle chose !... Mais après tu as parlé de mort... Et
toute joie est finie... Mais pourquoi justement à nous trois tout cela ?
Ce n'était pas bien de la donner à tous cette vision de ta
gloire ?" "C'est
justement parce que vous vous évanouissez en entendant parler de la mort, et
mort par supplice, du Fils de l'homme, que l'Homme-Dieu a voulu vous
fortifier pour cette heure et pour toujours, par la connaissance anticipée de
ce que je serai après la Mort. Rappelez-vous tout cela pour le dire en son
temps... Avez-vous compris ?" "Oh!
oui, Seigneur. Il n'est pas possible d'oublier, et ce serait inutile de le
raconter. Ils diraient que nous sommes "ivres"." Ils
reprennent leur marche vers la vallée mais, arrivés à un certain endroit,
Jésus tourne par un sentier rapide en direction d'Endor, c'est-à-dire du côté
opposé à celui où il a quitté les disciples. "Nous
ne les trouverons pas" dit Jacques. "Le soleil commence à descendre.
Ils seront en train de se rassembler en t'attendant à l'endroit où tu les as
quittés." "Viens
et n'aie pas de sottes pensées." 255> En effet, au moment où le maquis fait place
à une prairie qui descend en pente douce pour arriver à la grand-route, ils
voient la masse des disciples accrue de voyageurs curieux, de scribes venus
de je ne sais où, qui s'agitent au pied de la montagne. "Hélas !
Des scribes !... Et ils discutent déjà !" dit Pierre en les
montrant du doigt. Et il descend les derniers mètres à contrecœur. Mais
ceux qui sont en bas les ont vus et se les montrent, et puis se mettent à
courir vers Jésus en criant : "Comment donc, Maître, de ce
côté ? Nous allions venir à l'endroit convenu, mais les scribes nous ont
retenus par des discussions, et un père angoissé par des supplications." "De
quoi discutiez-vous ?" "Pour
un possédé. Les scribes se sont moqués de nous parce que nous n'avons pas pu
le délivrer. Judas de Kériot a essayé
encore, c'était pour lui un point d'honneur, mais inutilement. Alors nous
leur avons dit : "Mettez-vous y vous". Ils ont répondu:
"Nous ne sommes pas des exorcistes". Par hasard il est passé des
gens qui venaient de Caslot-Thabor, parmi lesquels
se trouvaient deux exorcistes. Mais aucun résultat. Voici le père qui vient
te prier. Écoute-le." En effet
un homme s'avance en suppliant et il s'agenouille devant Jésus qui est resté
sur le pré en pente, de sorte qu'il est au- dessus du chemin au moins de
trois mètres et qu 'iI est bien visible pour tous,
par conséquent.
Jésus
flamboie de puissance pendant qu'il crie : "O génération perverse,
ô foule satanique, légion rebelle, peuple d'Enfer incrédule et cruel, jusqu'à
quand devrai-je rester à ton contact ? Jusqu'à quand devrai-je te
supporter ?" Il est imposant si bien qu'il se fait un silence
absolu et que cessent les railleries des scribes. Jésus
dit au père : "Lève-toi et amène-moi ton fils." L'homme s'en
va et revient avec d'autres hommes, au milieu desquels se trouve un garçon
d'environ douze-quatorze ans. 256> Un bel
enfant, mais au regard un peu hébété comme s'il était abasourdi. Sur le front
rougit une longue blessure et plus bas se trouve la trace blanche d'une
cicatrice ancienne. Dès qu'il voit Jésus qui le fixe de ses yeux magnétiques,
il pousse un cri rauque et il est pris par des contorsions convulsives de
tout le corps, alors qu'il tombe à terre en écumant et en roulant les yeux,
de sorte que l'on voit seulement le blanc des yeux, alors qu'il se roule par
terre dans la convulsion caractéristique de l'épilepsie. Jésus
s'avance de quelques pas pour être près de lui, et il dit : "Depuis
quand cela arrive-t-il ? Parle fort pour que tout le monde
entende." L'homme,
en criant, pendant que le cercle de la foule se resserre et que les scribes
se placent plus haut que Jésus pour dominer la scène, dit : "Depuis
son enfance, je te l'ai dit : souvent il tombe dans le feu, dans l'eau,
en bas des escaliers et des arbres, parce que l'esprit l'assaille à
l'improviste et le flanque ainsi pour en venir à bout. Il est tout couvert de
cicatrices et de brûlures. C'est beaucoup s'il n'est pas resté aveugle par
les flammes du foyer. Aucun médecin, aucun exorciste n'a pu le guérir, ni non
plus tes disciples. Mais Toi, si comme je le crois fermement, tu peux quelque
chose, aie pitié de nous et secours-nous."
"Oh!
Seigneur, si je crois! Mais si encore ma foi n'est pas suffisante, augmente
ma foi, Toi, pour qu'elle soit complète et obtienne le miracle" dit
l'homme en pleurant, agenouillé près de son fils plus que jamais en
convulsions. Jésus se
redresse, recule deux pas, et pendant que la foule resserre plus que jamais
le cercle, il crie à haute voix : "Esprit maudit qui rends l'enfant
sourd et muet et le tourmentes, je te le commande : sors de lui, et n'y
rentre jamais plus !" L'enfant,
tout en restant couché sur le sol, fait des sauts effrayants, s'arc-boutant
et poussant des cris inhumains, puis, après un dernier sursaut par lequel il
se retourne à plat ventre en se frappant le front et la bouche contre une
pierre qui dépasse de l'herbe et qui se rougit de sang, il reste immobile. "Il
est mort !" crient plusieurs. "Pauvre
enfant !" "Pauvre
père !" disent, en les plaignant, les meilleurs. 257> Et les scribes railleurs : "Il
t'a bien servi le Nazaréen !", ou bien : "Maître, comment
se fait-il ? Cette fois Belzébuth te fait faire piètre figure..."
et ils rient haineusement. Jésus ne répond à personne, pas même au père qui a
retourné son fils et lui essuie le sang de son front et de ses lèvres
blessés, en gémissant et en appelant Jésus. Mais le Maître se penche et il
prend l'enfant par la main. Et celui-ci ouvre les yeux en poussant un soupir,
comme s'il s'éveillait d'un rêve, il s'assied et sourit. Jésus l'attire à
Lui, le fait mettre debout, et le remet au père, pendant que la foule crie
enthousiasmée et que les scribes s'enfuient, poursuivis par les railleries de
la foule... "Et
maintenant allons" dit Jésus à ses disciples. Et après avoir congédié la
foule, il contourne la montagne en se dirigeant vers la route déjà faite le
matin. Jésus
dit : "Je t'ai préparé à méditer ma Gloire. Demain (fête de la
Transfiguration) l'Église la célèbre. Mais je veux que mon petit Jean la voie
dans sa vérité pour la mieux comprendre. Je ne te choisis pas seulement pour
connaître les tristesses de ton Maître et ses douleurs. Celui qui sait
rester avec Moi dans la douleur doit prendre part avec Moi à ma joie. Je veux
que toi, devant ton Jésus qui se montre à toi, tu aies les mêmes sentiments
d'humilité et de repentir que mes apôtres. Jamais
d'orgueil. Tu serais punie en me perdant. Un
continuel souvenir de ce que je suis Moi, et de ce que tu es, toi. Une
continuelle pensée de tes manquements et de ma perfection pour avoir un cœur
lavé parla contrition. Mais, en même temps, aussi une si grande confiance en Moi. J'ai dit : "Ne
craignez pas. Levez-vous. Allons. Allons parmi les hommes car je suis venu
pour rester avec eux. Soyez saints, forts et fidèles en souvenir de cette
heure". Je le dis aussi à toi et à tous mes préférés parmi les hommes, à
ceux qui me possèdent d'une manière spéciale. Ne
craignez rien de Moi. Je me montre pour vous élever non pour vous réduire
en cendres. Levez-vous : que la joie du don vous donne la vigueur
et ne vous engourdisse pas dans la jouissance du quiétisme en vous croyant
déjà sauvés parce que je vous ai montré le Ciel. Allons ensemble parmi
les hommes. Je vous ai invités à des œuvres surhumaines par des visions
surhumaines et des instructions, pour que vous puissiez m'aider davantage. Je
vous associe à mon œuvre. Mais moi, je n'ai pas connu et je ne connais pas de
repos. Car le Mal ne se repose jamais et le Bien doit être toujours
actif pour annuler le plus possible le travail de l'Ennemi. Nous nous
reposerons quand le Temps sera accompli. Maintenant il faut marcher
inlassablement, travailler continuellement, se consumer sans se lasser pour
la moisson de Dieu. Que mon contact continuel vous sanctifie, que mes
instructions continuelles vous fortifient, que mon amour de prédilection vous
rende fidèles contre toute embûche. Reconnaissez,
vous qui êtes les "voix" de votre Jésus, du Roi des rois, du Fidèle
et du Véridique qui juge et combat avec justice et sera le Vainqueur de la
Bête et de ses serviteurs et prophètes, reconnaissez votre Bien et
suivez-le toujours, Que nulle
apparence trompeuse ne vous séduise et que nulle persécution ne vous abatte,
Que votre "voix" dise mes paroles, Que votre vie soit pour cette
œuvre. Et si vous avez sur la terre le même sort que le Christ, que son
Précurseur et qu'Élie, sort sanglant ou sort tourmenté par des
tortures morales, souriez à votre sort à venir et assuré qui vous sera
commun avec celui du Christ, de son Précurseur et de son prophète. |
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Égal dans
le travail, dans la douleur, dans la gloire. Ici-bas Moi, Maître et Exemple.
Là-haut, Moi Récompense et Roi. Me posséder sera votre béatitude. Ce sera
oublier la douleur. Ce sera ce que toute révélation est encore insuffisante à
vous faire comprendre car la joie de la vie future est trop au-dessus des
possibilités imaginatives de la créature encore unie à la chair." |
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