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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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lundi 13 août 29 (14 Eloul) environs du lac de Méron
- Jésus n'est que de passage 36 - Le danger des brigands 37 - Comptes rendus des disciples 37 - Anne aimerait servir davantage
38 - Le couple se chargera d'une
veuve et de ses enfants 38 - Il gardera aussi Margziam 39 - Qui rejoindra plus tard Jésus à
Jérusalem 40 - Jésus promet de parler avant de partir 40 |
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Sommaire
du Tome 7 7.159. |
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36> Ils arrivent tout échauffés, bien qu'ils aient marché à travers
les vergers touffus dont les branches ploient sous le poids des fruits mûrs.
Des vignes nombreuses et magnifiques, arrive l'odeur caractéristique du raisin
quand les grappes sont déjà mûres et que les feuilles commencent à se flétrir
à l'automne. On voit arriver
d'abord deux paysans qui reviennent des vergers, chargés de paniers de pommes
superbes et ils préviennent un serviteur qui fait la commission. Pendant ce
temps les deux paysans saluent Jésus et annoncent que
"de nombreux disciples se sont arrêtés dans la maison venant des
montagnes de la Gaulanitide et de l'Iturée, et se
dirigeant vers Jérusalem" et que "leurs maîtres ont décidé d'aller
avec eux aux Tabernacles par la Décapole et la Pérée." 37> Mais ils n'ont pas fini de donner les nouvelles que déjà les
maîtres, précédés et suivis de nombreux disciples, accourent hors de la
maison à la rencontre du Maître. Parmi les disciples
il y a presque tous ceux qui étaient bergers à Bethléem et
avec eux il y en a d'autres, comme le premier lépreux guéri et l'estropié
miraculé, son ami et d'autres encore, c'est-à-dire ceux de l'au-delà du
Jourdain, moins Timon. Je ne vois pas Isaac, ni Étienne, ni Hermas, ni Hermastée, ni Joseph
d'Emmaüs, ni non plus Abel de Bethléem, ni Nicolaï
d'Antioche, ni Jean d'Ephèse.
À eux se mêlent serviteurs et paysans parmi lesquels l'enfant guéri de la
paralysie à l'autre vendange et sa mère. [1] "La paix soit
avec vous tous et à cette maison" dit Jésus en levant la main pour
bénir. "Entre, Maître,
et repose-toi sous notre toit. La saison est encore chaude pour marcher à ces
heures, mais nous allons te donner de quoi te restaurer, et les pièces sont
fraîches pour la nuit." "Je ne vais
rester ici que quelques heures. Ce soir, je vais partir. Il y a peu de temps
avant les Tabernacles [2] et je dois aller dans plusieurs endroits." Les maîtres sont
déçus, mais n'insistent pas. Ils disent seulement : "Nous espérions
que tu nous attendrais. Demain c'est la vendange et la récolte des fruits est
déjà commencée. Et après le foulage du raisin, nous serions tous partis avec
tes disciples qui sont là. Nous sommes âgés, et les routes sont peu sûres
depuis que des bandes de voleurs sont venus, nous ne savons pas d'où,
infester cette rive du Jourdain. Ils se cachent dans les montagnes de Rabbath Ammon et de
Galaad, le long de la vallée du Jaboc, et ils
tombent sur les caravanes. Les légionnaires de Rome leur donnent la chasse...
Mais... sont-elles bonnes les rencontres avec eux ? Nous préférons être
avec eux. Ce sont tes disciples et Dieu les protège certainement. : Jésus a un fin
sourire, mais il ne dit rien à ce sujet. Il entre dans la maison et apprécie
les rafraîchissements que les hôtes offrent aux membres et aux gorges
desséchées, et ensuite il écoute les disciples qui racontent le travail
qu'ils ont fait sur les montagnes : "Mais avec peu de fruit,
Maître. Peu, même à Césarée de
Philippe, où pourtant nous n'avons pas
été molestés. Mais nous y retournerons avec Toi. Et alors !" Jésus les regarde, ne
les déçoit pas et répond : "En persévérant, vous les convertirez
certainement. Dieu aide toujours ses serviteurs." 38> Et puis Jésus les quitte pour rejoindre la maîtresse de maison
qui prépare personnellement les tables et il l'invite à sortir avec Lui parce
qu'il doit lui parler. La bonne petite vieille ne se le fait pas dire deux
fois et, pour ne pas aller à la chaleur, au dehors, elle conduit Jésus dans
une longue pièce, fraîche, au nord. "Anne, tu dis
toujours que tu voudrais me servir de toutes manières..." "Oui, mon
Seigneur, Jude et moi. Mais tu ne recours jamais à nous. C'est grande fête
maintenant pour nous parce que tes disciples sont un peu de Toi, et les avoir
dans la maison nous semble te servir."
"Oh !
Seigneur, permets-moi d'appeler mon Jude. Ta parole est si sainte !..." "Appelle ton
Jude" consent en souriant Jésus. Et la femme sort pour revenir avec son
mari, auquel elle est en train de répéter les paroles du Maître. "Nous, crois-le,
nous le ferions volontiers. Mais nous sommes à l'écart de la route et,
certainement à cause de cela, tes disciples viennent peu ici" dit le
vieillard et on sent son regret d'être ainsi laissé de côté. "Je leur dirai
de venir souvent. Et, en attendant, je vous demande une grâce..." "Toi ? Mais
c'est une grâce pour nous de te servir ! Commande, Seigneur. Nous sommes
âgés et nous ne pouvons te suivre comme beaucoup le font, mais nous avons le
désir de te servir. Que veux-tu ? Quand bien même ce serait ces vignes
et cette maison, si chères parce qu'elles viennent de mon père et parce que c'est
ici que sont nés nos enfants, dis-nous si cela t'agrée, si tu les veux nous
te les donnons, promets-nous seulement la miséricorde divine sur nos
esprits." "Ne doutez pas
qu'elle puisse vous manquer, mais je ne vous demande pas un si grand
sacrifice. Écoutez. Je vais en Judée, et l'hiver arrive. 39> À Corozaïn, il y a une veuve avec de nombreux enfants, et
l'aîné est un peu plus qu'enfant. Son père était menuisier..." "Ah ! Le
menuisier ! oh ! tout le monde a parlé de ce que tu as fait... [4] Mais Corozaïn ne s'est pas convertie, bien que plus que ta
parole ce que tu as fait aurait dû l'obtenir. La mère a travaillé au grain...
Mais elle a peu de santé... Nous savons, nous savons." "Eh bien, je ne
vous demande pas d'en faire des oisifs, mais de les aider. Vous trouverez
l'occasion de les occuper à ceci ou cela. Pensez à Joseph, et que la juste
rétribution soit complétée par votre affectueuse pitié." "Oh !
Maître ! Si peu ? Moi, je dirais, qu'en dis-tu, ma femme ?
Moi, je dirais de prendre les deux fillettes qui glaneront chez nous. La
maison est grande et toi, tu es vieille et vieilles sont Marie et Noémi... Pour les petites choses..." "C'est ce que
nous ferons, Jude, en souvenir de notre petite... De l'unique fille,
Seigneur... Elle a fleuri trois printemps... et puis... Tant les années
passées, mais la douleur est toujours là... Si tu avais été parmi nous elle
ne serait pas morte... Je ne l'aurais pas perdue... Une fille c'est toujours
un sourire..." La petite vieille est émue et le vieillard soupire. "Elle n'est pas
perdue... Elle vous attend... C'est un esprit innocent et vous soyez certains
de le retrouver. Il faut craindre davantage pour les fils qui sont adultes et
qui ne sont pas complètement sur les chemins du Seigneur..." "C'est
vrai ! C'est vrai !... Tu sais, Seigneur... Tu sais tout. Dans
cette maison si tranquille, il y a cette douleur... Maître, le sacrifice peut
obtenir grâce, parfois ?" "Non pas
parfois. Toujours." "Ah ! c'est
doux de t'entendre le dire. Va en paix, Maître. La veuve de Corozaïn sera aidée et tu les trouveras contents au
printemps, car si tu les recommandes pour l'hiver, c'est signe que tu ne
reviens pas avant le printemps." "Je ne reviens
pas... Je descends en Judée et je ne reviens pas." "Et il vient
aussi en Judée le petit disciple ?" "Oui, Margziam
vient en Judée..." "Long voyage,
Maître. Il est très hâve..." "Il a perdu son
dernier parent. Vous connaissez son histoire... et cette nouvelle douleur l'a
affaibli." 40> "C'est aussi
l'âge et la croissance... Mais nous savons... et nous savons aussi le bien
qu'il fait. Un petit maître, vraiment un petit maître... Son parent
était dans la plaine d'Esdrelon, n'est-ce
pas ? Et il est mort là ? Et lui a beaucoup souffert en cet
endroit ?" "Oui, femme.
Pourquoi le demandes-tu ?" "Parce que...
Maître, je ne devrais pas le dire à Toi qui es Maître, mais moi, je suis
femme et mère, et j'ai pleuré... Je te dis: pourquoi veux-tu l'emmener vers
ces lieux ? Laisse-le-moi jusqu'à Jérusalem... Il me semblera descendre
encore à la Cité sainte avec nos jeunes enfants... et lui ne se fatiguera pas
et ne souffrira pas davantage. Les autres disciples viennent aussi..." Jésus réfléchit. Il
objecte : "Margziam est heureux d'être avec Moi, et Moi avec
lui." "Oui, mais si tu
le lui dis, il obéira avec plaisir. Ce ne seront que quelques jours de
séparation. Qu'est-ce qu'un peu plus de deux semaines pour qui est si jeune?
Il a le temps de jouir de Toi..." Jésus la regarde,
regarde son mari. Tous les deux ignorent qu'il n'est pas long le temps qui
reste pour jouir du Sauveur. Mais il ne dit rien. Il ouvre les bras comme
pour dire: "Qu'il soit comme vous voulez" et il dit seulement:
"Alors, appelez Margziam et Simon." Le vieil homme sort
et revient avec les deux. Simon a le regard inquisiteur. Il semble soupçonner
je ne sais quoi. Mais quand il entend le motif, il se calme et dit: "Que
Dieu vous récompense! Le fils est très fatigué et, à dire vrai, il me
paraissait imprudent de le faire tant marcher..." "Mais je venais
volontiers ! J'étais avec le Maître, et si le Maître m'emmenait avec
Lui, c'était signe que je pouvais aller... Lui fait tout très bien..."
et il y a presque des larmes dans la voix de Margziam. "C'est vrai,
Margziam. Mais aussi il faut être condescendant. Ce sont deux bons amis, pour
Moi, et pour tous mes amis. Pour Moi, je consens à leur désir et toi..." "Comme tu veux,
mon Maître. Mais à Jérusalem, pourtant..." "À Jérusalem, tu
viens avec Moi" promet Jésus. Et le brave Margziam ne réplique rien. Ils sortent de la
pièce, et Jésus va trouver les disciples qui sont heureux ce cette rencontre
inespérée. Le vieux maître
tourne autour du groupe. Jésus le remarque et l'interroge. "Voilà, je
voudrais ta parole. Tu es fatigué, je le vois. Mais avant le repas qui
précède le repos, parce que tu vas te reposer au moins jusqu'au soir, ne
diras-tu rien ?" 41> "Je parlerai avant de partir. Ainsi même les serviteurs
de la maison et ceux des champs pourront m'entendre. Maintenant ta femme nous
appelle, tu le vois ?..." Et Jésus se
lève pour entrer dans la pièce où on a préparé les tables pour les hôtes
bénis. |
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