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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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Étienne élève de Gamaliel, disciple, diacre et premier martyr Présentation
générale - Caractère
et aspect - Parcours
apostolique - Son
nom - Où
en parle-t-on dans l'œuvre ? - En
savoir plus
: La
narration du martyre dans les Actes de Apôtres
- Ce
qu'en dit Marie d'Agréda |
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Jeune élève aimé de Gamaliel, ce qui explique la qualité de sa dialectique et de sa rhétorique (Actes 6,8-10) . Il suivra rapidement Jésus, sera l'un des 72 disciples. Devenu l'un des premiers diacres de l'Église naissante, il en sera le premier martyr. Les lapidateurs mettront leurs vêtements au pied du futur Paul (récit ci-dessous et 10.30). Son corps est abandonné sous le tas de pierres (probablement dans un quartier nord de Jérusalem). La Vierge Marie et quelques apôtres viendront, la nuit, chercher le corps d'Étienne pour lui donner un sépulture, décente mais inconnue, entre Béthanie et Jéricho (10.32) Caractère
et aspect "un homme jeune, d'environ vingt-cinq ans, brun, robuste, au regard intelligent et dont l'aspect est moins plébéien que la majorité des gens présents". (3.26 - p.116). "Ton visage aussi est limpide. Tu es un de ceux qui restent tout petits..." - "Et qu'y a-t-il sur mon visage, Seigneur ?" - "Charité, foi, pureté, générosité, sagesse; et tout cela c'est Dieu qui te l'a donné et tu l'as cultivé et tu le feras davantage. Enfin, d'après ton nom, tu as la couronne d'or pur et avec une grande gemme qui resplendit sur ton front. Sur l'or et les pierres sont gravés deux mots : "Prédestination" et "Prémices". Sois digne de ton sort, Étienne. Va en paix avec ma bénédiction." (5.44) Parcours
apostolique Témoin de l'Ascension où il est appelé dans les proches : "Toi, Étienne, fleur couronnée de justice qui as quitté l’imparfait pour le parfait et qui seras couronné d’un diadème que tu ne connais pas encore mais que t’annonceront les anges" (10.23) Il rencontre Jésus dès le début de la deuxième année de vie publique. Avec son compagnon Hermas, élève de Gamaliel comme lui, il se décide à suivre Jésus et fait partie désormais du groupe des soixante-douze (4.142) Son
nom Étienne signifie "couronne" en grec. Où
en parle-t-on dans l'œuvre ?
En
savoir plus sur ce personnage
Son martyre, le premier, est relaté par Maria Valtorta (10.30) dans la suite du passage suivant des Actes des Apôtres (de 6,9 jusqu'à 7.58) :
Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, se saisirent d’Étienne à l’improviste et le conduisirent au Sanhédrin. Là ils produisirent de faux témoins: "L’homme que voici, disaient-ils, tient sans arrêt des propos hostiles au Lieu saint et à la Loi; de fait, nous lui avons entendu dire que ce Jésus le Nazôréen détruirait ce Lieu et changerait les règles que Moïse nous a transmises." Tous ceux qui siégeaient au Sanhédrin avaient les yeux fixés sur lui, et ils virent son visage comme le visage d’un ange. Le Grand Prêtre lui demanda: "Cela est-il exact ?" Étienne épondit: "Frères et pères, écoutez. Le Dieu de gloire est apparu à notre père Abraham quand il était en Mésopotamie, avant d’habiter à Charan. Et il lui a dit: Quitte ton pays et ta famille et va dans le pays que je te montrerai. Abraham quitta alors le pays des Chaldéens pour habiter à Charan. De là, après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays que vous habitez maintenant. Il ne lui donna aucune propriété dans ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais il promit de lui en donner la possession ainsi qu’à sa descendance après lui, bien qu’Abraham n’eût pas d’enfant. Et Dieu parla ainsi: Sa descendance séjournera en terre étrangère, on la réduira en esclavage et on la maltraitera pendant quatre cents ans. Mais la nation dont ils auront été les esclaves, je la jugerai, moi, dit Dieu, et après cela ils sortiront et me rendront un culte en ce lieu. Il lui donna l’alliance de la circoncision et c’est ainsi qu’ayant engendré Isaac, Abraham le circoncit le huitième jour. Isaac fit de même pour Jacob, et Jacob pour les douze patriarches. Jaloux de Joseph, les patriarches le vendirent pour être mené en Égypte. Mais Dieu était avec lui; il le tira de toutes ses détresses et lui donna grâce et sagesse devant le Pharaon, le roi d’Égypte, qui l’établit gouverneur sur l’Égypte et sur toute sa maison. Or il survint une famine dans toute l’Égypte et en Canaan; la détresse était grande, et nos pères n’arrivaient plus à se ravitailler. Ayant appris qu’il y avait des vivres en Égypte, Jacob y envoya nos pères une première fois; la deuxième fois, Joseph se fit reconnaître par ses frères, et son origine fut révélée au Pharaon. Joseph envoya alors chercher Jacob son père et toute sa parenté, en tout soixante-quinze personnes. Jacob descendit donc en Égypte, et il y mourut ainsi que nos pères. On les transporta à Sichem et on les déposa dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté à prix d’argent aux fils d’Emmor, père de Sichem. Comme approchait le temps où devait s’accomplir la promesse solennelle que Dieu avait faite à Abraham, le peuple s’accrut et se multiplia en Égypte, jusqu’à l’avènement d’un autre roi d’Égypte, qui n’avait pas connu Joseph. Perfidement, ce roi s’en prit à notre race: sa malveillance envers les pères alla jusqu’à leur faire exposer leurs nouveau-nés pour les empêcher de vivre. C’est en ce temps-là que naquit Moïse; il était beau aux yeux de Dieu. Pendant trois mois, il fut élevé dans la maison de son père et, lorsqu’il fut exposé, la fille du Pharaon le recueillit et l’éleva comme son propre fils. Moïse fut initié à toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en ses paroles et en ses actions. Quand il eut quarante ans accomplis, l’idée lui vint de se rendre parmi ses frères, les Israélites. Voyant l’un d’eux mis à mal, il en prit la défense et, pour venger ce frère maltraité, il frappa l’Égyptien. Il pensait faire comprendre à ses frères que Dieu, par sa main, leur apportait le salut; mais ils ne le comprirent pas. Le jour suivant, on le vit intervenir dans une rixe pour essayer de réconcilier les adversaires: Amis, leur dit-il, vous êtes frères, pourquoi vous malmener ? Mais celui qui maltraitait son compagnon repoussa Moïse en ces termes : Qui t’a établi chef et juge sur nous? Veux-tu me tuer comme tu as tué hier l’Égyptien? A ces mots, Moïse s’enfuit et se réfugia à l’étranger dans le pays de Madiân, où il eut deux fils. Au bout de quarante ans, un ange lui apparut au désert du mont Sinaï, dans la flamme d’un buisson en feu. Moïse, étonné par cette vision, voulut s’approcher pour regarder; la voix du Seigneur se fit entendre : Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Tout tremblant, Moïse n’osait plus regarder. Alors le Seigneur lui dit: Ote les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte. Oui, j’ai vu la misère de mon peuple en Égypte et j’ai entendu son gémissement; je suis descendu pour le délivrer. Et maintenant, va, je veux t’envoyer en Égypte. Ce Moïse qu’ils avaient rejeté par ces mots: Qui t’a établi chef et juge ?, c’est lui que Dieu a envoyé comme chef et libérateur, par l’entremise de l’ange qui lui était apparu dans le buisson. C’est lui qui les a fait sortir d’Égypte en opérant des prodiges et des signes au pays d’Égypte, à la mer Rouge et au désert pendant quarante ans. C’est lui, Moïse, qui a dit aux Israélites: Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi. C’est lui qui, lors de l’assemblée au désert, se tenait entre nos pères et l’ange qui lui parlait sur le mont Sinaï; c’est lui qui reçut des paroles de vie pour nous les donner. Mais nos pères ne voulurent pas lui obéir; ils le repoussèrent et retournèrent par la pensée en Égypte. Ils dirent en effet à Aaron : Fais-nous des dieux qui marchent à notre tête; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons pas ce qu’il est devenu. Ils façonnèrent un veau en ces jours-là, offrirent un sacrifice à cette idole et célébrèrent joyeusement l’oeuvre de leurs mains. En retour, Dieu les livra au culte de l’armée du ciel, comme il est écrit dans le livre des prophètes: M’avez-vous offert victimes et sacrifices pendant quarante ans au désert, maison d’Israël ? Vous avez porté la tente de Moloch et l’astre de votre dieu Rephân, ces images que vous avez faites pour les adorer. Aussi vous déporterai-je au-delà de Babylone. Nos pères au désert avaient la tente du témoignage: celui qui parlait à Moïse lui avait prescrit de la faire selon le modèle qu’il avait vu. Nos pères, l’ayant reçue, l’introduisirent, sous la conduite de Josué, dans le pays conquis sur les nations que Dieu chassa devant eux; elle y fut jusqu’aux jours de David. Celui-ci trouva grâce devant Dieu et demanda la faveur de disposer d’une résidence pour le Dieu de Jacob. Mais ce fut Salomon qui lui bâtit une maison. Et pourtant le Très-Haut n’habite pas des demeures construites par la main des hommes. Comme dit le prophète : Le ciel est mon trône et la terre un escabeau sous mes pieds. Quelle maison allez-vous me bâtir, dit le Seigneur, et quel sera le lieu de mon repos ? N’est-ce pas ma main qui a créé toutes ces choses? Hommes à la nuque raide, incirconcis de coeur et d’oreilles, toujours vous résistez à l’Esprit Saint; vous êtes bien comme vos pères. Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là même que maintenant vous avez trahi et assassiné. Vous aviez reçu la Loi promulguée par des anges, et vous ne l’avez pas observée." Ces paroles les exaspérèrent et ils grinçaient des dents contre Étienne". Suite du récit en 10.30
Saint Étienne mourut neuf mois après la Passion et la mort de notre Sauveur Jésus-Christ, le vingt-six décembre, le même jour que la sainte Église célèbre son martyre, et ce jour-là il achevait la trente-quatrième année de son âge : c'était aussi la trente-quatrième année de la naissance du Sauveur, et il s'était même déjà passé un jour de l'an trente-cinq. De sorte que saint Étienne naquit aussi le jour qui vient après celui de la naissance de notre Sauveur; il n'était plus âgé que des neuf mois qui s'écoulèrent depuis la mort de Jésus-Christ jusqu'à la sienne, et le jour de son martyre répondit à celui de sa naissance; tout cela m'a été déclaré. La prière de la très-pure Marie et celle de saint Étienne méritèrent la conversion de Saul, comme nous le verrons plus loin. Et afin que cette conversion fût plus glorieuse, le Seigneur permit que dès ce jour-là le même Saul entreprit de persécuter l'Église et de la détruire, en se signalant entre tous les Juifs dans la persécution qui s'éleva après la mort de saint Étienne, par la haine qu'ils avaient contre les nouveaux fidèles, comme je le dirai dans le chapitre suivant. Les disciples prirent le corps de l'illustre martyr (Actes 8,2), et lui donnèrent la sépulture, pleurant et gémissant de ce qu'ils étaient privés d'un homme si sage et si zélé pour la loi de grâce. J'ai un peu étendu mon récit, parce que j'ai connu la grande sainteté de ce premier martyr, et parce que c'était un fervent dévot de la bienheureuse Vierge, qui l'a couvert de son côté d'une protection toute spéciale. (La Cité mystique de Dieu - Livre 7, Chapitre 11, § 198, pages 20 et 21) |
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