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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
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- [Commentaires de Jésus : La quatrième
douleur de Marie 10 - Ordre des visions 11 - Différence de style 11 - Vérité historique 11 - Ordre des visions 11 - Résignation dans les épreuves 11 - Hostilité des parents de Marie 11 - Douleur de la séparation 12 - Ceux appelés à une destinée héroïque 13 - Le Notre Père de Jésus et de Marie 13 - Unissez votre prière à la mienne 14 - L'ingratitude humaine] 14 |
Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 2 2.2. |
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10> Paroles de Jésus :
11> Connaissant le désir du Père, je t'ai dit
hier soir que je hâterais la description de nos souffrances pour qu'on
les fasse connaître. Mais, comme tu le vois elles avaient déjà été mises en
lumière par celles de ma Mère. J'ai expliqué la fuite en Égypte avant la
Présentation parce qu'il fallait que je le fasse ce jour-là. J'en sais la
raison et tu la comprends et tu l'expliqueras au Père, de vive voix.
Je ne suivrai pas
dans les contemplations un ordre chronologique correspondant à celui des
Évangiles. Je prendrai les points que je trouverai plus utiles en un jour
déterminé pour toi ou pour d'autres, en suivant mon ordre
d'enseignement et de bonté.
Combien vous en
trouvez dans la vie ! Ce sont les épines de votre séjour terrestre, et
qui transpercent le cœur : je le sais. Mais à qui les accueille avec
résignation - attention, je ne dis pas : "à qui les désire et les
accueille avec joie", cela est déjà perfection; je dis : "avec
résignation" - elles se changent en roses éternellement épanouies. Mais,
ceux qui l'accueillent avec résignation sont peu nombreux. Comme des ânes
rétifs, vous regimbez et vous vous butez contre la volonté du Père quand
encore vous ne cherchez pas à le blesser avec des ruades et des morsures
spirituelles, c'est-à-dire en vous révoltant et en blasphémant contre Dieu. Ne dites pas :
"Je n'avais que ce bien, et Dieu me l'a enlevé. Mais moi, je n'avais que
cette affection, et Dieu me l'a arrachée". Marie aussi, femme aimable,
parfaitement affectueuse car dans la "Toute Grâce" même les formes
affectives et sensibles étaient parfaites, n'avait qu'un seul bien, un
seul amour sur la terre : son Fils. 12> Il ne lui restait que cette affection. Ses parents étaient
morts depuis longtemps et Joseph depuis quelques années. Il n'y avait que Moi
pour l'aimer et lui faire sentir qu'Elle n'était pas seule. Les parents, à
cause de Moi, ignorant mon origine divine, lui étaient un peu hostiles. Pour
eux, Elle était une maman qui ne sait pas s'imposer à son fils qui fait fi du
bon sens commun, qui refuse les projets de mariage qui auraient pu donner du
lustre à la famille et même une aide matérielle. Les parents, voix du sens
commun, du sens humain - vous l'appelez le bon sens, mais ce n'est que sens
humain, c'est-à-dire égoïsme - les parents auraient voulu des changements
pratiques dans ma vie. Au fond, c'était la peur d'avoir, un jour, des ennuis
à cause de Moi qui déjà osais exprimer des idées trop idéalistes, selon eux,
et qui pouvaient offusquer la Synagogue. L'histoire Hébraïque était pleine
d'enseignements sur le sort des Prophètes. Ce n'était pas une mission facile
que celle de prophète. Elle entraînait souvent la mort pour le prophète et
des ennuis pour sa parenté. Au fond, il y avait toujours la pensée de devoir,
un jour , prendre ma Mère en charge. Ils étaient donc
indisposés de voir qu'Elle ne me contrariait en rien et paraissait être en
continuelle adoration devant son Fils. Cette opposition devrait croître
ensuite au cours des trois années de mon ministère jusqu'au point d'arriver à
des reproches publics quand ils venaient me trouver au milieu de la foule et
rougissaient de ma manie, selon eux, de heurter les castes puissantes.
Reproches à mon adresse et à la sienne, pauvre Maman ! Marie savait l'humeur
des parents car tous n'étaient pas comme Jacques, Jude et Simon ni comme
leur mère, Marie de Cléophas
et Elle prévoyait ce que ces dispositions deviendraient. Elle savait quel
sort serait le sien au cours de ces trois années et de ce qui
l'attendait ensuite, et mon sort à moi; pourtant Elle ne regimba pas
comme vous faites. Elle pleura. Qui n'aurait pas pleuré à la séparation d'un
fils qui l'aimait comme je l'aimais, à la pensée des longs jours où je ne
serais plus là, dans sa maison solitaire, devant l'avenir d'un Fils destiné à
heurter la méchanceté de gens qui se sentaient coupables et que leur
culpabilité poussait à attaquer l'Innocent jusqu'à vouloir le tuer. 13>
Ils le trouvent les
missionnaires comme une flamme qui les réchauffe dans les pays où la neige
est maîtresse. Ils le trouvent comme une rosée là où règne un soleil brûlant.
Les larmes de Marie naissent de sa charité et jaillissent d'un cœur lilial.
Ils possèdent donc, de la Charité Virginale unie à l'Amour, le feu, et
de la Virginale Pureté, la fraîcheur parfumée qui ressemble à celle de l'eau
recueillie dans. le calice d'un lis après une nuit baignée de rosée. Elles le trouvent les
âmes consacrées dans ce désert qu'est la vie monastique bien
comprise : désert parce qu'il n'y a de vivant que l'union avec Dieu et
que toute autre affection s'évanouit en devenant uniquement charité
surnaturelle: pour les parents, les amis, les supérieurs, les inférieurs. Ils trouvent ce divin
mélange ceux qui sont consacrés à Dieu au milieu du monde, qui ne les
comprend ni ne les aime, désert aussi pour ceux-là où ils vivent comme s'ils
étaient seuls tant ils sont incompris et ridiculisés à cause de l'amour
qu'ils me portent. Elles le trouvent,
mes chères victimes parce que Marie est la première qui fut victime pour
l'amour de Jésus et celles qui la suivent. Elle donne de sa main de Mère et
de Médecin ses larmes qui fortifient et enivrent pour un plus grand
sacrifice. Larmes saintes de ma Mère !
14> Le premier
"Pater noster" a été dit dans le jardin de Nazareth; pour consoler la peine de Marie, pour offrir nos volontés à
l'Éternel à un moment où commençait pour ces volontés la période d'un
renoncement toujours croissant qui eut son sommet pour moi dans le Renoncement
à la vie et pour Marie dans la mort d'un fils. Nous n'avions rien
à nous faire pardonner par le Père, cependant, nous les "Sans
Faute" nous avons demandé le pardon du Père pour être pardonnés, absous
ne fût-ce que d'un soupir à l'encontre de la dignité de notre mission. Pour
vous apprendre que plus on est en grâce avec Dieu et plus la mission est
bénie et fructueuse. Pour vous enseigner le respect de Dieu et l'humilité. En
présence du Dieu Père, même nos deux perfections d'Homme et de Femme se sont
senties comme un néant et ont demandé pardon comme elles ont demandé
le " pain quotidien ". Quel était notre pain ?
Oh ! pas celui que pétrissait les mains pures de Marie et cuit au petit
four pour lequel tant de fois j'avais lié des fagots et des bourrées.
Celui-là aussi est nécessaire tant qu'on est sur terre. Mais "notre"
pain quotidien c'était d'accomplir jour après jour notre tâche de mission.
Que Dieu nous le donne chaque jour parce que l'accomplissement de la mission
que Dieu nous donne est la joie de notre journée, n'est-ce pas, petit
Jean ? Ne dis-tu pas toi aussi, qu'il te paraît vide le jour, qu'il te
paraît inexistant, si la bonté du Seigneur te laisse un jour sans ta mission
de souffrance ? Marie prie avec
Jésus. C'est Jésus qui vous justifie, fils. C'est Moi qui rends acceptables
et profitables vos prières auprès du Père. Je l'ai dit : "Tout ce
que vous demanderez au Père en mon nom, Il vous l'accordera, et l'Église
valorise ses prières en disant : ‘Par Jésus Christ Notre Seigneur’. Quand vous priez,
unissez-vous toujours, toujours, toujours à Moi. Je prierai à haute voix pour
vous, couvrant votre voix d'hommes avec ma voix d'Homme-Dieu. Je mettrai
votre prière sur mes mains transpercées et l'élèverai vers le Père. Elle
deviendra hostie d'un prix infini. Ma voix fondue avec la vôtre montera comme
un baiser filial vers le Père et la pourpre de mes blessures rendra précieuse
votre prière. Soyez en Moi, si vous voulez avoir le Père en vous, avec vous,
pour vous. Tu as fini le récit
en disant: "Et pour nous..." et tu as voulu dire : "pour
nous qui sommes si ingrats à l'égard des Deux qui ont gravi le Calvaire pour
nous". Tu as bien fait de mettre ces mots. |
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15> Mets-les chaque fois que je ferai voir une de nos
souffrances. Qu'ils soient comme la cloche qui sonne et qui appelle à la
méditation et au repentir . C'est assez,
pour l'heure, Repose-toi. La paix soit avec toi." |
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