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"L'Évangile tel qu'il m'a été
révélé" |
aucun accent |
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mardi 15 décembre 26 (16 Tébeth)
- [Commentaire de Jésus :
Le miracle en Maria Valtorta] 15 - Le Jourdain près du désert de Juda 16 - Le Baptiste, fougueux orateur 17 - Rien ne distingue Jésus dans la foule 17 - Voici l'Agneau de Dieu 18 - Jean le baptise et le montre à la foule 19 |
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15> Paroles de Jésus : "Ce que tu as
écrit le 30 janvier pourrait donner occasion à ceux qui doutent, d'avancer
leurs ’’mais’’ et leurs ‘’si’’. C'est Moi qui vais répondre à ta place. Tu as
écrit : quand je vois ainsi, mes forces physiques et
particulièrement cardiaques subissent une grande dispersion. Il y aura
certainement des docteurs de l'impossible qui diront : C'est la preuve
que ce qui lui arrive est humain, parce que le surnaturel procure toujours
force et jamais faiblesse.
Je suis le Maître de
la vie et de la mort, de la santé et de la maladie. J'use de mes serviteurs à
mon gré, comme d'un joli fil qui serait un jouet entre mes mains. Le miracle,
en toi, un des miracles réside en ceci : Dans l'état physique où te
trouves, état qui se prolonge miraculeusement, c'est que tu puisses arriver à
cette béatitude sans en mourir, éprouvant ces transports alors que tu te
trouves dans un état de prostration qui pour d'autres empêcherait même les
pensées les plus rudimentaires. Le miracle réside dans cette vitalité qui
reflue en toi en ces heures comme elle a reflué dans les heures où tu as
écrit mes dictées ou celles des autres Esprits qui t'apportent leur céleste
parole. Le miracle réside dans cette réacquisition
subite de la force, après que la joie a consumé en toi ce reste de vitalité
qui te reste pour écrire. Mais cette vitalité, c'est Moi qui te la transfuse.
C'est comme du sang qui de Moi passe en tes veines épuisées, comme un flot
qui se déverse sur une rive et l'arrose. La rive reste arrosée tant que le
flot la baigne puis de nouveau reste aride jusqu'à un nouveau flot. C'est
comme une opération qui te vide de mon Sang jusqu'à une nouvelle transfusion. Toi, pour ton compte,
tu n'es qu'un rien. Tu es un pauvre être en agonie, qui travaille parce que
je le veux, pour ce que j'ai en vue. 16> Tu es une pauvre
créature qui ne vaut que par ton amour. Tu n'as pas d'autres mérites. Amour
et désir d'être pour d'autres, cause d'amour pour ton Dieu. C'est cela qui
justifie ton être et ma bienveillance de te conserver en vie alors que,
humainement parlant, depuis longtemps ton être aurait dû se désagréger dans
la mort. Le sentiment d'être redevenue une loque, comme tu dis, lorsque j'ai
cessé de te porter avec Moi dans les champs de la contemplation et de te
parler est pour toi et pour les autres la preuve que tout ce qui arrive,
arrive par mon unique vouloir. Si quelqu'un pense humainement qu'avec
le même vouloir et le même amour je pourrais te guérir et que ce serait la
meilleure manière de prouver mon amour et ma bienveillance, je réponds que
j'ai toujours conservé la vie à mes serviteurs, tant que j'ai jugé que leur
mission devait continuer, mais je ne leur ai jamais procuré une vie
humainement heureuse parce que mes missions se réalisent dans et par la
souffrance et que d'autre part mes serviteurs n'ont qu'un désir semblable au
mien: souffrir pour racheter. Il ne faut donc pas parler de dispersion des
forces, mais dire : Après que la bonté de Jésus fait disparaître mon
état d'infirmité pour ses intentions et pour ma joie, je reviens à ce que sa
bonté m'a accordé d'être : crucifiée par son amour et pour son amour. Et maintenant vas de
l'avant avec une obéissance pleine d'amour. À la même date le
3-2-44, au soir : Je vois une plaine
inhabitée et sans végétation. Il n'y a pas de champs cultivés, quelques rares
plantes formant çà et là des touffes, comme des familles de végétaux là où le
sol a un peu de profondeur et se trouve moins aride. Remarquez que ce terrain
aride et inculte est à ma droite alors que le Nord se trouve derrière moi [1],
et se prolonge pour moi dans la direction du Sud. À gauche, en
revanche, je vois un fleuve aux berges plutôt basses qui coule lentement lui
aussi du Nord au Sud. D'après le mouvement très lent de l'eau, je comprends
que son lit n'a pas une pente très forte et que ce fleuve coule dans une
sorte de dépression de la plaine. Le courant est à peine suffisant pour
empêcher la stagnation de l'eau et la formation d'un marécage. L'eau n'a pas
de profondeur: c'est un point où l'on aperçoit le fond. J'estime qu'il n'y a
pas plus d'un mètre de profondeur, un mètre et demi au maximum. Large comme
l'Arno vers S. Minato-Empoli :
je dirais vingt mètres. Mais je n'ai pas le coup d’œil et mes estimations
sont approximatives. Pourtant l'eau est d'un azur légèrement vert à proximité
des berges où l'humidité du sol entretient une bande verte touffue qui
réjouit l’œil fatigué de cette morne étendue de pierres et de sable qui
s'étend indéfiniment en avant. Cette voix intérieure
dont je vous ai expliqué que j'entends m'expliquer ce que je dois remarquer
et savoir, m'avertit que je vois la vallée du Jourdain. 17> Je l'appelle vallée, parce que c'est l'appellation habituelle
de la place où coule un fleuve, mais ici, il me paraît inexact de lui donner
ce nom parce que une vallée suppose des collines et dans le voisinage je n'en
vois pas trace, En résumé, je me trouve près du Jourdain, et l'espace désolé
que j'aperçois sur ma droite est le désert de Juda. Si parler de désert
est juste pour désigner ce lieu inhabité et sans trace du travail de l'homme,
il convient moins à l'idée que nous nous faisons du désert. Ici, pas de dunes
du désert comme nous le concevons, mais seulement une terre dénudée parsemée
de pierres et de débris, comme sont les terrains d'alluvion après une crue. Dans le lointain, des
collines. Et puis, près du Jourdain une grande paix, une ambiance spéciale
qui dépasse celle d'un paysage ordinaire, quelque chose qui rappelle ce qu'on
ressent sur les bords du lac Trasimène. C'est un lieu qui évoque des vols
angéliques et des voix célestes. Je ne sais pas bien exprimer ce que
j'éprouve, mais j'ai le sentiment de me trouver dans un lieu qui parle à
l'esprit.
Au milieu, debout sur
un rocher un homme que je reconnais du premier coup pour le Baptiste bien que ce soit la première fois que je le vois. Il parle à la
foule et je vous assure que sa prédication manque plutôt de douceur. Jésus a
appelé Jacques et Jean "les fils du tonnerre", mais alors quel nom
donner à ce fougueux orateur ? On pourrait pour Jean Baptiste parler de
coup de foudre, d'avalanche, de tremblement de terre, tant il est impétueux
et sévère dans son discours et ses gestes. Il parle de la venue
du Messie et exhorte les auditeurs à préparer leurs cœurs en les débarrassant
de ce qui les encombre et en redressant leurs pensées. Mais c'est un parler
frénétique et rude : Le Précurseur n'a pas la main légère de Jésus pour
soigner les blessures des cœurs. C'est un médecin qui les met à nu, fouille
et taille sans pitié. 18> Pendant que je
l'écoute - je ne rapporte pas ses paroles, parce que ce sont celles
des Évangélistes mais qui dévalent en un discours torrentiel - je vois
s'avancer le long d'un sentier le long de la bordure herbeuse et ombragée qui
côtoie le Jourdain, mon Jésus. Ce chemin de campagne, plutôt sentier que
chemin, semble dessiné par les caravanes et les voyageurs qui pendant des
années et des siècles l'ont parcouru pour arriver à un point où le fond du
lit se relève et permet de passer à gué. Le sentier continue sur l'autre rive
du fleuve et se perd dans la verdure de l'autre berge. Jésus est seul. Il
marche lentement et en avançant il arrive derrière Jean. Il avance sans
bruit, tout en écoutant la voix tonnante du Pénitent du désert, comme si
Jésus était aussi une des nombreuses personnes qui venaient vers Jean pour se
faire baptiser et se préparer à la purification pour la venue du Messie. Rien
ne distingue Jésus des autres gens. Il semble un homme du peuple pour son
vêtement, un seigneur pour la beauté de ses traits, mais aucun signe divin ne
le distingue de la foule. Cependant on dirait
que Jean sent une particulière émanation spirituelle. Il se retourne et
identifie tout de suite la source de cette émanation. Il descend vivement du
rocher qui lui servait de chaire et s'en, va d'un air dégagé vers Jésus qui
est arrêté à quelques mètres d'un groupe et s'appuie au tronc d'un arbre.
Jean, après avoir
fixé sur Lui son regard pénétrant, s'écrie : "Voici l'Agneau de
Dieu. Comment peut-il se faire que mon Seigneur vienne vers moi ?" [2] Jésus répond
tranquillement : "C'est pour accomplir le rite de pénitence." 19> "Jamais,
Seigneur. C'est moi qui dois venir à Toi pour être sanctifié, et c'est Toi
qui viens vers moi ?" Et Jésus, en lui
mettant une main sur la tête, parce que Jean s'était incliné devant Jésus,
lui répond : "Permets que tout se fasse comme je veux, pour que
s'accomplisse toute justice et que ton rite achemine les hommes vers un plus
haut mystère et qu'il leur soit annoncé que la Victime est dans ce
monde." Jean l'observe avec
un œil dont une larme adoucit le regard, et le précède vers la rive. Jésus
enlève son manteau et sa tunique, gardant une sorte de caleçon court et
descend dans l'eau où se trouve déjà Jean. Jean le baptise en Lui versant sur
la tête de l'eau du fleuve, avec une sorte de tasse suspendue à sa ceinture
et qui semble être une coquille ou une demi-calebasse séchée et vidée. Jésus est proprement
l'Agneau, Agneau dans la blancheur de sa chair, la modestie de ses traits, la
douceur de son regard. Pendant que Jésus remonte sur la rive, et
qu'après s'être vêtu; il se recueille en prière, Jean le montre à la foule et
témoigne de l'avoir reconnu au signe que l'Esprit de Dieu lui avait indiqué
et qui désignait infailliblement le Rédempteur. |
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Mais je suis polarisée par le spectacle de Jésus qui prie et je
ne vois plus que cette figure lumineuse qui se détache sur le fond vert de la
rive. |
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