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549> C'est une très sereine
journée d'hiver. Le soleil et le vent dans un ciel serein, uni, sans la
moindre trace de nuages. Le jour vient de se lever. Il y a encore une légère
couche de givre ou plutôt de rosée presque gelée qui fait l'effet d'une
poussière de diamant sur le sol et sur l'herbe.
Vers la maison arrivent trois hommes qui marchent d'un pas décidé, sachant où
ils doivent se rendre. Enfin ils aperçoivent Jean qui traverse la cour, chargé de brocs d'eau qu'il a
tirés du puits. Et ils l'appellent.
Jean se retourne, pose les brocs et dit : "Vous ici ? Soyez
les bienvenus ! Le Maître vous verra avec joie. Venez, venez avant
qu'arrive la foule. Maintenant beaucoup de monde vient ici ! ..."
Ce sont les trois bergers, disciples de Jean
Baptiste. Siméon, Jean et Mathias, ils suivent l'apôtre avec plaisir.
"Maître, voici trois amis. Regarde." dit Jean en entrant
dans la cuisine où flambe gaiement un grand feu de brindilles qui répand une
agréable odeur de bois et de laurier brûlé.
"Oh ! Paix à vous, mes amis. Comment ça se fait que vous venez me
voir ? Un malheur pour le Baptiste ?"
"Non, Maître. Nous sommes venus avec sa permission. Il te salue et te
dit de recommander à Dieu le lion poursuivi par les archers. Il ne se fait
pas d'illusions sur son sort, mais pour l'heure, il est libre. Et il est
heureux car il sait que tu as beaucoup de fidèles, même ceux qui tout d'abord
étaient les siens. Maître... nous aussi nous brûlons de l'être, mais... nous
ne voulons pas l'abandonner maintenant qu'il est poursuivi.
Comprends-nous..." dit Siméon.
"Bien sûr je vous bénis pour ce que vous faites. Le Baptiste mérite tout
respect et tout amour."
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550> "Oui. Tu dis bien.
Il est grand le Baptiste et toujours plus grand. Il rappelle l'agave qui,
près de mourir, sort un grand candélabre avec sa fleur à sept pétales qui
flamboient et répandent son parfum. Lui, c'est pareil. Et il dit
toujours : "Je voudrais seulement le voir une fois encore...".
Te voir. Nous avons recueilli ce cri de son âme, et sans lui en avoir parlé,
nous te l'apportons. Lui, c'est le "Pénitent",
"l’Abstinent". Et il fait encore le sacrifice du désir saint de te
voir et de t'entendre. Je suis Tobie, maintenant Mathias, mais je pense que
l'archange donné au jeune Tobie ne devait pas être différent de lui. Tout en
lui est sagesse."
"Il n'est pas dit que je ne le voie pas... Mais est-ce pour cela
seulement que vous êtes venus ? La marche est pénible en cette saison.
Aujourd'hui, il fait beau, mais ces trois jours passés, quelle pluie sur les
routes !"
"Pas pour cela seulement. Il y a quelques jours, Doras le pharisien est venu pour se purifier. Mais le
Baptiste lui a refusé le baptême en disant : "L'eau ne pénètre pas
avec une pareille croûte de péchés. Un seul peut te pardonner: le
Messie". Et lui alors a dit : "J'irai le trouver. Je veux guérir,
et je pense que ce mal vient de son maléfice". Alors le Baptiste l'a
chassé comme il aurait chassé Satan. Et lui, en s'en allant a rencontré Jean
qu'il connaissait depuis le temps où il allait voir Jonas qui lui était un
peu parent, et lui a dit : " J'y vais, tout le monde y va. Même
Mannanen y a été et jusqu'aux... (je dis les courtisanes, mais lui a dit un
nom plus dégoûtant) y vont. La Belle Eau est pleine de gens dans l'illusion.
Maintenant, s'il me guérit et m'enlève l'anathème des terres, creusées comme
par des machines de guerre par des armées de taupes, de vers et de
courtilières qui vident les graines et rongent les racines des arbres à fruit
et des vignes, car il n'y a pas moyen d'en venir à bout, je deviendrai pour
Lui un ami. Mais autrement... malheur à Lui !" Nous lui avons
répondu : "Et c'est avec ces sentiments que tu y vas ?"
Et lui a répondu : "Et qui a foi en ce satanisé ? Du reste,
comme il reçoit les courtisanes, il peut faire aussi alliance avec moi".
Nous avons voulu venir te le dire pour que tu puisses savoir à quoi t'en
tenir sur Doras."
"Tout est déjà fait."
"Déjà fait ? Ah ! c'est vrai ! Lui a
des chars et des chevaux, nous n'avons que nos jambes. Quand est-il
venu ? "
"Hier."
"Et, qu'est-il arrivé ? "
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551> "Voilà: si vous avez l'intention
de vous occuper de Doras, vous pouvez aller à sa maison de Jérusalem, et
participer au deuil. On est en train de le préparer pour le tombeau."
"Mort ?!!"
"Mort. Ici. Mais ne parlons pas de lui."
"Oui, Maître... Dis-nous seulement une chose. Est-ce vrai ce qu'il a dit
de Mannanen ?"
"Oui. Cela vous déplaît-il ?"
"Oh ! mais c'est notre joie ! Nous lui avons tant parlé de
Toi, à lui, à Machéronte !
Et que veut un apôtre, sinon que son Maître soit aimé ? C'est ce que
veut Jean, et nous avec lui."
"Tu parles bien, Mathias, la Sagesse est avec toi."
"Et moi... je ne le crois pas. Mais maintenant, nous l'avons
rencontrée... Elle était même
chez nous pour te chercher avant les Tabernacles et nous lui avons dit :
"celui que tu cherches n'est pas ici, mais il sera bientôt à Jérusalem
pour les Tabernacles". Nous lui avons parlé ainsi car le Baptiste nous a
dit : "Voyez cette pécheresse : c'est une croûte d'ordure,
Mais, à l'intérieur elle a une flamme qui va grandissant. Elle deviendra si
forte qu'elle rompra la croûte et tout brûlera. L'ordure tombera et il ne
restera que la flamme". C'est ainsi qu'il a parlé. Mais... est-il vrai
qu'elle dort ici, comme sont venus le dire deux scribes
puissants ?"
"Non, elle est dans une des étables du régisseur à plus d'un stade d'ici."
"Langues infernales. As-tu entendu ? Et eux !..."
"Laisse-les dire. Les bons ne croient pas à leurs paroles, mais à mes
œuvres."
"C'est ce que dit aussi Jean. Il y a quelques jours, des disciples lui
ont dit en notre présence : "Maître, Celui qui était avec toi
au-delà du Jourdain et auquel tu as rendu témoignage, baptise maintenant. Et
tous vont vers Lui. Tu vas rester sans fidèles ".
Et Jean a répondu : "Bienheureuse mon oreille qui entend cette
nouvelle ! Vous ne savez pas quelle joie vous me donnez. Sachez que
l'homme ne peut prendre rien qui ne lui soit donné par le Ciel. Vous pouvez
témoigner que j'ai dit : 'Je ne suis pas le Christ, mais celui qui a été
envoyé devant Lui pour Lui préparer le chemin'. L'homme juste ne s'approprie
pas un nom qui n'est pas le sien et même si quelqu'un veut le louer en lui
disant : 'C'est toi celui-là' c'est à dire le Saint, il dit : 'Non.
En vérité, non. Je suis son serviteur'.
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552> Et il en ressent également
une grande joie car il dit : 'Voilà, c'est que je
lui ressemble un peu si quelqu'un peut me prendre pour Lui'. Et que veut-il
celui qui aime, sinon ressembler à celui qu'il aime ? Seule l'épouse
jouit de l'époux. Celui qui s'est entremis pour le mariage ne pourrait en
jouir car ce serait immoralité et larcin. Mais l'ami de l'époux qui se tient
dans son voisinage et entend sa voix que remplit la joie nuptiale, éprouve une
joie si vive qu'elle est un peu semblable à celle qui rend heureuse la vierge
que l'ami a épousée et qu'il goûte le miel des paroles nuptiales. C'est ma
joie et elle est complète. Que fait encore, l'ami de l'époux après avoir
servi celui-ci des mois durant et après avoir escorté l'épouse jusqu'à la
maison ? Il se retire et disparaît. Il en est ainsi de moi ! Un
seul reste : l'époux avec l'épouse : l'Homme avec l'humanité. Oh !
profonde parole ! Il faut que Lui croisse et que moi je diminue.
Celui qui vient du Ciel est au-dessus de tous. Les Patriarches et les
Prophètes disparaissent à son arrivée, car Lui est pareil au soleil qui
éclaire tout et d'une lumière si vive que les astres et, les planètes, dont
la lumière est éteinte, s'en revêtent, et ceux qui ne sont que ténèbres par
eux-mêmes disparaissent dans sa suprême splendeur, C'est ainsi qu'il en est,
car Lui vient du Ciel, tandis que les Patriarches et les Prophètes doivent
aller au Ciel, mais n'en viennent pas. Celui qui vient du Ciel est au-dessus de
tous et Il annonce ce qu'Il a vu et entendu. Mais personne ne peut accepter
son témoignage s'il ne tend pas au Ciel et par conséquent il renie Dieu. Qui
accepte le témoignage de Celui qui est descendu du Ciel scelle, par sa
croyance, sa foi en Dieu vérité, et non pas fable sans vérité; il sent la
Vérité parce qu'il a une âme qui La recherche. Car Celui que Dieu a
envoyé, dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui a donné l'Esprit avec
plénitude, et l'Esprit dit : 'Me voici. Prends-Moi, Je veux être avec
Toi. Toi, délice de notre amour'. Car le Père aime le Fils sans mesure et Lui
a tout remis en mains. Celui donc qui croit au Fils possède la vie éternelle.
Mais qui refuse de croire au Fils, ne verra pas la Vie et la colère de Dieu
restera en lui et sur lui'.
C'est ainsi qu'il a parlé. Ces paroles sont gravées dans mon esprit pour que
je te les dise." dit Mathias.
"Et Moi, je t'en loue et t'en remercie. Le dernier des prophètes
d'Israël n'est pas Celui qui descend du Ciel, mais ayant reçu le bénéfice des
dons divins dès le sein de sa mère -
vous ne le savez pas, mais Moi, je vous le dis - c'est celui qui est le plus
proche du Ciel."
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553> "Quoi ? Quoi ?
Oh! Raconte ! Il dit de lui-même : "Je suis le pécheur".
Les trois bergers sont anxieux de savoir et les disciples aussi ont le même
désir.
"Quand la Mère me portait, enceinte de
Moi-Dieu, parce qu'Elle est l'Humble et l'Amoureuse, Elle alla rendre service
à la mère de Jean qui était sa cousine par sa mère et avait conçu pendant sa
vieillesse. Déjà le Baptiste avait son âme car il était au septième mois de
sa formation et le germe d'homme, renfermé en son sein maternel, tressaillit
de joie en entendant la voix de l'Épouse de Dieu. Il fut Précurseur aussi par
le fait qu'il devança les rachetés car d'un sein à l'autre se répandit la
Grâce, et Elle y pénétra et la Faute d'Origine disparut de l'âme de l'enfant.
Je dis donc que sur la terre, il y en a trois qui possèdent la Sagesse, comme
au Ciel il y en a Trois qui sont la Sagesse: le Verbe, la Mère, le Précurseur
sur la terre; le Père, le Fils, l'Esprit Saint au Ciel."
"Notre âme est remplie d'étonnement... Presque comme lorsqu'il nous fut
dit : "Le Messie est né..." Car tu es l'Abîme de la
Miséricorde et notre Jean est l'abîme de l'humilité."
"Et ma Mère est l'Abîme de la Pureté, de la Grâce, de la Charité, de
l'Obéissance, de l'Humilité, de toute autre vertu dont la source est en Dieu
et que Dieu verse en ses saints."
"Maître, dit Jacques
de Zébédée, il y a beaucoup de gens
d'arrivés."
"Allons. Venez, vous aussi." Les gens sont très nombreux.
"La paix soit avec vous" dit Jésus, souriant comme il l'est peu souvent.
Les gens bavardent et le montrent du doigt. Il y a beaucoup de curieux.
"Ne
tente pas le Seigneur ton Dieu" est-il dit.
Trop souvent on oublie ce commandement. On tente Dieu quand on veut Lui imposer
à Lui notre propre volonté. On tente Dieu quand, imprudemment on agit, contre
les préceptes de la Loi, qui est sainte et parfaite et, en ce qu'elle a de
spirituel, le principal, et qu'on s'occupe et se préoccupe de la chair que
Dieu a créée. On tente Dieu quand, après avoir reçu son pardon, on revient au
péché. On tente Dieu quand, après avoir reçu de Lui, on détourne, en vue du
mal, le bénéfice ainsi offert pour notre bien et notre rapprochement de Dieu.
On ne plaisante pas avec Dieu et on ne se moque pas de Lui. Trop souvent cela
arrive.
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554> Hier vous avez vu le
châtiment qui atteint ceux qui se moquent de Dieu. Le Dieu Éternel, plein de
pitié pour qui se repent, n'est au contraire que sévérité pour celui qui ne
se repent pas et n'accepte pas de changer. Vous venez à Moi pour entendre la
parole de Dieu. Vous venez à Moi pour avoir le miracle. Vous venez à Moi pour
avoir le pardon. Et le Père vous donne la parole, le miracle et le pardon. Et
Moi, je ne regrette pas le Ciel parce que je peux vous donner le miracle et
le pardon et que je puis vous faire connaître Dieu.
L'homme est tombé hier, foudroyé comme Nadab et Abiu , par le
feu de la colère divine. Mais pour vous, abstenez-vous de le juger. Seulement
que ce qui est arrivé, nouveau miracle, vous fasse réfléchir sur la manière
d'agir pour avoir Dieu pour ami. Lui voulait l'eau de la pénitence, mais sans
esprit surnaturel. Il la voulait avec une mentalité humaine. Comme une
pratique magique qui le guérît de la maladie et le délivrât du malheur. Son
corps et sa récolte, il n'avait pas d'autre but. Rien pour sa pauvre âme.
Elle n'avait pas de valeur pour lui. Ce qui comptait pour lui, c'était la vie
et l'argent.
Je dis : le cœur est là où est le trésor et le trésor est là où est le
cœur. C'est donc dans le cœur que se trouve le trésor. Lui, dans le cœur
n'avait soif que de vivre et de posséder beaucoup d'argent. Comment le procurer ?
Par un moyen quelconque, même par le crime. Et alors, demander le baptême
n'était-ce pas se moquer de Dieu et Le tenter ? Il aurait suffi d'un
repentir sincère pour sa longue vie de péché, pour lui procurer une sainte
mort et même ce qu'il pouvait avoir avec justice sur la terre. Mais lui était
l'impénitent. N'ayant jamais aimé personne en dehors de lui-même, il en
arriva à ne pas s'aimer lui-même car la haine tue jusqu'à l'amour animal et
égoïste qu'on a pour soi. C'étaient les larmes d'un repentir sincère qui
devaient être son eau lustrale. Et qu'il en soit ainsi pour vous tous qui m'écoutez. Car personne n'est sans péché et tous, par
conséquent, vous avez besoin de cette eau. Elle descend pressée par le cœur,
elle lave, rend la virginité à ce qui était profané, relève celui qui est
tombé, rend la vigueur à celui que la faute avait saigné à blanc.
Cet homme ne se préoccupait que des misères de la terre. Mais il n'y a qu'une
misère qui doit faire réfléchir l'homme. C'est l'éternelle misère de perdre
Dieu. Cet homme n'oubliait pas de faire les offrandes rituelles, mais il ne
savait pas offrir à Dieu un sacrifice spirituel, c'est à dire s'éloigner du
péché, faire pénitence, demander par ses actes le pardon.
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555> Les offrandes hypocrites,
faites avec des richesses provenant de biens mal acquis, c'est comme inviter
Dieu à se faire complice des mauvaises actions de l'homme. Cela peut-il
jamais arriver ? N'est-ce pas se moquer de Dieu que d'avoir cette
audace ? Dieu repousse loin de Lui celui qui dit : "Voilà mon
sacrifice" mais qui brûle de continuer sa vie de péché. Est-ce que par
hasard le jeûne corporel sert à quelque chose lorsque l'âme ne s'impose pas
le jeûne du péché ?
Que la mort de l'homme qui a eu lieu ici vous fasse réfléchir sur les
conditions nécessaires pour être vraiment aimés par Dieu, Maintenant, dans
son riche palais, les parents et les pleureurs mènent le deuil sur sa
dépouille que l'on va bientôt conduire au tombeau.
Oh ! vrai deuil et vraie dépouille ! Il n'est plus qu'une
dépouille ! Rien d'autre qu'un deuil sans espérance. Car
l'âme, déjà morte, sera pour toujours séparée de ceux qu'il
aima par parenté ou par affinité des idées. Si même un séjour identique les
unit pour toujours, la haine qui y règne les séparera. Et alors la mort est
une "vraie" séparation. Il vaudrait mieux que, au lieu des autres,
ce soit l'homme qui pleure sur lui-même quand il a tué son âme. Et que, par
ces pleurs d'un homme contrit et humble, il rende à l'âme la vie avec le
pardon de Dieu.
Allez, sans haine ou commentaire, sans autre chose que l'humilité. Comme Moi
qui sans haine, mais avec une juste appréciation, ai parlé de lui. La vie et
la mort enseignent à bien vivre et à bien mourir, pour conquérir la Vie qui
n'est pas sujette à la mort. La paix soit avec vous."
Il n'y a pas de malades ni de miracles, et Pierre dit aux trois disciples du Baptiste : "J'en
suis fâché pour vous."
"Oh ! il ne faut pas l'être. Nous croyons sans voir. Nous avons eu
le miracle de sa naissance pour nous rendre croyants. Et maintenant
nous avons sa parole pour confirmer notre foi. Nous ne demandons que
d'y être fidèles jusqu'au Ciel comme Jonas, notre frère."
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