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"L'Évangile
tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta © Centro Editoriale Valtortiano |
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lundi
24 janvier 28
- Discours (La pensée humaine est changeante 78 - Les compromissions hypocrites 78 - Le peuple souvent puni pour ses fautes 79 - Josué et la pierre du témoignage 79 - Je veux le miracle de votre sanctification) - Dialogue avec les disciples de Jean Baptiste : La fréquentation des gentils 80 - L'opportunité des jeûnes 81 - Plus tard vous viendrez à Moi 82 |
3.19. |
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78> Jésus parle dans une cité que je n'ai jamais vue. C'est du moins ce qui me semble, car elles ont toutes à peu près le même style et il est difficile de les différencier à première vue. Ici aussi une rue borde le lac et les barques sont toutes près de la rive. Maisons et maisonnettes sont sur l'autre bord de la rue, mais les collines sont ici beaucoup plus en retrait et ainsi la petite cité se trouve dans une plaine riante qui se prolonge sur la rive orientale du lac, à l'abri des vents que les collines arrêtent. Elle jouit donc d'un climat tiède qui ici, plus encore que dans les autres campagnes, favorise la floraison des arbres.
Il semble que le discours soit commencé, car Jésus dit : "...C'est vrai. Vous dites: "Nous ne t'abandonnerons jamais,
car t'abandonner ce serait abandonner Dieu". Mais, ô peuple de
Gerghesa, rappelle-toi que rien n'est plus changeant que la pensée
humaine. Je suis convaincu qu'en ce moment vous avez réellement cette
pensée. Ma parole et
Une erreur décidée vaut toujours mieux qu'une hypocrite profession de foi ou un mélange de croyances qui est un opprobre pour Dieu et une mort pour les esprits. Et il n'est rien de plus facile et de plus commun que ce mélange. L'apparence est bonne, mais par-dessous la réalité ne vaut rien. Toujours, fils. Toujours. Les fidèles qui mélangent l'observance de la Loi avec ce qu'elle interdit, ces disgraciés qui hésitent comme des gens ivres entre la fidélité à la Loi et l'intérêt des marchés et des compromissions avec les gens qui ne sont pas soumis à la Loi dont ils espèrent tirer profit, 79> ces prêtres ou scribes ou pharisiens qui ne font plus du service de Dieu le but de leur vie, mais une politique astucieuse pour triompher des autres et pour avoir tout pouvoir contre les autres plus honnêtes, parce qu'ils sont les serviteurs non pas de Dieu mais d'un pouvoir qu'ils savent fort et précieux pour les buts qu'ils poursuivent, ne sont que des hypocrites qui mélangent notre Dieu avec des dieux étrangers. Le
peuple répondit à Josué: "Qu'il n'arrive jamais que nous
abandonnions le vrai Dieu pour servir des dieux étrangers". Josué
leur dit ce que Moi, je vous ai dit naguère sur la sainte jalousie du
Père, sur sa volonté d'être aimé exclusivement, avec tout nous-mêmes,
de son équité dans la punition de ceux qui sont menteurs. Punir !
Josué dit alors : "Vous êtes témoins : vous avez choisi le Seigneur", et tous répondirent : "Oui". Et Josué, qui était sage et pas seulement brave, sachant combien est faible la volonté de l'homme écrivit sur un livre toutes les paroles de la Loi et de l'alliance et il les plaça dans le temple et de plus, dans ce sanctuaire du Seigneur, à Sichem qui contenait pour l'occasion le Tabernacle, il posa une grande pierre en témoignage, disant : "Cette pierre qui a entendu les paroles que vous avez dites au Seigneur restera ici en témoignage pour que vous ne puissiez pas renier votre parole et mentir au Seigneur votre Dieu". Une pierre, si grande et si dure qu'elle soit, peut toujours être réduite en poussière par l'homme, par la foudre ou par l'érosion des eaux et du temps. Mais Moi, je suis la Pierre Angulaire et Éternelle et je ne puis subir la destruction. Ne mentez pas à cette Pierre Vivante. Ne l'aimez pas seulement parce qu'elle fait des prodiges. 80> Aimez-la parce que par elle vous toucherez le Ciel. Je vous voudrais plus spirituels, plus fidèles au Seigneur. Je ne dis pas à Moi. Moi, je ne suis que parce que je suis la Voix du Père. En me piétinant, vous blessez Celui qui m'a envoyé. Je suis l'intermédiaire. Lui est le Tout. Recueillez de Moi et conservez en vous ce qui est saint, pour rejoindre ce Dieu. N'aimez pas l'Homme, aimez le Messie du Seigneur, non pour les miracles qu'il fait mais parce qu'il veut faire en vous le miracle intime et sublime de votre sanctification." Jésus bénit et se dirige vers une maison. Il se trouve presque sur le seuil quand il est arrêté par un groupe d'hommes âgés qui le saluent avec respect et Lui disent : "Pouvons-nous t'interroger, Seigneur ? Nous sommes des disciples de Jean et puisque lui parle toujours de Toi et aussi parce que la renommée de tes prodiges est venue jusqu'à nous, nous avons voulu te connaître. Maintenant, en t'écoutant, il nous est venu à l'esprit une question." "Dites-la. Si vous êtes disciples de Jean, vous êtes déjà sur le chemin de la justice." "Tu as dit, en parlant des idolâtries habituelles chez les fidèles, qu'il y a parmi nous des personnes qui commercent entre la Loi et les gens qui sont en dehors de la Loi. Toi aussi, cependant tu es leur ami. Nous savons que tu ne dédaignes pas les romains. Alors ?" "Je ne le nie pas. Mais, cependant, pouvez-vous dire que je le fais pour en tirer un avantage ? Pouvez-vous dire que je les flatte pour avoir même seulement leur protection ?" "Non, Maître, et nous en sommes plus que certains. Mais le monde n'est pas composé de nous seuls qui ne voulons croire qu'au mal que nous voyons et non pas au mal dont on vient nous parler. Maintenant dis-nous les raisons qui rendent plausible la fréquentation des gentils, pour nous guider et te défendre, si on te calomnie en notre présence."
"Mais eux ne sont pas des fils puisqu'ils sont païens..." 81> "Par la Grâce non, ils ne le sont pas. Pour leur foi erronée, ils ne le sont pas. C'est vrai. Mais, jusqu'à ce que j’ai racheté l'homme, même l'hébreux aura perdu la Grâce. Il en sera privé, parce que la tâche d'origine fait écran au rayon ineffable de la Grâce, l'empêchant de descendre dans les cœurs. Mais, par la création, l'homme est toujours fils de Dieu. D'Adam, chef de l'humanité, viennent tant les hébreux que les romains, et Adam est fils du Père qui lui a donné sa ressemblance spirituelle."
"Bien
souvent, ce qu'on n'obtient pas par le rigorisme, on l'obtient par la
cordialité. Il y a des êtres qui ne viendraient jamais au Maître, et
c'est le Maître qui doit aller à eux. D'autres viendraient au Maître,
mais ils ont honte d'y aller parmi la foule. Vers eux aussi le Maître
doit aller. Et puisqu'ils me disent: "Sois mon hôte pour que je
puisse te connaître" j'y vais, en tenant compte non pas de la
jouissance d'une table opulente, ni des conversations qui pour Moi sont
tellement pénibles, mais encore et toujours de l'intérêt de Dieu. Ceci
pour Moi. Et puisque souvent au moins une des âmes que j'aborde de
cette façon se convertit, et toute conversion est une fête nuptiale pour
mon âme, une grande fête à laquelle prennent part tous les anges du
Ciel et que bénit le Dieu éternel, ainsi mes disciples, les amis de
Moi-l'Epoux, jubilent avec l'Époux leur Ami. Voudriez-vous voir les amis
dans la douleur pendant que Moi je jubile ? Pendant que je suis avec
eux ? Mais le temps viendra où ils ne m'auront plus. Et alors ils
feront de grands jeûnes. "Merci, Seigneur. Maintenant nous sommes contents. Prie pour nous. Nous sommes de vieilles outres. Pourrions-nous résister à ta force ?" "Oui, parce que le Baptiste vous a tannés et parce que ses prières, unies aux miennes, vous donneront cette possibilité. Partez avec ma paix et dites à Jean que je le bénis." "Mais... selon Toi, vaut-il mieux pour nous rester avec le Baptiste ou avec Toi ?" "Tant qu'il y a du vin vieux, il est plus agréable de le boire parce qu'il flatte davantage le palais. Plus tard... parce que l'eau malsaine qui se trouve partout vous dégoûtera, vous aimerez le vin nouveau." "Crois-tu que le Baptiste sera repris ?" "Certainement. Je lui ai déjà envoyé une mise en garde. Allez, allez. Jouissez de votre Jean tant que vous le pouvez et faites-lui plaisir. Après, vous m'aimerez, Moi. Et cela vous sera pénible aussi... car personne, après avoir goûté le vin vieux ne désire tout de suite le vin nouveau. Il dit : "Le vin vieux était meilleur". Et en effet, j'aurai une saveur spéciale qui vous paraîtra âpre. Mais vous vous habituerez à la longue à cette saveur vitale. Adieu, amis. Dieu soit avec vous." |
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