"L'Évangile tel qu'il m'a été révélé"
de Maria Valtorta

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 6.431 - Tommaso prepara l'incontro di Gesù con i contadini di Giocana.

 4.429 - The Journey in the Plain of Esdraelon Continues.

 4.431 - Tomás prepara el encuentro de Jesús con los campesinos de Jocanán.


 7.480 - Weiterhin unterwegs in der Ebene von Esdrelon.

Samedi 16 juin 29
(18 Siwan 3789)
Plaine
d'Esdrelon.


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 Le souci des malheureux.


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- Jésus tient à rencontrer les paysans de Giocana .. 289

- Thomas propose un plan d'action ......................... 290

- Au sujet de Claudia les choses sont claires .... 290

- Thomas et André vont avertir les paysans................. 291

 

Accueil >> Plan du Site >> Sommaire du Tome 6


Tome 6, chapitre 123.

431.
En continuant la marche dans la plaine d’Esdrelon.


Vision du lundi 6 mai 1946

289> Après l'incident, ils ont avancé en silence pendant quelque temps, mais quand ils sont arrivés à une bifurcation dans les champs, Jacques de Zébédée dit : "Voilà ! D'ici, on va chez Michée... Mais... y allons-nous encore ? Certainement cet homme nous attend dans son domaine pour nous maltraiter..."    

"Et pour t'empêcher de parler aux paysans. Jacques a raison. N'y va pas" conseille
l'Iscariote.    

"Ils m'attendent. Je leur ai envoyé dire que j'y vais. Leur cœur est en fête. Je suis l'Ami qui vient les consoler..."

290>
"Tu y iras une autre fois. Ils se résigneront" dit Judas en haussant les épaules.

"Toi, tu ne te résignes pas facilement quand on t'enlève une chose que tu espérais."

"Les miennes sont des choses sérieuses, les leurs..."           

 "Et qu'y a-t-il de plus sérieux, plus grand que la formation, le réconfort d'un cœur ? Eux sont des cœurs que tout conspire à éloigner de la paix, de l'espérance... Et ils n'ont qu'une espérance: celle de la vie future. Et ils n'ont qu'un moyen pour y aller : mon aide. Oui, j'irai vers eux au risque d'être lapidé."      

"Non, frère ! Non, Seigneur !" disent ensemble
le Zélote et Jacques d'Alphée. "Cela ne servirait qu'à faire punir ces pauvres serviteurs. Tu n'as pas entendu, mais Giocana a dit : "Jusqu'à présent, j'ai supporté, mais maintenant je ne supporterai plus, et malheur au serviteur qui ira vers Lui ou qui l'accueillera. C'est un réprouvé, c'est un démon. Je ne veux pas de corruption dans ma maison", et à un compagnon il a dit : "Même s'il faut les tuer, je les guérirai de leur insatanation pour ce maudit"."      

Jésus baisse la tête, réfléchissant... et souffrant. Sa douleur est visible... Les autres s'en affligent, mais que faire ? C'est la sérénité pratique de
Thomas qui dénoue la situation : "Faisons ainsi : restons ici jusqu'au crépuscule pour ne pas violer le sabbat. Pendant ce temps, l'un de nous va jusqu'aux maisons et il dit : "En pleine nuit, près de la fontaine hors de Sephoris". Et nous, après le crépuscule, nous y allons et nous les attendons dans les bosquets qui sont au bas de la montagne sur laquelle se trouve Sephoris. Le Maître parle à ces malheureux, les console et, à la première lueur du jour, ils retournent à leurs maisons. Nous, en franchissant la colline, nous allons à Nazareth."      

"Thomas a raison. Bravo Thomas !" disent plusieurs. Mais
Philippe fait remarquer : "Et qui va les avertir ? Il nous connaît tous et il peut nous voir..."      

"
Judas de Simon pourrait y aller. Lui connaît bien les pharisiens..." dit innocemment André.

"Que veux-tu insinuer ?" demande Judas agressif.    

"Moi ? Rien. Je dis que tu les connais parce que tu as été si longtemps au Temple et que tu y as de bonnes amitiés. Tu t'en vantes toujours : à un ami, ils ne feront pas de mal..." dit le doux André.         

"Ne le pense pas, tu sais ? Que personne ne le pense. Si nous étions encore sous la protection de Claudia, peut-être… je pourrais, mais maintenant c'est fini. Car maintenant, pour conclure, elle s'est désintéressée de nous, n'est-ce pas, Maître ?"         

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291> "Claudia continue à admirer le Sage. Elle n'a jamais rien fait de plus que cela. De cette admiration elle passera, peut-être, à la foi dans le Dieu vrai. Mais seule l'illusion d'un esprit exalté pouvait croire qu'elle avait d'autres sentiments pour Moi. Et, si elle les avait, Moi je n'en voudrais pas. Je peux encore accepter leur paganisme parce que j'espère le changer en christianisme. Je ne puis accepter ce qui serait de leur part idolâtrie: l'adoration d'un Homme, pauvre idole sur un pauvre trône humain."        

Jésus dit cela calmement, comme s'il faisait une instruction pour tous. Mais le ton est si tranchant qu'il ne laisse aucun doute sur son intention et sur sa volonté de réprimer toute déviation en ce sens parmi les apôtres. Personne ne réplique en ce qui concerne la royauté humaine, mais ils demandent : "Alors que fait-on pour les paysans?"            

"Moi, j'y vais. C'est moi qui l'ai proposé, j'y vais, si le Maître le permet. Les pharisiens ne me mangeront sûrement pas..." dit Thomas.

"Vas-y. Et que ta charité soit bénie."

"Oh ! Maître, c'est si peu de chose !"            

"C'est une si grande chose, Thomas. Tu ressens les désirs de tes frères : Jésus et les paysans, et tu en as pitié. Et ton Frère selon la chair te bénit aussi en leur nom" dit Jésus en mettant sa main sur la tête de Thomas incliné devant Lui et qui, ému, murmure : "Moi... ton... frère ?! C'est trop d'honneur, mon Seigneur. Moi ton serviteur, Toi mon Dieu... Cela, oui... J'y vais."         

"Tu vas seul ? J'y vais aussi !" disent le Thaddée et Pierre.   

"Non, vous êtes trop fougueux. Moi, je sais tourner tout en dérision... C'est le meilleur moyen pour désarmer certains... caractères. Vous prenez feu tout de suite... J'y vais seul."

"Moi, je viens" disent Jean et André.

"Oh ! oui ! L'un de vous, oui, et même un comme Simon le Zélote et Jacques d'Alphée."



"Non, non, moi. Je ne réagis jamais, je me tais et j'agis" insiste André.         

"Viens" et ils s'en vont d'un côté alors que Jésus, avec ceux qui sont restés, poursuit sa route de l'autre...      

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