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"L'Évangile tel
qu'il m'a été révélé" |
aucun accent |
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Lundi 1
octobre 29 (4 Boul)
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On attend l'homme de Pétra 253 -
Discours 1 (Parabole du père et des fils éloignés : L'amour désintéressé de
Dieu) 254 -
Discours 2 (Le sacrifice spirituel) 255 -
Le rabbi Sadoc attaque Jésus 256 -
La foi de l'homme de Pétra 257 -
Peur de Tamar et guérison de Fara 258 -
Guérison de Tamar 259 -
Un vieil aveugle insulte Jésus 260 -
L'homme de Pétra est appelé à témoigner 260 -
Adieu à l'homme de Pétra et à ses enfants 260 |
Accueil >> Plan du site >> Sommaire du Tome 7 7.197. |
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253> Une belle matinée d'automne. À part les feuilles jaunes rouges
qui couvrent le sol et rappellent la saison, l'herbe est si verte avec
quelques fleurs qui sortent des buissons qui ont repris vie avec les pluies
d'octobre, si serein l'air qui circule à travers les branches déjà en partie
dépouillées, que cela fait penser à un début de printemps, d'autant plus que
les arbres à feuilles persistantes, 254> qui se mêlent aux arbres à feuilles caduques, mettent une note de gaieté
avec leurs nouvelles feuilles de couleur émeraude qui ont poussé au bout des branches,
près des branches dépouillées des autres arbres, et elles semblent ainsi
sortir leurs premières feuilles. Les brebis sortent des enclos et se dirigent
en bêlant vers les pâturages avec les agneaux des portées d'automne. L'eau
d'une fontaine, qui se trouve au début du village, brille comme du diamant
liquide sous le baiser du soleil et, en retombant dans un sombre bassin, elle
produit un scintillement multicolore contre une maisonnette dont le temps a
noirci les murs. Jésus est assis sur un
muret qui d'un côté borde le chemin, et il attend. Les siens l'entourent et
aussi les habitants du village, alors que les bergers que leurs troupeaux
obligent à ne pas trop s'écarter, au lieu de monter plus haut, se répandent
sur les deux côtés de la route vers la plaine. De la route qui de la
vallée monte au Nébo, pour le moment, il ne vient personne. "Il viendra
?" demandent les apôtres. "Il viendra et
nous allons l'attendre. Je ne veux pas décevoir une espérance qui se forme et
détruire une foi future" répond Jésus. "N'êtes-vous pas
bien parmi nous ? Nous avons donné ce que nous avions de meilleur" dit
un vieillard qui se chauffe au soleil. "Mieux
qu'ailleurs, père. Et Dieu récompensera votre bonté" lui répond Jésus. "Alors,
parle-nous encore. Ici, il vient parfois des pharisiens zélés et des scribes
orgueilleux. Mais ils n'ont rien à nous dire. C'est juste. Élevés au-dessus
de... tout, ils sont les séparés [1] et les sages.
Nous... Mais alors nous, nous devons rien savoir, parce que le sort nous a
fait naître ici ?"
Écoutez. Un père avait
plusieurs fils. Certains avaient toujours vécu en contact étroit avec lui,
d'autres, pour diverses raisons, avaient été relativement plus éloignés de
leur père. Mais pourtant, connaissant les désirs paternels, malgré leur
éloignement, ils pouvaient agir comme s'il avait été présent. D'autres encore
étaient encore plus éloignés, et depuis le premier jour de leur naissance,
élevés au milieu de serviteurs qui parlaient d'autres langues et avaient
d'autres usages, ils s'efforçaient de servir le père suivant le peu que, par instinct plutôt que par science, ils savaient devoir
être agréable à leur père. 255> Un jour le père, qui
n'ignorait pas comment, malgré ses ordres, ses serviteurs s'étaient abstenus
de faire connaître les pensées du père à ceux qui étaient loin, parce que
dans leur orgueil ils les considéraient comme inférieurs, non aimés seulement
parce qu'ils ne cohabitaient pas avec le père, voulut rassembler toute sa
descendance. Et il l'appela à lui. Eh bien, croyez-vous qu'il ait jugé selon
le droit humain en donnant la possession de ses biens à ceux seulement qui
étaient toujours restés dans sa maison, ou trop peu éloignés pour être
empêchés de connaître ses ordres et ses désirs ? Lui, au contraire, suivit
une toute autre manière de juger. Observant les actions de ceux qui avaient été
justes par amour du père qu'ils connaissaient seulement de nom et qu'ils
avaient honoré par toutes leurs actions, il les appela près de lui pour leur
dire : "Vous avez double mérite d'être justes puisque vous l'avez été
par votre seule volonté et sans être aidés. Venez m'entourer. Vous en avez
bien le droit ! Les premiers m'ont toujours possédé et toutes leurs actions
étaient réglées par mes conseils et récompensées par mon sourire. Vous, vous
avez dû agir seulement par foi et par amour. Venez, car dans ma maison votre
place est prête, et prête depuis longtemps, et à mes yeux ce qui constitue la
différence ce n'est pas d'avoir toujours été de la maison ou d'en avoir été
loin mais ce qui fait la différence ce sont les actions que, près ou loin de
moi, mes fils ont accomplies". C'est la parabole et
voici son explication : les scribes ou les pharisiens, qui vivent autour du
Temple, peuvent au Jour éternel n'être pas dans la Maison de Dieu et beaucoup
qui sont assez loin pour ne connaître que succinctement les choses de Dieu,
pourront être alors dans son Sein. Car ce qui donne le Royaume, c'est la volonté de
l'homme tendue vers l'obéissance à Dieu et non un amas de pratiques et de
science. Faites donc ce que je
vous ai expliqué hier. Faites-le sans la crainte excessive qui paralyse,
faites-le sans compter d'éviter ainsi le châtiment. Faites-le donc seulement
par amour pour Dieu qui vous a créés pour vous aimer et être aimé de vous. Et
vous aurez une place dans la Maison paternelle." "Oh ! parle-nous
encore !" "Que dois-je
vous dire ?"
"Homme, je te
dis en vérité que le sacrifice ne réside pas dans la bête immolée, mais
dans l'effort que tu as fait pour la garder pour l'immolation. En vérité je
vous dis qu'il va venir le jour où, comme le dit la parole inspirée, Dieu
dira : "Je n'ai pas besoin du sacrifice des agneaux et des béliers"
[2] et Il exigera un
sacrifice unique et parfait, et à dater de cette heure, tout sacrifice sera
spirituel. Mais on a dit déjà depuis des siècles quel sacrifice préfère le
Seigneur. David s'écrie en pleurant: "Si tu avais désiré un sacrifice je
te l'aurais offert, mais les holocaustes ne te plaisent pas. Le sacrifice à
Dieu, c'est l'esprit contrit (et Moi j'ajoute: obéissant et affectueux, car
on peut accomplir aussi un sacrifice de louange, de joie et d'amour et non
seulement d'expiation). Le sacrifice à Dieu, c'est l'esprit brisé; le cœur
contrit et humilié, Toi, ô Dieu, tu ne le méprises pas" [3]. Non, II ne méprise
pas non plus le cœur qui a péché et s'est humilié, votre Père. Et alors
comment accueillera-t-il le sacrifice du cœur pur, juste, qui l'aime ? Voilà
le sacrifice le plus agréable: le sacrifice quotidien de la volonté humaine à
la volonté divine, qui se montre dans la Loi, les inspirations et dans les
événements journaliers. Et aussi, ce n'est pas la lèpre de la chair la plus
honteuse et qui exclut de la vue des hommes et des lieux de prière, mais
c'est la lèpre du péché. Il est vrai qu'elle passe bien souvent ignorée des
hommes. Mais vivez-vous pour les hommes ou pour le Seigneur ? Est-ce que tout
se termine ici, ou bien continue dans l'autre vie ? Vous le savez. Et alors
soyez saints pour n'être pas lépreux aux yeux de Dieu qui voit le cœur des
hommes, et gardez-vous purs dans votre esprit pour pouvoir vivre
éternellement." "Et si quelqu'un
a fortement péché ?" "Qu'il n'imite
pas Caïn, qu'il n'imite pas Adam et Eve, mais qu'il coure aux pieds de Dieu
et qu'avec un vrai repentir il Lui demande pitié. Un malade, un blessé, va au
médecin pour guérir. Qu'un pécheur aille à Dieu pour avoir son pardon.
Moi..." 257> "Toi ici,
Maître ?" crie quelqu'un qui monte par le chemin, tout enveloppé dans son manteau au milieu de plusieurs autres. Jésus se retourne
pour le regarder. "Tu ne me
reconnais pas ? Je suis le rabbi Sadoc. De temps à autre nous nous rencontrons."
"Le monde est
toujours petit quand Dieu veut que deux personnes se rencontrent. Nous nous
rencontrerons encore, rabbi. En attendant, que la paix soit avec toi." L'autre ne rend pas
le salut de paix, mais il demande : "Que fais-tu ici ?" "Ce que tu vas
faire, j'ai fait. Cette montagne n'est-elle pas sacrée pour toi ?" "Tu l'as dit, et
j'y viens avec mes disciples. Mais moi, je suis un scribe !" "Et Moi, je suis
un fils de la Loi. Je vénère donc Moïse comme tu le vénères." "C'est un mensonge.
Tu annules sa parole avec la tienne et tu prétends que l'on obéisse à Toi,
non plus à nous." "A vous, non.
L'obéissance à votre égard n'est pas nécessaire..." "Elle n'est pas
nécessaire ? Horreur !" "Non, pas plus
que ne sont nécessaires dans ton vêtement, pour te garder de l'air automnal,
les zizits flottants et nombreux qui ornent ton
vêtement. C'est ton vêtement qui te protège. Ainsi en est-il des nombreuses
paroles que l'on enseigne, Moi j'accepte celles qui sont nécessaires et
saintes, celles de Moïse, et je ne m'occupe pas des autres." "Samaritain ! Tu
ne crois pas aux prophètes !" "Les prophètes,
vous non plus vous ne les observez pas. Si vous les observiez, vous ne me
diriez pas samaritain." "Mais laisse-le,
Sadoc. Veux-tu parler avec un démon ?" dit un autre pèlerin qui arrive
avec d'autres personnes et, en tournant son dur regard sur le groupe qui
entoure Jésus, il voit Judas de Kériot et le salue en se
moquant. Peut-être
arriverait-il quelque incident car les gens du village veulent défendre
Jésus. Mais voilà qu'en criant se fraie un chemin l'homme
de Pétra suivi d'un serviteur. Lui et le serviteur ont un enfant dans
les bras. "Laissez-moi passer. Seigneur, je me suis trop fait attendre
?" "Non, homme,
viens vers Moi." Les gens s'écartent
pour le laisser passer. Il vient à Jésus et il s'agenouille pour déposer par
terre une fillette dont la tête est bandée de lin. Le serviteur l'imite en
mettant par terre un garçon aux yeux éteints. 258> "Mes enfants,
Maître Seigneur !" dit-il, et dans cette courte phrase, tremble toute la
souffrance et l'espérance d'un père. "Tu as eu
beaucoup de foi, homme. Et si je t'avais déçu ? Si tu ne m'avais pas trouvé ?
Si je te disais que je ne puis les guérir ?" "Je ne te
croirais pas. Je ne croirais même pas à l'évidence de ne pas te voir. Je dirais
que tu t'es caché pour éprouver ma foi et je te chercherais jusqu'à ce que je
te trouve". "Et la caravane
? Et ton gain ?" "Ces choses ? Et
que sont-elles par rapport à Toi qui peux guérir mes enfants et me donner une
foi pleine d'assurance en Toi ?" "Découvre le
visage de la fillette" ordonne Jésus. "Je le garde
couvert car elle souffre beaucoup de la lumière." "Ce ne sera
qu'un moment de souffrance" dit Jésus. Mais la petite se met
à pleurer désespérément et ne veut pas qu'on enlève la bande. "C'est qu'elle
croit que tu vas la tourmenter avec le feu, comme les médecins" explique
le père qui se débat pour enlever de dessus la bande les menottes de la
fillette. "Oh ! Ne crains
pas, fillette. Comment t'appelles-tu ?". La petite pleure et
ne répond pas. Le père répond pour elle : "Tamar, du lieu où elle est née. Et le garçon, Fara." "Ne pleure pas,
Tamar. Je ne te fais pas mal. Tu sens mes mains: je n'ai rien dans les
doigts. Viens sur mes genoux. En attendant je vais guérir ton frère et lui te
dira ce qu'il a éprouvé. Viens ici, petit." Le serviteur Lui
pousse près de ses genoux le pauvre petit aveugle, aux yeux éteints par le
trachome [4]. Jésus le caresse
sur la tête et lui demande : "Sais-tu qui je suis ?" "Jésus le
Nazaréen, le Rabbi d'Israël, le Fils de Dieu." "Veux-tu croire
en Moi ?" "Oui." Jésus lui met la main
sur les yeux en lui couvrant plus de la moitié du visage. Il dit : "Je
le veux ! Et que la lumière des pupilles ouvre le chemin à la lumière de la
Foi." Il enlève sa main. L'enfant pousse un
cri en portant les mains à ses yeux, et puis il dit : "Père ! Je vois
!" Mais il ne court pas vers son père. Dans sa spontanéité enfantine, il
s'attache au cou de Jésus et Lui dépose un baiser sur les joues et il reste
ainsi, attaché à son cou, avec sa petite tête qui se réfugie sur l'épaule de
Jésus pour réhabituer ses pupilles au soleil. 259> La foule crie au miracle pendant que le père voudrait bien
enlever l'enfant du cou de Jésus. "Laisse-le. Il
ne m'ennuie pas. Seulement, Fara, dis à ta sœur ce
que je t'ai fait." "Une caresse,
Tamar. Comme la main de maman. Oh ! sois guérie toi aussi, et nous jouerons
encore !" La fillette, avec
encore un peu d'hésitation, se fait mettre sur les genoux de Jésus qui
voudrait la guérir sans même toucher la bande. Mais les scribes et leurs
compagnons se mettent à crier : "C'est un truc : la fillette y voit. Un
coup monté pour abuser de votre bonne foi, ô habitants d'ici." "Ma fille est
malade. Moi..." "Laisse-les.
Toi, maintenant, Tamar, sois gentille et laisse-moi t'enlever les
bandes." La fillette,
convaincue, laisse faire. Quel spectacle, quand tombe la dernière bande !
Deux plaies rouges, croûteuses, enflées, occupent la place des yeux et il en
coule des larmes et du pus. Les gens font entendre un murmure d'horreur et de
pitié alors que la fillette porte ses menottes à son visage pour se mettre à
l'abri de la lumière qui doit la faire souffrir horriblement; sur les tempes
rougissent de récentes brûlures.
"Oh !"
crient tous les gens. Il n'y a plus de
plaies, mais la petite garde les yeux fermés. "Ouvre-les, Tamar.
Ne crains pas. La lumière ne te fera pas mal". La fillette obéit, un
peu craintive et, en ouvrant ses paupières, elle découvre deux petits yeux
noirs bien vifs. "Mon père ! Je
te vois !" et elle aussi s'abandonne sur l'épaule de Jésus pour s'habituer
lentement à la lumière. La foule est en émoi
alors que l'homme de Pétra se jette aux pieds de Jésus en sanglotant de joie.
"Ta foi a eu sa
récompense. Dorénavant que ta reconnaissance porte ta foi dans l'Homme à une
plus haute sphère : à la foi dans le vrai Dieu. Lève-toi et partons." 260> Jésus met à terre la
fillette qui sourit de bonheur, et se sépare du garçon en se levant.
Il les caresse encore et voudrait fendre le cercle des gens qui l'entourent
pour voir les yeux guéris. "Tu devrais
demander la guérison toi aussi pour tes yeux voilés" dit un disciple à
un vieil homme que l'on conduit par la main, tant il a la vue brouillée. "Moi ?! Moi ?!
Je ne veux pas avoir la lumière d'un démon. Au contraire, je crie vers toi, ô
Dieu éternel ! Écoute-moi. À moi ! À moi, les ténèbres absolues ! Mais que je
ne voie pas le visage du démon, de ce démon, de ce sacrilège, de cet
usurpateur, de ce blasphémateur, de ce déicide ! Que tombent les ombres sur
mes yeux pour toujours. Les ténèbres, les ténèbres pour ne pas le voir,
jamais, jamais, jamais !" On dirait un démon lui ! Dans son paroxysme,
il se frappe les orbites comme s'il voulait faire éclater ses yeux.
Et Jésus, avec un
abattement qui accentue la démarche particulière des gens de haute taille,
légèrement penchée en avant, se met en route par la descente. Il est si
abattu qu'il semble déjà le Condamné qui descend le Moriah
chargé de la Croix... Et les cris des ennemis, excités par le vieil homme
furieux, ressemblent beaucoup aux cris de la foule de Jérusalem le Vendredi
Saint. L'homme de Pétra,
mortifié, avec sa fillette qui pleure effrayée dans ses bras, murmure :
"Pour moi Seigneur ! À cause de moi ! Toi, tant d'amour pour moi ! Et
moi pour Toi ! J'ai mis dans la tente sur le chameau des choses pour Toi.
Mais que sont-elles à côté des insultes que je t'ai procurées ? J'ai honte
d'être venu à Toi..." "Non, homme.
C'est mon pain amer de chaque jour, et tu es le miel qui l'adoucit. De pain,
il y en a toujours plus que de miel, mais il suffit d'une goutte de miel pour
rendre doux beaucoup de pain." "Tu es bon...
Mais dis-moi au moins ce que je dois faire pour soigner ces blessures." "Garde la foi en
Moi. Pour le moment, comme tu le peux et autant que tu le peux. D'ici peu...
Oui, mes disciples viendront jusqu'à Pétra et au-delà. Alors suis leur
doctrine car c'est Moi qui parlerai en eux. Et pour le moment, parle à ceux
de Pétra de ce que j'ai fait pour toi. Ainsi, quand ceux qui m'entourent, et
d'autres, viendront en mon Nom, que mon Nom ne leur soit pas inconnu." 261> En bas de la
descente, sur la voie romaine, sont arrêtés trois chameaux. L'un avec seulement la selle, les autres avec un baldaquin. Un
serviteur les surveille. L'homme va à une
tente et y prend des paquets : "Voilà" dit-il, en les offrant à
Jésus. "Ils te seront utiles. Ne me remercie pas. C'est moi qui dois te
bénir pour ce que tu m'as donné. Si tu peux le faire pour des incirconcis,
bénis-moi, avec mes enfants, ô Seigneur !" et il s'agenouille avec les
enfants. Les serviteurs l'imitent. Jésus étend les mains
et prie à voix basse, les yeux fixés au Ciel. "Va ! Sois juste
et tu trouveras Dieu sur ton chemin et tu le suivras sans plus le perdre.
Adieu, Tamar ! Adieu, Fara !" Il les caresse
avant qu'ils montent avec les serviteurs, un par chameau. Les bêtes se lèvent
au crrr, crrr des
chameliers et ils se tournent pour aller au trot par le chemin qui va vers le
sud. Deux petites mains brunes se penchent à travers les rideaux et on entend
deux voix enfantines : "Adieu, Seigneur Jésus ! Adieu, père !" L'homme va monter à
son tour. Il se penche jusqu'à terre et il baise le vêtement de Jésus, puis
il monte en selle et part vers le nord. "Et maintenant,
allons" dit Jésus en se dirigeant à son tour vers le nord. "Comment ? Tu ne
vas plus où tu voulais ?" demandent les apôtres. "Non. Nous ne
pouvons plus aller !... Les voix du monde avaient raison !... Et cela parce
que le monde est astucieux et connaît les œuvres du démon... Nous allons à Jéricho..." |
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Comme Jésus est triste !... Tous le suivent, chargés des paquets donnés par l'homme, accablés et muets... |
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[1] Pharisiens veut dire
"séparés" (Perouchim). (Néhémie
10,28 ou 29 selon les versions).
[3] Psaume
51(50) 18-19 (le Miserere)
[4] Trachome : Conjonctivite
transmise par une bactérie de petite taille. Elle dégénère en cécité par
perforation cornéenne. Cette maladie se transmet par les mouches, les linges
sales, les poussières et le sable transporté par le vent. Le trachome sévit
surtout dans les pays au climat chaud et sec.